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DOSSIER EUROPE |
Depuis cinquante ans, il est dans la législation française une loi injuste, en contradiction avec le principe même de la République "Une et indivisible". C'est la loi du 24 avril 1951, dite loi "Ramarony-Sourbet".
Dans le domaine de l'éducation, un certain nombre d'enseignants, de chefs d'établissement ou de recteurs d'académie permettent au lobby tauromachique de pratiquer une propagande scandaleuse auprès des jeunes. Que penser quand des toreros ou picadors viennent, sous couvert de projet pédagogique, faire du prosélytisme dans des établissements d'enseignement et proposent à des enfants de venir voir des corridas (pour être capable de "bien" torturer, il faut commencer jeune)? De plus en plus d'enseignants s'élèvent contre ces pratiques et interpellent proviseurs et recteurs, ainsi que le ministre de l'Education Nationale. Que penser quand des fonds publics sont utilisés dans des écoles tauromachiques (Arles par exemple) pour apprendre à des jeunes issus de milieux défavorisés à torturer des veaux et de jeunes taureaux?
Dans le cadre des ferias, les corridas sont payées sur les budgets municipaux. Même à Nîmes, l'arène la plus fréquentée de France, les courses de taureaux, déficitaires, sont financées par le contribuable. On imagine l'ampleur du déficit dans des arènes de moindre importance.
Le taureau de corrida n'est pas un "fauve" mais un animal domestique et herbivore de surcroît. Il ne devient dangereux qu'enfermé dans une arène où coups et blessures l'obligent à se défendre. Les éleveurs, par sélection génétique, produisent des taureaux sans danger qui chargent les chiffons rouges et non les hommes qui brandissent ces chiffons. L'alimentation artificielle au "pienso compuesto" donne des taureaux énormes, impressionnants, mais trop gras pour être réellement dangereux.
De nombreux arguments vont dans le sens d'une abolition totale de cet anachronisme barbare au sein de l'Union Européenne.
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2003 : Une représentante du CVA, Marie-Françoise Lheureux, va rencontrer le secrétaire de Valéry Giscard d'Estaing, président de la Convention sur l'Avenir de l'Europe.
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| L’UE et la protection animale : objectifs politiques
Le traité d’Amsterdam en vigueur depuis mai 1999 établit de nouvelles règles fondamentales concernant l’action de l’Union européenne en matière de protection animale dans un “Protocole sur la protection et le bien-être des animaux”. Il reconnaît officiellement que les animaux sont des êtres sensibles et impose aux institutions européennes de tenir pleinement compte des exigences en matière de bien-être animal dans la formulation et la mise en œuvre de la législation communautaire.
Le protocole définit également les limites de la compétence communautaire en matière législative.
Les actes de cruauté envers les animaux, les mauvais traitements, la participation d’animaux à des compétitions, des expositions, des manifestations culturelles ou sportives telles que la tauromachie, les combats de chien et les courses de chiens constituent des exemples de questions demeurant exclusivement de la compétence des gouvernements nationaux. |
Le projet MINOTAURE
Ce projet qui entendait promouvoir les “encierros” (taureaux lâchés dans les rues où ils sont molestés par des jeunes gens, la plupart du temps sous l’emprise de l’alcool) ne recevra pas de fonds européens.
En effet, les responsables de la Commission Interreg Trois en ont décidé ainsi. Cette commission a pour fonction de promouvoir la culture et l’économie régionale des pays de l’union européenne.
Ainsi, le projet Minotaure qui, sous couvert de culture, ambitionnait la promotion des corridas, a été particulièrement controversé et dénoncé non seulement par la Protection Animale mais également par la très grande majorité des citoyens européens.
(Source : The New Bull Tribune/ ADDA Barcelone - N° 18 - 4ème trimestre 2003) |
Elections Européennes 13 juin 2004 |
Rencontres : le 25 mai 2004 le Comité FLAC Perpignan rencontrait Gérard Onesta, vice-président du Parlement Européen (les Verts), pour lui demander la mise en œuvre d'une directive recommandation européenne contre la corrida et, de façon plus générale, une démarche favorable à l'ensemble de la Protection Animale. Elections : en règle générale les promoteurs de corrida ont peur de l'Europe. Ils espèrent que ce sujet n'y sera jamais abordé car ils craignent la dilution des "cultures du sud" dans une Europe élargie.
Rappel d'un fonctionnement de l'Europe : c'est le principe dit de "subsidiarité" qui préconise des prises de décision au plus près des citoyens quand existent plusieurs instances institutionnelles susceptibles de régler la question.
Dans un autre ordre d'idée : les Verts entendent protéger la "multiplicité des cultures". Oui mais voilà ! Avec un certain Noël Mamère en tête nous avons raisonnablement des raisons d'avoir des craintes ! |