Lundi 24 novembre 2003 - 9 heures
Les débats seront suivis par la presse internationale. Sont accusés l'Union Européenne, représentée par la Commission Européenne, ainsi que les gouvernements et les ministres responsables des pays impliqués dans les corridas.
La plainte de la FLAC
|
Encouragée et soutenue avec enthousiasme par d'innombrables organisations de défense animale, la Fondation Franz Weber se mobilise pour faire le procès à tous ceux qui tirent les ficelles dans les coulisses des corridas. Ce sera un procès public contre la barbarie. Contre la torture d'animaux sous sa forme la plus abjecte, contre la torture élevée au rang de culture et de tradition. Ce sera un procès public contre la maltraitance d'animaux tolérée par l'Etat, acceptée par l'Etat, encouragée par l'Etat ; un procès contre le mensonge et le sadisme. Un procès public contre un aspect particulièrement condamnable de l'endoctrinement du peuple et de la perversion de la jeunesse. En tout et pour tout, un procès contre l'ultime sarcasme dirigé à l'encontre de la morale humaine, basée, elle, sur l'éthique. Ce sera un procès en faveur de créatures faisant partie intégrante, comme nous-mêmes, de la création, comme le respect que nous leur portons fait partie intégrante de notre dignité humaine.
|
Introduction
La corrida qui consiste à torturer à mort des taureaux et à molester des chevaux dans des arènes est un acte de violence caractérisée.
Elle est au XXIème siècle un archaïsme sanguinaire qui se pérennise en :
- Amérique du Sud (Venezuela / Colombie / Equateur / Pérou / Bolivie),
- Amérique Centrale (Mexique / Guatemala / Panama),
- Europe (Espagne / Portugal / France.)Nous nous en tiendrons aujourd'hui à la stricte évocation de l'Europe étant donné le lieu hautement symbolique où se déroule cette session du Tribunal Pénal International des Droits de l'Animal, à savoir la ville de Bruxelles (en Belgique) haut-lieu du Parlement Européen.
Nous dirons de la corrida qu'elle est l'une des expressions paroxystiques de la violence banalisée.
Elle se prétend Art ou Culture et parle volontiers d'héroïsme là où il n'y a que fraudes et mensonges, tant au plan financier que dans les arènes.
Nous ajouterons qu'elle survit et se pérennise là où elle bénéficie de nombreuses complaisances. Toutes choses que nous allons brièvement développer.
Le Tribunal des Animaux poursuit au cours de procès publics les graves atteintes portées aux animaux et dont les tribunaux ordinaires ne se saisissent pas. Elle cite les responsables afin qu'ils rendent des comptes et cela jusqu'à l'échelon des ministres et des chefs d'Etat. La Cour est constituée d'un président, d'un ou deux juges assesseurs et d'un jury de six à douze membres, choisis parmi les organisations de protection des animaux associées à la procédure. Seules des organisations constituées peuvent déposer plainte devant le Tribunal des animaux.
De tels procès se déroulent régulièrement depuis 23 ans avec l'assistance d'éminents juristes et experts, en présence de la Presse internationale et conduisent directement ou indirectement à des résultat concrèts.
UNITED ANIMAL NATIONS - U.A.N.La Cour Internationale de Justice des Droits de l'Animal ou Tribunal des Animaux qui a son siège à Genève, est un organe des Nations Unies des Animaux (United Animal Nations - U.A.N.) ou ONU des animaux, fondées en 1979 par Franz Weber sur le modèle des Nations-Unies. Elle réunit aujourd'hui 120 organisations-membres réparties dans le monde entier. Le statut du Tribunal des Animaux fait partie intégrante de la Charte des Nations-Unies des animaux.
devant la Cour Internationale de Justice des Droits de l'Animal
| Mars 1979 : Le massacre des phoques au Canada (I) - Bonn |
| Février 1980 : L'expérimentation animale - Strasbourg |
| Mars 1981 : Les transports de chevaux en Allemagne - Genève |
| Juin 1982 : Les corridas en Espagne - Genève |
| Novembre 1982 : Le massacre des phoques au Canada (II) - Genève |
| Février 1984 : Le massacre des éléphants en Afrique (I) - Genève |
| Avril 1985 : Le massacre des oiseaux migrateurs en Italie - Genève |
| Juin 1987 : Le massacre des chevaux sauvages en Australie (I) - Genève |
| Février 1988 : Le massacre des chevaux sauvages en Australie (II) - Genève |
| Octobre 1989 : Le commerce de l'ivoire et le massacre des éléphants africains (II) - Genève |
| Décembre 1991 : Le massacre des dauphins et la pêche au filets dérivants - Genève |
| Mars 1993 : Les transports d'animaux de boucherie à travers l'Europe (I) - Genève |
| Mars 1995 : Les transports d'animaux de boucherie à travers l'Europe (II) - Genève |
| Février 1999 : Le massacre des oiseaux migrateurs en Europe - Genève |
| Mai 2001 : Persécution et destruction de chiens en Allemagne - Genève |
| Mars 2002 : Le traitement inhumain des animaux de boucherie en Europe - Genève |
| Novembre 2003 : Corridas en Espagne, France et au Portugal - Bruxelles |
EN FRANCE ET AU PORTUGAL
AUDIENCE 24.11.2003
Les accusés |
Les plaignants et co-plaignants |
| Romano Prodi UNION EUROPEENNE Président de la Commission européenne
Franz Fischler UNION EUROPEENNE
José Maria Aznar López ESPAGNE
Miguel Arias Cañete ESPAGNE
Angel Jesus Acebes Paniagua ESPAGNE
Pilar del Castillo Vera ESPAGNE
Alfonso Perales ESPAGNE
José Antonio Soriano ESPAGNE
Jean-Pierre Raffarin FRANCE
Hervé Gaymard FRANCE
Jean-Jacques Aillagon FRANCE
Luc Ferry FRANCE
Jean-François Mattei FRANCE
Dominique Perben FRANCE
Raymond Chésa FRANCE
Jorge Sampaio PORTUGAL
Armando Cordeiro Sevinate Pinto PORTUGAL
Victor Melicias PORTUGAL
Pedro Santana Lopes PORTUGAL |
Les plaignants
Fundación Altarriba Espagne
Aktionsgemeinschaft Arche 89 e.V. Allemagne |
|
COUR INTERNATONALE DE JUSTICE DES DROITS DE L'ANIMAL
Verdict pour cause de
La Cour Internationale de Justice des Droits de l'Animal, constituée d'un jury de 9 membres et de 3 juges constate :
Se fondant sur les auditions orales de ce jour et l'examen des preuves, la Cour déclare
Elle demande aux législateurs de la France et du Portugal, afin d'abolir les corridas, d'interdire toutes dérogations aux articles de la loi protégeant les animaux d'actes de cruauté et de sévices. Elle demande aux autorités de l'Espagne d'abolir les spectacles dégradants des corridas en créant une législation qui observe les principes fondamentaux de la morale et de l'éthique également dans le domaine de la protection animale. Elle demande à la Commission Européenne d'abolir toutes subsides ou subventions directes et indirectes à la corrida. Elle demande à la Commission Européenne et aux pays concernés l'interdiction immédiate des écoles de tauromachie pour enfants et la retransmission télévisée de corridas à des heures où de jeunes enfants sont devant l'écran. Elle demande à l'Union Européenne d'inclure expressément la protection des animaux dans la Constitution européenne. Elle demande aux médias d'éviter toute propagande en faveur des corridas. Elle demande à toutes les Eglises de donner à leurs fidèles des directives claires qui condamnent sans appel les spectacles sanglants et honteux des corridas. Elle demande au Pape de redonner force à la bulle DE SALUTE GREGI DOMINICI de Pie V toujours en vigueur et qui condamne sans appel les jeux taurins. Elle demande à l'UNESCO d'exclure la ville de Carcassonne du patrimoine de l'humanité aussi longtemps qu'elle pratique la barbarie des corridas. En conclusion, la Cour rappelle aux autorités de l'Union Européenne et notamment aux autorités d'Espagne, de France et du Portugal, qu'on ne réglemente pas la torture. On l'abolit ! Et pour terminer, la Cour exprime son respect et sa gratitude aux organisations et personnes qui luttent avec abnégation et persévérance contre les corridas, lutte qui sert en fin de compte l'évolution éthique de l'humanité et la paix dans le monde.
|