ACTION :
"REGIONALES
2004"
Dimanche 21 mars et Dimanche 28 mars

Documents non-violence et
liste non exhaustive de nos interventions

Nos actions se situent dans le cadre de la stricte non-violence.
Ce qui ne signifie nullement qu'il ne faille pas s'indigner face à la barbarie. Bien au contraire.
Mais cette salutaire et légitime indignation s'exprime dans le respect d'autrui.
Nous restons en effet convaincus que seule l'évolution des consciences permettra une rupture définitive avec les archaïsmes sanguinaires dont la corrida reste un exemple encore vivace sur notre territoire en ce début de XXIème siècle.

  • Réflexion au sein de commissions spécialisées
  • Campagnes de protestations écrites
  • Conférences-débat
  • Protection de la jeunesse
  • Actions de terrain : présence pacifique aux abords des arènes
  • Actions "ronds-points"
  • Actions juridiques
  • Travail auprès des députés nationaux et européens
  • Etc.
Attention ! Ils ont des idées :
Gilles de Robien propose le bac option chasse dans le département de la Somme. (info France Inter du jeudi 18 mars 2004 dans le 7/9.)

Nos commentaires :
Attention ! Ils pourraient avoir des idées :
A quand le bac option corrida en Languedoc proposé par le Président de région sortant et candidat Jacques Blanc, grand "aficionado" devant l'éternel !?!

QUESTIONS aux candidats

Préambule : Se présenter au suffrage universel relève d'une confiance réciproque nécessaire à l'élaboration des meilleurs outils permettant à une société démocratique de préserver son précieux équilibre.
La violence, qui peut à tout instant rompre cet équilibre, est l'une des préoccupations majeures des sociétés évoluées qui tentent de l'enrayer le plus possible.
Il est cependant des formes de violence qui peuvent être très rapidement supprimées : la corrida en fait partie.

1 - Au plan éthique :
Pensez-vous qu'une évolution des consciences puisse venir à bout de cette pratique sanguinaire ?
  • oui
  • non
  • ne sait pas
Commentaires :
Se divertir aux dépens d'un animal vous paraît-il légitime ?
  • oui
  • non
  • ne sait pas
Commentaires :
L'"exception culturelle" justifie-t-elle à vos yeux des actes moralement condamnables ?
  • oui
  • non
  • ne sait pas
Commentaires :
La propagande en milieu scolaire : seriez-vous prêt-e à y mettre un terme ?
  • oui
  • non
  • ne sait pas
Commentaires :
L'information en milieu scolaire : seriez-vous prêt-e à la favoriser, notamment en permettant des conférences-débats au cours desquelles les opposants pourraient développer leurs arguments ?
  • oui
  • non
  • ne sait pas
Commentaires :

2 - Au plan économique
Lors des ferias la fréquentation des arènes tourne autour de 3 à 5 % de l'ensemble des participants.
Vous diriez-vous prêt-e à favoriser une feria sans corrida ?

  • oui
  • non
  • ne sait pas
Commentaires :
Les écoles de tauromachie. Ce sont pour la plupart des lieux d'apprentissage des tauromachies ibériques (certaines pratiquent la mixité avec l'enseignement des tauromachies autochtones, camarguaise et landaise dont nous savons qu'elles servent de tremplin pour la corrida.)
Dans un premier temps, seriez-vous prêt-e à supprimer le financement par la Région de ce type d'"école" ?
  • oui
  • non
  • ne sait pas
Commentaires :
Vous diriez-vous prêt dans un 2ème temps à demander leur fermeture ?
  • oui
  • non
  • ne sait pas
Commentaires :
3 - Au plan juridique
L'article 521-1 du Code Pénal sanctionne les actes de cruauté à animaux. Son 3ème alinéa constitue une exception à la règle en autorisant les courses de taureaux et les combats de coqs là où peut être invoquée une "tradition ininterrompue".
Seriez-vous prêt-e à obtenir l'abrogation de ce 3ème alinéa ?
  • oui
  • non
  • ne sait pas
Commentaires :
Conclusion :
Les opposants à la torture sont aussi des électeurs.
Ils sont fort heureusement les plus nombreux.
Vous dites-vous prêt-e à faire respecter en ce domaine la démocratie qui veut que s'appliquent les décisions du plus grand nombre ?
  • oui
  • non
  • ne sait pas
Commentaires :

LES REPONSES DES CANDIDATS-ES

  • Pyrénées-Orientales
    Arlette FRANCO déclare " pas d'arènes ni de corridas à Canet ".
    François CALVET est contre ces pratiques, mais laisse faire au nom de la " tradition ".
    Daniel MACH ne daigne pas répondre.
    Les VERTS se prononcent contre, ainsi que l'Esquerra Republicana de Catalunyà-Nord. (ERC).
    Relançons sans cesse nos représentants. Disons et redisons leur que l'on ne gouverne pas contre la majorité, et que l'on ne subventionne pas la barbarie avec l'argent public.

  • 18 mars : Michel Vauzelle – Président de la région PACA
    Un président de région, comme tout citoyen, peut avoir son opinion personnelle sur la corrida, mais il n’est pas dans son pouvoir, il n’est pas de la compétence de la Région et d’une quelconque majorité régionale, de décider de l’autorisation ou de l’interdiction de la corrida. Cette question ne relève pas de la politique régionale.

    Je vous apporterai néanmoins les précisions suivantes : la corrida dite “espagnole” (à distinguer de la corrida portugaise) est autorisée (c’est une législation nationale, ce sont les députés qui se sont prononcés) dans quelques villes seulement du sud-est et du sud-ouest, villes où, selon la loi, une tradition taurine ininterrompue est avérée.
    Je vais prendre quelques exemples. Il y a eu, à la fin du XIXéme siècle et au début du XXéme siècle, des corridas à Marseille et même à Paris. Il n’est plus possible d’organiser des corridas dans ces villes aujourd'hui. En revanche elles restent autorisées dans quelques villes comme Nîmes, Dax, Bayonne et Arles.

    Par souci de vérité historique, je suis obligé de vous faire remarquer que la corrida n’existait pas au Moyen Age. Elle est apparue postérieurement. On ne saurait donc en faire une tradition moyenâgeuse. D’ailleurs les historiens, dès la période romantique, mais surtout les historiens récents comme Jacques le Goff et le regretté Georges Duby, qui fut mon ami, ont bien démontré que le Moyen Age ne fut pas, du moins pour “le temps des cathédrales”, une période d’obscurité, barbare, mais au contraire une époque d’un grand rayonnement intellectuel et culturel. Ainsi évoluent les civilisations.

    Une dernière chose. Il y a des écologistes qui n’aiment pas la corrida, il y en a qui l’aiment. Il y a des gens de droite qui aiment la corrida et d’autres qui la détestent. Il y a des gens de gauche qui ne supportent pas la corrida, il y en a qui l’apprécient. La corrida n’est ni à droite ni à gauche, ce fut même l’un des rares lieux où, après la guerre civile espagnole, partisans de Franco et Républicains arrivaient à être côte à côte. Je dis cela sans porter aucun jugement. Je respecte l’opinion des personnes qui n’aiment pas la corrida et je ne chercherai jamais à les convaincre du contraire.

  • Michel Valdiguié pour la liste UDF en Haute-Garonne
    Dans le cadre des élections régionales et de la liste que je conduis en Midi-Pyrénées, vous avez bien voulu me solliciter au sujet de la corrida.

    Je vous indique que notre position est à l’image même de notre concept de la démocratie : à savoir qu’il n’y a pas de démocratie sans pluralisme et que la diversité des courants d’opinion et de pensées constitue la meilleure manière de lutter contre les extrêmes et l’intégrisme sous toutes ses formes.

    C’est pourquoi notre choix s’appuie sur une démarche d’ouverture, de liberté et de respect mutuel.
    Les corridas constituent une tradition très fortement ancrée dans certaines régions françaises dont Midi-Pyrénées et nous considérons par conséquent que les interdire serait aussi vécu comme une atteinte à l’identité culturelle de ces régions.
    Cette position ouvre pour chaque citoyen le droit de se reconnaître ou pas dans la tradition séculaire de la corrida et ce principe se revendique avant tout d’un esprit de tolérance qui autorise le débat sans pour autant poser celui d’interdiction formelle.

  • 19 mars : Narcis Duran pour Catalunya Nord
    Je viens de recevoir votre lettre bien documentée sur le sujet et dans laquelle vous montrez aussi que vous connaissez bien les orientations de notre parti. Je ne m’en étonne pas, car j’avais eu l’occasion de vous entendre à Ràdio Arrels et aussi parce que j’avais eu l’occasion de parler de cette attitude barbare avec notre ami Joan Lluís Luís, que vous devez connaître.
    Je suis pris par le temps et n’ai pas le temps de développer notre position, qui va très clairement dans votre sens (en plus, pour ceux qui évoquent “la tradition”, nous n’aimons pas l’espagnolisation que cela entraîne : ferias, bodegas, peñas,… ).
    Vous devez savoir donc aussi que notre parti a eu un rôle très important dans les lois contre les corridas et la maltraitance des animaux au Parlement de Catalunya et dans un certain nombre de municipalités. Je vous propose de nous rencontrer quand vous le pourrez afin de voir ensemble comment nous pouvons nous associer à votre lutte.

  • Jean-Pierre Bataille Alternative et Verts
    1 – Au plan éthique :
    - Pensez-vous qu'une évolution des consciences puisse venir à bout de cette pratique sanguinaire ? : OUI
    - Se divertir aux dépens d'un animal vous paraît-il légitime ? : NON
    - L'"exception culturelle" justifie-t-elle à vos yeux des actes moralement condamnables ? : NON
    - La propagande en milieu scolaire : seriez-vous prêt-e à y mettre un terme ? : OUI
    - L'information en milieu scolaire : seriez-vous prêt-e à la favoriser, notament en permettant des conférences-débats au cours desquelles les opposants pourraient développer leurs arguments ? : OUI avant propagande à l'école
    2 – Au plan économique :
    - Lors des ferias la fréquentation des arènes tourne autour de 3 à 5% de l'ensemble des participants. Vous diriez-vous prêt-e à favoriser une feria sans corrida ?: OUI
    - Dans un premier temps, seriez-vous prêt-e à supprimer le financement par la Région de ce type d'"école" ? : OUI
    - Vous diriez-vous prêt dans un 2e temps à demander leur fermeture ? : OUI
    3 – Au plan juridique :
    L'article 521-1 du Code Pénal sanctionne les actes de cruauté à animaux. Son 3e alinéa constitue une exception à la règle en autorisant les courses de taureaux et le combats de coqs là où peut être invoquée une "tradition ininterrompue".
    - Seriez-vous prêt-e à obtenir l'abrogation de ce 3e alinéa ? OUI
    - Vous dites-vous prêt-e à faire respecter en ce domaine la démocrate qui veut que s'appliquent les décisions du plus grand nombre ? Avec le plus grand nombre, l'abolition de la peine de mort n'aurait pas eu lieu

  • Alain Persia : Région PACA / Union de la Droite Républicaine et souverainiste
    1 - Au plan éthique :
    - Pensez-vous qu'une évolution des consciences puisse venir à bout de cette pratique sanguinaire ? : OUI
    - Se divertir aux dépens d'un animal vous paraît-il légitime ? : NON
    - L'"exception culturelle" justifie-t-elle à vos yeux des actes moralement condamnables ? : NON
    - La propagande en milieu scolaire : seriez-vous prêt-e à y mettre un terme ? : OUI
    - L'information en milieu scolaire : seriez-vous prêt-e à la favoriser, notamment en permettant des conférences débats au cours desquelles les opposants pourraient développer leurs arguments ? : En cas de discussion dans les écoles, collèges et lycées, il faut que les deux bords puissent développer leurs arguments. Mais est-ce vraiment le rôle de l'Education Nationale ?
    2 - Au plan économique :
    - Lors des ferias la fréquentation des arènes tourne autour de 3 à 5% de l'ensemble des participants.
    Vous diriez-vous prêt-e à favoriser une feria sans corrida ? : OUI
    - Dans un premier temps, seriez-vous prêt-e à supprimer le financement par la Région de ce type d'"école" ? : OUI
    - Vous diriez-vous prêt dans un 2e temps à demander leur fermeture ? : NON. Du moins pas tant que la loi n'interdit pas la corrida
    3 - Au plan juridique :
    L'article 521-1 du Code Pénal sanctionne les actes de cruauté à animaux. Son 3e alinéa constitue une exception à la règle en autorisant les courses de taureaux et le combats de coqs là où peut être invoquée une "tradition ininterrompue".
    - Seriez-vous prêt-e à obtenir l'abrogation de ce 3e alinéa ? OUI
    - Vous dites-vous prêt-e à faire respecter en ce domaine la démocratie qui veut que s'appliquent les décisionsdu plus grand nombre ? :
    Ni plus en ce domaine qu'en un autre. Argument dangereux, on est encore peut-être une majorité à souhaiter la peine de mort. Il ne faut pas tomber dans la démocratie d'opinion.

  • Michel Aguilera et Christian Lacour-Olle Liste Languedoc et Catalogne 2004
    1 – Au plan éthique :
    - Pensez-vous qu'une évolution des consciences puisse venir à bout de cette pratique sanguinaire ? : OUI
    - Se divertir aux dépens d'un animal vous paraît-il légitime ? : NON
    - L'"exception culturelle" justifie-t-elle à vos yeux des actes moralement condamnables ? : NON
    - La propagande en milieu scolaire : seriez-vous prêt-e à y mettre un terme ? : OUI
    - L'information en milieu scolaire : seriez-vous prêt-e à la favoriser, notamment en permettant des conférences-débats au cours desquelles les opposants pourraient développer leurs arguments ? : Aucune réponse
    2 – Au plan économique :
    - Lors des ferias la fréquentation des arènes tourne autour de 3 à 5% de l'ensemble des participants. Vous diriez-vous prêt-e à favoriser une feria sans corrida ? : OUI
    - Dans un premier temps, seriez-vous prêt-e à supprimer le financement par la Région de ce type d'"école" ? : OUI
    - Vous diriez-vous prêt dans un 2è temps à demander leur fermeture ? : OUI
    3 – Au plan juridique :
    L'article 521-1 du Code Pénal sanctionne les actes de cruauté à animaux. Son 3e alinéa constitue une exception à la règle en autorisant les courses de taureaux et le combats de coqs là où peut être invoquée une "tradition ininterrompue".
    - Seriez-vous prêt-e à obtenir l'abrogation de ce 3e alinéa ? OUI
    - Vous dites-vous prêt-e à faire respecter en ce domaine la démocratie qui veut que s'appliquent les décisions du plus grand nombre ? :OUI
    Nous sommes pour la promotion des courses camarguaises (course avec des razeteurs où l'homme joue d'adresse de rapidité avec les taureaux, sans violence.

  • Michel Daverat : Verts Aquitaine
    En pièce jointe, vous trouverez la fiche D 12 de notre programme.
    Cette fiche (1) (2) élaborée par le groupe "condition animale" de la commission nationale "environnement" à été débattue et amandée lors de notre assemblée générale programmatique du 14 décembre 2003.
    Cette fiche à été soumise au vote. Elle a obtenu : 1304 pour, 425 contre et 354 abstentions, soit 62,6%. Elle a donc été adoptée.
    C'est actuellement la position officielle des Verts.