2001 Opération "Crescendo"
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Monsieur le Maire,
Cette novillada est prévue pour le dimanche 15 juillet 2001.
Nous tenons à vous rappeler qu'au lendemain de la becerrada du dimanche 4 juillet 1999 la FLAC portait plainte auprès du Doyen des Juges d'instruction du T.G.I. de Toulouse contre :
Cette plainte a été jugée recevable. L'affaire est en cours.
Par ailleurs, le lundi 3 avril 2000, la Cour d'Appel de Toulouse rendait un arrêt concernant le référé de la SNDA.
Pour l'heure, les organisateurs de la "future" novillada sont dans la plus stricte illégalité.
Nous vous demandons donc instamment de prendre toutes dispositions afin de mettre un terme à des velléités d'introduction de la corrida dans un secteur qui ne peut en rien se prévaloir de la moindre "tradition", pas davantage une réintroduction sachant qu'une interruption de quelque 25 ans nous sépare de la dernière exhibition dans la Ville Rose.
Il est de notre devoir d'agir et de réagir face à de telles dérives.
Nous ne pouvons admettre en ce début de XXIe siècle que des individus insensés puissent se réjouir de sévices infligés à des animaux.
Nous tenons à dire aussi que nous n'avons rien contre l'organisation de festivités dès lors qu'elles ne sont pas assorties d'utilisation d'animaux aux dépens desquels ont lieu les réjouissances, sous couvert d'Art et de Culture qui plus est !
Nous avons pour habitude de dire que la torture n'est pas notre culture et que la corrida fait obstacle à l'amélioration du sort de tous les animaux.
Nous tenons à vous dire enfin qu'en notre qualité de citoyens porteurs de valeurs digne d'une vraie Civilisation nous ne laisserons pas faire les promoteurs de violence sur notre territoire.
C'est donc dans l'espoir que vous puissiez prendre notre requête en considération ainsi que les mesures susceptibles de calmer nos très vives inquiétudes que nous vous prions d'agréer, Monsieur le Maire de la Ville de Rieumes, l'expression de nos respectueuses salutations.
Notre Fédération (F.L.A.C) qui représente 25 associations ou fondations estime que les organisateurs de cette novillada sont en pleine illégalité.
Aujourd’hui, la F.L.A.C appelle toutes les personnes soucieuses d’éthique et de justice à venir soutenir l’action initiée par l’AIPAN (Association d’Information et de Protection des Animaux et de la Nature) pour un rassemblement pacifique et non-violent à partir de 14 h 30 devant la mairie de Rieumes le samedi 9 juin 2001.
Rieumes ne peut se prévaloir d’une quelconque “tradition locale ininterrompue”, la ville de Toulouse ayant elle-même rompu avec cette “tradition” depuis un quart de siècle à présent !
Cosignataires :
Agde, le 30 mai 2001
Le résultat du procès intenté par l’Alliance pour la suppression des corridas contre la novillada prévue le 15 juillet prochain à Rieumes est pour nous le signe que la justice a respecté le sens des mots. La Haute-Garonne ayant rompu avec la “tradition” depuis un quart de siècle se voit désormais interdite de corrida. Le maire de Rieumes, le Sous-Préfet de Muret et le Préfet de Toulouse doivent immédiatement prendre la décision qui s’impose : Interdire la novillada que la justice vient de déclarer illégale.
Le 9 juillet 2001Ils ne peuvent plus se retrancher derrière le caractère soi-disant privé de cette exhibition.
Quand la cruauté et la barbarie sont condamnées c’est la Civilisation qui gagne.
Pour sa part, la F.L.A.C poursuit l’action en justice qu’elle a intentée contre les organisateurs de la becerrada qui eut lieu le 4 juillet 99 à Rieumes, également organisateurs de la novillada en question. Pour la F.L.A.C La Présidente : Josyane QUERELLE
Dans cet arrêt de la Cour d’Appel venant confirmer l’interdiction de la novillada prévue à Rieumes ce dimanche 15 juillet, les opposants à la corrida se trouvent confortés et réconfortés par une décision de justice cohérente et vont poursuivre leur entreprise pour obtenir l’abolition d’une pratique insupportable sur le territoire français. Nous tenons à préciser que les actes de cruauté sont bien l’utilisation de la pique, les banderilles, la puntilla et autre épée, et que la mort de l’animal vient mettre un terme nécessaire à ses souffrances et à la persécution dont il est l’objet. La mort reste quant à elle inéluctable, en revanche la cruauté ne l’est pas ! La corrida n’est pas une fatalité. Elle va rendre gorge bien plus rapidement qu’on ne le pense. La F.L.A.C sera présente à Rieumes le dimanche 15 juillet pour vérifier que la décision de justice n’est pas bafouée.
Agde, le 12 juillet 2001 |
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![]() Une délégation fut reçue par le maire.
Au centre, Josyane QUERELLE, Présidente de la FLAC. A gauche, Robert CLAVIJO Président du COLBAC. |
Une délégation fur reçue par le maire de Rieumes, Monsieur Charles Clamens, dans la salle du Conseil Municipal. Cette délégation était constituée de quelques habitants de Rieumes de responsables et de représentants d’associations.
Après un court défilé autour de la mairie de Rieumes, les manifestants se sont retrouvés aux Halles de la Ville afin de définir ensemble les prochaines modalités d’action.
Affaire à suivre. “Ils” ne lâcheront peut être pas mais nous non plus !
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Photos FLAC |
Manifestations à Rieumes et...
Mais faisons un bref retour en arrière pour bien comprendre une
situation plutôt compliquée.
Rieumes 2001 Dans la nuit du 14 au 15 juillet, le ciel leur tombe sur la tête La novillada du 15 est à l'eau. Rappel : la procédure de l'Alliance les avait déclarés hors la loi, mais le temps (celui qu'il fit) acheva de les achever. Car soyons sûrs que sans l'eau, la loi n'aurait pas suffi pour les dissuader d'aller jusqu'au bout de leur turpitude.
Retour en 2002
Le capitaine de gendarmerie était venu parlementer nous indiquant que nous pourrions néanmoins arriver jusqu'à hauteur des arènes quand tout le monde serait rentré et à la condition expresse que nous ne fassions aucun chahut ! Comme nous avons pu lui dire : au fond pour vous l'idéal serait que nous n'existions pas et tout irait pour le mieux dans le meilleur des abattoirs possibles. Bref ! Une différence d'appréciation entre le capitaine de gendarmerie et le chef des C.R.S. fit que l'on nous refusera malgré tout l'accès à proximité des arènes. Nous avons donc poursuivi notre chahut jusqu'au moment de la sortie où nous avons organisé une haie de déshonneur parfaitement silencieuse avec pour seul fond sonore le roulement d'un tambour qui battait la mesure d'un cortège funèbre. Le tout sous l'œil particulièrement vigilant des forces de l'ordre qui s'étaient postées de part et d'autre de la haie. Alors défilèrent celles et ceux, hommes et femmes, jeunes ou vieux, et de nombreux enfants ou adolescents, qui venaient d'assister à la terrible agonie des 6 taureaux sacrifiés à la folie humaine. Et nous les regardions ces personnes, en apparence nos semblables, qui passaient soudain en silence, baissant souvent la tête, riant parfois pour se donner une contenance, l'attitude n'ayant plus rien à voir avec l'arrogance de l'arrivée. Car elles savaient au plus profond d'elles-mêmes qu'elles cautionnaient l'inacceptable. Et les voir défiler ainsi avait quelque chose d'effrayant. Penser qu'elles pouvaient trouver quelque agrément à ce que le simple bon sens réprouve fait froid dans le dos. Nous nous demandions alors - et nous nous demandons toujours ! - quel type de torture pourrait bien les arrêter ! Quand on est capable de trouver du charme aux sévices infligés aux taureaux au cours d'une corrida, il est à craindre que l'on apprécie d'autres sévices, repoussant sans cesse les limites de la brutalités et de la barbarie. Violence sans limité! Violence absolue !
Conclusion
Remerciements à : L'APPAC :(présidente : Marie-Louis Calvet) représenté par Jean-Pierre Dunyach en délégation Le COLBAC : (président : Robert Clavijo) / délégation Le CRAC :représenté par son président Jean-Pierre Garrigues à la tête d'une délégation Conscience Animale : représentée par sa présidente Pâquerette Pecoraro Convention Vie Nature pour une Ecologie Radicale :(président : le juge Charollois) représentée par Jean-Claude Monfort en délégation Fondation Bardot : (présidente fondatrice Brigitte Bardot) / délégation FNMA : représentée par sa présidente Jacqueline Guillaume à la tête d'une délégation OLGA Barcelone : délégation One Voice : (présidente Muriel Arnal) représentée par Bernard Jaquet responsable régional / délégation Secourisme Animalier : représenté par sa présidente Micheline Garuz / délégation Action media de la LFCV qui a relayé la F.L.A.C
Comités F.L.A.C :
... et à Paris
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