DOSSIER CARCASSONNE

La ville de Carcassonne ne peut se prévaloir d’une “tradition locale ininterrompue” après que sa dernière corrida remonte à 1954.
Nul n’étant par ailleurs censé ignorer la loi et moins encore le premier magistrat de la commune, nous tenons à faire part de notre étonnement de voir le maire de la ville dire très ouvertement sa volonté d’organiser des corridas aux portes de la Cité en juillet 2002.
Cette déclaration relève d’une certaine provocation.

Pour sa part, la F.L.A.C, aidée du COLBAC poursuivra sans relâche son travail d’information auprès de la population afin d’opposer un refus citoyen aux volontés de promotion de la violence au travers des corridas.
Car si le maire persistait dans son projet, l’image de lieux hautement chargés d’histoire pourrait bien à terme en être terne.

Agde, le vendredi 31 août 2001
Pour la F.L.A.C
La Présidente : Josyane QUERELLE

Action "Montée au créneau" / L'Afipa, le CRAC et la FLAC sur les ondes / "Vous n'êtes pas dignes de nous représenter" / Inauguration d'une affiche anticorrida
Action du 28/08/04 / Au Campus, quai Riquet : deux journées de réflexion pour l’abolition de la corrida

CONFERENCE-DEBAT A CARCASSONNE LE 26 AVRIL 2002
Le vendredi 26 avril 2002, la FLAC, le CRAC et le COLBAC ont organisé une conférence-débat à Carcassonne pour informer les habitants de la Cité audoise de l'horreur de la corrida. Dans son édition du 29 avril 2002, la Dépêche du Midi a fait paraître dans son intégralité le communiqué de presse (texte ci-dessous) que nous lui avions faxé le samedi 27 avril au matin. Il est important de préciser que nous avions proposé au journaliste venu couvrir l'événement de lui envoyer un texte qu'il souhaitait obtenir dès le lendemain. Par ailleurs, après avoir faxé le texte, nous avons pris soin de téléphoner pour vérifier que le destinataire l'avait bien reçu. Nous avons alors insisté sur l'importance de diffuser également les coordonnées de la FLAC, ce qui fut fait. Enfin, courant mai, nous avons chaleureusement remercié par courrier la rédaction de la Dépêche pour nous avoir si honnêtement relayé.
Toutes ces étapes semblent indispensables si nous souhaitons que nos communiqués de presse ou nos articles aient une chance d'être publiés. Il faut tisser un réseau de relations personnelles avec les journalistes pour être connus, et espérons-le, reconnus. Thierry Hély, notamment, fait un travail considérable en ce sens.
En conclusion, avant de crier à l'injustice parce que nous serions censurés par les media (ce qui est sans doute le cas assez souvent !), mettons toutes les chances de notre côté pour être publiés.

Article de la " Dépêche du Midi ", Edition de Carcassonne du 29 avril 2002

" A l'appel de Carcassonnais indignés par le projet, soutenu par la mairie, de réintroduction de la corrida dans la cité audoise après plus d'un demi-siècle d'interruption, une conférence-débat s'est tenue le vendredi 26 avril 2002 à la salle Campus de la FAOL. Les Carcassonnais avaient invité pour la circonstance trois associations qui luttent activement contre la torture donnée en spectacle : la Fédération de Liaisons Anti Corrida (FLAC) représentée par Thierry Hély, le COmité de Liaisons Biterrois Anti Corrida (COLBAC) représenté par Robert Clavijo, et le Comité Radicalement Anti Corrida (CRAC) représenté par Jean-Pierre Garrigues.
La conférence a été l'occasion d'informer les citoyens sur un certain nombre de points (historiques, éthiques, législatifs, juridiques...) et d'expliquer les méthodes du milieu taurin. Les personnes présentes ont été particulièrement sensibles au fait que, dans les villes taurines, les corridas sont payées par les contribuables. En effet, même à Nîmes, la corrida est un spectacle presque toujours déficitaire.
Cette conférence a généré un débat très riche au cours duquel les Carcassonnais ont pu poser de nombreuses questions et exposer leurs points de vue.
Au cours de la soirée, la diffusion du film de Thierry Hély, "Les clameurs et le chant des oiseaux", a permis au public de voir le vrai visage de la corrida, et non pas les images édulcorées que se contentent de diffuser les médias.
Les Carcassonnais sont bien décidés à ne pas permettre que cette "odieuse boucherie", selon le terme d'un spectateur, puisse avoir lieu dans leur belle cité. En conséquence, la décision a été prise, à l'initiative de ses habitants, de créer à Carcassonne un comité local anti-corrida. Dans l'attente d'une boîte postale, celui-ci sera relayé par la FLAC, BP 16, 34301 AGDE Cedex."
Jean-Pierre Garrigues

Action "Montée au créneau"

La F.L.A.C et ses associations-membres ont organisé une action pacifique et non-violente à Carcassonne dans la ville basse et à la Cité tout au long de cette journée du 10 août.
Par leur présence sur le terrain dans la cité audoise, les opposants à la corrida du 1er septembre prochain ont mené une action citoyenne de lutte contre la violence.
La pétition contre la réintroduction de la corrida dans cette ville a recueilli près de 2000 signatures en seulement quelques heures de collecte, ce qui est un record historique !
(Signatures qui viennent s’ajouter aux quelques 3000 déjà précédemment recueillies.)
Les différents intervenants (COLBAC / CRAC / AFIPA / F.L.A.C) ont souligné les aspects les plus sor-dides de la corrida alors que des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : « corrida = torture » étaient accrochées aux créneaux de la Cité.
Cette journée était la première phase de l’opération “Montée au créneau”.
La F.L.A.C tient à remercier toutes celles et tous ceux qui œuvrent avec elle à dénoncer la prétendue légitimité d’une exhibition que la loi doit interdire après ½ siècle d’interruption

Agde, le 11 août 2002
Pour la F.L.A.C
La Présidente
Josyane QUERELLE

Dimanche 1er septembre 2002
Jour de la 1ère corrida après ½ siècle d'interruption !

Opération : "Montée au créneau" 2ème phase

COMMUNIQUES DE PRESSE

La F.L.A.C organise un vaste rassemblement des opposants à la corrida le dimanche 1er septembre à Carcassonne
"Bras de fer" à Carcassonne
La justice a tranché : elle a donné raison aux promoteurs de corrida.

La F.L.A.C organise un vaste rassemblement des opposants à la corrida le dimanche 1er septembre à Carcassonne.

Dans la ligne de son opération “Montée au créneau” la F.L.A.C organise un vaste rassemblement des opposants à la corrida le dimanche 1er septembre à Carcassonne.
Cette présence pacifique et non-violente vise à dénoncer la promotion de la violence dans une ville qui par ailleurs peut s’enorgueillir de ses 2 sites classés au patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO.
Quant à l’argument économique, il ne saurait être le moteur de cette tuerie du 1er septembre à l’Espace Jean Cau.
En effet, quand on sait que la Cité recevra quelque 6 millions de visiteurs par an en 2005 (source : objectif Languedoc-Roussillon du mois de mai 2002) on comprend mal avec un tel impact touristique qu’il faille avoir recours à la barbarie pour soi-disant aider les commerçants !
Pour sa part, la FLAC poursuit son action citoyenne sachant que dénoncer la corrida c’est dénoncer la violence et que dénoncer la violence est non seulement un droit mais un devoir.

Contacts : F.L.A.C / BP 16 / 34301 AGDE Cedex
Responsable du Comité F.L.A.C Carcassonne : Jean-Louis NICOLAS : 06 70 54 29 92

Agde, le 16 août 2002

"Bras de fer" à Carcassonne

Pour sa part la Fédération de Liaisons Anti Corrida (F.L.A.C) entend poursuivre sans relâche sa lutte en direction des deux axes complémentaires que sont l’action au plan juridique et l’action sur le terrain.
Elle a cependant déjà réalisé en amont tout un vaste travail de sensibilisation de la population, notamment au travers d’une pétition lancée en 2001 ainsi qu’une récente campagne de cartes postales adressées au maire, au préfet, à l’UNESCO, la ville de Carcassonne ayant 2 sites classés au Patrimoine Mondial de l’Humanité.
Ces collectes de signatures avoisinent les 6000 signatures et sont répercutées au plan européen et international et auprès des visiteurs étrangers, lesquels ont déjà très largement réagi en direction de Raymond Chesa, maire de la ville.
La F.L.A.C a pareillement fait parvenir au maire de Eggenfelden, ville jumelée avec la ville de Carcassonne, un document accablant filmé en caméra cachée, dévoilant le véritable visage de la corrida. Ce document avait également été montré à Carcassonne lors de la conférence-débat du 26 avril dernier.
Outre sa récente action “Montée au créneau” du 10 août, la F.L.A.C ayant mandaté la SCP d’avocats N’Guyen-Phung a saisi M le Procureur de la République d’une plainte sur le fondement de l’article 521-1 du Code Pénal en émettant le vœu que le Parquet mette tous les moyens en œuvre afin d’interdire la tenue de la novillada du 1er septembre 2002 à Carcassonne.
La ville de Carcassonne ne peut en effet se prévaloir d’une “tradition locale ininterrompue” dès lors que la dernière corrida remonte à 1954, et les organisateurs ne peuvent bénéficier d’aucune immunité.
Cette action juridique contribue à renforcer toute démarche visant à obtenir l’interdiction de la novillada en question.
Par ailleurs, la décision du T.G.I étant imminente, une présence des opposants à la corrida reste une impérieuse nécessité le 1er septembre prochain à l’espace Jean Cau quel que soit le cas de figure.
Si les “antis” l’emportent cette présence sera celle d’observateurs qui pourront témoigner que la novillada n’a effectivement pas eu lieu.
Si les “pros” l’emportent, cette présence sera celle des opposants qui dénonceront massivement la barbarie.
La F.L.A.C donne donc dès à présent rendez-vous à toutes les bonnes volontés lors du grand rassem-blement pacifique du dimanche 1er septembre sachant que cette journée sera l’un des temps forts du processus menant à l’abolition de la corrida sur l’ensemble du territoire français.

Agde, le 28 août 2002

La justice a tranché : elle a donné raison aux promoteurs de corrida.

Soit ! Mais que nos adversaires ne se réjouissent pas trop car ça n’est là qu’une étape.
Il en viendra d’autres.
A commencer par notre action de ce dimanche 1er septembre avec un grand rassemblement pacifique pour dire
NON à la VIOLENCE, NON à la CORRIDA
La mobilisation est à la mesure de la stupéfaction de celles et ceux qui pouvaient légitimement penser qu’un demi siècle d’interruption c’était largement plus qu’il n’en fallait pour conclure à l’abandon d’une “tradition” si peu conforme au geste civilisé.
Nous appelons toutes les personnes sensibilisées par la lutte contre la cruauté à nous rejoindre pour cette action hautement symbolique.
Car, n’oublions pas, comme l’écrivit Victor Hugo, que “torturer un taureau pour le plaisir pour l’amusement, c’est beaucoup plus que torturer un animal, c’est torturer une conscience.”

Agde, le 31 août 2002

L'AFIPA, la FLAC et le CRAC
présents sur les ondes carcassonnaises pendant plus de deux heures !


Le lundi 26 août 2002, à l'initiative de Nicolas Biscaye, président de l'AFIPA, association membre de la FLAC, la radio " Contact FM " organisait un débat sur la réintroduction de la corrida à Carcassonne après un demi siècle d'interruption. Josyane Querelle, Thierry Hély et Jean-Pierre Garrigues participaient également à cette émission.
L'animateur, M. Kerdouche, avait invité les différents protagonistes, à commencer par M. Bernard Castang, président du cercle taurin carcassonnais, et organisateur de la novillada du 1er septembre. Sur les conseils de son avocat, M. Castang n'avait pas souhaité participer au débat. Cette attitude des acteurs du mundillo (très " petit monde " de la torture tauromachique) est récurrente et révélatrice : comme le dit très bien Thierry Hély, les pro-corridas refusent tout débat quand ils risquent d'être confrontés à des " spécialistes ".
Dans ces conditions, le débat aurait pu tourner court, mais le principe de l'émission était que les auditeurs puissent intervenir pour s'exprimer, ce que nous souhaitions. vivement

Au cours de plus de deux heures d'émission, nous avons pu aborder les principaux thèmes ayant trait à la tauromachie : le financement public de la torture, la complicité des élus, l'embrigadement des enfants, les fraudes avant la corrida, la présentation du taureau comme un fauve agressif alors qu'il ne s'agit que d'un herbivore domestique qui tente de se défendre et de sauver sa pauvre vie, l'interprétation de plus en plus extensive de la loi par des magistrats qui affichent parfois leurs convictions pour la corrida… Enfin tout ce contexte très malsain de mode tauromachique qui occulte complètement les actes de torture et présente la corrida comme un monde de couleurs chatoyantes, d'art et de culture. A n'en point douter, les tauromaniaques sont les champions de la métalepsie !
Nous avons pu également présenter quelques-unes de nos actions comme le lobbying auprès des élus, la création d'un réseau de vigilance pédagogique, des conférences accompagnées de la diffusion du film de Thierry…
Enfin, nous avons largement développé la présentation des différentes actions de la FLAC, en collaboration étroite avec d'autres structures comme l'AFIPA, le COLBAC, le CRAC ou la Fondation Bardot.

Grâce au dynamisme de Nicolas Biscaye, et à son carnet d'adresses bien rempli, nous avons pu bénéficier, en cours d'émission, de l'intervention de la comédienne Mylène Demongeot, farouchement opposée à la corrida, et de Paul Barge, acteur. Le témoignage de ce dernier fut particulièrement intéressant dans la mesure où il s'agit d'un aficionado repenti qui considère la corrida comme inacceptable en ce début de troisième millénaire. Nous avons cherché à savoir, en direct sur les ondes, quel avait été l'élément déclencheur qui lui avait permis " d'ouvrir les yeux " sur la réalité de ce spectacle barbare. " Une corrida en Arles, particulièrement laborieuse " nous a répondu M. Barge. Rappelons que dans le vocabulaire tauromachique une " corrida laborieuse " désigne une boucherie particulièrement ignoble. Il y a donc un instant, dans la vie de l'aficionado, où la torture n'est plus acceptable… Evolution personnelle, intensité d'un moment, sensibilité et humanité qui permettent à certains de se rendre compte un jour de toute l'horreur de la torture-spectacle ? M. Barge ne nous en dira pas plus mais son témoignage en a peut-être fait réfléchir plus d'un…
Les anonymes ont également témoigné pour faire part de leur indignation face à ce projet de corrida. Un seul témoignage a représenté le point de vue des pro-corridas, et l'on a pu entendre les arguments évoquant la tradition et la passion. L'indigence des arguments de cet auditeur, qui a eu au moins le courage d'appeler, n'a pas permis d'approfondir le débat.

Nous tenons à remercier très chaleureusement M. Kerdouche ainsi que Nicolas Biscaye pour leur contribution à l'information du public sur la réalité de la corrida. Ce n'est qu'à ce prix que la grande majorité de la population s'élèvera enfin contre cette ignominie. Comme le dit si bien Francis Cabrel, " quand la corrida avance, c'est l'humanité qui recule. "

COMPTE RENDU
ACTION CARCASSONNE
du dimanche 2 février 2003
" Vous n'êtes pas dignes
de nous représenter !"

C'est dans le cadre de son action "Montée au créneau" que la F.L.A.C lançait une nouvelle opération ce dimanche matin 2 février à Carcassonne afin de "cueillir" les maires des villes taurines françaises réunis en congrès dans les murs du théâtre municipal le tout sous haute protection.
Depuis la novillada du 1er septembre 2002, Raymond Chesa souhaitait voir sa ville figurer au palmarès des villes de sang.
C'est désormais chose faite !

En effet, à l'intérieur du théâtre 17 maires venaient d'ajouter une 47ème ville à la liste des villes taurines cependant qu'à l'extérieur une centaine d'opposants courageux bravaient les intempéries pour venir dire aux maires en question : " Vous n'êtes pas dignes de nous représenter "
Au sortir du théâtre, ils pouvaient notamment lire sur les banderoles déployées : "La torture n'est pas notre culture" ou bien encore entendre : " où en êtes vous avec votre conscience ? " Il y eut bien sûr de leur part quelques haussements d'épaule et cet agacement du maire de Dax président de l'U.V.T.F. qui, en passant, tapait du poing dans un panneau tenu par les opposants, sorte de provocation à laquelle quelques manifestants ripostaient aussitôt sans gravité aucune le laissant récupérer son véhicule qu'il avait garé sur une place réservée aux handicapés. Belle leçon de citoyenneté !
Quant au maire de Carcassonne il avait emprunté un escalier dérobé pour éviter de se retrouver confronté à ses administrés d'autant qu'il venait de remettre la médaille de la ville à Jacques Forté, président de l'U.V.T.F. !
Il déclarait entre autres dans les colonnes du Midi Libre de ce même jour " que les antis n'avaient qu'à bien se tenir car il prévoyait 5 à 6 corridas par an ! "
Bigre ! la ville de Nîmes, en voilà une autre qui n'a qu'à bien se tenir car la concurrence s'annonce dure entre villes sanguinaires.
Le congrès de l'U.V.T.F se retrouvait donc pour la 2ème année consécutive confronté aux antis (en 2002, c'est le comité F.L.A.C Bordeaux-Gironde qui intervenait à Floirac)
Au cours des prises de parole dans la rue, la présidente de la F.L.A.C rappelait aux maires qu'ils ne devaient plus compter sur la voix des citoyens qui luttent réellement contre la violence.
Robert Clavijo, président du COLBAC, prenait ensuite le relais pour rappeler que loin d'être une manne inépuisable la corrida est un gouffre financier et de citer la ville de Nîmes notoirement déficitaire malgré des ferias qui draînent des foules avides de divertissement.
Il évoquait entre autres les 21 000 signatures contre la corrida collectées dans la ville de Béziers et l'absence totale de démocratie dans cette ville dont le maire et le conseil municipal refusent de les recevoir.
Venaient ensuite Claude Van Dyck responsable du Comité F.L.A.C Perpignan ainsi que Charles Kondoky vice-président de la SPA Perpignan, qui ont très largement montré leur détermination à mener la lutte contre la corrida.
Puis c'était au tour de Thierry Hély, vice-président de la F.L.A.C et vice-président du CRAC, de rappeler l'impact des images du film qu'il a réalisé pour dénoncer toute cette violence véhiculée par la corrida. Il remettait aux journalistes venus couvrir notre action, une copie du reportage de la BBC effectué en août dernier (2002) sur la situation à Carcassonne et diffusé sur l'ensemble du territoire britannique, reportage qui reprenait des éléments du "Film de la Honte".
De gauche à droite :
Robert Clavijo président du COLBAC
Charles Kondoky vice-président de la SPA Perpignan
Jean-Pierre Dunyach représentant l'APAC
Josyane Querelle Présidente FLAC
Claude Van Dyck responsable du Comité F.L.A.C Perpignan
Thierry Hély vice-président de la F.L.A.C et
vice-président du CRAC

Nicolas Biscaye, président de l'AFIPA, nous faisait quant à lui l'amitié de venir depuis la capitale pour soutenir et participer à cette action, lui qui avait déjà tellement fait pour bouger la presse et les élus autour de cette affaire de Carcassonne.
Pour sa part, Jean-Pierre Dunyach, représentait l'APAC dont la présidente Marie-Louise Calvet, qui était de tout cœur avec nous n'avait pu venir depuis Bourg-Madame particulièrement enneigée.
Pour la circonstance, les amis toulousains avaient également fait le déplacement, eux qui voient la corrida s'installer bientôt à leur porte à Fenouillet après Rieumes.

Nous tenons enfin à saluer surtout et avant tout les Carcassonnaises et les Carcassonnais qui ont osé venir sur place dire haut et fort à leurs élus qu'ils ne laisseront pas l'infamie s'installer dans leur ville qui compte par ailleurs 2 sites inscrits au patrimoine mondial de l'Humanité par l'UNESCO : la Cité Médiévale et le Canal du Midi.

Merci aux représentantes de la FBB ainsi qu'aux adhérents de l'Alliance pour la suppression des corridas qui ont soutenu cette action.

Hors protection animale :
Remerciements particuliers à la Confédération Paysanne de l'Aude qui a apporté un soutien remarquable

Couverture médiatique :
Télé Canal Cité
Midi Libre / La Dépêche (les 3 et 4 février) / L'Indépendant.
Nous tenons à remercier les journalistes qui ont couvert cette action.

INAUGURATION D'UNE AFFICHE ANTICORRIDA
A CARCASSONNE

Communiqué de presse

Il y a 10 ans naissait la F.L.A.C (Fédération de Liaisons Anti Corrida). Elle se voyait confier la tâche, par de nombreuses associations de Protection Animale, de mener la lutte contre la corrida.
Ainsi, son Conseil d'Administration qui se réunissait en mars dernier, votait à l'unanimité le lancement d'une campagne nationale d'affichage 4 X 3.
Le coup d'envoi devait être réservé du 19 au 26 août pour la ville de Carcassonne, ce haut-lieu touristique qui a malheureusement décidé de renouer avec la corrida après un demi siècle d'interruption.
Ville inscrite au patrimoine mondial par l'UNESCO depuis 1997, Carcassonne a malheureusement décidé, en 2002, de renouer avec la corrida après un demi siècle d'interruption.

Informer reste donc le maître-mot.
Savoir et faire savoir ce que cachent ces exhibitions sanglantes est une nécessité, notamment dans une Cité qui se prétend tournée vers l'avenir mais qui dans un même temps glorifie l'archaïsme réducteur. Cette première campagne sera assortie d'une présence sur le terrain avec diffusion de tracts, de cartes et de pétitions à signer et à remettre au maire afin de poursuivre l'action commencée en 2002 avec la remise de 5500 premières signatures contre la corrida, le 1er septembre 2002, aux portes des arènes.

Attention : toujours aux portes des arènes, présence pacifique les samedi 23 août et samedi 30 août 2003 au moment où se dérouleront les corridas. (Consignes données ultérieurement.)

Tout ce travail d'information voit le jour notamment :
grâce à la mise en place d'un partenariat spécifique dont l'axe principal aura été l'axe F.L.A.C / CRAC (Comité Radicalement Anti Corrida Pdt : Jean-Pierre Garrigues)
grâce au soutien financier de structures membres de la F.L.A.C : Fédération Agissons (Pdt : Jean-Marc Governatori), du MCEPA (Mouvement Chrétien pour l'Environnement et la Protection Animale / Pdt : Charles Walther), ADDA Espagne (Association de Défense des Droits de l'Animal Pdte : Carmen Mendez, Directeur : Manuel Cases),
grâce au soutien actif de l'AFIPA (Association Française et Internationale de Protection Animale Pdt : Nicolas Biscaye), au CVA (Comité de Vigilance et d'Action pour le bien-être animal responsables Marie-Françoise Lheureux et Valérie Sofroniades), grâce aux contributions de nos adhérents (modestes ou moins modestes) qui nous permettent d'avancer.

La F.L.A.C invite toutes celles et tous ceux qui sont désireux de voir s'exprimer un point de vue opposé à la violence et à la cruauté, à venir assister à l'inauguration de cette campagne le 19 août à partir de 14 heures parking Géant Casino Salveza suivie d'une conférence de presse donnée par le professeur Albert Jacquard à partir de 15 h qui se tiendra à la salle du Campus de la F.A.O.L / 17 rue Riquet (à proximité de la Gare), le tout en présence de personnalités qui ont souhaité s'associer à notre démarche.

Pour la F.L.A.C
La Présidente
Josyane QUERELLE

Samedi 28 Août 2004
« 5 jours de fête sous le signe de l’Espagne et des taureaux »  titrait l’Indépendant du 31 août 2004, ajoutant que cela mettait fin à des années de difficulté à trouver l’événement fédérateur dans la préfecture audoise !

Et pour bien enfoncer le clou d’ajouter que « rien de ce que vient de vivre Carcassonne (l’affluence, l’ambiance, une certaine idée de la fête) n’aurait été possible sans le catalyseur que représente le toro » !!

Flamenco, sévillanes, peintures, conférences, bandas, bodegas, promenades en calèches (tirées par des chevaux), Carcassonne devient le clone de Séville la «semaine espagnole» durant. Quant aux commerçants et aux associations, ils investissent dans des « bodegas»,  ces lieux où l’on s’enivre un peu, beaucoup, à la folie.

Où l’on apprend aussi que le maire de la ville, Raymond CHESA,  «tient à ce que la “ becerrada ”, ce spectacle sans effusion de sang, soit reconduite car elle peut permettre d’amener un nouveau public à la tauromachie et en particulier les jeunes.»

Enfin les arènes auront été montées dès le début du mois d’août pour permettre d’y accueillir d’autres spectacles que celui de la tauromachie, histoire de montrer que les arènes à venir (construites en dur) seront bien multifonctionnelles. Le but : noyer la corrida pour mieux la banaliser et pour que ses détracteurs n’aient plus tous les éléments pour la dénoncer.

Mais les détracteurs sont là et leur détermination est intacte ! Ils poursuivent sans relâche leur travail d’information auprès de la population qui semble de moins en moins encline qu’on voudrait nous le faire croire, à suivre ces espagnolades.

Ainsi tracts, dépliants, pétitions sont-ils tour à tour diffusés, distribués, signés jusqu’à ce que le fameux “Eté passion” retrouve ses festivals de musique, ses spectacles médiévaux, ses expos, ses marchés, sa pétanque, son Tour de France et son embrasement de la Cité au 14 juillet avec l’immense richesse patrimoniale de ce département, oubliant enfin l’épisode sanglant qu’auront été les années corrida à Carcassonne

That is a question!
Et Blandine COTTIN de s’interroger dans la Dépêche du 30 août 2004.
“(…) Et après tout, sans spectateurs, le matador* aurait-il encore envie de se mesurer à la bête, aurait-il le désir de montrer la domination de l’homme sur le taureau,?”
Nos commentaires: Poser la question c’est déjà y répondre.
(* Matador: tueur en espagnol).

Embrigadement de la jeunesse:
(La Dépêche du 30 août 2004)
Lors de l’épreuve consistant à tester les futures vaches reproductrices (Tienta) l’on a pu voir un gamin de 10 ans s’essayer aux passes le matin du dimanche 29 août dans les arènes !

Un peu de préhistoire:
Quand le guide de l’été 2004 intitulé “L’Aude dans tous les sens” (coédité par les journaux du Midi: Midi-Libre et l’Indépendant) nous apprend que “riche d’un passé remontant jusqu’à l’époque des dinosaures, l’Aude sait aujourd’hui le mettre en avant et proposer des animations faisant revivre certaines traditions comme la corrida, les joutes sétoises, la balade sur le canal du Midi… Mais, en juillet c’est l’embrasement de la Cité de Carcassonne qui fait courir les foules et le spectacle vaut le déplacement”.
Et la Dépêche de l’Aude du lundi 30 août de nous éclairer sur l’histoire passée de la planète qui se lit, dit-elle, dans des fossiles vieux de 70 millions d’années où l’Aude était alors peuplée de reptiles. Plus précisément des tortues, des crocodiles et surtout des dinosaures du côté de Bellevue ou de Campagne-sur-Aude.
Nos commentaires: et nous qui pensions que le“Toro” remontait à la nuit des temps! Du coup la “tradition” en prend un sacré coup!

Au Campus, quai Riquet:
Deux journées de réflexion pour l’abolition de la corrida

Vendredi 26 mai 2006:
Vernissage de l’exposition des œuvres du peintre gardois anticorrida Michel Clarence, suivi d’une conférence avec projection du film de Jérôme Lescure intitulé « Alinéa 3 »
Dans son discours inaugural, Denis Boulbès évoquera très largement le volet juridique, notamment avec l’alinéa 3 de l’article 521-1 du code pénal. Alinéa qui exonère les promoteurs de corridas de sévices graves et d’actes de cruauté sur animaux dans la mesure où peut être invoquée la désormais fameuse « tradition locale ininterrompue ».
Il retrace ensuite l’historique des corridas à Carcassonne avec ce qu’il qualifie « d’approximations judiciaires » qui ont permis le retour des corridas dans la préfecture audoise.
Les deux intervenantes, Delphine Simon coréalisatrice du film « Alinéa 3 » et Josyane Querelle, présidente de la FLAC, insisteront à leur tour sur ces comportements humains que rien ne saurait légitimer. Ainsi le public attentif aura-t-il pu une nouvelle fois prendre toute la mesure de la lutte à mettre en œuvre pour obtenir enfin l’abolition définitive de la corrida ici et ailleurs.

Samedi 27 mai 2006:
Librairie Mots et Cie: Séance de signature dès le matin par le professeur Elisabeth Hardouin-Fugier, suivie d’une nouvelle conférence au Campus intitulée: « Images de la Corrida: reportages et révélations ».

Sondage exclusif du quotidien l’Indépendant et Télécontact

Question posée aux Carcassonnais le 26/06/06:
« Etes-vous pour ou contre l’organisation de corridas à Carcassonne ? ».
Résultat: Contre à 58.50 % , soit 2.50 points de plus par rapport au dernier sondage Ipsos/Alliance réalisé en 2002 qui donnait alors 56 % de contre. Ce résultat est particulièrement encourageant dans la mesure ou malgré une publicité outrancière à son profit la corrida recule quand même. Preuve est faite que même dans les villes organisatrices de corridas les résidants rejettent nettement la barbarie des arènes.

Quelques commentaires autour de ce sondage:
Pour Denis Boulbès: « Les gens sont contre la corrida, on le sait depuis toujours.  A Carcassonne, on nous a mis devant le fait accompli, mais il n’y a pas en vérité de tradition taurine. Tout ça c’est de la foutaise et la réalité, c’est que la bête souffre ! ». Puis : «  nous avons interrogé le maire sur le sujet. Embarrassé, il dit avoir reçu la corrida en héritage de son prédécesseur ». Le maire déclare par ailleurs n’être pas surpris par les résultats de ce sondage, précisant que : «  la corrida est un sujet qui, par nature, divise ». Mais il s’en tient cependant à la décision juridique selon laquelle il y a une tradition tauromachique à Carcassonne. Il conclut: « Cette décision doit être respectée ».
Il confirme ensuite le projet de construction d’arènes en dur qualifiées d’infrastructure ludique, sportive, artistique et tauromachiques.
Enfin, il comprend que l’on ne soit pas d’accord, mais aussi que l’on approuve, car pour lui: « la tauromachie fait partie d’une forme de vie dont on n’a pas à priver ceux à qui elle convient ». Évidemment, on retrouve tous les poncifs plus qu’éculés du style: « Celui qui n’aime pas n’y va pas ! »….  « les antis doivent être herbivores ! » (ce qui laisse sous-entendre que les arènes sont pour les « pros » des espèces d’abattoirs pour abattages rituels). Et ceux qui nous objectent qu’il y a tout à côté des sans-abri qui meurent de faim, de froid au soir de la Saint-Sylvestre ! (sous entendu: les antis seraient dans l’incapacité d’éprouver de la compassion tout à la fois pour l’humain et pour l’animal !). Mais comme dit si bien Denis Boulbès: « tout ça c’est de la foutaise !).
Quant à l’ancien « novillero » carcassonnais Stéphane Pons, il déclare: « les antis sont ultra minoritaires! ». Gonflé l’individu car avec grosso modo 60% de contre il faudra qu’il nous démontre comment il fait ses comptes pour trouver les antis minoritaires. Enfin pour Jean-Michel Mariou, créateur le l’émission « Face au Toril », à la question: Quel est selon vous le meilleur argument pour défendre la corrida ?: voici sa réponse « Nous vivons dans une société qui ne supporte plus l’idée de la mort. Aujourd’hui, on ne meurt plus chez soi, tout se dissimule dans des hôpitaux, des hospices soigneusement tenus à l’écart de la cité. On renvoie nos vieux, nos malades, dès que l’hypothèse de la mort est là. La tauromachie plante volontairement cette question essentielle au cœur même de la cité. La mort n’est plus une virtualité honteuse, c’est une des questions que nous devons affronter. Une des conditions de notre liberté. La corrida ritualise cet affrontement. Loin d’être une cruauté d’un autre âge, c’est la plus radicale des réflexions sur la vie. Je sais que c’est très difficile à entendre pour quelqu’un qui déteste l’idée de la corrida, mais la tauromachie est d’abord un monde de respect. Respect pour une certaine idée de la vie et de la liberté, pour les règles consenties (aujourd’hui, ça se fait rare !) et enfin, même si ça semble un paradoxe, respect infini pour l’animal, dans toute son intégrité ». Quel bel exercice de cynisme. Peut-il vraiment croire un tel argumentaire ?.
Enfin, suite au sondage ci-dessus, l’Indépendant a posé la question suivante à Brigitte Bardot: Quelle est la première réaction que vous inspire le résultat de ce sondage ? Réponse: « Un ouf de soulagement. Je veux dire merci à ceux qui ont enfin compris qu’un tel spectacle de sang et de mort n’a pas sa place au XXIème siècle ».