Commission Protection de la Jeunesse
Responsable : Joël Lunel
Coresponsable : Jean Poignet

Réseau de vigilance pédagogique contre la violence tauromachique

Pétitions :
Interdiction d'arènes aux moins de 16 ans les jours de corrida

Pour la fermeture des "écoles de tauromachie dite espagnole"

Infos :
"Graines de toreros"

Quand un psy fait son show !

Passeport pour les arènes

Question au gouvernement par Valérie Pécresse

Les niños dans l'arène
Dans quel monde vivons-nous ?

Madrid : Le Défenseur des Mineurs de la Communauté madrilène, Pedro Nuñez Morgada, demande que l'âge minimum de participation aux "encierros*" soit porté de 16 à 18 ans.

Courriers:
Les scolaires arlésiens invités au salon du taureau en Arles...
Encore et toujours de la propagande en faveur de la tauromachie

Capea pour les primaires de St-Rémy de Provence

Propagande procorrida dans les établissements scolaires

Affaire St-Sever (Landes)

UNICEF Opération :
" Ville amie des enfants "

UNICEF
(2e volet) :
Lettre à l'Association des Maires de France

UNICEF
Notre réponse au maire de la ville de Nîmes

UNICEF (suite)
Arles reconnue "Ville amie des enfants"

Dessins d'enfants représentant exclusivement des scènes de corrida à Labarthe-sur-Lèze

Lettre de l'Inspection de l'Education Nationale à la Directrice de l'école élémentaire

Nos remerciements à l'Inspecteur de l'Education Nationale

Lettre au Président du Groupe d'études sur la protection de l'enfance et de la jeunesse
Dénonciation d'incitation à la violence juvénile

Lettre de soutien de Mme Claire Brisset, Défenseure des Enfants

Lettre au principal de Calvisson (Gard / 30)

Actions de Terrain:
Tarascon, 10 novembre 2002, présence du comité à l'école taurine à l'occasion d'une tienta

Béziers, 8 janvier 2004
action du COLBAC

Suite
2006

"Graines de toreros"


Photos © Jérôme Lescure
(prises à St-Gilles)

LE C.F.T (Centre Français de la Tauromachie) a imaginé une sorte de compétition réservée aux « jeunes talents » afin de faire émerger les futurs toreros. Compétition intitulée « Graines de toreros ».
Elle a eu lieu du 13 juillet au 25 septembre 2004 dans une dizaine de villages situés tout autour de Nîmes la Madrid française (Poulx/ Caveirac/ Marguerittes/ Milhaud/ La Calmette/ Saint-Gilles/ Caissargues/ Bezouce/ Générac). Les jeunes apprentis-tueurs ont donc participé à un tournoi de « becerradas * » avec mise à mort pour la plupart.
Curieusement ces exhibitions étaient gratuites mais il fallait cependant aller retirer les billets d’entrée dans les mairies respectives. S’agissait-il alors d’opérer un tri des spectateurs afin d’éviter que d’éventuels opposants réussissent à perturber ces prestations particulièrement cruelles ?
Une fois encore nous constatons la volonté toujours plus affirmée des promoteurs de corrida de s’adresser à la jeunesse qui représente pour eux « l’aficion » de demain en disant : « vous ne deviendrez peut-être pas tous des toreros mais devenez tous des aficionados » .

*Becerrada : Exhibition au cours de laquelle des veaux de 2 ans sont toréés (torturés et mis à mort)


Quand un psy fait son show !

Selon un certain docteur Jacques Besson, psy à l’unité de pédopsychiatrie du CHU de Béziers (Hérault), «il faut expliquer à l’enfant dans les arènes le rituel de la corrida» (Midi-Libre du 14 Août 2004, c’est-à-dire pendant la Féria)
Et Midi-Libre d’interroger : «Les voisins de gradin sont parfois des bouts de chou. Que se passe-t-il dans leur petite tête ?».
Dans son chapeau , l’article précise également que le psychiatre « ne prétend par asséner des vérités mais simplement apporter son avis de professionnel et son regard d’ « aficionado » sur ce que peut éprouver un enfant dans les gradins, quand la vie et la mort se jouent en bas, sous ses yeux, dans le ruedo » (la piste/NDLR).
Bon, on voit déjà combien l’avis du « spécialiste (en psycho ou en taureau ?) va être objectif !

Jugez plutôt :
Midi-Libre : Peut-on amener un enfant à une corrida ?
J. Besson : On voit de plus en plus d’enfants qui assistent à ces spectacles -si on peut appeler une corrida ainsi- à ces événements, en tout cas, dont on dit qu’ils sont plus ou moins traumatisants. On considère que les paramètres d’un traumatisme sont l’intensité du choc, la brutalité, quelque chose auquel on ne s’attend pas, et hors des capacités de contrôle de l’individu et enfin l’absence de sens. Est-ce qu’une corrida entre dans cette définition ? La question reste posée.
Cela étant, un enfant va toujours à la corrida accompagné et il est plus soumis qu’un adulte à des phénomènes d’identification. D’eux vont dépendre sa réaction face à une corrida.

ML : A qui s’identifie-t-il ?
JB : D’abord, il va calquer ses réactions sur celles de son papa ou de sa maman, il va aussi s’identifier aux acteurs de la corrida. Et on ne peut prévoir à qui. Au torero, au toro, ou au cheval ? Selon le personnage auquel il va s’identifier, il verra les choses de façon tout à fait différente Je connais une petite fille qui avait été complètement fascinée par l’habit de lumière, qui était tombée amoureuse du torero à l’age de 4 ans. Elle n’avait pas du tout réagi à la mort du toro. Une autre qui faisait de l’équitation ne supportait pas que le cheval soit mis à mal par le toro. Françoise Dolto disait que dans un dessin d’enfant, il étai très important de savoir où il se situait dans son dessin. Une corrida est une mise en scène. Il y a un jeu d’identifications croisées qui fait que les émotions de l’enfant sont contenues.

ML : Faut-il préparer l’enfant à ce qu’il va voir ?
JB : Tout à fait. Il faut que les parents proposent un sens à ce qui se passe dans l’arène, expliquer pour que l’enfant puisse surmonter ses émotions. La mort du taureau est quelque chose de ritualisé. Que l’on soit d’accord ou non avec ce rite n’est pas le sujet. C’est beaucoup moins traumatisant que de voir la violence à la télévision sans filtre. Quand les enfants vivent quelque chose dans la réalité, ils en éprouvent de la souffrance, de la douleur . Dans les fermes les enfants voyaient tuer le cochon. Mais c’était une souffrance vécue dans le corps, rendue charnelle, incorporée. Quand il regarde un jeu vidéo ou la télé, il n’éprouve pas de souffrance. Les enfants sont décalés par rapport à la réalité et c’est vrai qu’il y a un danger.
C’est beaucoup plus dommageable pour la construction de sa personnalité.

ML : On serine aux enfants qu’il ne faut pas faire de mal aux animaux. N’y-t-il pas un risque de reproduction ?
JB : L’enfant passe par des phases pulsionnelles, dont certaines sadiques. Un spectacle comme la corrida peut effectivement titiller ses pulsions sadiques. Mais en même temps on lui propose une mise en scène où cette violence est contenue dans un ensemble de règles. D’ailleurs l’éducation en général consiste à lier leurs pulsions à des règles, à leur apprendre à ne pas les exprimer de façon sauvage.

ML : A quel âge un enfant peut comprendre ce rituel ?
JB : A chaque chose de la vie on peut donner une explication. On peut parler aux enfants, leur expliquer le sens que nous donnons à la corrida. On peut tout expliquer aux enfants très jeunes à condition de faire confiance en leurs capacités de compréhension. Bien sûr à 3 ans ils n’ont pas les mêmes facultés que nous. Mais ce qui est important, c’est qu’ils sentent qu’il y a quelque chose à comprendre. On pourra y revenir plus tard.

ML : Comment peut-on expliquer une corrida ? JB : Là, c’est l’aficionado qui parle. Dans une corrida, il y a plusieurs niveaux de lecture. On peut y voir un spectacle barbare, la lutte de l’humanité contre la bestialité. On peut aussi y distinguer les deux éléments structurants d’une personnalité. La sexualité, à travers l’émoi que provoque le torero chez les dames. Et la mort bien évidemment. Eros et Thanatos.

Nos commentaires : De toute évidence ce praticien est aficionado avant même d’être médecin, C’est grave.
Il ne se pose pas de question : hors la corrida point de salut ! Pour lui, elle est obligatoire, nécessaire, incontournable, ce qui évidemment oriente son discours tout entier. Heureusement qu’il prend le soin de préciser qu’il ne prétend pas asséner de vérités. OUF !
Il avance que la corrida n’est pas un spectacle mais un rituel. Cela lui facilite bien les choses car, il est hélas vrai que les pires exactions sont commises depuis la nuit des temps et partout dans le monde, y compris sur des humains, sous les fallacieux prétextes du respect de rituels de toutes sortes.
Malgré son statut de praticien, son argumentaire assorti de quelques notions de base (référence à Françoise Dolto), ne diffère pas fondamentalement des arguties habituelles récitées par les adeptes de la tauromachie ibérique, notamment en ce qui concerne l’ «éducation » à donner aux individus, et pas seulement aux enfants, pour les « former » (déformer dirons-nous) à l’aficion. Les pies ne faisant pas des moineaux, les parents et amis aficionados s’avèrent être de bons éducateurs. Plus effarant, à la question : «faut-il préparer l’enfant à ce qu’il va voir ? », réponse péremptoire : « Tout à fait ! » et revenant au rite : «Que l’on soit d’accord ou non avec ce rite, là n’est pas le sujet».Paf ! on ne discute pas !
Un aveu qui n’est pas pour nous déplaire : « Un spectacle comme la corrida peut effectivement titiller les pulsions sadiques de l’enfant ».Certes les termes utilisés sont quelque peu édulcorés par rapport aux nôtres mais quand même…! Par contre prétendre que « les émotions de l’enfant sont contenues » nous parait inexact. Pour nous, elles sont «formatées». « Humanité contre bestialité »: encore un poncif d’autant plus navrant qu’il est utilisé par un thérapeute. C’est fou ce que la passion peut dépasser la raison, même chez un médecin de l’âme.


Passeport pour les arènes (2005)

AU SECOURS !
NOS ENFANTS SONT EN DANGER !  

Les tauromaniaques se rendent bien compte que de génération en génération la barbarie des arènes est de moins en moins prisée du public. Pour la rentabilité de leur sinistre commerce il leur est donc nécessaire de former, dès l’enfance et l’adolescence, les futurs aficionados. Et ils y mettent les moyens ! Voyez un peu :
A Arles sur Rhône (Bouches du Rhône/13), ville de sang de tradition, les organisateurs de corridas ont mis en place une opération de promotion en plusieurs parties auprès des jeunes. La revue « Arènes-Infos » dans son N° 17 de mars 2005 décrit en détail les modalités de cette offensive de séduction. Nous en transcrivons ci-dessous l’essentiel.

« PASSEPORT POUR LES ARENES »
Favoriser l’aficion de demain.
Pour la première fois, une opération globale en faveur du public de demain sera mise en place à Arles à l’occasion de la prochaine temporada. Au programme, initiation à grande échelle et « passeport pour les arènes ».
Arles innove et fédère.
Comment imaginer que la culture taurine puisse se perpétuer, si ceux à qui il incombera de reprendre un jour le flambeau sont laissés à la porte des arènes ? Or le spectacle taurin, uniquement financé par les recettes qu’il génère (1), a un prix élevé qui le rend inabordable pour les plus jeunes parmi lesquels se trouve le public et les décideurs de demain. Dans le monde des « toros », innover est parfois difficile en raison du poids des habitudes mais cela devient une nécessité. Qu’une des grandes arènes françaises se lance dans un ambitieux projet, lequel à pour objet de permettre aux jeunes d’aborder la tauromachie de manière privilégiée, est d’autant plus important que pour le mener à bien ont été réunies autour de « l’empresa » (2) et de la ville diverses entités, dont l’école taurine (1) qui prendra en charge les démonstrations pratiques qui auront lieu à l’Espace Toro, mais aussi les collectivités publiques (1),les associations, les aficionados, les ganaderos et les toreros appelés à travailler ensemble pour défendre le projet.

Le public de demain.
Les jeunes scolaires, qui participeront, entreront gratuitement aux arènes à l’occasion de plusieurs spectacles de la féria, tandis que grâce au « passeport pour les arènes » tous les moins de 20 ans qui le souhaitent pourront pour une somme forfaitaire équivalente à un billet d’entrée, assister à la presque totalité de la saison : 20 spectacles pour les moins de 20 ans pour 35 euros, telle est l’initiative prise par l’empresa (2) avec le soutien de la ville (1).
Autrement dit pour 1.75 euro par spectacle, les jeunes pourront assister à la majeure partie de la saison arlésienne. Par ailleurs, tout au long de l’inter saison, des activités diverses seront proposées aux détenteurs du passeport pour les arènes afin de leur faire découvrir l’écosystème des ganaderias (3), les coulisses du monde de la tauromachie et tous les métiers qui la composent. Ces dernières activités compteront avec le soutien de la Région PACA (1) ainsi que celui de diverses organisations professionnelles.

Combien de jeunes répondront-ils à l’offre qui leur est faite ?
On est dans l’inconnu. Dix, cent, mille ? nul ne le sait. Ce qui est sûr, c’est que celui-ci s’inscrit dans la durée et que de cette manière l’empresa et la ville ont entrepris un travail de longue haleine dont les fruits seront cueillis dans quelques années. Ce qui est sûr aussi, c’est que cette opération pilote est appelée à faire des émules, les villes de Nîmes et Béziers ayant déjà manifesté leur intérêt. Il en va de l’avenir de la tauromachie, ce que Arles, ville du Taureau a parfaitement compris.

La culture taurine (4) au quotidien
Des relais doivent maintenant se mettre en place pour accélérer le succès : pourquoi ne pas imaginer par exemple que les cercles taurins diffusent l’info auprès de leurs jeunes adhérents, ou auprès des enfants de leurs adhérents, et prennent en charge pour eux les formalités simplifiées d’inscription ? Pourquoi ne pas imaginer aussi que le « passeport pour les arènes » intègre dans chaque région la liste des activités proposées par les organismes sociaux éducatifs ? Les pistes sont nombreuses et les développements infinis. A chacun d’imaginer et de mettre en place ceux qui lui correspondent le mieux. Désormais, avec le « passeport pour les arènes », l’outil de travail existe, il suffit de se l’approprier pour que dans dix ans une nouvelle génération d’aficionados remplisse nos arènes.

L’ACCES DES JEUNES A LA CULTURE TAURINE.
La survivance des cultures taurines dépend des futures générations, ce que les antitaurins ont parfaitement compris puisqu’ils prônent l’interdiction pure et simple de tout enseignement relatif à l’art taurin (4) dans les établissements scolaires, n’hésitant pas à faire pression sur les Inspecteurs d’Académie comme ce fut le cas à Saint-Sever en novembre dernier.

Notes de la FLAC :
(1) On a la preuve du contraire tout au long de l’article puisqu’il y est question de soutiens de l’école taurine, de la ville, de la région PACA, des organismes sociaux éducatifs, soit à chaque fois l’argent public. Ces gens là ne sont pas à quelques mensonges près, c’est bien connu.
(2) En Français : entreprise. (comprendre: entreprise organisatrice de corridas).
(3) Elevages de taureaux dits de «combat» par opposition à «Manades» élevages de taureaux de Camargue.
(4) « Art et Culture » sont des vocables derrière lesquels les défenseurs de la pourtant cruelle et barbare corrida se retranchent régulièrement.

Commentaires :
C’est incontestable, les taurins sentent bien que notre combat monte en puissance.
Les succès obtenus à Saint-Sever (Landes) et à Labarthe-sur-Lèze (Hte-Garonne) où, rappelons le, les Inspecteurs d’Académie suite à nos requêtes, ont fermement demandé aux enseignants de ne plus apporter leur concours aux manifestations taurines quelles qu’elles soient les inquiète énormément. Dans leurs textes le constat d’un déclin de la tauromachie est manifestement présent . Et nous pensons qu’ils sont réalistes, à leur manière bien sûr. Certaines personnalités du « petit monde de la corrida » et non des moindres reconnaissant qu’il s’agit là d’une pratique cruelle et indéfendable. (Jalabert, Baratchart etc ..).
Toujours est-il qu’en ce qui nous concerne nous devons plus que jamais nous mobiliser pour faire obstacle à ces manœuvres immorales. Il nous faut par tous les moyens nous opposer aux tenants de la violence et du lucre qui ne se soucient aucunement de la santé mentale des jeunes qu’ils essayent de racoler honteusement.


Question au gouvernement
par Valérie Pécresse

Députée UMP de la 2ème circonscription des Yvelines Valérie PECRESSE est également rapporteur de la mission d’information sur la famille et les droits des enfants.

En date du 4 janvier 2005 la députée a questionné le ministre de l’Intérieur sur l’extension des corridas en France et sur la fréquentation des arènes par les mineurs (Voir ci-dessous).
Sa question a finalement été attribuée au Garde des Sceaux, Ministre de la Justice qui lui a répondu le 23 août 2005 en ignorant complètement la deuxième partie de sa demande qui concerne l’entrée des mineurs aux spectacles de corrida. Une fois de plus nous posons la question: « Pourquoi la corrida bénéficie-t-elle toujours d’un régime de faveur »?. En effet, si la législation en vigueur (article 521/1 du code pénal) ne nous permet pas d’obtenir de réelles avancées en direction de l’abolition pure et simple de cette ignoble pratique, il nous semble prépondérant de pouvoir au moins agir pour la protection de l’enfance et de l’adolescence. Hé bien non ! Le Ministre de la Justice ne retient que la jurisprudence favorisant la tauromachie ibérique. Devons-nous lui faire remarquer que des restrictions, concernant les mineurs, existent pour les spectacles de violence et de pornographie? Sans doute. Et nous ne manquerons pas de reprendre contact avec Madame Valérie PECRESSE pour que cette question ne tombe pas dans l’oubli…. gouvernemental en l’occurrence.
Mais tous les espoirs ne sont pas perdus. Pour preuve la lettre de soutien que nous avons reçue de Madame Claire BRISSET, la Défenseure des Enfants, suite à la démarche de Jean Poignet coresponsable avec Joël Lunel de la commission Protection de la Jeunesse.

Nous affirmons depuis toujours que l’évolution des mentalités sera une des causes de la disparition de la corrida. C’est donc avec beaucoup de satisfaction que nous relevons cette déclaration de Madame Claire Brisset:
« La révolution des mentalités doit encore avoir lieu. »

Ministère interrogé : Intérieur
Ministère attributaire : Justice
Question publiée au JO le : 04/01/2005 page : 28
Réponse publiée au JO le : 23/08/2005 page : 8047
Date de changement d'attribution : 23/08/2005
Rubrique : arts et spectacles.
Tête d'analyse : tauromachie. Analyse : interdiction
Texte de la QUESTION : MmeValérie Pecresse attire l'attention de M.le ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales sur les conditions dans lesquelles se déroulent les corridas en France. Chaque année, plusieurs centaines de taureaux sont mis à mort dans les arènes de France. Ce spectacle est ouvert à toutes les personnes, même aux enfants, contrairement à ce qui se passe dans certaines provinces d'Espagne qui ont limité l'entrée aux arènes aux plus de dix-huit ans. Elle souhaite savoir si l'État français pense prendre des mesures pour contrôler le nombre de taureaux mis à mort chaque année, ainsi que pour limiter l'âge d'accès à ces manifestations dont la violence peut heurter la sensibilité des plus jeunes.- Question transmise à M.le garde des sceaux, ministre de la justice.

Texte de la REPONSE : Le garde des sceaux, ministre de la justice, entend apporter à l'honorable parlementaire les éléments de réponse suivants : la France s'est dotée depuis de nombreuses années d'un arsenal législatif et réglementaire spécifique en matière de protection animale, notamment sur le fondement de deux articles du code rural : l'articleL. 214-1 qui considère l'animal comme un être sensible et l'articleL. 214-3 qui prescrit l'interdiction des mauvais traitements envers les animaux domestiques ou sauvages, apprivoisés ou tenus en captivité. Ces principes fondateurs de la protection animale ont été suivis de nombreux textes réglementaires applicables selon les espèces animales et les utilisations auxquelles elles sont éventuellement destinées. Les articles521-1 et R.654-1 du code pénal prévoient une exception aux incriminations des mauvais traitements, des sévices graves et des actes de cruauté commis à l'encontre des animaux, s'agissant des courses de taureaux et des combats de coqs qui s'inscrivent dans le cadre d'une tradition locale ininterrompue. L'interprétation de ces articles, en particulier en ce qui concerne l'aire géographique d'une tradition locale, n'est pas du ressort du pouvoir réglementaire mais appartient aux tribunaux.
La deuxième chambre civile de la Cour de cassation a encore fait une application stricte de ce texte dans un arrêt du 10juin2004 en rappelant que « seule l'existence d'une tradition locale ininterrompue fait obstacle à ce que s'appliquent à une course de taureaux les dispositions pénales qui sanctionnent le fait d'exercer des sévices graves ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé ou tenu en captivité ». Cependant, cette exception s'inscrit dans le cadre d'un dispositif rigoureux concernant la protection des animaux, assorti de dispositions répressives renforcées dont la mise en oeuvre fait l'objet d'une attention particulière. Il convient en effet de rappeler que la loi n°99-5 du 6janvier1999 a porté les peines réprimant les sévices graves dont sont victimes les animaux de six mois à deux ans d'emprisonnement et de 7 622 à 30 000euros d'amende. Elle a en outre permis aux tribunaux de prononcer, à titre de peine complémentaire, l'interdiction de détenir un animal à titre définitif ou temporaire. Enfin, la loi n°2004-204 du 9mars2004 portant adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité est venue renforcer les dispositions existantes en modifiant l'article521-1 du code pénal, afin que les sévices de nature sexuelle commis à l'encontre des animaux soient réprimés comme des sévices graves pour une meilleure protection des animaux soumis à des actes zoophiles. La législation en place et son application ferme par les magistrats paraissent donc en l'état suffisantes pour assurer la protection animale et aucun projet n'est en cours actuellement à la chancellerie pour modifier le cadre juridique existant.


Les niños dans l'arène
Dans quel monde vivons-nous ?

LA HONTE! A ARLES, la passion imbécile de certains, l’appât du gain pour d’autres et la peur de perdre quelques suffrages pour les politiques font qu’on est en train de conditionner les enfants au mépris de le morale, de l’éthique et du respect du monde du vivant en utilisant des méthodes d’endoctrinement dignes des régimes totalitaires. La honte !

Chez les taurins on ne se cache plus. On affirme haut et fort la volonté d’embrigader la jeunesse pour «formater» les aficionados de demain.
Francis Espéjo, membre du conseil d’administration de l’école taurine d’Arles déclare dans le quotidien La Provence du 24 mars 2005: «  La féria des niños, il faut la faire, sinon l’aficion meurt et, dans les arènes, il n’y a plus que des vieux ».
Le Maire d’ARLES, Hervé SCHIAVETTI en personne, cautionne cette infamie. N’a-t-il pas donné le départ du défilé de près de 300 enfants des centres aérés qui ont participé à la féria des niños, dans les rues, aux arènes et à l’Espace-Toro.
Ajoutez à cela le « Passeport pour les arènes », que nous avons dénoncé, et vous vous rendez compte de la gravité de la situation. Il y a danger quand tout ce qui est administratif, politique, médiatique, juridique et associatif se ligue dans des « organisations » de ce type.
Tout aussi préoccupante est l’attitude des parents qui ne se rendent pas compte de la nocivité et de la dangerosité de ces enrôlements. Car ils ont les dents longues les fanatiques de la « muleta » ! Voyez plutôt: « Ce qui est important c’est qu’on fasse venir les gamins de l’extérieur, estime Paquito LEAL, directeur de l’école taurine. Ils ne vivent pas la féria comme les petits Arlésiens. Il faut créer une aficion pour plus tard ». Selon le directeur, cette féria des niños va s’inscrire dans le calendrier. Samedi les enfants vont revenir, pour assister à la novillada. Nul doute qu’ils devraient entraîner leurs parents les autres jours, au moins pour les animations taurines dans la ville. (La Provence du 24 mars 2005).
Extraite de la chanson de Francis CABREL: « La Corrida », une question prend ici toute son importance: «  Est-ce que ce monde est sérieux ? »

Capea pour les primaires de St-Rémy de Provence
le 24 juin 2004

Aux enseignants des écoles primaires
et aux associations de parents d'élèves
de St-Rémy de Provence

Mesdames, Messieurs,

Je me permets de vous écrire en tant que responsable du comité FLAC local, mais également comme enseignant à la retraite.
De nombreux Saint-Rémois m'ont fait part de leur ecœurement, lorsqu'ils ont découvert que les élèves des écoles primaires étaient invités à assister à une capéa dans les arènes de St-Rémy de Provence, le jeudi 24 juin en après-midi.
Cette invitation a un simulacre de corrida, organisée par l'école de tauromachie espagnole de St-Rémy (école où l'on apprend à des adolescents à manier le poignard), constitue une propagande en milieu scolaire pour un divertissement barbare, inadmissible de nos jours.

Une capéa (démonstration sans mise à mort, durant laquelle de jeunes bovins sont dans des conditions semblables à celle d'une corrida), peut profondément choquer de jeunes enfants et constitue une banalisation de la violence envers les animaux. C'est d'ailleurs les conclusions du récent rapport de Madame Blandine Kriegel, psychologue. Ce rapport établi à la demande du Ministère de la Culture, reproche aux spectacles de violence d'avoir des effets dangereux sur les jeunes.

De plus, emmener des enfants à un tel "divertissement" est contraire aux recommendations du Bulletin Officiel de l'Education Nationale du 16 mai 1985 qui précise que l'enseignement a pour objectif : "l'éducation au respect de la vie sous toutes ses formes."

Aussi nous espérons à l'intérieur de notre comité anticorrida, comme beaucoup de St-Rémois, que la raison l'emportera, que les enseignants de St-Rémy oseront dire non à cette invitation qui constitue une sournoise propagande pour la corrida et son cortège de cruautés.
Nous restons à la disposition des enseignants et des parents d'élèves pour toutes informations complémentaires. Nous souhaiterons même qu'un dialogue s'instaure : nous attendons vos suggestions ou vos éventuels reproches.

En espérant que notre mise en garde sera prise au sérieux, croyez Mesdames, Messieurs, à nos respectueuses salutations.

Fait à Tarascon le 4 mai 2004
Le responsable local de la FLAC
Joël Lunel



Propagande procorrida dans
les établissements scolaires
Le 23 octobre 2004

À Madame Linda SALMA
Inspectrice d'Académie
Inspection Académique des Landes
5 avenue Antoine Dufau
BP389
40012 Mont-de-Marsan Cedex

Madame l'Inspectrice,

Permettez-moi de venir vous faire part de notre vive inquiétude en apprenant qu'une fois encore la corrida utilise des moyens détournés pour s'assurer le soutien des établissements scolaires et par voie de conséquence l'embrigadement de la jeunesse.
En effet, dans le cadre de la "XXème semaine taurino-culturelle", les enfants des écoles de la communauté de communes de Saint-Sever seront invités à peindre des petits " toros " (taureaux) qui seront ensuite exposés, l'argument étant que la tauromachie au sens large fait partie de leur environnement culturel.
Nous savons que l'être humain n'en est pas à un paradoxe près mais il est tout de même curieux d'admettre une pratique cruelle au simple prétexte qu'elle s'est pérennisée dans un espace donné.
Faire œuvre cognitive est une chose, faire œuvre propagandiste en est une autre.
Rappelons ici qu'à l'appel des Prix Nobel de la Paix et confiée à l'UNESCO, l'ONU a déclaré les années 2001-2010 "Décennie de la culture, de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde".
Tous les niveaux du système éducatif français, dès l'école maternelle, sont donc invités à travailler en ce sens en mettant en place des outils et des méthodes pédagogiques adaptés.

Par ailleurs, nous tenons également à rappeler ici cette déclaration de la LFDA dans les locaux de l'UNESCO à Paris le 15 octobre 1980 :
" la tauromachie est l'art scélérat et vénal de torturer et de mettre à mort des animaux selon des règles, dans la légalité et en public. Elle exalte les plus bas instincts de l'homme, elle traumatise les enfants et les adultes sensibles, elle aggrave l'état des névropathes attirés par ce spectacle, elle dénature les rapports entre l'homme et l'animal, elle est une fête de la douleur et de la mort. En cela, la tauromachie constitue un défi majeur à la moralité, à l'éducation, à la science et à la culture. "

En conséquence, il nous paraît de la plus haute importance de prendre les mesures souhaitables afin d'éviter une banalisation de la violence.
L'on entend de toutes parts s'élever des voix pour condamner cette même violence, il est donc grand temps de rapprocher les paroles des actes.

Vous souhaitant bonne réception de la présente, veuillez croire, Madame l'Inspectrice, en l'assurance de nos sentiments respectueux.

Pour la F.L.A.C
La Présidente
Josyane QUERELLE



Monsieur Francis WEBER
Inspecteur de l'Education Nationale
Circonscription de Mont-de-Marsan / Centre Landes
5 avenue Antoine Dufau . BP 389
40012 Mont-de-Marsan Cedex

Monsieur l'Inspecteur,

Plusieurs parents d'élèves de la ville de Saint-Sever nous ont fait part de leur inquiétude, au sujet de l'organisation, pour les enfants, d'un "atelier bandes dessinées avec visite d'exposition" ; ceci doit avoir lieu le mardi 8 novembre prochain.

Les parents s'inquiètent car cette activité, organisée dans le cadre de la semaine "taurino-culturelle" qui doit se dérouler du 5 au 11 novembre à Saint-Sever, va évidemment porter sur les diverses formes de tauromachies.

Parmi celles-ci figure la tauromachie dite espagnole, avec l'abjecte corrida et son cortège de cruautés. Faire l'apologie de la corrida auprès des enfants, à travers des bandes dessinées ou par tout autre moyen, c'est aller à l'encontre du Bulletin Officiel de l'Education Nationale du 16 / 05 / 1985 qui préconise : "l'éducation au respect de la vie sous toutes ses formes".

Aussi, nous condamnons fermement l'intrusion dans le milieu scolaire de certaines associations qui, sous prétexte d'art ou de culture, font la promotion de la torture-divertissement et de la mort-spectacle, banalisant ainsi la violence.

En conséquence, nous comptons, Monsieur l'Inspecteur, sur votre vigilance pour écarter, pendant les heures scolaires, toute tentative de récupération néfaste des enfants.

Dans l'attente d'une éventuelle réponse apaisante et rassurante de votre part, veuillez agréer Monsieur l'Inspecteur, l'expression de notre profond respect.

Fait à Agde le 5 octobre 2005

Le Délégué à la Commission Protection Jeunesse de la FLAC
Joël LUNEL

NB : pour information copie adressée à Madame l'Inspectrice d'Académie



UNICEF
Opération : " Ville amie des enfants "
le 23 février 2005

Pour en savoir plus

À l'attention de :
Madame Rita CRISTOFARI
Coordinatrice du service " Ville amie des enfants "
Rue Dugay Trouin
75006 PARIS.

Madame la Coordinatrice,

C'est le lundi 14 février 2005 que notre délégué pour la région Paris/Ile-de-France vous remettait un dossier se rapportant à l'action UNICEF
" Ville amie des enfants ".
Cette démarche avait pour but d'informer l'UNICEF du fait que certaines villes pressenties pour recevoir ce titre, accueillent en leurs murs des "écoles (dites) de tauromachie". Ces lieux sont en effet ceux d'un entraînement pour des jeunes (voire très jeunes) enfants, des préadolescents ou des adolescents qui s'y adonnent à la pratique de la corrida (tauromachie ibérique).

Ainsi, apprennent-ils à y torturer à mort des animaux - veaux et jeunes taureaux - et à y molester des chevaux.
Vous voudrez bien trouver ci-joint, d'une part la liste des villes ayant une de ces fameuses " écoles ", et, d'autre part, la liste des villes, petites ou grandes, dites de "tradition", qui voient leurs arènes (fixes ou démontables) accueillir des enfants les jours de corrida.

Ajoutons également que ces exhibitions sont quelquefois gratuites pour les enfants, ce qui constitue une incitation, pour des parents peu responsables, à amener ainsi plus volontiers encore leur progéniture assister à un spectacle d'abattoir.

En conséquence, vous comprendrez notre insistance à voir ces villes formellement exclues du projet "ville amie des enfants."

Ne doutant pas de votre volonté d'œuvrer au respect des divers mondes du vivant et vous remerciant par avance de votre bienveillante attention, je vous prie d'agréer, Chère Madame, l'expression de mes salutations les meilleures.

Pour la F.L.A.C
La Présidente
Josyane QUERELLE-RIQUIER



UNICEF
Opération : " Ville amie des enfants "
Lettre à l'Association des Maires de France

Association des Maires de France
41 Quai d'Orsay
75343 PARIS Cedex 07

Objet : Ville amie des enfants

Mesdames, Messieurs,

Nous avons appris qu'en partenariat avec l'UNICEF votre association est à l'origine de l'initiative " Ville amie des enfants ". Nous ne pouvons que vous féliciter et nous réjouir d'une telle initiative dont les objectifs principaux sont : l'amélioration de la sécurité, de l'environnement, de la culture et de l'éducation des enfants.

Nous mêmes, dénonçons depuis plus de 10 ans toute souffrance inutile et notamment toute cruauté donnée en spectacle, ou pire enseignée à des enfants.

Avec stupeur, par le quotidien " La Provence " du 8/11/2004, à la rubrique d'Arles, nous apprenions que cette ville demandait à être labellisée "ville amie des enfants". Quel ne fut pas notre étonnement lorsqu'on sait que la ville d'Arles comporte et subventionne une école dite de "tauromachie espagnole", où l'on apprend à des enfants à torturer des animaux et à manipuler le poignard pour tuer ! Un tel enseignement de la cruauté, incitateur de violence, nous paraît incompatible pour une ville qui veut être labellisée "ville amie des enfants".

Officiellement il existe 7 de ces " écoles " de la barbarie en France. Un dossier très complet a été établi en février 2004 sur ces "écoles" de la honte, si vous le désirez nous vous l'enverrons avec plaisir.

D'autre part, la ville d'Arles vient de créer un "passeport pour les arènes", pour inciter les enfants à assister aux spectacles tauromachiques (photocopie ci-jointe).
Ainsi pour une somme modique, les moins de 20 ans peuvent assister à 20 spectacles, dont 10 avec mise à mort. Quel scandale ! Alors qu'en Catalogne espagnole, l'entrée des arènes est interdite aux moins de 14 ans.

Nous espérons ainsi que ces villes qui comportent et entretiennent ces écoles dites de "tauromachie espagnole" ne seront jamais labellisées "villes amies des enfants". Mieux encore, nous souhaitons que l'Association des Maires de France ainsi que l'UNICEF dénoncent cet embrigadement néfaste, incitateur de violence pour des enfants.

Avec l'espoir d'être entendus et dans l'attente d'une éventuelle réponse, croyez mesdames, Messieurs à nos respectueuses salutations de pacifistes.

Fait à Agde le 6 juin 2005
Le Délégué à la Commission Protection Jeunesse de la FLAC
Joël LUNEL

Lire également notre réponse au maire de la ville de Nîmes



Arles reconnue "Ville amie des enfants"

à
Monsieur le Président de l'UNICEF
3 rue Duguay-Trouin
75282 PARIS Cedex 06

Monsieur le Président,

Avec stupéfaction, nous apprenons que la ville d'Arles vient d'être déclarée par l'UNICEF "Ville Amie des Enfants". Nous sommes profondément choqués de cette nomination honorifique.

Cette ville subventionne une école dite de "tauromachie espagnole". Dans cette "école" on apprend à des enfants, dès l'âge de 10 ans, à manier le poignard pour tuer. Quelle honte et quelle incitation à la cruauté !

De plus, la ville d'Arles envoie régulièrement les enfants de sa cité, assister gratuitement à des spectacles tauromachiques dans ses arènes.

Pourtant, 2 rapports récents démontrent les effets néfastes des spectacles de cruauté et de violence sur les enfants :
Un rapport établi par Madame Blandine Kriegel, psychologue, qui accuse les spectacles de violence d'avoir des effets dangereux sur les jeunes (rapport commandé à l'époque par Monsieur Jean-Jacques Aillagon, alors Ministre de la Culture).
Plus récemment, Madame Claire Brisset, Défenseur des Enfants, a remis le 10/12/02, à Monsieur Dominique Perben, Garde des Sceaux, un rapport qui propose d'améliorer le dispositif de protection des mineurs à l'égard des spectacles de violence.

Pour information : en Catalogne espagnole, les spectacles de corridas sont interdits aux enfants de moins de 14 ans.

D'autre part, dans ces " écoles de la barbarie ", qui existent également à Nîmes, Béziers, Hagetmau, on expose de jeunes enfants, face à des veaux et vachettes, souvent plus grands qu'eux, ce qui constitue un danger physique pour leur petite taille.

Autre paradoxe : la ville d'Arles érige, en héros exemplaire, le torero Mehdi Savalli, parce qu'il est issu de l'immigration et originaire d'un quartier défavorisé de cette ville. A notre avis, c'est loin d'être le meilleur exemple à suivre pour la jeunesse arlésienne ; d'ailleurs pour la majorité des arlésiens, s'intégrer en devenant un "tortionnaire d'animaux " est une intégration ratée et une honte pour le Pays d'Arles !

Par un courrier envoyé le 9/11/05, et suite à des rumeurs qui couraient à l'époque, nous vous avions déjà mis en garde contre une telle labellisation de la ville d'Arles. Le 23/11/05, nous faisions un courrier semblable à Madame Rita CRISTOFARI, alors Coordonnatrice du service "Ville Amie des Enfants". Par un e.mail, nous recevions de sa part la réponse suivante : "je ne manquerais pas de faire part de votre remarque à la Commission du réseau, qui déciderait de la position à adopter à ce sujet ".

Actuellement, nous sommes très déçus par la position injuste prise par l'UNICEF, organisme dont plusieurs de nos membres sont donateurs. Sa notoriété ne peut en ressortir que diminuée.

Pour notre part, nous ne manquerons pas de divulguer cette très décevante information.

Croyez, Monsieur le Président, à nos salutations de pacifistes écoeurés.

Fait à Tarascon le 15/11/2006
Le délégué du comité FLAC du Pays d'Arles
Joël LUNEL



Dessins d'enfants représentant exclusivement des scènes de corrida à Labarthe-sur-Lèze

À l'attention de :
Monsieur Jean RAFENOMANJATO
Inspecteur de l'Académie de la Haute-Garonne
Cité administrative - bât. F
Boulevard Armand Duportal
BP 636
31300 TOULOUSE CEDEX

Toulouse, le 27 mars 2005

Monsieur,

A Labarthe / Lèze le 19-06-04 ont eu lieu, pour la première fois, des jeux taurins.
Il y a eu un lâcher de taureaux appelé "encierro" et quelques passes avec des capes, par la suite, sur une petite arène démontable.

Pendant la feria, sur des panneaux électoraux, ont été exposés des dessins d'enfants de l'école publique, représentant exclusivement des scènes de corrida. Ce phénomène nous semble grave. Il est patent qu'inciter les enfants à dessiner la torture et la mort d'un animal conduit à une banalisation de la violence, contraire à l'éthique de l'Education Nationale.

Lorsque nous avons appris que les organisateurs reconduisaient ce genre de spectacles tauromachiques, craignant que les élèves soient de nouveau sollicités, nous avons voulu établir un dialogue avec les deux écoles de Labarthe.

Une enseignante de l'école Saint Louis nous a affirmé que, début janvier 2005, son établissement a été contacté par l'association taurine, qui préconisait la fabrication de petits sujets relatifs à la corrida, dont le bénéfice de la vente aurait profité à l'école.
L'école privée a refusé cette offre et a même déplacé la kermesse annuelle, pour ne pas faire d'amalgame avec ces spectacles violents.

Il restait à nous entretenir avec l'enseignement public. Pour cela nous avons adressé une lettre le 27 janvier dernier, à Madame la Directrice de l'école élémentaire, pour demander un rendez-vous et parler avec elle de l'infiltration de la tauromachie dans les classes, conscients du danger que représente ce genre de prosélytisme. Après un mois et demi d'attente, n'ayant pas eu de réponse à notre courrier, nous avons contacté la Directrice Mme Pedrola, par téléphone. Il nous a été répondu :

  • Qu'elle n'est pas responsable des dessins sur la corrida, réalisés par la classe de CE1 en 2004
  • Que les enseignants s'étaient réunis pour parler de notre lettre et il a été conclu qu'ils " n'ont rien fait de mal ".
  • Que nous ne serons jamais reçus par les responsables.

Une tierce personne, sans se présenter, nous a crié dans l'appareil qu'elle ne voulait pas nous voir prétextant que notre lettre était insultante, quand nos propos étaient tout à fait respectueux et corrects. Devant ce refus de dialogue, nous nous adressons à vous pour vous demander de bien vouloir intervenir de façon que cette école de Labarthe sur Lèze ne donne pas aux enfants une image inexacte de la corrida ! Notre seul but est la protection de l'enfance dans notre pays, la corrida agresse les jeunes par son sadisme et l'agonie d'un animal en direct peut être cause de troubles pour les jeunes enfants.

Dans le cadre de la décennie contre la violence nous vous demandons avec grande conviction, M. l'Inspecteur d'Académie, de bien vouloir intervenir pour éviter l'introduction du prosélytisme taurin dans l'école de Labarthe sur Lèze en particulier et dans l'Académie de la Haute-Garonne en général. La corrida n'a pas sa place à l'Education Nationale !
Il n'est nullement inscrit dans les programmes scolaires d'initier les élèves à la torture animale.

En vous remerciant par avance de l'attention que vous voudrez bien accorder à notre requête, veuillez agréer Monsieur l'Inspecteur de l'Académie de la Haute-Garonne l'expression de nos salutations distinguées.

La déléguée du Comité
Françoise Latapie

La réponse de l'Inspecteur de l'Education Nationale

Nos remerciements à l'Inspecteur de l'Education Nationale

C'est avec une immense joie que nous avons pris connaissance du courrier adressé par vos soins à la Directrice de l'Ecole Primaire ainsi qu'à ses collaborateurs, faisant suite à notre intervention en date du 27 mars.

Votre vigilance nous réconforte et nous sommes particulièrement sensibles au fait que vous ayez eu le courage de dénoncer ouvertement ce que recouvre la tauromachie à la mode espagnole.

Quant à la controverse générée par ce sujet si sensible de la corrida, elle ne constitue pas à nos yeux un réel handicap dès lors qu'un débat rigoureux peut ici ou là avoir lieu.
Ce qui pour l'heure n'est malheureusement pas le cas.
Nous sommes en effet la plupart du temps confrontés à une vaste propagande en faveur d'une pratique indéfendable et qu'implicitement la loi condamne.

C'est donc en vous réitérant nos plus vifs remerciements que nous vous prions de croire, Monsieur l'Inspecteur de l'Education Nationale, en l'assurance de nos sentiments respectueux et dévoués.

Pour le Comité F.L.A.C Toulouse
La déléguée
Françoise Latapie



Lettre au Président du Groupe d'études sur la protection de l'enfance et de la jeunesse
Dénonciation d'incitation à la violence juvénile.

Monsieur le Député,

Nous apprenons votre appartenance au " Groupe d'études sur la protection de l'enfance et de la jeunesse ", au sein de l'Assemblée Nationale. Nous vous félicitons pour cette noble implication qui ne peut avoir que des retombées positives dans notre société actuelle et future.

En conséquence, nous pensons qu'il est utile de vous informer de certaines dérives graves qui se produisent dans nos régions du Sud et pour lesquelles des enfants et adolescents sont spectateurs, voire même acteurs de scènes de cruauté et de violence.

Parmi celles-ci figurent les spectacles de corrida, très traumatisants pour des enfants. Or ceux-ci peuvent y assister gratuitement ou à tarif réduit. C'est le cas entre autres à Arles avec le "passeport pour les arènes". En Catalogne espagnole, ces mêmes spectacles sont interdits aux enfants de moins de 14 ans.

Pire encore ! Cette barbarie est enseignée dans des écoles dites de "tauromachie espagnole". Dans ces abjectes "écoles", on apprend à des enfants, dès l'âge de 9 ans, à manier le poignard pour tuer des animaux.
Sans scrupules d'ailleurs, on fait prendre à ces enfants des risques, car on les met face à des veaux ou des vachettes qui sont souvent plus grands qu'eux !

Ces "écoles de la cruauté" reçoivent des subventions des mairies, mais également des Conseils Généraux, Régionaux et même parfois des Caisses d'Allocations Familiales. On trouve ces "écoles de la honte" à Nîmes, Arles, Tarascon, St-Rémy-de-Provence, Cardet (près d'Alès), ainsi que dans les Landes à Hagetmau et Campet-et-Lamolère.

Tous ces embrigadements néfastes vont pourtant à l'encontre du rapport assez récent de Madame Blandine Kriegel, psychologue, qui accusait les spectacles de violence d'avoir des effets dangereux sur les jeunes (Rapport commandé à l'époque par Monsieur Jean-Jacques Aillagon, alors Ministre de la Culture).

Plus récemment, Madame Claire Brisset, Défenseure des enfants, a remis le 10/12/02, à Monsieur Dominique Perben, Garde des Sceaux, un rapport qui propose d'améliorer le dispositif de protection des mineurs à l'égard des spectacles de violence.

Face à cet état de faits contradictoire et grave, nous aimerions que dans l'attente d'une interdiction définitive des spectacles de cruauté, des lois soient prises contre toute incitation et pratique de la violence juvénile en France.

De notre coté, nous avons déjà averti l'UNICEF de cette propagande et embrigadement dangereux exercés auprès des jeunes. Cette mise en garde a été faite quand nous avons appris que la ville d'Arles, demandait à être labellisée auprès de l'UNICEF "Ville amie des enfants" ; alors qu'elle subventionne une école dite de "tauromachie espagnole". Un tel paradoxe nous a semblé inadmissible !

En vous remerciant par avance pour l'engagement et l'aide que vous pourrez apporter dans ce difficile mais nécessaire combat contre la violence et la cruauté, veuillez agréer Monsieur le Député, l'expression de nos plus sincères salutations.

Fait à Agde le 18 mai 2005
Le Délégué à la Commission Protection Jeunesse de la FLAC
Joël LUNEL



Lettre de soutien de Mme Claire Brisset, Défenseure des enfants

le 1er juin 2005
Madame la Présidente,

Monsieur Jean POIGNET a remis, ce jour. à mon intention un recueil de photos et de coupures de presse relatif aux violences auxquelles sont exposés les enfants qui assistent à des corridas.

Je vous en remercie.

Ce document souligne la cruauté des spectacles taurins, les graves conséquences qui peuvent en résulter pour les jeunes spectateurs et dénonce le prosélytisme.
Soucieuse de l'intérêt et de la protection des enfants, je considère que votre démarche va dans la bonne direction. Agir pour tenter d'éviter aux enfants d'être les témoins ou les acteurs de pratiques cruelles sur des animaux me paraît non seulement utile mais louable. Il en va de leur équilibre et de la préservation des valeurs morales qu'il nous appartient de leur transmettre.
Il est intéressant de noter que l'Espagne a déjà légiféré dans ce domaine en interdisant l'accès des arènes aux enfants âgés de moins de 14 ans.
En France, une proposition de loi, en ce sens, semble avoir été récemment déposée à l' Assemblée Nationale. Je ne doute pas que notre représentation nationale lui réservera un accueil favorable.
Avec mes vifs encouragements pour la poursuite de votre action. je vous prie de croire, Madame la Présidente, à l' assurance de ma considération distinguée.

La Défenseure des Enfants
Claire BRISSET
104 bd Auguste Blanqui -75011 Paris



Lettre au principal de Calvisson (Gard / 30)

Monsieur le Principal
Collège de Calvisson
Vignet Bas
30420 CALVISSON

Monsieur le Principal,

Plusieurs parents d'élèves du collège dont vous êtes le Principal, nous ont fait part de leur étonnement et de leur indignation face à une apologie tauromachique ibérique qui serait pratiquée dans votre établissement scolaire.

Cette réprobation porte notamment sur 2 faits récents :
Une démonstration de "capéa" pratiquée l'an passé, à l'intérieur du collège, par de jeunes apprentis toreros.
Un exposé demandé cette année par certains professeurs de français à des élèves de 5ème. Sur le thème des patrimoines, figurerait la corrida, avec interventions d'associations tauromachiques.

Nous partageons tout à fait l'inquiétude de ces parents d'élèves :
D'une part, contrairement à la course camarguaise, la corrida ne fait pas partie de notre patrimoine. Elle a été introduite en France en 1853, par l'Impératrice espagnole Eugénie de Montijo, après son mariage avec Napoléon III.
D'autre part, par sa cruauté, la corrida est un spectacle incitateur de violence, très traumatisant pour des enfants et adolescents. Faire l'apologie de la corrida dans un collège, c'est aller à l'encontre du Bulletin Officiel de l'Education Nationale du 16/05/1985 qui préconise : "l'éducation au respect de la vie sous toutes ses formes".

Deux rapports récents démontrent les effets néfastes des spectacles de cruauté et de violence sur les enfants :
L'un est établi par Madame Blandine Kriegel, psychologue, qui accuse les spectacles de violence d'avoir des effets dangereux sur les jeunes. (Rapport commandé à l'époque par Monsieur Jean-Jacques Aillagon, alors Ministre de la Culture).
L'autre établi par Madame Claire Brisset, Défenseure des enfants, qui a été remis le 10/12/2002 à Monsieur Dominique Perben, Garde des Sceaux. Ce rapport propose d'améliorer le dispositif de protection des mineurs à l'égard des spectacles de violence.
Face à tous ces arguments et afin d'apaiser une certaine inquiétude grandissante parmi les parents d'élèves, nous pensons, Monsieur le Principal, qu'il serait sage de bannir toute incursion et doctrine de la tauromachie dite espagnole à l'intérieur de votre établissement.

Dans l'attente d'une éventuelle réponse apaisante et rassurante de votre part, croyez Monsieur le Principal, à nos respectueuses salutations.

Fait à Agde le 5 octobre 2005
Le Délégué à la Commission Protection Jeunesse de la FLAC
Joël LUNEL

LES SCOLAIRES ARLESIENS INVITES
AU SALON DU TAUREAU EN ARLES...
ENCORE ET TOUJOURS DE LA PROPAGANDE
EN FAVEUR DE LA TAUROMACHIE !

La Provence du 16 février 2002
“Les scolaires aussi”
A la lecture de cet article, Joël LUNEL, responsable du comité, a immédiatement réagi auprès de l’Inspecteur d’Académie des Bouches du Rhône afin de lui demander de ne pas délivrer d’autorisation permettant aux élèves arlésiens de visiter ce salon sur leur temps scolaires.
En effet, nous constatons une nouvelle fois que tous les moyens sont bons pour faire de la propagande en faveur de la tauromachie et du prosélytisme en direction des élèves.
C’est un réel dévoiement du fondement même de l’Education Nationale dont le Bulletin Officiel du 16 mai 1985 stipule pourtant l’apprentissage du respect de la vie
…Le salon du toro aura lieu cette année aussi et les responsables veulent en profiter pour présenter ce salon aux scolaires. Des circulaires sont envoyées aux responsables d’établissements scolaires afin qu’une journée soit consacrée à nos jeunes Arlésiens.
Une manière bien pédagogique de découvrir le monde de la tauromachie et de ses métiers

A Monsieur l'Inspecteur d'Académie des Bouches du Rhône
Inspection Académique des Bouches du Rhône
28, Boulevard Charles Nédélec
13231 MARSEILLE Cedex 1

Tarascon, le 17 février 2002

Monsieur,

Je suis scandalisé d'apprendre que des élèves des écoles publiques d'Arles vont aller visiter fin mars le salon du taureau, afin de leur faire découvrir le monde de la tauromachie.
De tels salons, où l'on fait la promotion de la corrida, avec tous ses instruments de torture, ne peuvent que banaliser, voire inciter à la violence à un moment où celle-ci progresse dangereusement.

Comme le précise le Bulletin Officiel de l'Education Nationale du 16 mai 1985 l'enseignement à pour objectif : "l'éducation au respect de la vie sous toutes ses formes".

A l'occasion de l'année Victor Hugo, permettez-moi de rappeler qu'il disait : " Torturer un taureau pour le plaisir, pour l'amusement, c'est plus que torturer un animal, c'est torturer une conscience. "

Aussi, je fais appel à vos hautes fonctions et à votre bon sens, Monsieur l'Inspecteur d'Académie, afin que vous n'autorisiez pas les élèves arlésiens à visiter ce salon durant leur temps scolaire.

Avec l'espoir d'être entendu, veuillez agréer Monsieur l'Inspecteur d'Académie l'expression de mon profond respect.

Pour la F.L.A.C
Le Responsable du Comité
Joël LUNEL

La réponse du Rectorat de l’Académie d’Aix Marseille
Place Lucien Paye
13621 AIX-en-PROVENCE
à Joël Lunel
Aix-en-Provence, le 20 février 2002

Monsieur,

C'est avec attention que j'ai pris connaissance de votre correspondance évoquant la visite d'élèves des écoles publiques d'Arles au salon du taureau.

Il convient de rappeler qu'en matière d'éducation au respect de la vie, les pratiques d'enseignement dans les collèges et les lycées se font au sein de l'académie d'Aix-Marseille, dans le strict respect de la réglementation.

S'agissant des sorties scolaires et de l'ouverture des élèves à la connaissance de leur environnement local, les Etablissement Publics Locaux d'Enseignement (E.P.L.E) dans le cadre de leur Conseil d'Administration, sont seuls compétents pour en définir le programme sous réserve bien sûr que ces sorties s'effectuent dans un cadre légal (or, les corridas ne font pas l'objet d'interdiction). Je tiens de surcroit à préciser que la part des sorties scolaires dans ce domaine est marginale.

Je vous prie de croire, Monsieur, l'expression de mes sentiments distinguées

Jean-Marc MONTEIL

Dimanche 10 novembre 2002
Présence du comité
à la journée de l'école taurine de Tarascon
à l'occasion d'une tienta
(test de bravoure des vachettes)
Cette année nous avons préféré nous rendre en observateurs dans les arènes pendant que les élèves de l'atelier de tauromachie espagnole donnaient leur "prestation".
Nous étions une trentaine dans les arènes (où pour la circonstance l'entrée était gratuite) sans affiche, ni banderole, pour ne pas provoquer.
Nous avons observé ce qu'il se passait durant la dernière demi-heure de cet odieux spectacle.
les organisateurs nous ont assez vite repérés, ainsi que certains spectateurs qui ont lancé des réflexions méprisantes à notre égard.
S'il n'y a pas eu de mise à mort, nous devons cependant déplorer le traumatisme subi par la dernière vachette, à cause d'un choc frontal sur la jambière en fer du picador. Face à cette grave blessure, assimilée à un mauvais traitement envers animaux, notre amie Delphine Simon a aussitôt réagi en appelant la police, pour qu'un constat des faits soit établi, et qu'un vétérinaire soit contacté au plus tôt.
Quelle scandale, lorsqu'on sait :
- que cette "école" d'apprentissage de la torture et du meurtre recrute des enfants dès l'âge de 10 ans !
- qu'elle est financée grâce aux deniers publics : par la mairie de Tarascon, la Caisse d'Allocations Familiales des B-du-Rh, l'Etat.
Un grand merci à toutes les personnes qui sont venues nous soutenir
Joël Lunel
Que dit la presse ?

La Provence, 12 novembre 2002 (rubrique Tarascon, page 5)
Bon sens mis à mort

Les jeunes de l'école taurine de tauromachie espagnole se faisaient une joie de démontrer leurs qualités sur le sable des arènes, devant leurs amis et face à des veaux. Cela sans mise à mort. Malheureusement, la fête a été ternie par une poignée de manifestants anti-corrida qui ne s'arrêtèrent point de siffler les apprentis toreros tout au long de leur présentation. Tant et si bien que l'ultime jeune garçon à fouler le sable de l'arène n'a pu aller jusqu'au bout de sa présentation s'effondrant en pleurs. On peut être pro ou anti-corrida, chacun a le droit d'avoir son opinion sur le débat, de le faire savoir et de cibler ses actions. Mais lorsque l'on arrive à faire pleurer un enfant, qui tente d'échapper aux problèmes des cités au travers de sa passion, c'est un peu le bon sens qui est mis à mort.

Jean-Pierre LUPI.

BEZIERS (Hérault / 34)
Samedi 13 décembre 2003 et jeudi 8 janvier 2004
Dénonciation de l’embrigadement de la jeunesse !
Actions simultanées décentralisées
Non aux écoles de tauromachie
Palais des Congrès

Le COLBAC a choisi ce moment de la présentation des vœux du maire aux Biterrois pour venir redire son opposition à l'ouverture (réouverture) d'une école de tauromachie à Béziers.

Les 23.000 signatures de Biterrois opposants à la corrida ont été déployées sur d'immenses panneaux formant ainsi un mur de signatures que le maire ne peut plus ignorer.

À Jacques Blanc (alors encore président de la Région Languedoc-Roussillon) nous avons posé la question : Que pensez-vous de la corrida ?" Sa réponse laconique alors qu'il montait quatre à quatre l'escalier du Palais des Congrès : "Chacun est libre !"

Conclusion : chacun est libre de torturer à sa guise !!!

RAPPEL DES FAITS
En 2001 la Mairie rendait publique son intention de créer à Béziers une école de corrida. Comme une telle structure coûte très cher, la Mairie cherchait des partenaires financiers, notamment au conseil général et au conseil régional. Aussitôt le COLBAC engageait l’action :
1- Environ deux mille lettres de protestation ont été envoyées à la Mairie, au conseil général et au conseil régional.
2- Les professionnels de l’enfance (enseignants, psychologues et psychiatres) ont été invités à signer la lettre suivante :
Ma formation et mon expérience professionnelle me conduisent à penser que toute activité tendant à banaliser la violence est susceptible d’affecter gravement le développement de la personnalité d’un enfant ou d’un adolescent.
S’adressant à des individus très jeunes, une école taurine a pour principe même, non seulement de légitimer mais encore de valoriser la torture et la mise à mort d’êtres sensibles.
En conséquence je m’élève contre tout projet de création d’une école taurine et j’estime que la ville de Béziers doit y renoncer définitivement

75 enseignants, psychologues et psychiatres ont signé la lettre ci-dessus. Elle a été envoyée par le COLBAC à tous les conseillers municipaux de Béziers, à tous les conseillers généraux et à tous les conseillers régionaux, soit en tout près de 200 élus. En réponse pas un seul élu n’a accepté de prendre position contre le projet d’école taurine.
3- En mars 2003, lors d’une réunion publique du conseil général au Palais des Congrès de Béziers, le président du COLBAC a interpellé les nombreux conseillers généraux qui siégeaient à la tribune. Après leur avoir rappelé que le COLBAC avait recueilli à Béziers 23.000 signatures contre la corrida (un record !) il leur a demandé s’ils subventionneraient le projet d’école taurine biterroise. Pas un seul des élus n’a accepté de répondre à cette question simple et légitime. Nos élus refusent de nous dire ce qu’ils font de nos impôts!!!
Seuls des naïfs peuvent croire que nous vivons en démocratie.

Fonctionnement de la FLAC