Lundi de Pentecôte et fréquentation des arènes
Un des plus virulents opposants au Lundi de Pentecôte travaillé fut le maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier qui n’hésita pas à monter au créneau contre ses amis politiques à l’origine de cette mesure. Comme quoi la sacro-sainte discipline politique d’un groupe peut être mise à mal lorsqu’il s’agit de défendre l’indéfendable corrida. Faut-il que le « petit monde tauromachique » soit puissant pour avoir, chez les politiques, des défenseurs aussi zélés ? Pour justifier son courroux, le maire de Nîmes avança des prévisions de pertes très exagérées dues au soi-disant manque de fréquentation, parlant de plusieurs millions d’euros de manque à gagner pour la ville de Nîmes. Pourtant, à la lecture des comptes-rendus  dits  « officiels » il semble que le nombre des fêtards ait été dans la norme habituelle. Par contre, pendant les cinq jours de barbarie tauromachique, la fréquentation des arènes a baissée de 15.000 spectateurs par rapport aux autres années, ce qui ne peut que nous réjouir. Et qu’on ne vienne pas nous dire que c’est à cause du lundi travaillé puisqu’il a été chômé par la quasi-totalité des travailleurs du département. Même le Rectorat d’Académie avait fait prendre des dispositions pour que les établissements scolaires soient fermés.
Les taurins, Jean-Paul Fournier en tête, n’ont quand même pas eu le culot d’attribuer au seul Lundi de Pentecôte la perte de 15.000 spectateurs. S’ils l’avaient fait, cela aurait simplement voulu dire que la dernière corrida de la féria se serait déroulée à huis clos! Non, la désaffection du public s’est étalée sur tous les spectacles taurins et c’est une excellente nouvelle pour tous ceux qui réprouvent la cruauté et la torture donnée en spectacle.
En fait, la mafia tauromachique tente d’étendre son emprise mais comme le nombre total d’amateurs n’augmente pas, voire diminue, on assiste à une dilution qui provoquera à terme des déficits pour tous les organisateurs. Cette analyse est d’ailleurs souvent avancée par les pontes de la profession. Encore une raison, pour nous, d’accentuer notre combat car si le monstre chancelle, aidons-le à tomber.
Ce même lundi de Pentecôte a été aussi « catastrophique » à Vic-Fézensac où la fréquentation des arènes a chuté de 20 à 30 %.(source le « 20 minutes » du 27/05/05).

G.L

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