Lettre ouverte aux professeurs des établissements scolaires

Prosélytisme en milieux scolaires

Cherbourg en pleine immersion !

Lettre n°1 – 10 septembre 2002

L'affiche des novilladas d'Arles d'août 2003 dessinée par les maternelles !

Commision Protection de la Jeunesse

Lettre ouverte aux professeurs des établissements scolaires

Chers collègues,

Je vous propose de participer à la création d'un réseau de vigilance pédagogique contre la violence tauromachique au sein des établissements d'enseignement.
Pourquoi une telle proposition et en quoi consiste-elle ? Permettez-moi, en préambule de vous présenter le contexte particulier de cette action.

Enseignant en économie au lycée agricole de Rodilhan (près de Nîmes) depuis six ans, je suis viscéralement opposé à la corrida, spectacle abject qui réveille les pires instincts chez l'être humain : sadisme, violence, voyeurisme...Il est bien évident que si la Loi tolère depuis 1951 de telles horreurs sur une petite partie du territoire français, et sous des conditions très particulières, une telle apologie de la violence ne peut avoir droit de cité dans un lycée ou un collège... Et pourtant, en mars 2001, au cours d'une soirée au lycée de Rodihan, des représentants du lobby tauromachique se sont permis de faire l'apologie de la corrida ainsi que du prosélytisme auprès des élèves et des étudiants. Des picadors, toreros et autres directeurs d'arènes ont notamment tenu des propos sexistes et machistes à l'encontre de la présidente d'une association anti corrida qui a été censurée, à tel point que le proviseur du lycée a jugé bon d'accorder un droit de réponse aux anticorridas afin que nos élèves n'entendent pas qu'un seul point de vue. Mais la censure ne s'est pas arrêtée là puisqu'un CPE (aficionado notoire bien entendu) s'est permis d'arracher des affiches qui annonçaient la soirée consacrée au droit de réponse, et de m'insulter par la même occasion. Il est vrai que corrida et démocratie ne font pas bon ménage.
Cet exemple vécu est révélateur d'un mouvement qui s'amplifie depuis quelques temps : les organisateurs de corridas, spectacles presque toujours en déficit, ont du mal à remplir leurs arènes er cherchent à enrôler des jeunes (y compris dans les écoles primaires !) Ce phénomène me semble gravissime. Comment peut-on tolérer qu'une pareille incitation à la violence soit diffusée dans des lieux d'éducation ? C'est pourtant le cas au collège des Oliviers, à Nîmes, où un professeur d'espagnol, en "total accord avec le proviseur" nous précise l'article du "Midi Libre" du 2 juin 2001, a largement diffusé le message tauromachique sous couvert de projet pédagogique. Après ce lavage de cerveau, des invitations à une corrida ont été distribuées "aux seuls enfants qui souhaitaient faire l'expérience d'être spectateur"... Chacun jugera...
Des revues taurines comme "Toros" qui font l'apologie de la corrida se trouvent parfois dans les CDI par la volonté d'un ou plusieurs collègues aficionados. C'est aussi une forme déguisée de prosélytisme.
Les acharnés de la tauromachie sont très peu nombreux et ils le savent. Même à Rodilhan, fief taurin de la région nîmoise, seulement 34 % des personnes interrogées se sont déclarées être pour la corrida (enquête réalisée par les étudiants pour le journal du lycée.)
Il me semble que toute tentative de présenter à des jeunes, par définition très influençables, la tauromachie comme un spectacle admirable correspond à une forme très pernicieuse de banalisation de la violence.

Si vous partagez mon point de vue, je vous propose de faire partie du réseau que je souhaite mettre en place.
Les objectifs sont les suivants :

  • Soutenir et aider un(e) collègue (si il/elle le souhaite) qui n'accepte pas ce genre de situation dans son établissement.
  • Partager les expériences par des réunions régulières pour lutter plus efficacement contre cette forme d'incitation à la violence.

Merci de m'apporter votre aide pour combattre ce fléau local

DITES NON A L'INACCEPTABLE !

Jean-Pierre GARRIGUES

Prosélytisme en milieu scolaire
Voici les évènements les plus récents que nous avons recensé
  • Le journal “La Provence” daté du 27 mars 2002 nous annonce que « …Depuis cinq ans, le collège Ampère (en Arles) a lié de véritables liens tauromachiques avec René André, président d’honneur de la société taurine La Muleta…Des conférences ont permis de conjuguer enseignement et passion tauromachique. Cette année, en collaboration avec le professeur d’art plastique, le thème de la feria était sujet à la création d’affiches. 55 élèves de la 6ème à la 3ème ont planché sur ce sujet…De la vraie graine d’artiste pour tous ces jeunes qui ont été encouragés par M Thisse le proviseur… »
    C’est Luc Jalabert, directeur des arènes d’Arles, qui a choisi l’affiche pour le support des novilladas de l’été. Bien entendu, cette affiche représente une corrida ! Nous avons manifesté le samedi 11 mai à Alès sur le thème “la fête oui, la corrida non !” En effet, les acharnés de la torture donnée en spectacle savent très bien que la corrida ne peut pas se passer de feria ; elle est en effet bien trop déficitaire. En revanche, la feria peut très bien se passer de corridas ! C’est, nous semble-t-il, la raison pour laquelle, les affiches de feria représentent presque toujours des images de corrida, comme si les deux étaient indissociables….
    Vous pouvez téléphoner au proviseur au 04 90 49 59 49
    Vous pouvez écrire un courrier de protestation à :
    M l’Inspecteur d’Académie des Bouches du Rhône
    28, bd Charles Nédélec
    13231 MARSEILLE Cedex 1
    Tél : 04 91 99 66 66
    Fax : 04 91 91 10 94

    M l’Inspecteur de l’Education Nationale
    2, rue Léon Blum
    13200 ARLES
    Tél : 04 90 96 19 45

    M le Recteur de l’Académie d’Aix – Marseille
    Place Lucien Payet
    13621 AIX EN PROVENCE Cedex 01

    Une arène ?
    Non, l'entrée du lycée Ampère en Arles !!
  • Le journal “La Provence” daté du 14 mai 2002 présente la cinquantième édition de la feria de Nîmes. Sous le titre “les enfants font leur feria”, on peut lire : « …Toutes les animations sont gratuites et initieront les futurs aficionados de 6 à 12 ans aux plaisirs de la feria… » On ne peut pas être plus clair ! Et à nouveau, on associe de manière très insidieuse la feria et les corridas.
    Je vous propose d’écrire au maire de Nîmes pour lui faire part de votre indignation :
    Jean-Paul FOURNIER
    Maire de la Ville de Nîmes
    Hôtel de ville
    30 000 NÎMES

  • Dernière nouvelle : nous venons de recevoir un mail d’un élève nîmois qui nous écrit : « Hier, dans le cadre d’une sortie dite pédagogique, j’ai assisté au “spectacle” le plus atroce qu’il m’ait été donné de voir. Je parle bien entendu d’une corrida, celle de Nîmes.
    Je n’ai que 17 ans mais je souhaite de tour cœur pouvoir vous aider dans la lutte contre la barbarie. Je vous remercie beaucoup pour ce que vous faites.
    “Est-ce que ce monde est sérieux ?…” »
    Nous allons essayer d’en savoir plus sur cette sortie pédagogique, nous vous tenons informés.

CHERBOURG en pleine immersion !
Mais où sont donc tes parapluies ?

En ce 1er février 2002 nous apprenons que des élèves de terminale du lycée professionnel Alexis de Tocqueville à Cherbourg s’en iront quelque part dans le sud de la France à la découverte de la culture ibérique ( !)
Voici quelques éléments de ce programme prévu lors du week-end de Pâques (du 28 mars au 2 avril)
Castres (Tarn / 81) : visite du musée Goya sous la houlette de Marc Roumengou, chroniqueur taurin et de Jean-Jacques Dhomps président du club taurin de Castres.
Vic-Fezensac (Gers / 32) : visite des arènes avec le président du club taurin.
Aignan (Gers / 32) : novillada et corrida le dimanche de Pâques. Le matador (tueur) Luisito doit se rendre à Cherbourg en mars pour y rencontrer les élèves en question, et voir ceux de la peña “Luisito de Cherbourg” qui a organisé une conférence ce vendredi 1er février sur le thème “la corrida de Goya à Picasso : le regard de l’artiste” avec madame Arenceli Guillaume-Alonso, maître de conférence en espagnol à l’Université de Paris IV Sorbonne.
Les élèves et les familles adhèrent au projet nous dit-on.
Et pour aider au financement de ce projet on procède à des vide-greniers, à des confections de paquets cadeaux dans un grand magasin, on organise une soirée lycéenne, bref on se décarcasse.
Le responsable du comité F.L.A.C Vaucluse / Gard / Bouches-du-Rhône a donc interpellé le proviseur du lycée en question pour lui rappeler que l’enseignement a pour objectif une éducation au respect de la vie sous toutes “ses formes” selon le Bulletin Officiel de l’Education Nationale du 16 mars 1988.
Il a également rappelé la célébration du bicentenaire de la naissance d’un grand humaniste du nom de…Victor Hugo

Chers collègues et étudiants,

Après la lettre numéro zéro qui correspondait à la création du réseau, voici la lettre n°1 qui rappelle certains éléments pour ceux qui n’avaient pas eu en main le premier document. Vous êtes à présent près d’une centaine d’enseignants à faire partie de ce réseau. Face à la demande d’étudiants, désireux de relayer notre action, nous avons décidé de les intégrer à notre démarche (ils sont pour l’instant une trentaine).
Pourquoi une telle proposition et en quoi consiste-t-elle? Permettez-moi, en préambule, de vous présenter (ou rappeler) le contexte particulier de cette action.

Enseignant en économie au lycée agricole de Rodilhan depuis six ans, je suis viscéralement opposé à la corrida, spectacle abject qui réveille les pires instincts chez l'être humain : sadisme, violence, voyeurisme... Il est bien évident que si la Loi tolère depuis 1951 de telles horreurs sur une petite partie du territoire francais, et sous des conditions très particulières, une telle apologie de la violence ne peut pas avoir droit de cité dans un lycée ou un collège... Et pourtant, en mars 2001, au cours d'une soirée au lycée de Rodilhan, des représentants du lobby tauromachique se sont permis de faire l'apologie de la corrida ainsi que du prosélytisme auprès des élèves et des étudiants. Des picadors, toreros et autres directeurs d'arènes ont notamment tenu des propos sexistes et machistes à l'encontre de la présidente d'une association anti-corrida qui a été censurée, à tel point que le proviseur du lycée a jugé bon d'accorder un droit de réponse aux anticorridas afin que nos élèves n'entendent pas qu'un seul point de vue. Mais la censure ne s'est pas arrêtée là puisqu'un CPE ( aficionado notoire bien entendu) s'est permis d'arracher des affiches qui annonçaient la soirée consacrée au droit de réponse, et de m'insulter par la même occasion. Il est vrai que corrida et démocratie ne font pas bon ménage...
Cet exemple vécu est révélateur d'un mouvement qui s'amplifie depuis quelques temps : les organisateurs de corridas, spectacles presque toujours en déficit, ont du mal à remplir leurs arènes et cherchent à enrôler des jeunes, y compris dans les écoles primaires! Ainsi, sur proposition de la mairie d’Alès, un certain nombre d’instituteurs de cette même ville ont fait dessiner à des enfants, dans leurs écoles, des taureaux ensanglantés dans le cadre d’un concours de dessins. Ces dessins furent exposés aux arènes d’Alès le mercredi 8 mai 2002 quelques jours avant une corrida. Ce phénomène me semble gravissime.
Comment peut-on tolérer qu'une pareille incitation à la violence soit diffusée dans des lieux d'éducation? C'est également le cas au collège des Oliviers, à Nîmes, où un professeur d'espagnol, en "total accord avec le principal" nous précise l'article du "Midi Libre" du 2 juin 2001, a largement diffusé le message tauromachique sous couvert de projet pédagogique.
Après ce lavage de cerveaux, des invitations à une corrida ont été distribuées "aux seuls enfants qui souhaitaient faire l'expérience d'être spectateur"... Chacun jugera... En 2002, le collège des Oliviers récidive : le « Midi Libre » du 5 juin nous annonce que « le matador Juan Villanueva explique sa passion devant une classe de quatrième ». Plus loin on peut lire que la corrida génère chez les jeunes une « fascination apeurée ». Ne pensez surtout pas que ces pratiques ne concernent qu’une petite partie du sud de la France et que l’essentiel du territoire serait épargné. Un exemple parmi d’autres : des élèves de terminale du lycée A. De Toqueville de Cherbourg ont assisté à une corrida au printemps 2002 à Aignan dans le Gers ; il s’agissait d’un projet de découverte de la culture ibérique dans le sud de la France ! On croit rêver ! Au préalable, le matador Luisito s’était rendu à Cherbourg pour y rencontrer les élèves.
Des revues taurines comme "Toros" qui font également l'apologie de la corrida se trouvent parfois dans les CDI, par la volonté d'un ou plusieurs collègues aficionados. C'est aussi une forme déguisée de prosélytisme.
Il me semble que toute tentative de présenter à des jeunes, par définition très influençables, la tauromachie comme un spectacle admirable correspond à une forme très pernicieuse de banalisation de la violence.

Si vous partagez mon point de vue, je vous propose de faire partie du réseau, les objectifs étant les suivants :
- recenser précisément les "affaires tauromachiques" dans les établissements d'enseignement (pour lesquelles seul le point de vue très partial et partiel des procorridas est présenté aux élèves);
- proposer des supports pédagogiques qui présentent la réalité de la corrida (rappelons que la loi reconnaît implicitement que la corrida comprend des actes de cruauté et que des sévices graves y sont infligés aux taureaux et aux chevaux) ;
- partager les expériences par des réunions régulières pour lutter plus efficacement contre cette forme d'incitation à la violence.

Bien entendu, il ne s’agit pas de censurer le sujet mais bien au contraire de développer au sein des établissements d’enseignement un vrai débat qui permette aux élèves et aux étudiants de se forger leur propre point de vue.


Jean-Pierre GARRIGUES

Pour rejoindre le réseau, il vous suffit de nous envoyer vos coordonnées (mail, adresse postale, téléphone ou fax selon votre convenance). Et bien sûr de nous alerter quand vous apprenez qu’un projet éducatif douteux se met en place. Rien ne vous empêche évidemment de nous soutenir par un don ou en adhérant à la FLAC !

FLAC / BP 16 / 34301 AGDE Cedex
Tél: 04 67 37 79 31

Si vous souhaitez protester contre les cas les plus récents, téléphonez, faxez, écrivez, envoyez des mails ! Il faut que les établissements qui pratiquent cette apologie de la torture soient submergés de messages ! Pour l’ensemble des cas exposés ici, la récidive est à redouter pour l’année scolaire à venir. Marquez votre désapprobation courtoise mais ferme !

1) Cherbourg, Lycée Alexis de Toqueville
Rappel des faits : une classe de terminale va voir une corrida à Aignan (Gers) en avril 2002, un matador vient préalablement expliquer la corrida aux élèves de Cherbourg. Une conversation téléphonique le 9 septembre 2002 avec Mme Combes, proviseur-adjoint, m’a permis d’apprendre que ce « projet remarquable » avait eu lieu. Vont-ils recommencer cette année ? Question à poser !
Lycée Alexis de Toqueville
34 avenue Henri Poincaré
50100 CHERBOURG
Tél. 02 33 88 35 00
Fax. 02 33 88 35 20
Mail : ce.0500017x@ac-caen.fr
2) Arles, collège Ampère et lycée Pasquet
Rappel des faits : « les scolaires à la découverte de l’aficion », tel était le titre de l’article du 30 novembre 2001 que « La Provence » consacrait au salon « Maeva Latitudes Camargue ». L’article nous précise que « la présence des scolaires pour ces rencontres est une nouveauté du cru 2001 ». Le 29 novembre, des élèves du lycée Pasquet et du collège Ampère ont été conviés à « essuyer les plâtres ». On nous précise que « les lycéens des classes de seconde et terminale de Pasquet devaient leur présence à Nadine Regardier, prof d’espagnol férue de tauromachie ».
Lycée Pasquet
54 Bd Marcellin Berthelot
13200 ARLES
Tél. 04 90 18 35 15
Fax. 04 90 18 35 14
Mail (correspondant pédagogique) :
pedagogie.lyc.pasquet@ac-aix-marseille.fr

Collège Ampère
3 rue des félibres
13200 ARLES
Tél. 04 90 49 59 49
Fax. 04 90 49 59 40
Mail (boîte pédagogique) :
pedagogie.clg.ampere@ac-aix-marseille.fr

3) Arles, collège Ampère
Rappel des faits : « La Provence », du 27 mars 2002 nous précise que « …depuis 5 ans, le collège Ampère a lié de véritables liens tauromachiques avec René André, président d’honneur de la Société taurine « La muleta »…Des conférences ont permis de conjuguer enseignement et passion tauromachique. Cinquante-cinq élèves de la sixième à la troisième, en collaboration avec le professeur d’art plastique, ont planché sur le thème de la feria. » (concours de dessins pour l’affiche de la feria).

4) Nîmes, collège des Oliviers
Rappel des faits : après avoir invité le torero Stéphane Meca en juin 2001, sur l’initiative d’un professeur d’espagnol (encore !) et avec le plein accord du chef d’établissement, le collège des Oliviers récidive en 2002. le Midi Libre du 5 juin 2002 titre « une approche ouverte des cultures méditerranéennes ». On nous précise que « les jeunes travaillent sur un projet global qui les conduira au Maroc ». Cherchez l’erreur ! Tous les moyens sont bons pour parler de tauromachie et faire venir un ancien torero : Juan Villanueva venu faire partager sa passion !
Collège des oliviers
35 rue des amoureux
30000 Nîmes
Tél. 04 66 84 83 61
Fax. 04 66 84 12 69

5) Nîmes, lycée Alzon
Rappel des faits : le site des acharnés de la torture « corrida.net » nous informe que le torero Jean-Baptiste Jalabert, surnommé Juan-Bautista sous sa forme « assassin en dentelle » a rencontré les lycéens d’Alzon et a « répondu à une avalanche de questions »…
Lycée Alzon
11 rue Ste Perpétue
30020 Nîmes Cedex
Tél. 04 66 04 93 00
Fax. 04 66 04 93 04

6) La Seyne sur Mer, lycée Beaussier
Rappel des faits : en mai 2002 après la feria de Pentecôte nîmoise, la FLAC reçoit un mail d’un lycéen qui nous dit : «
hier, dans le cadre d’une sortie dite pédagogique j’ai assisté au spectacle le plus atroce qu’il m’ait été donné de voir. Je parle bien entendu d’une corrida, celle de Nîmes. Je n’ai que 17 ans mais je souhaite de tout cœur pouvoir vous aider dans la lutte contre la barbarie. Je vous remercie beaucoup pour ce que vous faites ; est-ce que ce monde est sérieux ? ».
Un grand bravo à ce jeune homme, qui a fait preuve d’un grand courage en nous contactant. A nous maintenant de faire comprendre aux responsables de ce lycée que la corrida est bien un acte de torture donné en spectacle.
Lycée Beaussier
Place Galilée BP 328
83512 La Seyne
Tél. 04 94 11 21 61
Fax. 04 94 30 13 84
Mail : lyceebeaussier@wanadoo.fr

7) Saint-Raphaël, lycée Saint-Exupéry
Rappel des faits : en février 2002, Catherine Desanlis du CAC 83 nous informe qu’une exposition doit avoir lieu dans l’établissement ayant pour thème l’Espagne. Un panneau réalisé par les élèves présente la corrida sous son meilleur jour (folklore, esthétisme…). Suite au travail d’information du CAC 83, un article de « Var-Matin » du 21 février précise : « une exposition sur la corrida, apposée lundi dernier sur les murs du hall d’entrée du lycée Saint-Exupéry révolte plusieurs parents d’élèves. Ceux-ci se disent choqués par des photos représentant des animaux ensanglantés, dans un lieu où le respect et la tolérance sont érigés en valeurs de référence ». Et si nous écrivions au proviseur de ce lycée pour renforcer le point de vue de ces parents responsables ?
Lycée Saint-Exupéry
124 avenue du Commandant Charcot
83700 SAINT-RAPHAEL
Tél. 04 94 19 72 80
Tél. (secrétariat proviseur)
04 94 19 72 81
Fax. 04 94 19 72 82
Mail : 0830042v@ac-nice.fr

8) Alès, écoles primaires
Rappel des faits : à la demande des services municipaux concernés, des instituteurs de différentes écoles primaires (pas encore identifiées) font dessiner des taureaux ensanglantés à des enfants dans le cadre d’un concours pour la feria d’Alès. Le mercredi 8 mai 2002, les dessins sont exposés aux arènes. Quoi de plus logique que de faire dessiner la torture aux enfants afin qu’ils s’habituent à celle-ci ? c’est comme cela que l’on forme les futurs aficionados et éventuellement les toreros et picadors…
M.Veau, responsable des festivités
Mairie d’Alès
Place de l’Hôtel de ville
30100 Alès
Tél. 04 66 56 11 00
Fax. 04 66 56 11 44
Site Internet :http://www.ville-ales.fr

Il est également souhaitable de contacter les recteurs des académies concernées, leur rôle étant de faire respecter la loi, et éventuellement l’éthique !
Recteur de l’Académie d Aix-Marseille
(lycée et collège d’Arles)
Place Lucien Payet
13621 Aix-en-Provence cedex 01
Tél. 04 42 91 70 00
Fax. 04 42 91 70 01
Mail : ce.cabinet.secretariat@ac-aix-marseille.fr

Recteur de l’Académie de Montpellier
(pour les écoles d’Alès, lycées et collèges de Nîmes)
31 rue de l’Université
34000 Montpellier
Tél. 04 67 91 47 00
Fax. 04 67 91 47 80
Mail : ce.reccab@ac-montpellier.fr
Recteur de l’Académie de Caen
(pour le lycée de Cherbourg)
168 rue Capenière
BP 6184
14061 CAEN Cedex
Tél. 02 31 30 15 00
Fax. 02 31 30 15 92
Mail : ce.rectorat@ac-caen.fr

Recteur de l’Académie de Nice
(pour les lycées de St Raphaël et de la Seyne sur Mer)
53 Avenue Cap de Croix
06181 Nice Cedex 2
Tél. 04 93 53 70 70
Fax. 04 93 53 70 83
Mail : cabinet-recteur@ac-nice.fr

"De jeunes espoirs à découvrir" titrait La Provence du 2 août 2003

"L'affiche des novilladas de l'été avait fait l'objet d'un concours "Couleur Feria" organisé par la direction de l'Action éducative et de la formation dans le cadre du contrat éducatif local de la ville d'Arles.
L'école gagnante a été la maternelle de La Roquette sous l'encadrement de Mme Billes, directrice de cette école...."

Cette article a scandalisé plusieurs Arlésiens qui ont fait part de leur réprobation au responsable du comité Tarascon / Pays d'Arles, Joël Lunel. Celui est intervenu d'une part auprès de la directrice de cette école et, d'autre part, auprès du Ministre de l'Education pour lui faire part de son indignation face à l'intrusion de plus en plus persistante du lobby taurin dans le milieu éducatif.

A Madame BILLES
Directrice de l'école maternelle de la Roquette
Place Saint-Césaire
13200 ARLES
A Monsieur Luc Ferry
Ministre de l'Education Nationale
110, rue de Grenelle
75007 PARIS
Tarascon, le 11 08 03

Madame,

Plusieurs personnes d'Arles, adhérentes à notre comité anticorrida, m'ont fait part de leur indignation, en apprenant que l'école maternelle dont vous êtes la Directrice, avait été la gagnante du concours "Couleur Feria" organisé dans le cadre d'un contrat éducatif local.

Vous n'étiez certainement pas sans ignorer Madame, que ce concours de dessins avait comme principal objectif la promotion des novilladas : spectacle de torture et de mort sur de jeunes taureaux. Nous savons qu'un des objectifs de l'école maternelle est l'éducation à l'Art. Quel art ! ! Celui du maniement du poignard !

Faire participer de très jeunes enfants sur le thème de l'abjecte novillada, c'est banaliser la cruauté et les inciter à la violence, à un moment où celle-ci progresse dangereusement.

Comme le précise le Bulletin Officiel de l'Education Nationale du 16 mai 1985, l'enseignement a pour objectif : " l'éducation au respect de la vie sous toutes ses formes. " Je vous rappelle aussi les conclusions du récent rapport de Madame Blandine Kriegel, rapport commandé par Monsieur Jean-Jacques Aillagon, Ministre de le Culture, rapport qui accuse les spectacles de violence d'avoir des effets dangereux sur les jeunes.

Croyez Madame la Directrice à notre profond écœurement.

Un collègue enseignant à la retraite hostile à toute barbarie.

Tarascon, le 11 08 2003

Monsieur le Ministre,

Je me trouve dans l'obligation de faire appel à vos hautes fonctions pour un problème qui indigne de plus en plus de monde et qui frappe notamment notre région : la propagande tauromachique qui est faite dans nos écoles.

Le lobby taurin, par son système mafieux tentaculaire, s'introduit de plus en plus dans le milieu scolaire.

Ainsi, en mars 2002, les élèves des écoles publiques d'Arles sont allés visiter le "Salon du Toro" pendant leurs heures de cours.

Le vendredi 29 novembre 2002, de 14 h à 17 h, les scolaires arlésiens étaient invités avec leurs enseignants aux "3ème rencontre des aficionados".

Plus récemment, ce sont cette fois des élèves d'écoles maternelles d'Arles, qui par l'intermédiaire d'un concours de dessin nommé " Couleurs Feria" devaient réaliser des affiches de novilladas (corridas avec de jeunes taureaux).

Une telle propagande, pour un spectacle de torture, qui conduit à la mort d'animaux, ne peut aboutir qu'à une incitation à la violence. C'est d'ailleurs les conclusions du récent rapport de Madame Blandine Kriegel, rapport commandé par Monsieur Jean-Jacques Aillagon, Ministre de le Culture, rapport qui accuse les spectacles de violence d'avoir des effets dangereux sur les jeunes.

Aussi, je vous serais très reconnaissant d'intervenir Monsieur le Ministre :

  • Pour que l'objectif de l'enseignement soit vraiment "l'éducation au respect de la vie sous toutes ses formes", comme le précise le Bulletin Officiel de l'Education Nationale du 16 mai 1985.
  • D'agir afin que toutes propagandes tauromachiques soient exclues de nos écoles.
  • D'œuvrer pour l'abolition des corridas, véritable honte au 21e siècle pour notre pays.

Avec l'espoir d'être entendu, croyez Monsieur le Ministre à l'expression de ma haute considération.

Joël Lunel
Responsable du comité F.L.A.C Tarascon / Pays d'Arles