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SUECA, le maire fait marche arrière Sueca est une ville de la péninsule ibérique, située à 32 Km de Valence, son atmosphère est méditerranéenne et il y fait bon vivre, surtout depuis la sage décision prise par le maire Joan Baldoví de supprimer le « bou embolat », un de ces jeux traditionnels qui consistent à maltraiter un pauvre taureau. Pourtant le maire Baldoví avait parié l'année dernière qu'il réhabiliterait le « bou embolat *» après 7 années d’absence. Ce qu’il fit ! En 2008 le « bou embolat », une de ces traditions cruelles dont les espagnols raffolent, attira de nombreux « aficionados » qui déferlèrent dans les rues de Sueca, bien décidés à s’en donner à cœur joie et s’éclater en tourmentant des heures durant un pauvre taureau terrorisé, enflammé, entravé. Mais voilà, l’imprévu s’est invité à la fête de 2008. Une des cordes qui entravent le taureau s'est cassée, provocant un incident qui aurait pu avoir une fin dramatique … dramatique pour les joueurs puisque pour le taureau la fin est toujours fatale. Finalement le drame n’a pas eu lieu et les « courageux aficionados » en furent quittent pour une grosse frayeur. Indemnes mais furieux d’avoir goûté, un court instant, à l’amère terreur qu’ils aiment tant infliger à un animal innocent, ils se sont rendus d’un même pas décidé vers la mairie pour demander des comptes au maire. En réunion à ce moment là, Joan Baldoví s’est retrouvé dans l’obligation d'abandonner la rencontre afin d’aller calmer une foule, très excitée par la frayeur et la frustration. Évidemment la mésaventure du maire de Sueca réjouit tous les amis des animaux, en particulier ceux qui luttent pour l’abolition de ces jeux cruels qui perdurent, au nom de la tradition, dans des pays comme l’Espagne et le sud de la France. Suite à l’incident, Joan Baldoví s’est empressé de retirer le « bou embolat » du programme des fêtes 2009, avec l’excuse que la sécurité du public n’était pas garantie, mais aussi que «… le bou embolat n'est pas nécessaire car on fait souffrir un animal ». Stupéfiant quand on sait que c’est le même qui avait parié en 2007 qu’il réhabiliterait la tradition du « bou embolat » pour les fêtes de Sueca ! La réalité de cette étonnante compassion n’a rien à voir avec le souci de la sécurité publique, ni avec la volonté de ne plus faire souffrir un animal. Le véritable motif de supprimer le "bou embolat" est moins noble et directement lié au résultat financier des festivités 2008, qui n’a pas été celui escompté par le maire, dont nous notons au passage que la sensibilité toute neuve à l'égard des taureaux ne s’étend hélas pas aux malheureuses vachettes, qui restent inscrites dans le calendrier des festivités futures. Selon Baldoví "les vachettes son suffisamment amusantes pour ceux qui aiment voir ce genre de spectacles", ce qu’on peut traduire en clair « du moment que ça amuse les gens et que ça rapporte beaucoup de fric, les vachettes je m’en cogne ! ». Vulgaire comme interprétation ? Assurément moins vulgaire que ces élus qui incitent le public à martyriser des animaux et ont le culot d’affirmer que les pauvres bêtes adorent çà ! C’est çà qui est vraiment VULGAIRE ! *** (en bas de page des photos qui dénoncent l'horreur du "bou embolat") *Bou embolat c'est quoi exactement ? Comme le démontrent les photos jointent à cet article c'est un "jeu traditionnel" qui n'a rien à envier en atrocité à la corrida. Le jeu consiste à prendre un taureau, à enduire ses cornes d'un produit inflammable puis à le lâcher dans les rues, il faut alors l'attraper et l'entraver pour le conduire en un lieu précis où on le tourmente longuement en le terrorisant de mille manières : pétards, hurlements, coups divers etc.. on peut faire confiance à l'imagination humaine, surtout quand l'alcool s'ajoute aux instincts les plus pervers. Ce jeu est très prisé aussi en Catalogne française et largement combattu, avec succés, car il est très dangereux pour le public et les maires sont responsables devant la Loi, voilà de quoi refroidir les édiles les plus inhumains. Il y a eu aussi de nombreux "dérapages" qui ont révoltés même les plus indifférents à la cause animale, dont un des plus atroces est celui des pauvres taureaux, trop enduits de graisse et qui se sont enflammés tout entier au point de devoir être abattus après un calvaire atroce !
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