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Quand le premier magistrat de la ville perd son sang froid |
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Communiqué de presse du 14 juin 2003 |
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Feria du 24 au 27 juin 2004 |
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La feria 2005 en chiffre |
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La saga des Ramiers
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Le sens des priorités !
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Lundi 2 juin 2003
FENOUILLET (Haute-Garonne)
Opération "Escargot"
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Action proposée à l'issue de la conférence-débat qui s'est tenue à Fenouillet le mardi 27 mai (salle municipale du 3ème âge.) |
QUAND le PREMIER MAGISTRAT de la COMMUNE PERD SON SANG FROID |
Comme convenu les manifestants se retrouvent à "Las cinco de la tarde" place de la mairie.
Aussitôt panneaux, pancartes, banderoles se mettent en place et le cortège s'avance et s'étire tout au long de l'axe Jean Jaurès, artère principale qui traverse le village-rue.
Les Fenouilletains viennent sur le pas de leur porte regarder et encourager celles et ceux qui dénoncent le divertissement aux dépens d'un animal qu'on torture. Les automobilistes surpris par cette action ne montrent cependant aucune hostilité.
Un seul aura cette remarque sempiternelle : " Vous vous préoccupez d'un bœuf ! Vous feriez mieux de vous occuper des humains ! "
(Cette nouvelle appellation pour qualifier le "toro" cher aux "aficionados" risque fort de semer le trouble chez les inconditionnels de la tradition-torture !)
Après un aller-retour, le cortège se dirige vers l'habitation du maire pour un sit-in.
Un gendarme est posté à hauteur de la grille d'entrée.
Dès l'arrivée des manifestants, la présidente de la F.L.A.C propose de s'asseoir en un vaste demi-cercle.
Au même moment, une jeune fille en pleurs traverse la cour en courant et vient s'adresser aux "antis". S'agrippant à la grille, elle lance dans un sanglot : " Mon père a une vie privée !!!" puis est incapable de poursuivre, submergée par l'émotion. Les participants à l'action s'étaient soudain entièrement tus pour l'écouter. C'est alors que surgit le père-maire qui, s'adressant à la foule, a un geste très significatif du degré d'estime en lequel il tient ses administrés, leur faisant un bras d'honneur tout en les traitant de " connards " et de " fachos manipulés par l'extrême-droite " !
Ce à quoi la foule indignée rétorque, cependant qu'éplorées les deux filles du maire s'insurgent contre leur père qui tient des propos insensés.
Entre temps, des gendarmes sont arrivés et se postent à hauteur de la grille pour protéger le maire … qui n'a strictement rien à craindre des opposants venus dénoncer la cruauté sous toutes ses formes mais dans une action non-violente.
La présidente de la F.L.A.C précisera qu'aucune manipulation d'aucune sorte n'anime le mouvement qui entend simplement que soient enfin respectés les divers mondes du vivant.
Après cet épisode un rien mouvementé, les banderoles de la FAC (Fenouillet Anti Corrida) et de la F.L.A.C sont repliées.
Les participants à cette action rejoignent le point de départ place de la mairie où l'horloge marque 20 heures. Un bilan de l'action est rapidement fait et Nathalie MILHAS, présidente de Fenouillet Anti Corrida fixe les prochains rendez-vous. |
CONCLUSION
C'est la première fois que les habitants (une centaine de participants) osent s'élever publiquement contre le projet de leur maire qui entend leur imposer une "festivité" dont ils ne veulent pas.
Projet qui va notamment défigurer un magnifique espace vert situé en bord de Garonne et … en zone inondable qui plus est !
Affaire à suivre de très très près !
Couverture médiatique : les caméras de T L T (Télé Toulouse) ont suivi l'action.
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COMMUNIQUE DE PRESSE du 14 juin 2003
FENOUILLET |
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Faisant suite aux récents événements survenus à Fenouillet dans la nuit du 12 au 13 juin, ayant d'une part appris qu'un véhicule de fonction de la mairie de Fenouillet avait été la cible d'une arme de gros calibre et qu'une partie de la haie de résineux entourant l'habitation du maire avait été incendiée, et ayant d'autre part constaté que la presse établissait un lien avec la lutte des opposants à la corrida dans le cadre de la tenue des prochaines corridas du 26 au 29 juin toujours à Fenouillet, la F.L.A.C (Fédération de Liaisons Anti Corrida) partie prenante dans cette lutte en soutien à la F A C (Fenouillet Anti Corrida) tient à préciser que les actions qu'elle initie le sont dans le cadre du respect de la non-violence.
On ne lutte pas contre la violence par la violence. Certes, lutter n'est pas se taire ! Et lutter contre la corrida comme nous le faisons c'est lutter contre la loi du plus fort.
Ce qui demande le courage de dénoncer haut et fort ce qui véhicule la violence, à l'instar de la corrida qui, indéniablement, en est l'un des vecteurs et ne saurait, contrairement à ce qu'en disent ses thuriféraires, l'exorciser.
Mais notre lutte est une lutte contre des idées et non contre des personnes.
Ajoutons encore que nous nous interrogeons sur les volontés de discréditer un mouvement qui va s'amplifiant et qui va, à terme, gêner des intérêts financiers considérables.
Nous nous attendons donc après la censure dont nous sommes aujourd'hui l'objet, à des attaques demain dont la virulence n'aura d'égale que la gêne que nous aurons provoquée en contrecarrant les desseins tauromachiques de quelques potentats locaux.
Pour la F.L.A.C
Josyane QUERELLE
Présidente |
Feria du 24 au 27 JUIN 2004
5 corridas 30 taureaux torturés
Ont participé à cette action sur le terrain :
Les associations : FAC-Fenouillet (Pdte Nathalie Milhas) / Agir pour les animaux (Pdte Mme Loizeau) / OLGA France (déléguée Isabel Marcoux) / COLBAC (Pdt Claude Lantenois) / APACC (Pdte: Marie-Louise Calvet).
Les Comités FLAC : Marseille (délégué Alain Camisuli) / Nîmes (déléguée Colette Coste) / Perpignan (délégué Jean-Pierre Dunyach)
Toulouse (déléguée Françoise Latapie) |
Quand la fête se fait fiesta, quand la fiesta se fait feria, quand la feria se fait corrida… nous sommes dans le Sud de la France quelque part du côté de la Garonne.
C’est aussi le lieu de toutes les débauches. Tous en rond, on y chante, on y danse, on y boit, on y flirte tous en rond. On y torture aussi depuis qu’en 2003 des arènes ont surgi sur ce terrain des Ramiers en bord de Garonne où le clou du spectacle reste l’abattage rituel de quelque 30 taureaux venus en partie d’Espagne, en partie de France (élevage MARGE à l’embouchure de l’Aude à une encablure de Béziers).
C’est le même MARGE qui a déclaré "vouloir pour Toulouse une vraie belle place pour la temporada" (traduisez : de vraies belles arènes pour la saison tauromachique) et d’ajouter : "et on veut la garder ; ça passe par les meilleurs toreros, les meilleurs élevages". Il doit ici faire allusion à son propre élevage selon l’adage qui veut que l’on ne soit jamais mieux servi que par soi-même !
Bref ! une fois encore les Fenouillétains se sont vus remettre un macaron et un bracelet leur permettant de franchir "librement" les barrières empêchant tout véhicule non badgé d’accéder en ville. Car visiblement là ou passe la corrida, la liberté trépasse !
Et si nous parlions un peu de la fréquentation du "Campo de Feria" (champ de foire en "aficionado".)
Parmi la foule des anonymes (environ 80 000 personnes en 2003 dont 27 000 dans les arènes selon la Dépêche du Midi du 4 juin 2004), on trouve des élus comme Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, Gilles Broquère, maire de Fenouillet (forcément !), le Conseiller Régional Michel Valdiguié (UDF), François Briançon (PS) et jusqu’à Félicien le lofteur !
Mais pas seulement. Car il y a surtout et avant tout l’ancien rugbyman Didier Lacroix président de l’Union de l’Aficion du Grand Sud.
Se confiant à l’Express du 22 au 28 mars 2004 il déclarait notamment : "Il y a autour du spectacle un ensemble de passions qui vous transportent, à votre insu, dans un état agréable ou désagréable. S’il est agréable, il faut en profiter. Si on le juge désagréable, il suffit de sortir de l’arène".
Le monde selon Lacroix, c’est simple, si ça vous plaît vous restez, si ça vous déplaît vous partez !
Seulement voilà ! Tout ceci nous mène très directement à une autre réflexion autour de la légitimité du monde humain à utiliser le monde animal. Vaste question dont la réponse n’est très certainement pas pour demain, hélas !
Ce même Lacroix déclare encore "accorder une écoute de qualité aux antitaurins, de toujours essayer de comprendre ce qui les motive autant ( !) alors que partout dans la ville (sous-entendu de Toulouse) les cafés, les restaurants, les bodégas prouvent que la corrida n’a jamais cessé d’exister ici " ... (Planète Corrida N° 11 de juin 2003).
Il a contribué à la mise en place de la structure RMDC, prestataire de services de Tolosa Toros.( RMDC = "R" pour Robert (Margé), "M"pour Michel (Bonnafé), "D" pour Didier (Lacroix) et "C" pour Carlos (Zalduendo).
Ceci nous amène tout naturellement à l’espace juridique touchant à Fenouillet. |
C’est en effet en date du 24 juin 2004 (jour du démarrage de la feria) que le juge des référés du TGI de Toulouse déboutait l’Alliance pour la Suppression des Corridas, la SPA locale et un collectif d’une trentaine de Fenouillétains qui avaient assigné Tolosa-Toros dès le 22 mai pour tenter de faire interdire les corridas de Fenouillet.
Le défenseur des procorridas, l’avocat Jean-Jacques PONS du Barreau de Montpellier, faisait alors observer que l’association Tolosa -Toros n’était pas organisatrice de spectacles taurins (La Dépêche du 23 juin 2004).
C’était bien RMDC.
En outre le juge des référés se déclarait incompétent au profit du Tribunal Administratif pour la mairie de Fenouillet.
La décision du juge ayant été motivée par le fait que la première feria en 2003 n’avait depuis soulevé aucune procédure, tant civile que pénale.
Mais faisons ici un bref retour en arrière pour rappeler l’arrêt de la Cour d’Appel de Toulouse en date du 3 avril 2000 concernant la ville de Rieumes à un jet de pierre de Toulouse.
Cet arrêt infirmait l’ordonnance de référé initié par la SNDA le 29 juin 1999, qui avait alors interdit sous astreinte l’utilisation de "banderilles agressives" lors du premier spectacle tauromachique organisé à Rieumes le 4 juillet 1999.(voir)
Tous ces éléments font, en effet, partie de la saga-judiciaire autour des diverses corridas.
Pour toutes ces raisons, la FLAC a momentanément pris ses distances avec "La Justice" tant que subsistera une loi favorable aux "bourreaux" sous couvert d’une tradition locale ininterrompue abusivement interprétée par les différentes juridictions concernées.
Nous devons obtenir l’abrogation de l’alinéa 3 de l’article 521-1 du Code Pénal (voir).
Et nous ne répèterons jamais assez que notre présence dans la rue reste une condition sine qua non de la réussite de la lutte que nous avons entreprise et que nous menons toutes et tous ensemble.
Parce que si comme le déclare cyniquement un certain Guy Tanguy de Tolosa-Toros : "Je suis d’accord pour qu’on supprime la corrida le jour où il n’y aura plus de guerres ni d’enfants mourant de faim" (l’Express du 22/03/04) nous risquons d’attendre encore un certain temps comme disait Fernand Raynaud s’agissant du refroidissement du fût du canon !
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La feria 2005 en chiffre
Fenouillet : féria du 23 au 26 juin 2005
Entre fino, pastaga et puros "Ils" tirent des plans sur la comète ! Résultat des courses :
Avant "ils" chantent, pendant "ils" boivent, après "ils" déchantent !
Certes, "ils" ne nous disent sûrement pas tout ! Mais la presse en dit assez cependant pour permettre à un œil exercé de lire entre les lignes et de mesurer l'ampleur du désastre de leur entreprise.
Jugez plutôt :
En 2003, la petite ville de Fenouillet se dotait de corridas avec la bénédiction de son maire qui confessait à la Dépêche du 17 juillet 2005 avoir "accompli là son rêve de gosse". Tu parles d'un rêve !
Tout ça pour doper le petit commerce !
Qu'on ne s'y trompe pas : le but de ce type de divertissement "clés en mains" n'est autre que de créer aux portes de la Ville Rose un nouveau quartier V.I.P. Le tout dans une ambiance "sous le ciel de bodega" où le pastis et le fino coulent à flots.
Et l'on s'active à activer de nombreux réseaux économiques, histoire de récupérer la mise avec la location de "casetas" par des groupes de type immobilier ou hôtelier ou bien des entreprises ayant pas mal pignon sur rue.
Histoire aussi d'appâter l'élu-e qui votera demain la subvention tout en venant glaner ici ou là quelques voix. C'est ainsi que s'assemblent les pièces du puzzle.
Il arrive cependant que des projets, aussi pharaoniques soient-ils, se cassent tout simplement la figure.
Les tableaux ci-dessous montrent l'amorce d'une courbe descendante pour ce projet porté par Tolosa Toros et RMDC.
Ajoutons aussi que l'installation d'une ville de 40 000 habitants sur une bourgade qui en compte quelque 4000 en basses eaux, ça demande qu'on s'équipe en infrastructure. Surtout en sanisettes, sanitaires et autres lieux d'aisance, sachant que tout l'alcool ingurgité doit être éliminé à défaut d'être régurgité !
Comme on peut l'imaginer, le beau parc des Ramiers n'est plus que désolation après 4 jours d'un pareil traitement !
Et quand on pense qu'en 2003, Gilles Broquère maire de la ville, envisageait de créer une brigade équestre chargée de la surveillance des berges de la Garonne et des espaces naturels, et chargée d'activer le dépistage des actes de dégradation et de vandalisme en milieu urbain, on se demande combien de brigades seraient nécessaires pour prévenir le saccage de la feria !
Fino = vin d'Espagne / Pastaga = pastis / Puro = cigare
Fenouillet en chiffres - comparatif sur 3 ans
| ANNEE |
Nbre de corridas |
Nbre de taureaux torturés |
Capacités des arènes |
Fréquentation des arènes |
Taux de remplissage |
Fréquentation Feria |
| 2003 |
5 |
28 |
9425 |
27000 |
58% |
80000 |
| 2004 |
5 |
30 |
9425 |
31000 |
65% |
140000 |
| 2005 |
5 |
30 |
7500 |
21000 |
56% |
115000 |
Taureaux torturés : 1 lot de « Miuras » (6 taureaux de l’élevage espagnol) se négocie autour de 122.000 € (800.000 F) (la Dépêche du 8 avril 2003).
Arènes : arènes démontables. Sté Chauvin (placée en redressement judiciaire fin mars 2005 avec un passif de 4 millions €). Elle ne sera plus prestataire de services pour la saison 2005. RMDC a été condamnée à verser 80.000 € à Chauvin-Expo.
Féria : La ville de Toulouse met à disposition de cette manifestation : 700 barrières métalliques/
la police municipale/ 1 balayeuse/ 1 podium/ et … l’on ne sait pas tout !
Fenouillet en chiffres - résultat des course
| ANNEE |
Perte |
Frais de logistique |
Subventions |
Prix des places |
| 2003 |
600000 € pour les 2 exercices |
? |
270000 € |
de 25 à 85 € |
| 2004 |
- |
de 28 à 85 € |
| 2005 |
Entre 150000 et 200000 € |
650000 € |
- |
de 30 à 95 € |
| Total cumulé |
Entre 750000 et 800000 € |
? |
270000 € |
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Subventions: aide ponctuelle du Conseil Régional (pour le démarrage d’une manifestation),(travaux de terrassement et autres aménagements),(la Dépêche du 17/07/05)
A noter que les organisateurs vont, pour l’avenir, faire appel à l’aide des Collectivités locales. (La Dépêche du 17/07/05)
Prix des places: les prix les plus bas sont ceux des « novilladas » (courses réservées aux toreros n’ayant pas encore reçu l’ « alternative »)
ACTION FAC Fenouillet-Présidente Nathalie Milhas- (Association membre de la FLAC)
Cette feria 2005 étant placée sous le signe du cheval avec un spectacle équestre en ouverture, l'association Fenouillétaine AntiCorrida a exposé sur son stand des panneaux didactiques montrant les différentes catégories de chevaux utilisés au cours des corridas. Le but étant de sensibiliser les spectateurs, notamment les enfants, au triste sort de ces chevaux.
Le comité FLAC de Toulouse (déléguée Françoise Latapie) a participé à cette action. |
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La saga des Ramiers
| Le sens des priorités !
Grand Toulouse : des largesses accordées à la "Pena Garona" organisatrice des corridas de Fenouillet.
L'association Agir pour les Animaux demandait un entretien au Président de la Communauté d'Agglomération du Grand Toulouse, M Douste-Blazy, afin de dénoncer l'attribution de 100 000 euros à l'organisation de la féria de Fenouillet sachant que dans un même temps la DDASS a annoncé qu'elle n'avait plus d'argent pour continuer à payer des chambres d'hôtel pour loger des personnes en difficulté. D'autant que cet organisme a précisément besoin de 100 000 euros et que la somme allouée aux festivités fenouillétaines va en réalité aux corridas dès lors que ce ne sont pas les quelques tentes montées sur le site des Ramiers en bord de Garonne pour la féria qui coûtent cher mais bel et bien la mise en place des corridas !
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Automne 2005.
A les en croire, on ferait plutôt la trogne du côté des organisateurs de la féria. En effet, TOLOSA-TOROS vit là des heures incertaines. (voir analyse du gouffre financier généré par les tueries estivales).
Le conseil d’administration de l’association s’adresse une nouvelle fois au maire, ce dernier n’ayant toujours pas répondu aux propositions de l’ex-président de Tolosa-Toros. (prudent, ce monsieur a quitté le navire qui prend l’eau et dont les sièges sentent le roussi !).
Et de révéler quelques chiffres, notamment celui de la location annuelle du terrain des Ramiers pour 50.000 €.
Une simple multiplication fait apparaître quelque 150.000 € pour les trois derniers exercices !
Mazette ! Bonne opération pour la commune !
A moins qu’il s’agisse plutôt d’une opération blanche. On peut en effet lire un peu plus loin dans la lettre : « une implication financière des collectivités locales nous apparaît comme un élément de survie indispensable à cet événement régional ». On donne d’une main ce qu’on reprend de l’autre. Voilà qui est dit ! qui est écrit même.
Se pourrait-il une fois encore que le contribuable soit mis ….à contribution ?
Il faut dire que les accros au « toro » étant de moins en moins nombreux sur les gradins, il faut bien que quelqu’un éponge les déficits !
Ajoutons que les concepteurs de le féria de Fenouillet ont déploré comme une dérive de la cuvée 2005 qui n’aurait pas, selon eux, correspondu à l’idée qu’ils se faisaient de leur féria. Notamment à hauteur de la valorisation de la culture régionale par rapport aux « acteurs locaux » qui n’ont pu obtenir d’emplacement pour gentiment commercer à côté des grosses machines. « Le but affiché de notre association étant d’éviter une dérive économique et mercantile du concept que nous développons depuis plus de six ans, d’une manifestation de grande qualité autour de la corrida ». Bon ! là on est en droit de se demander si « qualité » et « corrida » sont deux mots qui vont très bien ensemble ?
Et pour finir, cette question : l’association Tolosa-Toros sera-t-elle toujours dans les papiers du maire en 2006 ? affaire à suivre……
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