Arrêt de la Cour d'Appel de Toulouse en date du 3 avril 2000
2001
Opération "Crescendo"

Lettre à Charles Clamens
maire de Rieumes
Communiqué de presse cosigné par
les associations de Protections Animale
Action préventive du 9 juin à Rieumes.
Rassemblement pacifique.
Délégation reçue par le maire de la Ville.
Communiqué de presse:
Quand la cruauté et la barbarie sont condamnées
c’est la Civilisation qui gagne
Communiqué de presse:
concerne l’arrêt de la Cour d’Appel de Toulouse du 12 juillet 2001
Communiqué de presse:
Rassemblement à
Rieumes le 15 juillet 2001

2002
Opération "Bras de fer"

Communiqués de presse
Bérat(Haute-Garonne)
Rieumes : corrida du dimanche 22 septembre 2002
Nouveau cadeau aux aficionados
Rassemblement pacifique
dimanche 22 septembre 2002 à Rieumes
et manifestation décentralisée à Paris
Situation juridique

Arrêt de la Cour d'Appel de Toulouse en date du 3 avril 2000
(extrait) :
Aux motifs qu'en matière de corridas le caractère manifestement illicite du trouble allégué ne peut résulter que de l’impossibilité évidente pour les organisateurs de se prévaloir de la tradition suffisante de nature à justifier l’organisation de spectacles taurins prévue par les articles 511-1 et 654-1 alinéa 3 du Nouveau Code Pénal,

qu’il n’est pas démontré que des spectacles taurins avec utilisation de banderilles, dont l’association intimée prétend qu’elle constitue un acte de cruauté répréhensible, ont été régulièrement organisés sur le territoire de la commune de RIEUMES, ces dernières années ou même dans des périodes reculées,

que l’association appelante prétend cependant au maintien dans la proche région d’une tradition taurine,

qu’il ne saurait être contesté que dans le midi de la France entre le pays d’Arles et le pays basque, entre garrigue et Méditerranée, entre Pyrénées et Garonne, en Provence, Languedoc, Catalogne, Gascogne, Landes et Pays-Basque existe une forte tradition taurine qui se manifeste par l’organisation de spectacles complets de corridas de manière régulière dans les grandes places bénéficiant de structures adaptées permanentes et de manière plus épisodique dans les petites places à l’occasion notamment de fêtes locales ou votives,

que la seule absence ou la disparition d’arènes en dur qui peut résulter de circonstances diverses ne peut donc être considérée comme la preuve évidente de la disparition d’une tradition qui se manifeste aussi par la vie des clubs taurins locaux, l’organisation de manifestations artistiques et culturelles autour de la corrida et le déplacement organisé ou non des "aficionados" locaux vers les places actives voisines ou plus éloignées,

que le maintien de la tradition doit s’apprécier dans le cadre d’un ensemble démographique,

que RIEUMES est située à quelques kilomètres de TOULOUSE et à proximité de GIMONT dans le Gers où sont organisés régulièrement des spectacles taurins,

que l’agglomération toulousaine a connu l’organisation de spectacles taurins complets jusqu’en 1976,

que les arènes ont été détruites en 1990,

que d’autres spectacles toutefois sans pique ni mise à mort en public mais avec banderilles ont été récemment organisés à GRENADE-SUR-GARONNE ou encore dans le Tarn à GAILLAC en 1985,

qu’il existe dans la proche région toulousaine de nombreuses associations ayant un lien avec la tauromachie,

qu’il appartient au seul juge du fond d’apprécier si les éléments susvisés sont réellement susceptibles de permettre d’invoquer une tradition locale suffisamment constante pour justifier l’organisation de spectacles taurins à RIEUMES mais qu’il n’apparaît pas en l’état qu’une telle organisation sans pique ni mise à mort en public puisse être considérée comme constitutive du trouble manifestement illicite qui seul pouvait justifier la saisine du juge des référés, aucun dommage imminent ne pouvant être invoqué dès lors que les règles tauromachiques sont respectées” (arrêt p.5 al 2 à 8 et p. 6 al 1 et 2)

à Monsieur Charles CLAMENS
Maire de Rieumes
11, place Armes
31370 RIEUMES
France
Objet: Novillada 15 juillet à Rieumes
Agde, le 3 mai 2001

Monsieur le Maire,

Il a été porté à notre connaissance l'organisation d'une novillada sur la commune de Rieumes par l'association "Feria en Savès".

Cette novillada est prévue pour le dimanche 15 juillet 2001.
Elle fait suite aux becerradas qui eurent lieu en 1999 et 2000.

Nous tenons à vous rappeler qu'au lendemain de la becerrada du dimanche 4 juillet 1999 la FLAC portait plainte auprès du Doyen des Juges d'instruction du T.G.I. de Toulouse contre :

- M Bernard CAU (ancien maire de Rieumes)
- MM Christian VIVIES : Président de "Feria en Savès" et Maurice CLAROUS : Vice-Président

Cette plainte a été jugée recevable. L'affaire est en cours.

Par ailleurs, le lundi 3 avril 2000, la Cour d'Appel de Toulouse rendait un arrêt concernant le référé de la SNDA.

Cet arrêt n'a pas l'autorité de la chose jugée.

Seul un jugement au Pénal peut dire le Droit.

Pour l'heure, les organisateurs de la "future" novillada sont dans la plus stricte illégalité.
Ils jouent néanmoins sur le laxisme des magistrats.
Mais l'opinion publique est majoritairement hostile à ce type de pratique dont la cruauté, implicitement reconnue par la loi, n'est plus à démontrer.

Nous vous demandons donc instamment de prendre toutes dispositions afin de mettre un terme à des velléités d'introduction de la corrida dans un secteur qui ne peut en rien se prévaloir de la moindre "tradition", pas davantage une réintroduction sachant qu'une interruption de quelque 25 ans nous sépare de la dernière exhibition dans la Ville Rose.

Il est de notre devoir d'agir et de réagir face à de telles dérives.

Nous ne pouvons admettre en ce début de XXIe siècle que des individus insensés puissent se réjouir de sévices infligés à des animaux.

Nous tenons à dire aussi que nous n'avons rien contre l'organisation de festivités dès lors qu'elles ne sont pas assorties d'utilisation d'animaux aux dépens desquels ont lieu les réjouissances, sous couvert d'Art et de Culture qui plus est !

Nous avons pour habitude de dire que la torture n'est pas notre culture et que la corrida fait obstacle à l'amélioration du sort de tous les animaux.

Nous tenons à vous dire enfin qu'en notre qualité de citoyens porteurs de valeurs digne d'une vraie Civilisation nous ne laisserons pas faire les promoteurs de violence sur notre territoire.

C'est donc dans l'espoir que vous puissiez prendre notre requête en considération ainsi que les mesures susceptibles de calmer nos très vives inquiétudes que nous vous prions d'agréer, Monsieur le Maire de la Ville de Rieumes, l'expression de nos respectueuses salutations.

Pour la FLAC
La Présidente
Josyane QUERELLE

Copies: au préfet / au sous-préfet / à l'ensemble de la Protection Animale
à APACE International / à M Philippe DOUSTE-BLAZY, maire de Toulouse.


RIEUMES
9 juin 2001
Rassemblement pacifique contre l'introduction de la corrida

Depuis 2 ans, les promoteurs de tauromachie ibérique affirment leur volonté d’organiser des corridas à Toulouse.
Mais conscients qu’une forte opposition existe dans la population qui s’est très majoritairement prononcée contre un tel projet, ils tentent de parvenir à leurs fins en investissant la proche banlieue.
Ainsi, ont déjà eu lieu à Rieumes en 1999 et 2000 des “capéas” et “becerradas” sans mise à mort mais avec pose de banderilles. Et une novillada avec mise à mort (corrida avec de jeunes taureaux des “novillos”) est programmée cette fois pour le 15 juillet prochain.
Une nouvelle étape serait alors franchie en vue d’organiser bientôt une corrida formelle et, de proche en proche, gagner Toulouse en 2002 !

Notre Fédération (F.L.A.C) qui représente 25 associations ou fondations estime que les organisateurs de cette novillada sont en pleine illégalité.
En effet, la SNDA (Société Nationale de Défense des Animaux) s’est pourvue en Cassation suite à l’arrêt de la Cour d’Appel de Toulouse le 3 avril 2000 et la F.L.A.C a entamé une procédure au Pénal dans cette même affaire sachant que cet arrêt n’a pas l’autorité de la chose jugée sur le fond.
Les responsables sont en infraction par rapport à la loi qui reconnaît que la corrida comporte des sévices graves et des actes de cruauté envers des animaux.

Aujourd’hui, la F.L.A.C appelle toutes les personnes soucieuses d’éthique et de justice à venir soutenir l’action initiée par l’AIPAN (Association d’Information et de Protection des Animaux et de la Nature) pour un rassemblement pacifique et non-violent à partir de 14 h 30 devant la mairie de Rieumes le samedi 9 juin 2001.
Cette action préventive viendra appuyer la demande que soient immédiatement prises toutes dispositions afin de faire respecter la loi en interdisant la novillada prévue pour le 15 juillet prochain.

Rieumes ne peut se prévaloir d’une quelconque “tradition locale ininterrompue”, la ville de Toulouse ayant elle-même rompu avec cette “tradition” depuis un quart de siècle à présent !
Nous tenons à dire qu’en notre qualité de citoyens porteurs de valeurs dignes d’une vraie Civilisation, nous ne laisserons pas faire les promoteurs de violence sur notre territoire.

Cosignataires :
Associations (Responsables)

ADDA Espagne (Carmen Mendez)
APPA (Deanna Martin)
Association Bourdon (Lucien Bourdon)
Association Titta Ruffo (Jean-Pierre Mouchon)
CATTI (Thierry Schwebel)
Conscience Animale (Pâquerette Pecoraro)
COLBAC (Robert Clavijo)
Fondation Bardot (Christophe Marie)
FNMA (Jacqueline Guillaume)

GRAAL (Marie-Françoise Lheureux)
LFCV (Jacques Desmeules)
MCEPA (Charles Walther)
Secours et Protection des Animaux (Dany Saval)
SOS Chats (Arcady)
SPA Bordeaux (Eliane Dusclaud)
SPA Charleroi / Belgique (Michel Bernier)
SPA Montpellier (Annie Bénézech)
SVPA Brouvelioures (Odette Mas de la Galterie)

Agde, le 30 mai 2001
Pour le Bureau de la F.L.A.C
La Présidente : Josyane QUERELLE


Quand la cruauté et la barbarie sont condamnées
c’est la Civilisation qui gagne.
Le résultat du procès intenté par l’Alliance pour la suppression des corridas contre la novillada prévue le 15 juillet prochain à Rieumes est pour nous le signe que la justice a respecté le sens des mots. La Haute-Garonne ayant rompu avec la “tradition” depuis un quart de siècle se voit désormais interdite de corrida.
Ce jugement a tranché sur le fond.

Le maire de Rieumes, le Sous-Préfet de Muret et le Préfet de Toulouse doivent immédiatement prendre la décision qui s’impose : Interdire la novillada que la justice vient de déclarer illégale.
Ils ne peuvent plus se retrancher derrière le caractère soi-disant privé de cette exhibition.

Quand la cruauté et la barbarie sont condamnées c’est la Civilisation qui gagne.
Les opposants à la corrida sont plus que jamais fermement décidés à faire respecter cette décision de justice que ce soit à Rieumes, à Toulouse ou à Luchon.

Pour sa part, la F.L.A.C poursuit l’action en justice qu’elle a intentée contre les organisateurs de la becerrada qui eut lieu le 4 juillet 99 à Rieumes, également organisateurs de la novillada en question.
Les mises en examen n’ont pas encore été prononcées mais des circonstances plus favorables devraient voir une accélération du processus.

Le 9 juillet 2001
Pour la F.L.A.C
La Présidente : Josyane QUERELLE


RIEUMES :
concerne l’arrêt de la Cour d’Appel de Toulouse
du 12 juillet 2001

Dans cet arrêt de la Cour d’Appel venant confirmer l’interdiction de la novillada prévue à Rieumes ce dimanche 15 juillet, les opposants à la corrida se trouvent confortés et réconfortés par une décision de justice cohérente et vont poursuivre leur entreprise pour obtenir l’abolition d’une pratique insupportable sur le territoire français.

Nous tenons à préciser que les actes de cruauté sont bien l’utilisation de la pique, les banderilles, la puntilla et autre épée, et que la mort de l’animal vient mettre un terme nécessaire à ses souffrances et à la persécution dont il est l’objet.
La mort reste quant à elle inéluctable, en revanche la cruauté ne l’est pas !
La corrida n’est pas une fatalité. Elle va rendre gorge bien plus rapidement qu’on ne le pense.
La F.L.A.C sera présente à Rieumes le dimanche 15 juillet pour vérifier que la décision de justice n’est pas bafouée.

Agde, le 12 juillet 2001
Pour la F.L.A.C
La Présidente : Josyane QUERELLE


Une délégation fut reçue par le maire.
Au centre, Josyane QUERELLE,
Présidente de la FLAC.
A gauche, Robert CLAVIJO
Président du COLBAC.

Compte-rendu de la manifestation

Près de 200 personnes se sont retrouvées place d’Armes à Rieumes en ce samedi 9 juin à partir de 14 h 30 pour dire non à ce projet d’une novillada prévue pour le 15 juillet prochain.
Elles avaient répondu à l’appel de la F.L.A.C et de l’AIPAN.
De nombreuses associations étaient présentes ou représentées notamment des associations espagnoles.

Une délégation fur reçue par le maire de Rieumes, Monsieur Charles Clamens, dans la salle du Conseil Municipal. Cette délégation était constituée de quelques habitants de Rieumes de responsables et de représentants d’associations.
Il semblerait que le maire ne soit pas entièrement favorable à l’introduction de la corrida dans sa commune. Mais, il n’empêchera pas la novillada du 15 juillet arguant du fait qu’elle se déroulerait sur un terrain privé aux abords de la ville.

A l’issue de cet entretien, la présidente de la F.L.A.C a remis au maire de la ville une motion cosignée par de nombreuses associations de protection animale, françaises et européennes

Après un court défilé autour de la mairie de Rieumes, les manifestants se sont retrouvés aux Halles de la Ville afin de définir ensemble les prochaines modalités d’action.

Affaire à suivre. “Ils” ne lâcheront peut être pas mais nous non plus !

Les premiers cosignataires

Associations
(Responsables)

ADDA Espagne
(Carmen Mendez)
AIPAN (Chantal Mondain)
APPA
(Deanna Martin)
Association Bourdon
(Lucien Bourdon)
Association Titta Ruffo
(Jean-Pierre Mouchon)
Association Stéphane Lamart
(Stéphane Lamart)
CATTI
(Thierry Schwebel)
Conscience Animale
(Pâquerette Pecoraro)
COLBAC
(Robert Clavijo)
Collectif Anti Corrida de Fréjus
(Didier Le Gall)
Fondation Bardot
(Christophe Marie)
FNMA
(Jacqueline Guillaume)
GRAAL
(Marie-Françoise Lheureux)
LFCV
(Jacques Desmeules)
MCEPA
(Charles Walther)
Secours et Protection des Animaux
(Dany Saval)
SOS Chats
(Arcady)
SPA Bordeaux
(Eliane Dusclaud)
SPA Charleroi / Belgique
(Michel Bernier)
SPA Montpellier
(Annie Bénézech)
SVPA Brouvelioures
(Odette Mas de la Galterie)

à Monsieur Charles CLAMENS
Maire de RIEUMES (Haute-Garonne)

Depuis 2 ans, les promoteurs de tauromachie ibérique affirment leur volonté d’organiser des corridas à Toulouse. Mais conscients qu’une forte opposition existe dans la population qui s’est très majoritairement prononcée contre un tel projet, ils tentent de parvenir à leurs fins en investissant la proche banlieue.
Ainsi, ont déjà eu lieu à Rieumes en 1999 et 2000 des “capéas” et “becerradas” sans mise à mort mais avec pose de banderilles. Et une novillada avec mise à mort (corrida avec de jeunes taureaux des “novillos”) est programmée cette fois pour le 15 juillet prochain.
Une nouvelle étape serait alors franchie en vue d’organiser bientôt une corrida formelle et, de proche en proche, gagner Toulouse en 2002 !

Notre Fédération (F.L.A.C) qui représente 25 associations ou fondations en partenariat avec de nombreuses associations de Protection Animale au plan européen, estime que les organisateurs de cette novillada sont en pleine illégalité.
En effet, la SNDA (Société Nationale de Défense des Animaux) s’est pourvue en Cassation suite à l’arrêt de la Cour d’Appel de Toulouse le 3 avril 2000 et la F.L.A.C a entamé une procédure au Pénal dans cette même affaire sachant que cet arrêt n’a pas l’autorité de la chose jugée sur le fond.
Les responsables sont en infraction par rapport à la loi qui reconnaît que la corrida comporte des sévices graves et des actes de cruauté envers des animaux.

Rieumes ne peut se prévaloir d’une quelconque “tradition locale ininterrompue”, la ville de Toulouse ayant elle-même rompu avec cette “tradition” depuis un quart de siècle à présent !

Nous tenons à dire qu’en notre qualité de citoyens porteurs de valeurs dignes d’une vraie Civilisation, nous ne laisserons pas faire les promoteurs de violence sur notre territoire.

Fait le 9 juin 2001

MOTION

En conséquence :
La F.L.A.C demande que soient immédiatement prises toutes dispositions afin de faire respecter le loi en interdisant la novillada prévue pour le 15 juillet 2001 sur la commune de Rieumes


RASSEMBLEMENT A RIEUMES LE 15 JUILLET 2001

La procédure d’urgence initiée par l’Alliance pour la suppression des corridas qui a vu l’interdiction de la novillada en date du lundi 9 juillet 2001 a pareillement préconisé l’exécution provisoire de cette décision.
Les organisateurs ont à leur tour tenté un référé pour contrer cette décision et faire lever l’exécution provisoire de la sentence.
Mais la Cour d’Appel a maintenu l’exécution provisoire par son arrêt rendu le jeudi 12 juillet.
(Il faut ajouter que la justice ne pouvait pas rendre 2 jugements contradictoires à 3 jours d’intervalle ! Elle serait apparue comme étant très incohérente !)
N’oublions pas cependant que l’Appel du jugement interviendra seulement au mois de septembre 2001
.

Donc, pour l’heure, rien, hélas, n’est définitif. Et, n’oublions pas non plus que nos adversaires, s’ils perdent encore, peuvent aller en Cassation. Il faut en effet savoir qu’ils ne vont pas aussi facilement baisser les bras.
C’est en ce sens qu’il nous paraissait de la toute première importance d’être sur les lieux le dimanche 15 juillet, sachant que ça n’est pas une décision de justice qui va les faire reculer dans leurs projets.Il convenait donc de vérifier que la loi n’était pas bafouée.

Mais le vent et la pluie s’en sont mêlés et les intempéries du samedi 14 juillet leur ont permis de sortir la tête haute d’un bras de fer avec la justice ! Ils ont saisi cette opportunité, faisant valoir que la tornade était l’élément qui les empêchait de faire la novillada du dimanche après-midi, ainsi que toutes les autres prestations (gratuites) qui devaient avoir lieu le matin à 11 heures (becerrada / démonstration de toreo à cheval).

Nous étions donc présents aux arènes à Rieumes ce dimanche 15 juillet entre 15 et 16 heures. Notre objectif était double : d’une part fêter symboliquement cette victoire (même si elle n’est pas définitive) en déployant nos banderoles devant les arènes désertes et, d’autre part, montrer à nos adversaires que nous restons vigilants.
Aussitôt alertés (probablement par des voisins) les organisateurs ont rapidement fait irruption. Ils n’étaient pas particulièrement ravis de notre présence. Les gendarmes arrivés plus tôt sur les lieux nous avaient dit que nous pouvions faire les photos que nous souhaitions. Lorsque les procorrida commencèrent à avoir une attitude réellement menaçante, nous sommes partis sans répondre aux provocations.

Nous savons à présent que la ville de Rieumes est devenue un lieu symbolique de la lutte contre la corrida.

Quant au procès intenté par la F.L.A.C contre les organisateurs de la becerrada qui eut lieu à Rieumes le 4 juillet 99, il est toujours d’actualité. Les juges n’ayant pas voulu prononcer de mise en examen avant le 15 juillet 2001 pour cause de novillada !
Tout ceci nous permet de comprendre que nous devons plus que jamais faire preuve de la plus extrême des vigilances car cette affaire est loin d’être réglée.
Et pour finir, nous avions prévu de dépêcher un huissier sur les lieux afin de poursuivre en justice dès le lundi 16 juillet en cas de manquement à la loi.
Comme vous pouvez le constater nous sommes confrontés à de très grosses difficultés pour mener cette lutte.

Pour la F.L.A.C
La Présidente : Josyane QUERELLE

COMMUNIQUES DE PRESSE
Bérat(Haute-Garonne)

Le samedi 20 juillet 2002, une délégation des opposants à la corrida était reçue en mairie par le maire de Bérat (Haute-Garonne), lequel avait également invité les promoteurs de tauromachie ibérique qui ont décliné craignant soi-disant quelques invectives des “antis”.
La délégation était donc composée des représentants de la F.L.A.C (représentant 30 associations-membres), le COLBAC, l’AFIPA, l’AIPAN, le Biotope en danger et OLGA.

Les organisateurs de la novillada prévue en septembre prochain à Rieumes sont à la recherche d’une terre d’accueil pour y installer des arènes démontables. Ainsi ont-ils sollicité Bérat, commune voisine.
Mais le Conseil Municipal et le Maire ont voté à l’unanimité contre ce type de transfert en précisant que Bérat n’était pas une terre de “tradition” et qu’ils ne voyaient pas les raisons pour lesquelles leur commune devrait hériter d’une festivité controversée et qui plus est n’a pas été initiée chez eux.
La novillada en question devrait donc se faire à Rieumes sur un terrain privé en périphérie comme ce fut le cas en 2001. Rappelons toutefois que celle du 15 juillet 2001 n’eut pas lieu.
Question : était-ce à cause de la météo ou bien d’une décision de justice ? Quoi qu’il en soit les opposants à la corrida restent vigilants.

Agde, le 23 juillet 2002
Pour la F.L.A.C
La Présidente
Josyane QUERELLE

Rieumes : corrida du dimanche 22 septembre 2002

La corrida n’est pas une fatalité. Nous assistons actuellement à une épidémie dans le sud de la France mais nous poursuivrons notre lutte jusqu’à complète guérison.
Ainsi après Carcassonne, la F.L.A.C sera présente à Rieumes le dimanche 22 septembre prochain et invite d’ores et déjà toutes les bonnes volontés à la rejoindre pour mener une action sur le terrain.
Toutes les modalités d’intervention seront précisées ultérieurement.

Agde, le 5 septembre 2002
Pour la F.L.A.C
La Présidente
Josyane QUERELLE

Nouveau cadeau aux aficionados :

Le tribunal Administratif donne le feu vert pour un massacre le dimanche 22 septembre dans des arènes démontables à Rieumes.

Les volontés hégémoniques du lobby taurin se révèlent au grand jour. Nous ne pouvons cependant imaginer que des esprits éclairés puissent longtemps encore laisser ce type de régression gagner du terrain car il nous renvoie aux heures les plus condamnables de l'histoire de l"humanité.
L'héroïsme contemporain ne passera pas par l'organisation de tueries de taureaux préalablement torturés.
Face à autant de lâchetés et à une totale absence de respect du vivant, les citoyens responsables sauront faire barrage.
En conséquence, la F.L.A.C met en place une action décentralisée et invite toutes les bonnes volontés à faire part de leur indignation à Rieumes et sur l'ensemble du territoire français le dimanche 22 septembre dans l'espoir qu'à l'instar de Brassens nous puissions un jour très prochain chanter
« Un 22 septembre, au diable vous partîtes... »

Agde, le 17 septembre 2002
Pour la F.L.A.C
La Présidente
Josyane QUERELLE


Photos FLAC
Manifestations à Rieumes et...

Décidément, qu'ils soient de Carcassonne ou d'ailleurs, nos adversaires ont le goût du cinquantenaire !
Première corrida à Rieumes depuis 1956 !
Qui ose encore parler de "tradition locale ininterrompue" ?!
Rieumes était donc en fête ce 22 septembre 2002.
D'un côté, une feria sur 3 jours en cœur de ville et, d'un autre, en marge de ces festivités, une "novillada" à l'orée du village.
La première organisée par le club de rugby, l'autre par le club taurin. L'un n'ayant rien à voir avec l'autre se plaisait-on à nous répéter, nous laissant malgré tout comme une interrogation quand on sait par ailleurs leurs indéniables accointances et collusions partout dans le sud de la France !
De franchement maussade, le ciel fit donc bientôt place au soleil ce jour-là permettant aux inconditionnels de la torture de procéder à leur abattage rituel de 6 jeunes taureaux.
Ainsi remportaient-ils leur croisade largement aidés en cela par des jugements à l'emporte-pièce qui proclamaient le règne de la "tradition", donnant à cette bourgade ses lettres d'amoralité !

Mais faisons un bref retour en arrière pour bien comprendre une situation plutôt compliquée.

Rieumes 2001
Dans la nuit du 14 au 15 juillet, le ciel leur tombe sur la tête
La novillada du 15 est à l'eau.
Rappel : la procédure de l'Alliance les avait déclarés hors la loi, mais le temps (celui qu'il fit) acheva de les achever.
Car soyons sûrs que sans l'eau, la loi n'aurait pas suffi pour les dissuader d'aller jusqu'au bout de leur turpitude.

Retour en 2002
Nous étions donc toutes et tous là ce dimanche 22 septembre.
Et, nous avons pu les voir ces quelque 2500 spectateurs, qui sur les gradins, qui dans les travées, qui dans les escaliers, remplissant chaque interstice des arènes démontables afin de ne perdre aucune miette de spectacle infâmant.
Nous pouvons témoigner car nous y étions, dans et hors les arènes !
Nous avions dépêché des observateurs qui accompagnaient l'huissier chargé par nos soins de dresser constat.
Cependant qu'à l'extérieur, gendarmes et C.R.S. avaient pour consigne de nous empêcher d'approcher des arènes.
Dans un premier temps, les futurs spectateurs devaient se frayer un passage parmi les opposants avant de pouvoir montrer leur billet d'accès aux vomitoires.
Un fourgon de gendarmerie était en effet stationné en travers de la route, faisant office de barrage.


Le capitaine de gendarmerie était venu parlementer nous indiquant que nous pourrions néanmoins arriver jusqu'à hauteur des arènes quand tout le monde serait rentré et à la condition expresse que nous ne fassions aucun chahut !
Comme nous avons pu lui dire : au fond pour vous l'idéal serait que nous n'existions pas et tout irait pour le mieux dans le meilleur des abattoirs possibles.
Bref ! Une différence d'appréciation entre le capitaine de gendarmerie et le chef des C.R.S. fit que l'on nous refusera malgré tout l'accès à proximité des arènes.
Nous avons donc poursuivi notre chahut jusqu'au moment de la sortie où nous avons organisé une haie de déshonneur parfaitement silencieuse avec pour seul fond sonore le roulement d'un tambour qui battait la mesure d'un cortège funèbre.
Le tout sous l'œil particulièrement vigilant des forces de l'ordre qui s'étaient postées de part et d'autre de la haie.
Alors défilèrent celles et ceux, hommes et femmes, jeunes ou vieux, et de nombreux enfants ou adolescents, qui venaient d'assister à la terrible agonie des 6 taureaux sacrifiés à la folie humaine.
Et nous les regardions ces personnes, en apparence nos semblables, qui passaient soudain en silence, baissant souvent la tête, riant parfois pour se donner une contenance, l'attitude n'ayant plus rien à voir avec l'arrogance de l'arrivée.
Car elles savaient au plus profond d'elles-mêmes qu'elles cautionnaient l'inacceptable. Et les voir défiler ainsi avait quelque chose d'effrayant.
Penser qu'elles pouvaient trouver quelque agrément à ce que le simple bon sens réprouve fait froid dans le dos.
Nous nous demandions alors - et nous nous demandons toujours ! - quel type de torture pourrait bien les arrêter !
Quand on est capable de trouver du charme aux sévices infligés aux taureaux au cours d'une corrida, il est à craindre que l'on apprécie d'autres sévices, repoussant sans cesse les limites de la brutalités et de la barbarie.
Violence sans limité!
Violence absolue !

Conclusion
Rieumes a basculé dans le sordide en 2002.
Il y aura fallu bon nombre de complaisances, de jugements contradictoires, d'arrangements en sous-main à tous niveaux.
Toutes choses que nous savons.
Evidemment les aficionados et les autorités aimeraient assez que nous nous exprimions à bas bruit, sans faire de remous.
Qu'ils déchantent.
Car nous sommes des citoyens indignés qui osons dire haut et fort notre indignation.
Et nous sommes de plus en plus nombreux à oser cette salutaire indignation.
N'oublions pas non plus que cette action du 22 septembre fut une action décentralisée. Nous étions notamment relayés sur Paris par des sympathisants de notre cause . Nous les remercions chaleureusement.
Nous tenons à remercier également toutes celles et tous ceux qui ont participé à cette action

Remerciements à :
L'AFIPA :(président Nicolas Biscaye) / délégation

L'APPAC :(présidente : Marie-Louis Calvet) représenté par Jean-Pierre Dunyach en délégation

Le COLBAC : (président : Robert Clavijo) / délégation

Le CRAC :représenté par son président Jean-Pierre Garrigues à la tête d'une délégation

Conscience Animale : représentée par sa présidente Pâquerette Pecoraro

Convention Vie Nature pour une Ecologie Radicale :(président : le juge Charollois) représentée par Jean-Claude Monfort en délégation

Fondation Bardot : (présidente fondatrice Brigitte Bardot) / délégation

FNMA : représentée par sa présidente Jacqueline Guillaume à la tête d'une délégation

OLGA Barcelone : délégation

One Voice : (présidente Muriel Arnal) représentée par Bernard Jaquet responsable régional / délégation

Secourisme Animalier : représenté par sa présidente Micheline Garuz / délégation

Action media de la LFCV qui a relayé la F.L.A.C

Comités F.L.A.C :
Ariège : Ange-Marie Burlin
Marseille : Alain Camisuli
Montpellier : Delphine Simon

... et à Paris

Nous étions aujourd'hui environ 35 personnes à manifester dans le périmètre Gare de Lyon, Gare d'Austerlitz, Bastille pour dénoncer la cruauté de la corrida. Nous étions habillé(e)s en noir et rouge, mun(e)s d'une banderole mentionnant ce qui se déroulait à Rieumes pendant ce temps et nous portions des masques de taureau (merci Caroline !).
1000 tracts de la FLAC ont été distribués, deux marches silencieuses ont été faites dans les halls des Gare de Lyon et d'Austerlitz, les passantEs ont été informé'e)s par nos discours à haute voix durant notre trajet, ainsi que sur notre point de chute : le parvis de l'Opéra Bastille, où plusieurs d'entre nous ont simulé la mort des taureaux en s'allongeant sur le sol.
Il me semble que cette manifestation itinérante a été un succès : compte tenu de la réorganisation de la circulation automobile lors de cette journée sans voiture, la circulation était dense sur les axes où nous nous trouvions et la Place de la Bastille était pleine comme chaque dimanche en fin d'après-midi ; le message est donc passé auprès de nombreuses personnes.
Evidemment nous n'avons pas échappé aux remarques habituelles : "t'es pas du Sud, c'est pas ta culture ; vous mettez l'homme et l'animal sur le même plan, donc ça ne vaut pas la peine de discuter ; je vais voir des corridas, j'aime ça et je trouve qu'il y a des causes plus importantes que la vôtre ; et la guerre en Irak ? etc....
Une remarque : le goût du spectacle de la mort n'est pas l'apanage de la gent masculine fière des prérogatives qu'elle s'est accordée dans la société traditionnelle puisque des jeunes femmes affirment éprouver un vif intérêt pour ce type de divertissement. Un espagnol a déclaré qu'il ne tenait pas énormément à la corrida mais que pour lui si on voulait exprimer un sentiment de compassion envers les animaux, il valait mieux se soucier de ceux qui meurent dans les laboratoires et les abattoirs car le nombre de victimes que concernent ces deux derniers cas est infiniment supérieur à celui de la corrida. Certes, mais non seulement on ne peut tout dénoncer le même jour, et surtout la corrida fait bel et bien de cette barbarie un spectacle.
Nous n'avons pas hésité à rappeler aux passants Place de la Bastille la réussite de la mobilisation à Saint-Denis (affaire de la feria au Stade de France) ni à souligner le fait que le spectacle de la souffrance et de la mort était financé par le contribuable...
Toutefois, que ce soit durant notre file indienne théâtrale et quasi-fantomatique de masques de taureaux dans les halls des gares que lors de notre mise en scène de la mort des taureaux sur le parvis de l'Opéra Bastille, de nombreuses personnes ont exprimé leur approbation face à notre seul message principal, celui du refus du spectacle de la mort et de la souffrance d'un être sensible.
S B