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DOSSIER CARCASSONNE
La ville de Carcassonne ne peut se prévaloir d’une “tradition locale ininterrompue” après que sa dernière corrida remonte à 1954.
Pour sa part, la F.L.A.C, aidée du COLBAC poursuivra sans relâche son travail d’information auprès de la population afin d’opposer un refus citoyen aux volontés de promotion de la violence au travers des corridas.
Agde, le vendredi 31 août 2001 |
CONFERENCE-DEBAT A CARCASSONNE LE 26 AVRIL 2002 |
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Le vendredi 26 avril 2002, la FLAC, le CRAC et le COLBAC ont organisé une conférence-débat à Carcassonne pour informer les habitants de la Cité audoise de l'horreur de la corrida. Dans son édition du 29 avril 2002, la Dépêche du Midi a fait paraître dans son intégralité le communiqué de presse (texte ci-dessous) que nous lui avions faxé le samedi 27 avril au matin. Il est important de préciser que nous avions proposé au journaliste venu couvrir l'événement de lui envoyer un texte qu'il souhaitait obtenir dès le lendemain. Par ailleurs, après avoir faxé le texte, nous avons pris soin de téléphoner pour vérifier que le destinataire l'avait bien reçu. Nous avons alors insisté sur l'importance de diffuser également les coordonnées de la FLAC, ce qui fut fait. Enfin, courant mai, nous avons chaleureusement remercié par courrier la rédaction de la Dépêche pour nous avoir si honnêtement relayé.
" A l'appel de Carcassonnais indignés par le projet, soutenu par la mairie, de réintroduction de la corrida dans la cité audoise après plus d'un demi-siècle d'interruption, une conférence-débat s'est tenue le vendredi 26 avril 2002 à la salle Campus de la FAOL. Les Carcassonnais avaient invité pour la circonstance trois associations qui luttent activement contre la torture donnée en spectacle : la Fédération de Liaisons Anti Corrida (FLAC) représentée par Thierry Hély, le COmité de Liaisons Biterrois Anti Corrida (COLBAC) représenté par Robert Clavijo, et le Comité Radicalement Anti Corrida (CRAC) représenté par Jean-Pierre Garrigues. |
Dimanche 1er septembre 2002 Jour de la 1ère corrida après ½ siècle d'interruption ! Opération : "Montée au créneau" 2ème phase
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Dans la ligne de son opération “Montée au créneau” la F.L.A.C organise un vaste rassemblement des opposants à la corrida le dimanche 1er septembre à Carcassonne. Cette présence pacifique et non-violente vise à dénoncer la promotion de la violence dans une ville qui par ailleurs peut s’enorgueillir de ses 2 sites classés au patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO. Quant à l’argument économique, il ne saurait être le moteur de cette tuerie du 1er septembre à l’Espace Jean Cau. En effet, quand on sait que la Cité recevra quelque 6 millions de visiteurs par an en 2005 (source : objectif Languedoc-Roussillon du mois de mai 2002) on comprend mal avec un tel impact touristique qu’il faille avoir recours à la barbarie pour soi-disant aider les commerçants ! Pour sa part, la FLAC poursuit son action citoyenne sachant que dénoncer la corrida c’est dénoncer la violence et que dénoncer la violence est non seulement un droit mais un devoir.
Contacts : F.L.A.C / BP 16 / 34301 AGDE Cedex
Agde, le 16 août 2002
Pour sa part la Fédération de Liaisons Anti Corrida (F.L.A.C) entend poursuivre sans relâche sa lutte en direction des deux axes complémentaires que sont l’action au plan juridique et l’action sur le terrain. Elle a cependant déjà réalisé en amont tout un vaste travail de sensibilisation de la population, notamment au travers d’une pétition lancée en 2001 ainsi qu’une récente campagne de cartes postales adressées au maire, au préfet, à l’UNESCO, la ville de Carcassonne ayant 2 sites classés au Patrimoine Mondial de l’Humanité. Ces collectes de signatures avoisinent les 6000 signatures et sont répercutées au plan européen et international et auprès des visiteurs étrangers, lesquels ont déjà très largement réagi en direction de Raymond Chesa, maire de la ville. La F.L.A.C a pareillement fait parvenir au maire de Eggenfelden, ville jumelée avec la ville de Carcassonne, un document accablant filmé en caméra cachée, dévoilant le véritable visage de la corrida. Ce document avait également été montré à Carcassonne lors de la conférence-débat du 26 avril dernier. Outre sa récente action “Montée au créneau” du 10 août, la F.L.A.C ayant mandaté la SCP d’avocats N’Guyen-Phung a saisi M le Procureur de la République d’une plainte sur le fondement de l’article 521-1 du Code Pénal en émettant le vœu que le Parquet mette tous les moyens en œuvre afin d’interdire la tenue de la novillada du 1er septembre 2002 à Carcassonne. La ville de Carcassonne ne peut en effet se prévaloir d’une “tradition locale ininterrompue” dès lors que la dernière corrida remonte à 1954, et les organisateurs ne peuvent bénéficier d’aucune immunité. Cette action juridique contribue à renforcer toute démarche visant à obtenir l’interdiction de la novillada en question. Par ailleurs, la décision du T.G.I étant imminente, une présence des opposants à la corrida reste une impérieuse nécessité le 1er septembre prochain à l’espace Jean Cau quel que soit le cas de figure. Si les “antis” l’emportent cette présence sera celle d’observateurs qui pourront témoigner que la novillada n’a effectivement pas eu lieu. Si les “pros” l’emportent, cette présence sera celle des opposants qui dénonceront massivement la barbarie. La F.L.A.C donne donc dès à présent rendez-vous à toutes les bonnes volontés lors du grand rassem-blement pacifique du dimanche 1er septembre sachant que cette journée sera l’un des temps forts du processus menant à l’abolition de la corrida sur l’ensemble du territoire français.
Agde, le 28 août 2002
Soit ! Mais que nos adversaires ne se réjouissent pas trop car ça n’est là qu’une étape. Il en viendra d’autres. A commencer par notre action de ce dimanche 1er septembre avec un grand rassemblement pacifique pour dire NON à la VIOLENCE, NON à la CORRIDA La mobilisation est à la mesure de la stupéfaction de celles et ceux qui pouvaient légitimement penser qu’un demi siècle d’interruption c’était largement plus qu’il n’en fallait pour conclure à l’abandon d’une “tradition” si peu conforme au geste civilisé. Nous appelons toutes les personnes sensibilisées par la lutte contre la cruauté à nous rejoindre pour cette action hautement symbolique. Car, n’oublions pas, comme l’écrivit Victor Hugo, que “torturer un taureau pour le plaisir pour l’amusement, c’est beaucoup plus que torturer un animal, c’est torturer une conscience.”
Agde, le 31 août 2002
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COMPTE RENDU ACTION CARCASSONNE du dimanche 2 février 2003 |
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En effet, à l'intérieur du théâtre 17 maires venaient d'ajouter une 47ème ville à la liste des villes taurines cependant qu'à l'extérieur une centaine d'opposants courageux bravaient les intempéries pour venir dire aux maires en question : " Vous n'êtes pas dignes de nous représenter "
Nous tenons enfin à saluer surtout et avant tout les Carcassonnaises et les Carcassonnais qui ont osé venir sur place dire haut et fort à leurs élus qu'ils ne laisseront pas l'infamie s'installer dans leur ville qui compte par ailleurs 2 sites inscrits au patrimoine mondial de l'Humanité par l'UNESCO : la Cité Médiévale et le Canal du Midi.
Merci aux représentantes de la FBB ainsi qu'aux adhérents de l'Alliance pour la suppression des corridas qui ont soutenu cette action.
Hors protection animale :
Couverture médiatique :C'est dans le cadre de son action "Montée au créneau" que la F.L.A.C lançait une nouvelle opération ce dimanche matin 2 février à Carcassonne afin de "cueillir" les maires des villes taurines françaises réunis en congrès dans les murs du théâtre municipal le tout sous haute protection.
Depuis la novillada du 1er septembre 2002, Raymond Chesa souhaitait voir sa ville figurer au palmarès des villes de sang.
C'est désormais chose faite !
Au sortir du théâtre, ils pouvaient notamment lire sur les banderoles déployées : "La torture n'est pas notre culture" ou bien encore entendre : " où en êtes vous avec votre conscience ? "
Il y eut bien sûr de leur part quelques haussements d'épaule et cet agacement du maire de Dax président de l'U.V.T.F. qui, en passant, tapait du poing dans un panneau tenu par les opposants, sorte de provocation à laquelle quelques manifestants ripostaient aussitôt sans gravité aucune le laissant récupérer son véhicule qu'il avait garé sur une place réservée aux handicapés. Belle leçon de citoyenneté !
Quant au maire de Carcassonne il avait emprunté un escalier dérobé pour éviter de se retrouver confronté à ses administrés d'autant qu'il venait de remettre la médaille de la ville à Jacques Forté, président de l'U.V.T.F. !
Il déclarait entre autres dans les colonnes du Midi Libre de ce même jour " que les antis n'avaient qu'à bien se tenir car il prévoyait 5 à 6 corridas par an ! "
Bigre ! la ville de Nîmes, en voilà une autre qui n'a qu'à bien se tenir car la concurrence s'annonce dure entre villes sanguinaires.
Le congrès de l'U.V.T.F se retrouvait donc pour la 2ème année consécutive confronté aux antis (en 2002, c'est le comité F.L.A.C Bordeaux-Gironde qui intervenait à Floirac)

Au cours des prises de parole dans la rue, la présidente de la F.L.A.C rappelait aux maires qu'ils ne devaient plus compter sur la voix des citoyens qui luttent réellement contre la violence.
Robert Clavijo, président du COLBAC, prenait ensuite le relais pour rappeler que loin d'être une manne inépuisable la corrida est un gouffre financier et de citer la ville de Nîmes notoirement déficitaire malgré des ferias qui draînent des foules avides de divertissement.
Il évoquait entre autres les 21 000 signatures contre la corrida collectées dans la ville de Béziers et l'absence totale de démocratie dans cette ville dont le maire et le conseil municipal refusent de les recevoir.
Venaient ensuite Claude Van Dyck responsable du Comité F.L.A.C Perpignan ainsi que Charles Kondoky vice-président de la SPA Perpignan, qui ont très largement montré leur détermination à mener la lutte contre la corrida.
Puis c'était au tour de Thierry Hély, vice-président de la F.L.A.C et vice-président du CRAC, de rappeler l'impact des images du film qu'il a réalisé pour dénoncer toute cette violence véhiculée par la corrida.
Il remettait aux journalistes venus couvrir notre action, une copie du reportage de la BBC effectué en août dernier (2002) sur la situation à Carcassonne et diffusé sur l'ensemble du territoire britannique, reportage qui reprenait des éléments du "Film de la Honte".
Robert Clavijo président du COLBAC
Charles Kondoky vice-président de la SPA Perpignan
Jean-Pierre Dunyach représentant l'APAC
Josyane Querelle Présidente FLAC
Claude Van Dyck responsable du Comité F.L.A.C Perpignan
Thierry Hély vice-président de la F.L.A.C et
vice-président du CRAC
Nicolas Biscaye, président de l'AFIPA, nous faisait quant à lui l'amitié de venir depuis la capitale pour soutenir et participer à cette action, lui qui avait déjà tellement fait pour bouger la presse et les élus autour de cette affaire de Carcassonne.
Pour sa part, Jean-Pierre Dunyach, représentait l'APAC dont la présidente Marie-Louise Calvet, qui était de tout cœur avec nous n'avait pu venir depuis Bourg-Madame particulièrement enneigée.
Pour la circonstance, les amis toulousains avaient également fait le déplacement, eux qui voient la corrida s'installer bientôt à leur porte à Fenouillet après Rieumes.
Remerciements particuliers à la Confédération Paysanne de l'Aude qui a apporté un soutien remarquable
Télé Canal Cité
Midi Libre / La Dépêche (les 3 et 4 février) / L'Indépendant.
Nous tenons à remercier les journalistes qui ont couvert cette action.
INAUGURATION D'UNE AFFICHE ANTICORRIDA A CARCASSONNE |
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Communiqué de presse
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Il y a 10 ans naissait la F.L.A.C (Fédération de Liaisons Anti Corrida). Elle se voyait confier la tâche, par de nombreuses associations de Protection Animale, de mener la lutte contre la corrida. Ainsi, son Conseil d'Administration qui se réunissait en mars dernier, votait à l'unanimité le lancement d'une campagne nationale d'affichage 4 X 3. Le coup d'envoi devait être réservé du 19 au 26 août pour la ville de Carcassonne, ce haut-lieu touristique qui a malheureusement décidé de renouer avec la corrida après un demi siècle d'interruption. Ville inscrite au patrimoine mondial par l'UNESCO depuis 1997, Carcassonne a malheureusement décidé, en 2002, de renouer avec la corrida après un demi siècle d'interruption.
Informer reste donc le maître-mot. Attention : toujours aux portes des arènes, présence pacifique les samedi 23 août et samedi 30 août 2003 au moment où se dérouleront les corridas. (Consignes données ultérieurement.)
Tout ce travail d'information voit le jour notamment : La F.L.A.C invite toutes celles et tous ceux qui sont désireux de voir s'exprimer un point de vue opposé à la violence et à la cruauté, à venir assister à l'inauguration de cette campagne le 19 août à partir de 14 heures parking Géant Casino Salveza suivie d'une conférence de presse donnée par le professeur Albert Jacquard à partir de 15 h qui se tiendra à la salle du Campus de la F.A.O.L / 17 rue Riquet (à proximité de la Gare), le tout en présence de personnalités qui ont souhaité s'associer à notre démarche.
Pour la F.L.A.C La Présidente Josyane QUERELLE
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Samedi 28 Août 2004 |
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« 5 jours de fête sous le signe de l’Espagne et des taureaux » titrait l’Indépendant du 31 août 2004, ajoutant que cela mettait fin à des années de difficulté à trouver l’événement fédérateur dans la préfecture audoise !
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