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Nouveau Prosélytisme taurin dans une école catholique A l'initiative de parents d'élèves, l'école privée Ste Marie ouvre ses portes au tueur de taureaux Julien Lescarret... ---------------------------- Le vendredi 3 avril, à l'initiative de parents d'élèves "aficionados" de l'école privée Ste Marie de St Vincent de Tyrosse, la direction de celle-ci a ouvert ses portes à la tauromachie espagnole en accueillant le tueur de taureaux Julien Lescarret, faisant ainsi de son établissement un lieu de prosélytisme taurin. En autorisant l'organisation de cet évènement pendant le temps scolaire, et parce qu'elle est sous contrat d'association avec l'Etat, l'école Ste Marie a gravement contrevenu à la recommandation faite aux recteurs des Académies de Montpellier, Aix-Marseille et Bordeaux le 12 février 2008 par David Teillet, Chef de Cabinet du ministre de l'Education Nationale, et dont en voici un extrait : " S'il apparaît qu’un certain nombre d’établissements peuvent proposer aux élèves, en dehors du temps scolaire, des activités de découvertes du phénomène culturel que constitue la corrida, il n’est pas en revanche dans le rôle de l’Education Nationale d’assurer la promotion de la corrida auprès des enfants. " " C’est pourquoi je vous remercie de vous assurer que les opérations menées dans les établissements scolaires autour de la corrida soient exemptes de tout prosélytisme et qu’elles puissent réunir les différentes associations œuvrant dans ce champ " De plus, la direction de l'école a également oublié son devoir éducatif et son contrat passé avec l'Etat, qui lui donne obligation de respecter aussi les recommandations du Bulletin Officiel de l'Education Nationale du 16 mai 1985 qui lui, précise que l'enseignement a pour objectif : "l'éducation au respect de la vie sous toutes ses formes." Or, chacun le sait, la tauromachie ibérique est tout le contraire du respect de la vie, c'est une démonstration de violence, de cruauté, de la perversion de l'homme envers des animaux, c'est aussi montrer aux jeunes que dans une arène on peut maltraiter et torturer un animal sans être puni, c'est aussi le lieu où l'on inverse les valeurs, où le tortionnaire est montré comme un héros. L'arène est un ilot de non droit où malgré la torture qui y est pratiquée, la loi sur la maltraitance animale ne s'applique pas. L'école se doit d'être le lieu d'apprentissage et du développement de l'esprit critique. Il faut bien se rendre compte qu'à l'école Ste Marie de St Vincent de Tyrosse, s'agissant de tauromachie espagnole, la question ne se pose pas... il n'y a qu'une seule façon d'aborder ce sujet, celle qui correspond à la vision de la mairie, organisatrice des corridas à St Vincent de Tyrosse, celle des parents aficionados à l'initiative de cet évènement. On est stupéfait par la pauvreté discours tenu par ce jeune tueur de taureaux auprès des enfants. Ceux-ci ont posé beaucoup de questions, notamment celle-ci : « Pourquoi doit-on le tuer ? ». A cette question, Julien Lescarret a fait cette réponse lumineuse : « Il a 20 minutes pour s'exprimer, montrer qu'il est fort, brave et sauvage. Pendant ce temps, il fait l'admiration et, le tuer devant tout ce monde, rehausse ce sentiment. En ce qui me concerne, j'ai un rapport particulier à l'animal. J'estime que la mort donne du sens à ce que j'ai réalisé. Le laisser vivre, ce serait mentir à la vie. » Voilà comment on explique à des enfants ce qu'est la maltraitance et la torture d'un animal dans une arène. C'est vraiment affligeant... Un film a même été diffusé aux élèves, mettant en valeur le jeune tueur de taureaux lors de ses gesticulations corridesques dans les arènes d'Eauze et de la "grâce" qu'il a si généreusement accordée au pauvre taureau Gironcillo le 3 juillet 2005. Ce qu'a "oublié" de raconter Julien Lescarret, c'est qu'après avoir "gracié" Gironcillo, celui-ci n'a pas survécu à ses blessures, et n'a donc jamais rejoint les prairies d'Andalousie comme le dit le discours habituel des aficionados, une des piques qui lui furent infligées ayant causé des dégâts irréparables ! Voilà ce qu'est une corrida... une manipulation, une supercherie... La "Grâce" représente pour l'animal le fin du fin de la cruauté humaine, puisqu'au lieu de voir ses souffrances abrégées par la mort, celles-ci continuent en dehors du "spectacle", à l'abri des regards... La tauromachie espagnole dénature les rapports entre l'homme et l'animal, elle est la "fête" de la douleur et de la mort. Nous nous étonnons de cette intrusion du lobby taurin à l'intérieur de l'enceinte d'un établissement scolaire sous contrat d'association avec l'Etat, sans qu'une association d'opposition à la corrida n'ait été conviée à exposer son point de vue comme le prévoit la recommandation de l'Education Nationale du 12 février 2008. Nous demandons à notre tour d'intervenir dans cet établissement pour informer tous les élèves de la réalité de la tauromachie espagnole et appliquer ainsi les recommandations de l'Education Nationale. La question est posée, nous attendons des réponses... A suivre... *** N.B. Pour lire l'article paru dans SO du mardi 7 avril 2009, Cliquez ICI Tout comme pour Julien Lescarret, Il faudra aussi de JM Darribat, auteur de cet article, vérifie ses sources. Il ne s'agit pas de Gonricillo, le taureau martyrisé à Eauze, mais de Gironcillo et que sa "Grâce" s'est transformée en calvaire. Mais pour lui ce n'est pas l'essentiel semble t'il. L'essentiel de la corrida, pour lui, c'est l'habit de lumière, cousu de fils d'or... C'est tout simplement affligeant !
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