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COMMISSION VETERINAIRE |
Communiqués de presse |
2 POIDS, 2 MESURES
Mardi 30 janvier 2001 A quelle sauce va-t-on nous faire avaler ce nouvel arrêté contradictoire ? Et si d’aventure l’on optait pour l’incinération des carcasses afin de ne pas les commercialiser il y aurait indemnisation de tous les taureaux tués en corrida ! Bigre ! Que l’Europe tente d’atténuer le désarroi des éleveurs face à la crise de la “vache [dite] folle” en indemnisant les animaux abattus en cas de contrôle positif est une chose. Mais indemniser des carcasses d’animaux sacrifiés sur l’autel d’un divertissement sadique et particulièrement décadent en est une autre ! Que dire d’une Europe qui financerait directement les corridas ? Nous sommes actuellement confrontés à une véritable catastrophe sanitaire et nous affirmons que les complaisances seront lourdes de conséquences. L’on voudrait bien nous refaire le coup du “nuage” qui s’est arrêté à la frontière des élevages de “toros bravos” ! Mais bien malin qui pourrait dire ce que contient réellement le “pienso compuesto”, le complément alimentaire donné aux bovins destinés aux arènes ! La F.L.A.C dit halte aux privilèges et aux passe-droits. Elle ne restera pas inerte face à tellement de prévarication ! Pour le Bureau de la F.L.A.C / La Présidente Josyane QUERELLE
Le contribuable sera-t-il la vache à lait ?
Mais à présent se posent de nouvelles questions :
Le 26 octobre 2001
Dérogation : Epidémie de fièvre catarrhale dite "langue bleue" en Espagne
Agde, le 5 février 2005
Monsieur le Ministre,
Permettez-moi, au nom de la Fédération, d'attirer par la présente votre attention sur l'aspect éminemment préoccupant de l'épidémie de fièvre catarrhale dite de "la langue bleue", qui sévit actuellement dans le sud de l'Espagne et touche certains élevages de taureaux, principalement en Andalousie…pour l'instant !
Nous n'ignorons pas, pour notre part, les démarches en direction de votre ministère de certains promoteurs de corrida qui voudraient voir de ce côté des Pyrénées la mise en place de dérogations permettant l'entrée en France de taureaux espagnols réputés non contaminés…pour l'instant !
S'il advenait en effet qu'une épidémie sur le territoire français soit consécutive à une contamination par des animaux transportés depuis l'Espagne, les élus complaisants porteraient une indéniable responsabilité.
En conséquence, nous osons croire que vous prendrez toutes les mesures que le bon sens commande en indiquant qu'il n'y aura en la matière aucune dérogation d'aucune sorte.
Vous remerciant par avance de votre bienveillante attention, veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de ma considération distinguée.
Pour la F.L.A.C
Si les "toros" d'Andalousie et d'ailleurs pouvaient parler...
Josyane Querelle-Riquier |
THEME :
DEMANDE D'INTERDICTIONDE LA COMMERCIALISATION DE LA VIANDE DES TAUREAUX MIS A MORT AU COURS DES CORRIDAS |
CONFERENCE de PRESSE lundi 22 octobre 2001 au Club de la Presse à Bordeaux |
| Par Anne CARON (Vice-Présidente FLAC en 2001) |
Anne Caron tenait donc conférence sur ce thème. Thème très sensible au sein même du lobby taurin très inquiet d'une interdiction, le produit des ventes de cette viande permettant d'équilibrer les comptes des petits "spectacles" et autres "fiestas camperas" qui servent essentiellement d'entraînement pour les futurs toreros.
Ainsi dénonçait-elle entre autre les contradictions entre le ministère de l'Agriculture et l'Afssa (Agence française de la sécurité sanitaire des aliments). Cette dernière, sollicitée dès févier 2001 par la Direction Générale de l'Alimentation, recommandait en date du 1er juin 2001 que les viandes des taureaux tués au cours des corridas n'entrent pas dans la chaîne alimentaire humaine.
"Nous trouvons scandaleux d'avoir attendu la crise de l'ESB pour interdire cette viande par ailleurs bourrée de toxines dues au stress de l'animal" ajoutait-elle. Quant aux "intérêts du consommateur ils passent après les intérêts financiers".
Les seuls intérêts pris en compte étant ceux des taurins avec la mise en place de mesures d'accompagnement leur permettant d'obtenir des compensations en cas de manque à gagner. Compensations forcément payées par le contribuable !
Elle indiquait également que la FLAC a maintes fois écrit à ce sujet à Jean Glavany (ministre de l'Agriculture), à Lionel Jospin (Premier ministre), au plan national, et à Conchita Lacuey (députée-maire de Floirac) au plan local. Pour l'heure les réponses ne se bousculent guère !
Remarques :
Pour la petite histoire il faut à présent savoir que Sud-Ouest (alors présent à la conférence), publiait un compte rendu dès le mardi 23 octobre dans la rubrique "Faits divers et Société", sur 4 colonnes, intitulé : "la viande de taureaux interdite" et reprenait l'info… sans citer ses sources !
Aussitôt la Vice-Présidente contactait le directeur de la publication, Rodolphe Wartel, afin de dénoncer un sérieux manque de déontologie et obtenait la publication d'un nouvel article dès le jeudi 25 octobre relatant réellement la conférence de presse cette fois.
Heureusement, conviction et ténacité finissent par payer !
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Commercialisation de la viande des taureaux mis à mort au cours des corridas Question écrite viande taurine
12ème législature
Texte de la QUESTION :
Texte de la REPONSE :
Le taureau dit “de combat” analysé scientifiquement (sic) avant et après torture par l’INRA et l’AVTF.
Dans les arènes, leurs “toros” tombent, tombent, tombent … et ça inquiète les promoteurs de torture à animaux.
Le problème est sûrement de taille car nous avons pu, pour notre part, le constater chaque fois que nous avons dû nous rendre dans des arènes pour les besoins de la cause et assister de ce fait aux divers massacres. Et ce, quels que soient les “spectacles” taurins, depuis les “tientas”(qui consistent à tester la bravoure des vachettes destinées à la reproduction), en passant par les “becerradas”, les “novilladas” avec ou sans piqueurs, jusqu’ aux corridas.
Les animaux ploient car leurs avants fléchissent et ils tombent forcément.
Les travaux menés conjointement par l’INRA et l’AVTF ont notamment consisté en prélèvements sur des animaux (vaches et taureaux) non utilisés lors des corridas.
Leur but : comment réparer scientifiquement (sic !) les carences des taureaux au cours d’une corrida ?
En outre, ils reconnaissent “l’impérieuse nécessité de réformer le tercio de piques(1) qui occasionne des blessures terribles et préjudiciables au comportement du toro dans le dernier tiers(2)”.
(1)Phase de la pique théoriquement enfoncée dans le garrot (mais jamais en réalité) et très invalidante car elle touche très souvent la colonne vertébrale.
Enfin : ils souhaitent qu’une grande vigilance soit observée à l’issue du travail afin qu’il n’y ait pas de récupération préjudiciable à la corrida !
Tiens ! Tiens! Y aurait-il de très vilaines choses à cacher ?
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