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Les anticorrida donnent de la voix !
*** Corrida A l'Assemblée nationale ou au Sénat, chaque camp se mobilise Grand Sud - MIDI LIBRE du 7 avril 2009 C'est reparti. C'est reparti pour une saison sur la planète des toros, puisque les trois coups de la première grande feria française seront frappés ce vendredi, à Arles, pour la feria de Pâques. C'est reparti aussi pour le cortège de polémiques qui accompagne invariablement la saison tauromachique en France, tout particulièrement à l'échelle des médias nationaux, dès lors que les premiers grands rendez-vous se profilent. Pas plus tard qu'avant-hier, sur France 2, l'émission de Guillaume Durand (L'objet du scandale la bien nommée) était consacrée à la tauromachie. Côté "pro" avaient été invités le comédien Philippe Caubère, le philosophe Francis Wolff, l'ex-torera Marie Sara ou le directeur des arènes de Nîmes Simon Casas. Dans les rangs des anti, on retrouvait la vétérinaire Marie-Claude. Bomsel, le chanteur Francis Lalanne,ou le comique Laurent Baffie. Mais pas de politiques. Pourtant, de plus en plus, ils s'invitent dans ce débat. En fréquentant les arènes (toutes tendances confondues, d'Henri Emmanuelli à Roselyne Bachelot en passant par François Fillon), pour les amateurs, mais aussi en se mobilisant. Une mobilisation qui dépasse d'ailleurs les tropismes locaux (le député du Gard Jean-Marc Roubaud s'affiche par exemple dans le camp des anti, aux côtés de sa collègue Muriel Marland-Militello, fer de lance de ce combat à l'Assemblée nationale) ou les clivages politiques. Ce que l'on peut observe au sein du groupe tauromachie nouvellement créé au Sénat. Où la défense de la tauromachie vient de trouver un nouveau lieu d'expression. Textes : Vincent COSTE ***
Corrida R. Couderc, J.-P. Fournier, sénateurs DRMIDI LIBRE Édition du mardi 7 avril 2009 « Des parlementaires taurins joignent leurs forces. » Ainsi titrions-nous à l'issue de la saison tauromachique 2008, en constatant que d'Espagne, de France ou du Portugal, des députés se mobilisaient en faveur des traditions taurines. Quelques mois plus tard, vu de France, on constate que la résistance en la matière ne s'organise plus seulement au sein de l'Assemblée nationale (via le groupe tauromachie que préside Jean Grenet, le maire de Bayonne), mais a également trouvé refuge du côté du Sénat. A l'initiative du maire de Béziers, Raymond Couderc : « J'avais dans l'idée de créer un groupe tauroma- chie au Sénat depuis mon élection, mais je me sentais un peu isolé. Et puis l'arrivée de Jean-Paul Fournier (élu sénateur en septembre dernier, NDLR) m'a laissé penser que je pouvais lancer cette opération. » Aussitôt dit, aussitôt fait, ou presque, puisque début 2009, plusieurs sénateurs de tous horizons (qu'il s'agisse de l'origine géographique ou de la couleur politique) répondaient favorablement à l'idée (1). Était ainsi porté sur les fonts baptismaux le sous-groupe Élevage du taureau et tauromachies, fort de 22 membres, qui intégrait un groupe plus large (le groupe Élevage) au sein de la commission économique du Sénat. Objectif revendiqué par l'élu héraultais : « Faire connaître les tauromachies afin de répondre à toutes les interventions et attaques à son encontre, en organisant des rencontres avec des éleveurs, des toreros. Et puis nous parlerons de toutes les tauromachies, notre première réunion concernera d'ailleurs la course camarguaise.» Jean-Paul Fournier , sénateur-maire de Nîmes et vice-président de ce groupe, renchérit : « C'est vrai qu'on voudrait damer le pion aux anti-corridas pour mieux défendre l'ensemble des tauromachies. Nous voulons rappeler que le toro est sublimé depuis la nuit des temps, on le retrouve sur des hiéroglyphes en Égypte. Si on commence par interdire la tauromachie, on va interdire le foie gras car on torture les oies, etc. Quant à sa violence qui aurait des effets nocifs... J'ai des petits-enfants, quand je vois ce qu'ils peuvent regarder à la télé, ou sur leurs jeux vidéos. Et puis vous avez déjà vu, vous, une bagarre avant, pendant ou après une corrida ? » (1) Le groupe compte des sénateurs de l'Hérault (les PS Robert Tropéano et Marie-Thérèse Bruguière, qui vont être rejoints par le Gardois Simon Sutour), le sénateur de l'Aveyron Alain Fauconnier (PS itou) mais aussi des élus de la Manche (le PS Jean-Pierre Godefroy), de la Saône-et-Loire ou de Seine-Maritime (MM. Courtois et Revet, tous deux UMP). *** Muriel Marland-Militello, députée MIDI LIBRE : Édition du mardi 7 avril 2009 Quel est le sens du combat que vous menez à l'Assemblée nationale ? Je me place d'un point de vue juridique. J'ai deux propositions de loi. Lapremière, présentée en 2005 et représentée en 2007, c'est pour qu'une exception à notre droit pénal soit abolie. Selon notre droit, toute personne qui commet des sévices graves à animaux soumis à notre responsabilité peut encourir jusqu'à deux ans de prison et 30 000 € d'amende. Il existe une exception, pour deux traditions locales ininterrompues : les combats de coqs et les corridas. D'ailleurs si personne ne fait subir de sévices graves aux animaux, pourquoi s'oppose-t-on à la levée de cette exception ? Et une tradition, c'est son humanisme qui fait sa valeur, pas son ancienneté. Je ne juge pas les personnes qui aiment ça. Le goût est subjectif, la morale, elle, est objective ! C'est discutable, ça... Je veux dire que la loi doit être
générale pour tous les animaux et toutes les personnes, sans exceptions. Même
dans les filières agro-alimentaires le bien-être de l'animal est désormais pris
en compte, je suis allée vérifier. Une vache, on ne lui fait pas subir de
sévices graves, sinon les éleveurs sont sanctionnés, idem pour les volailles.
Il y a des normes européennes. Quelle est votre deuxième proposition de loi ? Je l'ai déposée en septembre 2007. Dans le code civil, nous sommes un des rares pays au monde à considérer l'animal comme un meuble. Moi, j'ai proposé d'intégrer au code civil le caractère sensible de l'animal. Tout en conservant son caractère de meuble, bien sûr, sinon on ne pourrait plus le transporter, ce qui gênerait les éleveurs, j'en ai bien conscience. Et je ne cherche pas plus à assimiler l'homme à l'animal. L'animal est un objet pour l'homme, à condition de garder sa sensibilité. Pour l'instant, vous n'avez pas été entendue. Aucune de vos propositions deloi n'a été inscrite à l'ordre du jour de l'assemblée ***
REVUE DE PRESSE - AVRIL 2009 - en rouge les articles favorables aux taurins que nous publions pour info
EUROPÉENNES. Françoise Castex descend sur le terrain La députée sortante est numéro 2 sur la liste PS aux élections européennes. Elle entre en campagne dès aujourd'hui N'ayons pas peur de le dire, la campagne pour les élections européennes ne devrait pas soulever un enthousiasme délirant dans le pays. Le Gers, quant à lui, ne devrait pas se singulariser sur ce terrain-là. Les candidats en sont les premiers conscients. « Notre principal adversaire ? L'abstentionnisme ! », commentait hier Françoise Castex, députée européenne depuis 2004. Un mandat qu'elle remet en jeu à une place très enviée sur la liste PS pour la région Sud-Ouest. La Gersoise porte en effet le numéro 2, faisant de sa candidature un coup gagnant avant même le passage dans les isoloirs. Une place que les socialistes girondins ont modérément appréciée eux qui n'ont pu obtenir pour leur poulain, Gilles Savary, un billet dans les cinq premiers wagons a priori tous éligibles. « J'apprécie Gilles Savary, commente la Gersoise, mais je ne me sens pas concernée par la réaction des socialistes girondins. Vu la parité je ne pouvais être en concurrence qu'avec une femme, or, la Gironde n'a défendu qu'un homme, donc en position trois ou cinq. » Voilà pour l'aspect interne réglé, comme toujours, entre courants. Françoise Castex est donc en position de conserver son mandat juste derrière Kader Arif, la tête de liste et avant Éric Andrieu (premier secrétaire fédéral de l'Aude), Frédérique Espagnac (élue paloise) et Renaud Lagrave (premier secrétaire fédéral des Landes). D'un rivage à l'autre Dès ce matin, les cinq entament une campagne qui les conduira des rivages atlantiques au bleu de la Méditerranée. « Nous aborderons la crise économique et sociale, prévient la candidate gersoise, et les difficultés rencontrées par les gens, que ce soit à travers la tempête Klaus, les délocalisations d'entreprises ou les difficultés plus structurelles comme celles des viticulteurs du Languedoc-Roussillon, les pêcheurs de thons toujours en Languedoc, les problèmes d'insertion (notamment dans le Gers). » D'ailleurs, une journée gersoise sera au programme des candidats PS qui, le 18 avril, iront à la rencontre des viticulteurs ou évoqueront la situation des services publics dans le département. Françoise Castex est, pour sa part, convaincue qu'elle devra partager son temps entre les rendez-vous de campagne dans la grande région et son département. « Car il est nécessaire de faire beaucoup de terrain et de pédagogie. Le Parlement européen ne parle pas vraiment aux électeurs. Il faut leur expliquer son fonctionnement, ses missions. Leur dire par exemple que si nous défendons les services publics et les conditions de travail, nous nous battons aussi pour l'interdiction de la corrida ou le projet de vouloir mélanger vin rouge et blanc pour en faire du rosé. Des dossiers très concrets. » Un long travail d'explication sera en effet nécessaire pour mobiliser les électeurs. Auteur : Philippe campa p.campa@sudouest.com ***
GIOVANNA CORDA députée européenne remercie ceux qui ont répondu à son appel (voir ICI) Madame, Monsieur, Vous avez été nombreux à vous mobiliser concernant le projet de directive relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques modifiant la directive 86/609. Comme mes concitoyens, je me préoccupe du sort des animaux utilisés à des fins scientifiques, c'est pourquoi, je souhaite que l' Union européenne dispose de règlementations strictes en ce qui concerne l'encadrement des expériences en laboratoire, la qualification du personel de laboratoire, les soins et le suivi apportés aux animaux, le développement de méthodes alternatives ( notamment les tests in vitro qui sont déjà pratiqués en Europe). Le projet de directive englobe ces préoccupations en fixant clairement les circonstances et les démarches d'utilisation des animaux à des fins expérimentales. De plus, l'Union européenne jouera un rôle précurseur en matière d'agréement des personnes présentes tout au long des cycles de recherche. Par ailleurs, cette directive met en lumière la nouvelle stratégie de la Commission européenne en matière d'expérimentation animale. Cette stratégie repose sur 3 piliers : - le remplacement consiste à tenter de substituer des alternatives aux procédures faisant intervenir des animaux vivants. - la réduction vise à réduire le nombre d'animaux utilisés dans les procédures sans altérer la qualité des résultats. - le perfectionnement ( "refinement" en anglais) vise à limiter la soufffrance des animaux au minimum et à améliorer leur condition de vie sur toute leur durée de vie. La directive met en avant l'importance de l'implication de l'ensemble des acteurs qu'ils soient européens, nationaux, locaux privés et publics dans le développement de méthodes alternatives en Europe. J'ai moi-même milité pour le bien-être des animaux au sein de ma circonscription. C'est donc avec un grand interêt que je suis l'évolution de ce dossier dont vous trouverez le texte ICI Je regrette cependant que nous ne puissions pas étendre le champs d'application de cette directive au-delà de l'Europe car cela contribuerait à l'amélioration du sort des animaux utilisés à des fins scientifiques dans le monde entier. Je salue votre implication citoyenne et espère avoir apaisé vos inquiétudes. Bien à vous,
Giovanna CORDA *** L'émission « L'Objet du scandale » fait scandale sur la corrida Par Jean-Paul Richier | Représentant de la Flac- praticien hospi... | 08/04/2009 | 19H25
L'émission dominicale de France 2 animée par Guillaume Durand, « L'Objet du scandale », était consacrée à la corrida le 5 avril. Sous couvert d'un débat contradictoire, elle a fait la part belle aux partisans de la tauromachie, tant au niveau de la composition du plateau qu'au niveau du montage. Une nouvelle occasion de s'interroger sur la façon dont les émissions basées sur la polémique sont fabriquées. L'écrivain Christian Laborde, qui vient d'écrire un tonique pamphlet contre la corrida, Corrida, basta ! , était fort logiquement pressenti pour participer au débat. Mais les représentants du mundillo, le petit monde de la corrida, ont exigé son éviction au prétexte de sa violence littéraire. L'équipe de « L'Objet du scandale » lui aurait donc signifié que sa participation n'était plus de mise. Par ailleurs, les taurins auraient exigé et obtenu qu'aucune association de lutte contre la corrida ne soit conviée sur le plateau. Pourtant, du côté des taurins, étaient présents sur le plateau André Viard, président de l'Observatoire des cultures taurines, et Francis Wolff, un des vice-présidents. Cet « observatoire » est une association 1901 créée voici un an, qui regroupe les divers intervenants du mundillo français dans un but explicite de lobbying. Ainsi, la composition du
plateau lors de l'enregistrement de l'émission mardi 31 mars réunissait, pour
les partisans de la corrida, André Viard, Francis Wolff, Simon Casas, Persona non grata pour éviter « un débat qui frôle l'hystérie » Richard Vial, le chef de plateau de la société Téléparis, qui produit cette émission pour France 2, reconnaissait benoîtement avoir accordé un droit de regard sur la constitution du plateau à l'une des parties. Dans un mail du 26 mars à la présidente de l'Alliance anticorrida, une importante association d'opposition à la corrida, il l'informait qu'elle était persona non grata, au motif qu'elle suscitait « un certain “émoi” chez nos amis taurins » et que ceux-ci « ne veulent plus d'un débat qui frôle l'hystérie ». Il précisait aussi que ses amis taurins avaient « été quelque peu rebutés par le champ lexical guerrier » de Christian Laborde, pour conclure « nous nous orientons vers des professionnels plutôt que des associatifs. » Ce même 26 mars, André Viard avait de son côté envoyé un mail victorieux aux « membres fondateurs » de son association. On y lisait en particulier : « Nous avons donc obtenu dans un premier temps qu'aucune [association antitaurine] ne soit invitée, ce qui, d'un point de vue stratégique, constitue une grande victoire. » Ainsi que : « Nous avons donc informé la production que nous ne participerions pas à l'émission si ce monsieur [Christian Laborde] en était l'invité. » Et même, concernant la sélection des opposants à la corrida : « Plus un quatrième intervenant “contre”… qu'on nous a demandé de proposer ( ! ) » On peut retrouver les mails de Richard Vial et d'André Viard annexés en fin d'un appel émis par l'Alliance anticorrida. Des sujets qui auraient pu être trouvés par les avocats de la corrida Bien entendu, la révélation de ces « dessous du plateau » a suscité une vague d'indignation chez les opposants à la corrida, notamment les sympathisants de l'Alliance anticorrida, du CRAC et de la FLAC. De nombreuses protestations sont parvenues à France Télévisions et à la société de production Téléparis. Celle-ci a détourné l'attention de son manquement déontologique en faisant courir le bruit d'incidents lors du tournage ou de menaces téléphoniques. Non seulement l'équipe
de « L'Objet du scandale » a sollicité le nihil obstat des partisans
de la corrida pour sélectionner leurs contradicteurs, mais la post-production Déjà, Guillaume Durand a ouvert l'émission en présentant les mails dont il avait été inondé et les manifestations de protestations comme ayant simplement pour objet « la tenue de l'émission », laissant paradoxalement entendre que c'étaient les opposants à la corrida qui refusaient le débat. Les deux sujets du chroniqueur Stéphane Blakowski auraient pu être tournés par les avocats de la corrida. Le premier mettait en images un des sophismes favoris des taurins : l'opposition binaire entre taureaux de combat et bovins de la filière productiviste. Avec images-pubs de toros se prélassant dans la verdure et de quelques innocentes passes de cape, versus images-chocs de l'élevage et de l'abattage intensifs. Le deuxième sujet alignait images nostalgiques en noir et blanc des années 40-60, stars glamours au coeur battant, Hemingway et Picasso… Sans oublier les risques encourus par les héroïques toreros, images à l'appui, avec une conclusion pour le moins déplacée : « Toute une partie de l'opinion se fait plus de souci pour la vie des taureaux que pour la vie des toreros. » Et surtout, les deux « professionnelles » présentes du côté des opposants à la corrida, Marie-Claude Bomsel, vétérinaire, et Elisabeth Hardouin-Fugier, historienne, ont été quasiment éliminées au montage, au point qu'elles déclarent en être stupéfaites ! Rappelons que Christian Laborde et les associations anticorrida avaient été évincés au motif que ce débat se voulait être didactique. Quoi qu'on pense de la corrida, il n'est jamais plaisant pour le téléspectateur d'être pris pour un imbécile. SAINT-VINCENT-DE-TYROSSE. Lescarret en visite SUD OUEST mardi 7 avril 2009 Pas de clarines pour annoncer, vendredi dernier, la visite de Julien Lescarret à l'école Sainte-Marie, sur l'initiative de parents d'élèves aficionados. Une présentation privilégiée dans une placita comble (106 élèves dans le réfectoire), « pour que chacun se fasse son idée » selon la devise du maestro de Pissos. Après un rapide tour de piste, il apparaît ainsi que 15 % de la jeune vague reconnaît n'avoir jamais vu un tel spectacle pendant qu'une égale fourchette avoue ne pas goûter à la chose taurine. « Apprendre à aimer » Très disponible, Julien, qui affirme un penchant tout aussi naturel pour le surf, le foot... ou la chasse à la palombe, admet que « l'idée de devenir torero a mis du temps à germer. Je ne crois pas au coup de foudre, il faut apprendre à aimer. » Au travers d'un film retraçant ses passions, il invitait les petites têtes blondes et brunes à aiguiser leur curiosité. Pendant une heure, la diversité des interrogations s'étala au grand jour. Entre « le toro, c'est comme une grosse vache ? », « le toro peut-il mourir d'une crise cardiaque ? », ou « peut-on dresser un toro ? », l'intérêt évident des chérubins ne se démontait pas. D'autres questions méritaient toutefois un surplus d'explications. « Avez-vous peur face au toro ? » : « Bien sûr, on n'a pas envie d'être blessé, mais c'est un peu motivant. » Et vint l'interrogation suprême : « Pourquoi doit-on le tuer ? » « Il a 20 minutes pour s'exprimer, montrer qu'il est fort, brave et sauvage. Pendant ce temps, il fait l'admiration et, le tuer devant tout ce monde, rehausse ce sentiment. En ce qui me concerne, j'ai un rapport particulier à l'animal. J'estime que la mort donne du sens à ce que j'ai réalisé. Le laisser vivre, ce serait mentir à la vie. » Une vision des choses qui se respecte... comme les points de vue des associations anti-corridas après tout. Pendant que les images de l'harmonieux corps à corps avec Gonricillo, gracié par le Landais à Eauze le 3 juillet 2005, défilent sur l'écran, les pitchouns se piquent au jeu et délivrent une ovation au torero. Du délire dans la cantine, où chacun pourra se familiariser avec l'habit de lumière cousu de fil d'or, la cape « qui sert à se cacher » pour mieux rêver, qui sait, à la vie de campo ou à une destinée aussi royale que risquée dans l'arène. Quelques anecdotes plus tard et, l'esprit fidèle à une conviction profonde - « J'assume mes choix pour mieux me nourrir de ce que je vis » -, l'homme de spectacle faisait allusion à sa première sortie officielle du dimanche de Pâques à Arles. Une confrontation face aux imprévisibles Miura, censée, en cas de succès, influer sur le cours de sa saison... et de ses contrats. En attendant, Semisens soulignait dans la cour la naissance d'au moins 15 nouveaux apprentis toreros. Auteur : Jean-Marc Darribat
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