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La corrida à Istres |
Communiqué de presse:
bilan de l'action du 22 juin 2002
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Aidez-nous à mettre fin aux corridas à Istres
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Projet de jumelage autour de la tauromachie entre des établissements scolaires de Marseille et d'Istres
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Historique
Suite à la loi Grammont de 1850, le maire d’Istres interdit la corrida en 1891. Mais suite aux protestations du monde taurin, quatre ans plus tard, les maires sont invités à réglementer eux-mêmes les spectacles tauromachiques dans leurs communes. Les premières arènes en dur datent de 1903. Plus tard, elles seront rénovées en 1935, 1947 et 1974. En 1923, le Conseil Municipal vote pour le maintien des courses de taureaux et des mises à mort. Le Toro Club date quant à lui de 1927. Dans les années 30, un groupe de jeunes, saouls après une course de nuit à Istres, se déguisent en clowns et miment une corrida dans les arènes. Le spectacle plait, un groupe se forme : les “cataplasmes istréens”. Le 23 janvier 1946, Félix Gouin, favorable au retour de la corrida, est nommé chef du Gouvernement Provisoire de la République. La loi du 24 avril 1951 vient alors restreindre la portée de la Loi Grammont. Les années 80 voient le développement de l’engouement pour la corrida, avec la naissance du Club Taurin Paul Ricard, des conférences, des expositions photos, du prosélytisme dans les écoles primaires. Aujourd’hui les aficionados istréens prônent la tauromachie comme “l’alliée de la nature” à l’heure où l’environnement est en danger.
(Source : Istres et la Tauromachie de G. Verando)
Cette année (2002)
Inaugurées le 8 juin dernier, les nouvelles arènes “le Palio” font partie de l’espace Donadieu, qui comprend un complexe sportif, les bureaux d’associations taurines et “Istres en Fête”, ainsi qu’une gare routière. Ces constructions ont coûté 6,98 millions d’euros (45 788 800 de nos anciens francs) financés par le Syndicat d’Agglomération Nouvelle regroupant Istres, Fos et Miramas, avec l’aide de subventions de 1,298 millions d’euros (8 514 880 francs) et de 973 000 euros (6 382 880 francs) versés respectivement par le Conseil Général et la Région. Le Toro Club quant à lui a reçu la somme de 6000 euros (39 360 francs) du Conseil Municipal.
Il a été prévu une “feria” de 3 jours les 21, 22 et 23 juin, comprenant un spectacle équestre et deux corridas. Celles-ci s’ajoutent aux deux autres prévues chaque année au début du mois d’août.
L’objectif est clair : donner la part belle à la tauromachie pour attirer le plus de monde possible. Ainsi pouvait-on lire dans le journal La Provence du 30 mai 2002, les propos de Guy Gual, président de l’association Istres Aficion, à l’origine des manifestations taurines de cet été : « La tauromachie a drainé près d’un million de personnes en quelques jours pour 20 000 entrées aux arènes. A Istres nous pouvons espérer 4000 entrées sur deux jours et mathématiquement, près de 20 000 visiteurs pendant cette période. Il existe désormais une image festive liée à la tauromachie. Cette feria est conçue pour établir la bonne catégorie de nos arènes et prendre une place dans le mundillo. »
Pour cela , les organisateurs n’ont pas hésité à avancer la fête de la Saint Jean au 15 juin, elle qui était habituellement célébrée de pair avec la fête de la musique. Même si cette dernière est maintenue le 23 juin, voilà une belle illustration de la facilité avec laquelle il est possible de manipuler la tradition dans un intérêt purement économique.
Et l’on est alors en droit de se demander, comme nous l’avons fait figurer sur un tract tiré à 6000 exemplaires destiné aux habitants d’Istres, si “L’habit – alibi – de lumière” ne serait pas en train “d’éclipser le soleil”, la fête de la Saint Jean célébrant le solstice d’été |
Notre action
Face à la rapidité des évènements, nous avons quelque peu été pris de court, et de ce fait, contraints d’agir dans l’urgence. Tout un travail de recherche sur le financement des arènes et la place de la tauromachie à Istres a été entrepris. Comme l’on peut s’en douter, la tâche est loin d’être aisée. Il est très difficile d’avoir accès à certains documents malgré les dispositions de la loi à cet effet.
Mais la priorité est d’informer la population. C’est pourquoi nous avons réalisé un tract insistant sur la montée en puissance de la corrida sur la commune et abordant succinctement l’aspect anachronique et juridique du problème. Celui-ci s’achève par une invitation à réagir auprès des élus, à encourager la parole autour du sujet et à rejoindre l’action de la F.L.A.C. Ce tract a été distribué au marché, où nous proposions également de signer la pétition destinée au Parlement Européen. Les réactions ont été partagées. Nous avons également “fait la tournée” des boîtes aux lettres de certains quartiers. Une action rond-point doit être menée l’après-midi du 22 juin, à proximité des arènes. Si nous parvenons à trouver des intervenants, il est également question de mettre en place un débat philosophique sur les droits des animaux au cours duquel la question éthique relative au fait de tuer un animal pour le divertissement de l’homme serait abordée. Enfin nous envisageons une projection du film de Thierry Hély intitulé : “Le film de la Honte”.
Si ces actions ne peuvent être menées à terme cette année, il ne fait aucun doute qu’elles le seront les années suivantes, car ce n’est que le début d’un travail de longue haleine.
En attendant, toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.
Contact : Comité F.L.A.C “Marseille / Bouches-du-Rhône”
sous la responsabilité d’Alain Camisuli
Boîte Postale 43
13908 Marseille Cedex 20
Julie Estel
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Le Comité F.L.A.C Marseille / Bouches-du-Rhône a mené une action pacifique et non-violente avec une large distribution de tracts afin d’informer la population notamment sur le financement de ce nouveau complexe dans lequel on tente d’inclure la corrida en la banalisant.
Les mœurs évoluant, nous savons en effet que ses jours sont comptés malgré le matraquage incessant dont elle fait objet tant au plan local que national.
Les Istriennes et les Istriens nous ont donc très largement fait part de leur sympathie en signant nos pétitions et en nous encourageant à poursuivre une action pour une noble cause.
Les promoteurs de corrida ne s’y trompent d’ailleurs pas qui font à notre égard preuve d’une hostilité parfois non contenue n’hésitant pas, comme ce fut le cas en cette fin d’après-midi, à rouer de coups l’un des nôtres alors calmement occupé à diffuser nos tracts.
Plainte a d’ailleurs aussitôt été déposée par le médecin qui a fait l’objet de cette agression plutôt musclée.
Nous en suivrons avec attention tous les développements.
Nous dirons enfin que persécuter des taureaux et des chevaux dans des arènes n’est pas sans conséquence sur le psychisme humain et celles et ceux qui cautionnent ce type de pratiques sont les premiers vecteurs de la violence urbaine.
Nous poursuivrons donc sans relâche notre vaste entreprise de pacification et dénoncerons sans cesse toute cette immense barbarie car nous savons que les esprits éclairés finissent par triompher de l’inculture et de la brutalité.
Agde, le 23 juin 2002
Pour la F.L.A.C
La Présidente
Josyane QUERELLE
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Non à la Corrida sur Istres !
Depuis plusieurs années, les aficionados et la municipalité s'efforcent d'installer la corrida dans notre ville. Aujourd'hui, c'est chose faite, avec de nouvelles arènes (financement SAN, Conseil Général, Région) et, chaque été, en plus des corridas d'août, une " feria " sur trois jours.
Ne laissons pas multiplier ces actes de cruauté. La corrida n'est pas le combat d'un homme contre un " fauve " mais le piège savamment tendu par toute une équipe expérimentée (picadors, banderilleros, matador) que la bête torturée à mort subit sans comprendre.
Cette prétendue tradition est une pratique ultra-minoritaire, anachronique dès son introduction en France il y a 150 ans. Victor Hugo, comme d'autres, s'indignait alors : " Torturer un taureau pour le plaisir, pour l'amusement, c'est beaucoup plus que torturer un animal, c'est torturer une conscience ".
Illégale au début, elle subsiste grâce à une triste loi de 1951, selon laquelle le Code Pénal sanctionne les " sévices graves et actes de cruauté " sur l'animal mais exclut " les courses de taureaux lorsqu'une tradition locale et ininterrompue peut être invoquée " (article 521, alinéa 3). Depuis, tropisme lucratif oblige, cette tolérance exceptionnelle est dévoyée par les médias et les pouvoirs publics en valorisation esthétique et festive.
Oui à la fête, non à la défaite de la pensée et de la sensibilité. Pas d'argent public pour la banalisation de la violence, notamment auprès de la jeunesse.
Pour les taureaux, les chevaux (malmenés dans l'arène) et au nom de la dignité humaine, votre réaction en direction des élus est nécessaire.
Écrivez au maire : Monsieur le Maire, Mairie, Rue Abel Aubrun, 13800 Istres.
(Merci d'envoyer les copies de vos courriers à la FLAC.)
Demandez-nous pétitions et informations supplémentaires : Comité FLAC Marseille Bouches du Rhône, BP 43, 13908 Marseille Cedex 20
Parlez-en autour de vous, rejoignez-nous :
FLAC
BP 16 / 34 301 Agde Cedex
Tel/Fax : 04 67 37 79 31
Site : http://www.flac-anticorrida.org Email : federation@flac-anticorrida.org |
ACTIONS |
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Vous pouvez changer les choses en :
Adressant vos lettres (cf modèle) au maire d'Istres et en les envoyant à la boîte postale du comité FLAC de Marseille, lettres que le comité remettra en personne à leur destinataire.
Comité FLAC Marseille/Bouches du Rhône
BP 43
13908 Marseille Cedex 20
English version
Pétition contre le retour des corridas dans les arènes d'Istres
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Chers amis,
En 2002, des arènes flambant neuves ont été construites à Istres. Située au cœur de la Provence, cette ville a pour ambition d'organiser de plus en plus de corridas afin d'attirer de nombreux touristes.
Une organisation française contre la corrida, la FLAC, Fédération de Liaisons Anti-Corrida, essaie de sensibiliser l'opinion publique locale, nationale et internationale à la cruauté de la corrida pour que cesse cette pratique terrible. Aujourd'hui elle fait appel à toutes les personnes qui partagent les mêmes convictions afin qu'elles fassent part de leur détermination à boycotter la ville d'Istres sur le plan touristique tant qu'elle continuera à y faire couler le sang d'animaux forcément innocents.
Une corrida 'traditionnelle' est la torture puis la mise à mort de six taureaux. Ce n'est pas le combat d'un homme seul contre une "bête sauvage", mais un piège savamment tendu par toute une équipe.
Les aficionados voudraient élever cette torture codifiée aux rangs de l'art et de la culture avec l'aide de la loi, des politiciens et des médias. Mais nous ne sommes pas dupes; ce n'est rien d'autre qu'une question d'argent.
Certaines personnes semblent plus concernées par leur porte-monnaie que par la véritable souffrance d'êtres sensibles. Nous espérons les faire réagir en les informant que beaucoup de personnes dans le monde n'aiment pas la corrida, et que ces personnes sont déterminées à refuser de dépenser de l'argent dans une ville où l'on persiste à massacrer des taureaux, non sans leur avoir auparavant infligé de terribles blessures.
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