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"On vit dans une société envahie par la morale et les donneurs de leçons.
On n'a plus de droit de fumer, de chasser ni d'aimer la corrida.
Moi, j'adore la corrida !"
Charlotte DE TURCKHEIM
À l'attention de :
Madame Charlotte DE TURCKHEIM
Agence VMA - Rose Leandri
20, avenue Rapp
75007 PARIS

Agde, le 19 mars 2005

Madame,

Il semblerait que le "politiquement correct" vous échauffe les oreilles. En effet, alors invitée chez Michel Denisot sur Canal + dans le "le Grand Journal" du vendredi 18 mars 2005, vous disiez notamment qu'il "faut aujourd'hui aimer les enfants, qu'il faut aimer les animaux, etc..", faisant ainsi volontairement une espèce de provocation en brocardant les "ados" qui assistaient à l'émission, lesquels ne manquaient d'ailleurs pas de vous applaudir après vous avoir vaguement huée, probablement " briefés " par un chauffeur de salle.

Peut-être vous demandez-vous les raisons pour lesquelles nous faisons aujourd'hui référence à cette heure promotionnelle passée sur Canal + pour votre spectacle intitulé "On ne m'a pas prévenue". C'est tout simplement parce qu'elle fait écho à une interview que vous avez accordée à l'hebdomadaire féminin " Femme Actuelle", qui l'a publiée dans son n° 1052 du 22 au 28 novembre 2004 en page 17.

Dans "La leçon n°1" de vos "4 Vérités", vous disiez notamment ceci (nous vous citons) : "J'ai écrit ce show " On ne m'a pas prévenue " pour râler. On vit dans une société envahie par la morale et les donneurs de leçons. On n'a plus de droit de fumer, de chasser ni d'aimer la corrida. Moi, j'adore la corrida ! On a chacun, au fond de soi, une part d'ombre. Plus je vais loin dans l'humour noir et grinçant, plus le public applaudit. A mon spectacle les gens s'autorisent enfin à rire de ce qui les dérange ou leur fait peur. C'est ma plus belle victoire !".

En affirmant ainsi votre ras-le-bol d'une société devenue trop policée à vos yeux, vous entretenez une confusion à tout le moins dangereuse.

Car fumer n'est pas interdit. Il est interdit d'enfumer celles et ceux qui ne sont pas fumeurs et peuvent être victimes de tabagisme passif avec cancer du poumon à la clef ! Ca mérite réflexion vous en conviendrez aisément.

Chasser n'est pas non plus interdit (loin de là hélas !). Chasser au XXIe siècle dans nos contrées où la nourriture est devenue surabondante, où les congélateurs débordent de victuailles et où nos chères têtes blondes flirtent avec l'obésité, ne s'agît-il pas plutôt d'un loisir morbide tellement aux antipodes du respect de la nature ?

Et enfin, pour aborder un domaine que nous commençons à connaître, vous dites "Moi j'adore la corrida !", ce qui est d'ailleurs la preuve que nos sociétés ne sont pas aussi " politiquement correctes " que vous semblez le redouter car vous pouvez vous permettre ce type d'affirmation.

Faut-il pour autant en conclure qu'il convient de laisser perdurer des pratiques immondes sous prétexte qu'elles plaisent encore à quelques-unes et à quelques-uns ?

Si nous vous suivions dans ce raisonnement un rien provocateur, pourquoi nous indigner d'actes de brutalité portant atteinte à l'intégrité d'autrui (sexisme, racisme, pratiques archaïques tribales type excision, crimes d'honneur etc, la liste étant loin d'être exhaustive !).

La journaliste Françoise Giroud écrivit dans l'une de ses premières "Lettres de l'Express" : "Torturer est une intense satisfaction que s'accordent certains individus dans des situations données. Nous sommes dans une situation où quelques hommes (NDLR : et quelques femmes aussi hélas !) peuvent en jouir pleinement au lieu d'être internés dans des hôpitaux psychiatriques. A vous de décider si vous acceptez d'identifier votre pays à ces hommes". (*)

La question est, en effet, de savoir à qui nous voulons nous identifier.

Et nous nous interrogeons sur les raisons qui vous auront poussée à accepter d'interpréter le très beau rôle de la mère d'un homosexuel torturé par les nazis lors de la 2e guerre mondiale dans le magnifique téléfilm de Christian Faure "Un amour à taire" diffusé sur France 2 le lundi 7 mars 2005, car, ce faisant, vous avez fort heureusement contribué à dénoncer une société très "politiquement incorrecte " et nous vous en félicitons.

Mais la barbarie se survit encore abondamment en France, notamment dans des arènes fixes ou démontables. Et notre travail ne consiste-t-il pas à dire et répéter que le respect des divers mondes du vivant est une valeur fondamentale universelle qui ne saurait être transgressée en toute impunité !

Certes l'être humain est pétri de contradictions qui vont parfois jusqu'à l'aporie.

Mais ne devons-nous pas apprendre à réduire ces contradictions, ces parts d'ombre dont vous parliez, afin de devenir ne serait-ce qu'un peu plus cohérents ?

Pour conclure, permettez-nous de vous dire que pour notre part nous poursuivons nos démarches visant à obtenir à terme l'abolition définitive de la corrida, ici et ailleurs, et que vous pourrez alors toujours affirmer que "vous adorez la corrida", vous ne ferez plus rire personne, car torturer un animal ne fera plus rire personne.

Ce sera notre plus belle victoire !

Espérant vivement que vous reveniez bientôt à de plus nobles sentiments afin que nous puissions vous appeler Chère Charlotte, nous vous adressons ce jour, Madame de Turkheim, l'expression de nos salutations respectueuses mais néanmoins attristées.

Pour la F.L.A.C
La Présidente
Josyane QUERELLE-RIQUIER

(*) in " Françoise GIROUD , Une ambition française " par Christine OCKRENT page 110 (en livre de Poche)

Guy Carlier
Alors qu'étaient tout à la fois présents sur le plateau d'ONPP l'écrivain Christophe Bourseiller qui parlait sectes et un invité tout de blanc grimé, bouche vermillon et yeux pailletés, vous vous êtes gentiment gaussé de la gosse de riche du nom de Stéphanie de Monaco, rappelant qu'elle était contre les courses de taureaux parce que (nous vous citons la citant) :
" Les taureaux sont des êtres humains comme les autres " !
Evidemment, dit comme ça, et même différemment, c'est une affirmation puérile qui relève de la confusion des genres.

Cher Guy Carlier,

Une fois n'étant pas coutume, permettez-nous de faire une petite intervention autour de votre propre intervention chez Fogiel ce dimanche 27 mars 2005.

Alors qu'étaient tout à la fois présents sur le plateau d'ONPP l'écrivain Christophe Bourseiller qui parlait sectes et un invité tout de blanc grimé, bouche vermillon et yeux pailletés, vous vous êtes gentiment gaussé de la gosse de riche du nom de Stéphanie de Monaco, rappelant qu'elle était contre les courses de taureaux parce que (nous vous citons la citant) :" Les taureaux sont des êtres humains comme les autres " ! Evidemment, dit comme ça, et même différemment, c'est une affirmation puérile qui relève de la confusion des genres.

Mais là n'est pas la question.

La question est que vous avez repris cette affirmation devant Christophe Bourseiller dont chacun ne sait pas forcément (mais lui le sait), qu'il est le frère d'une certaine … Marie Sara, persécutrice de taureaux dans les arènes devant l'Eternel.

Replaçons donc les choses dans leur contexte afin que nul ne puisse nous accuser d'on ne sait quelle incapacité de jugement ou pis encore de partialité, et chose impardonnable par-dessus tout, de manquer d'humour.

Bref ! L'invité "talqué" (en référence au dessin indiquant qu'il était tombé dedans quand il était petit !) répondait à une question de Fogiel qui s'indignait d'une photo montrant simultanément un élevage de poules en batterie et des prisonniers dans un camp de concentration. Marc-O a dit précisément qu'elle était de mauvais goût ce qui, bien entendu se discute, comme dirait un certain Delarue sur une autre chaîne publique.

L'invité, toujours "talqué", a très calmement répondu qu'il n'était pas à l'origine de ce document puisqu'il s'agissait d'un montage réalisé par l'organisation internationale de protection animale PETA. Ajoutant qu'à son sens, les animaux avaient aussi le droit de vivre.

Et c'est à cet instant précis que la déclaration de la monégasque, princesse de son état, vous a traversé l'esprit. Ça n'est pas tant que cette phrase vous ait traversé l'esprit qui nous fait réagir mais le fait que, pour une fois qu'une personnalité ose dire ouvertement qu'elle est contre cette saloperie de corrida, on en moque sa maladresse devant le frère d'une " torera à cheval, " matadora " (autrement dit à la française cette fois : tueuse de taureaux).

Quant à ce frère, il parlait sectes, disant qu'il s'agissait de sous-cultures blasphématoires et que certaines personnes adeptes de certaines de ces sectes sont adeptes du cornu (sous-entendu le diable.)

Diantre ! Nous qui étions en Arles ce week-end pascal pour y mener combat contre la bêtise et contre l'obscurantisme véhiculés par la corrida, nous avons vu pas mal d'adeptes d'un autre cornu… qu'est le taureau, ce dernier n'ayant évidemment rien à voir de près ou de loin avec celui précédemment cité. Le taureau en question n'étant hélas rien d'autre que le bouc émissaire d'une diablerie du nom de corrida.

Alors de grâce, vous qui faites semble-t-il partie des gens intelligents, ne tombez pas dans la facilité ambiante en raillant une maladresse car, par ricochet, on en vient à se moquer des citoyens qui font œuvre citoyenne en dénonçant un acte de violence caractérisée qui, en l'occurrence, s'exerce sur un animal ou bien sur "des" animaux, car il convient dans cette folie meurtrière de ne pas oublier les chevaux qui passent plus d'un sale ¼ d'heure dans ces satanées arènes du sud de la France.

Dans la mesure où les faiseurs d'ignominie ont à leur botte tous les plateaux de télévision ou presque, tous les journaux ou presque, toutes les radios ou presque, il nous paraîtrait juste de ne pas trop charger indirectement les précurseurs que nous sommes.

Merci infiniment de votre bienveillante attention car nous sommes, pour notre part, très attentifs et très sensibles à ce que vous pouvez dire chez Marc-O, mais aussi chez Stéphane Bern sur France-Inter et déjà, du temps du 7/9 chez Paoli, toujours sur France-Inter.

Recevez ce jour, Cher Guy Carlier, l'expression de notre réelle sympathie.

Pour la F.L.A.C
La Présidente
Josyane QUERELLE-RIQUIER

NB : Nous constatons que le choix des représentants de la Protection Animale n'est vraiment pas représentatif de l'immense majorité des Françaises et des Français qui se déclarent fort heureusement très largement majoritairement contre la persécution d'animaux et ne sont pas à plus de 80 % de doux illuminés, même si forcément il y en a statistiquement parmi eux !

Cher Patrick Sébastien,
Nous sommes très sensibles à vos coups de gueule dénonçant la détresse du monde animal utilisé par le monde humain.

C'était déjà le cas le samedi 15 octobre 2005 dans votre émission intitulée " La Télé de Sébastien" diffusée sur France 2 à 20 h 50, lorsque vous avez " plombé l'ambiance " en diffusant un document réalisé par Allain Bou-grain-Dubourg sur une idée (" vision " précisiez-vous) que vous aviez eue en écoutant la chanson de Michel Berger : "Ils sont loin de chez eux " Nous étions alors particulièrement heureux que vous ayez eu le courage de "plomber ainsi l'ambiance " ! et tenons à vous en féliciter.

Et voici que ce samedi 10 décembre 2005 dans votre plus Grand Cabaret vous dénoncez la pratique consistant à utiliser des chiens vivants pour appâter les requins quelque part aux antipodes.
Vous vous exclamez même : " c'est dégueulasse ! "
Vous évoquez également le Noël des animaux de la Fondation Bardot et invitez les téléspectateurs à y venir nombreux pour adopter les chiens ou chats abandonnés.

Alors nous formulons aujourd'hui le vœu suivant : puissiez-vous aller plus loin encore en dénonçant une pratique tout aussi "dégueulasse" mais plus près de chez nous celle-là : à savoir la corrida.
Car la France, hélas, n'est pas à l'abri de ce type de dérives où, au nom d'une improbable "tradition", on moleste et on torture des taureaux et des chevaux dans des amphithéâtres ou bien dans des arènes portatives, dans la moitié sud de l'Hexagone aux beaux jours revenus.

Cette démarche, courageuse à tous égards, ferait avancer d'un pas de géant une lutte encore trop confidentielle qui dérange une "élite" dont le cynisme et la mauvaise foi n'ont d'égale que l'horreur des arènes.

Espérant que cette missive vous parvienne et que vous puissiez exaucer notre vœu, veuillez croire, Cher Patrick Sébastien, en l'assurance de nos sentiments les meilleurs.

Pour la F.L.A.C
La Présidente
Josyane QUERELLE-RIQUIER

Chronique sur les festivités tauromachiques à Bayonne
par Bruno-Stéphane Chambon.
Parution dans le n° 32 (Juillet-Août )de Politique Magazine (Page 44 à page 47)

Messieurs,

Dans la présentation de POLITIQUE MAGAZINE il est dit qu'il s'agit là d'un " magazine d'information et de réflexion qui affiche résolument la franchise de ton " et " n'est dépendant d'aucune mode ".
Quid de l'article publié dans le n° 32 pp 44 à 47 ?

Il semblerait que non seulement vous sacrifiiez à la mode tauromachique ambiante mais qu'en outre vous en fassiez l'apologie.
Eussiez-vous été véritablement libres de ton que vous eussiez ouvertement dit en quoi consiste exactement la corrida, cette pratique pour le moins sanguinaire.
A l'inverse, Bruno-Stéphane Chambon retombe dans les poncifs du type : " la corrida est un art codifié où l'élégance et le courage prévalent sur la brutalité sauvage " (sous-entendu le courage de l'homme et la brutalité de la bête évidemment !).
Mais celui qui a réellement assisté à une corrida et vu l'exécution qui s'y déroule en vase clos ne peut décemment prétendre qu'une telle exhibition soit le moins du monde " artistique " ! A moins d'avoir à ce point été ébloui par un soleil qui, au solstice d'été, tape fort dans les arènes de France et de Navarre !
C'est d'ailleurs ce que nous sommes enclins à penser au vu de la conclusion du chroniqueur :
" Nous nous souvenons, pour en avoir été le témoin ébloui de la faena de 2004 qui vit Javier Conde, les pieds enracinés dans le sable de l'arène et la tête tendue vers le firmament, célébrer une messe tauromachique où l'affrontement du taureau et de l'homme n'était qu'une scène d'amour dont les oscillations de muleta et les coups de corne claquaient comme des baisers ".
Travestir à ce point une réalité tellement plus prosaïque relève de la désinformation.
Comme cette interprétation très fantaisiste des origines de la corrida établissant sans l'ombre d'une hésitation une filiation avec la préhistoire au vu de la représentation des aurochs dans l'art pariétal, ce qu'aucun historien sérieux n'a jamais pu démontrer.
Et quand bien même tel serait le cas, ça ne conférerait en rien à la corrida la moindre lettre de noblesse.
La longévité d'une pratique brutale ne la rend pas moins brutale pour autant !

Quant à l'évocation très succincte et un tantinet narquoise de l'opposition à la corrida, elle montre bien, si besoin en était, de quel côté se situe d'emblée le narrateur qui précise : " Gageons que les amoureux du pays (NDLR : basque) avec leur fierté de montagnards pyrénéens, sauront défendre leur héritage " en réaction à la députée Muriel Marland-Militello qualifiée de " député en mal de cause à défendre " dans la mesure où elle a fait une proposition visant à modifier la loi dans le sens d'une abolition de la corrida.
Ce que ne goûte pas vraiment son collègue à l'Assemblée Nationale, un certain Jean Grenet député-maire de la ville de Bayonne et par ailleurs président du groupe d'étude sur la tauromachie, toujours à l'Assemblée Nationale.
Nous dirons enfin que nombreux sont nos adhérents qui ont réagi à l'article en question, scandalisés par la façon dont une nouvelle fois la corrida était encensée.
Nous ajouterons que votre publication eût été " audacieuse et innovante " (selon vos propres termes) si elle avait osé écrire que la corrida qui consiste à soustraire un être vivant sensible (en l'occurrence le taureau) à son environnement naturel favorable, pour le placer dans des conditions artificielles telles qu'il ne puisse rien faire d'autre que d'y subir le bon vouloir de ses tortionnaires, est la pire des lâchetés.

Espérant qu'il vous soit enfin donné d'avoir une approche un peu plus objective du phénomène corrida, veuillez agréer, Messieurs, l'expression de nos sentiments particulièrement circonspects.

Pour la F.L.A.C
La Présidente Josyane QUERELLE

Zéro pointé pour la prof !

Pour celles et ceux qui ne le sauraient pas encore, une corrida se déroule sous la présidence d’une personnalité de la ville ou bien d’une personnalité invitée.
C’est ainsi que Sud-Ouest du vendredi 12 novembre 2004 nous apprenait, qu’ « il n’est pas courant qu’une corrida soit présidée par une femme. Il est encore moins habituel qu’un tel spectacle soit présidé par un maître de conférence de la Sorbonne. Et pourtant hier, à Saint-Sever, c’est madame Aracelli Guillaume Alonso, professeur à la célèbre université parisienne, qui occupait la place centrale au palco des arènes. Pour une fois qu’on aurait pu mettre une note moyenne à un professeur, ne serait-ce que par vengeance, c’est raté. Force est de constater que Madame Guillaune Alonso a mérité une mention « très bien » tant sa présidence fut impeccable ».
Nos commentaires : Pour nous ce sera un zéro pointé pour la prof ! et au piquet pour n’être pas capable d’envoyer au diable tous ces cancres des arènes !

« Ils » sont partout – Cinéma
Christian Clavier

Dans le film « Les visiteurs 1 », Jacouille (Christian Clavier) utilise le dentifrice « Email Diamant » dont la boîte est illustrée d’un torero que l’on distingue nettement.
Est-ce encore une de ces publicités subliminales ou est-ce dû au fait que Monsieur Clavier aime la corrida ?
On sait par ailleurs que l’acteur a été la cible d’une très vive campagne de protestations de la part des antis. Alors quand Midi-Libre du 25 avril 2004 nous apprend que Christian Clavier ne souhaiterait plus se montrer dans les arènes on se dit : le vent tournerait-il ? « Question d’image » pense le journaliste qui semble se consoler en ajoutant : « Heureusement qu’il nous reste le présentateur météo Patrice Drevet qui a déjà réservé sa chambre à l’Impérator* »
*Impérator : hôtel nîmois cher aux « aficionados »

L'Histoire :
votre numéro spécial consacré à l'Espagne

Madame, Monsieur,

Dans le numéro spécial que vous consacrez à l'Espagne, vous publiez un article sur la corrida dont je souhaite critiquer le dernier paragraphe. Pour la clarté de mon propos, je me permets de citer l'extrait en question :

" La tauromachie mobilise actuellement les députés européens prêts à défendre les droits d'une minorité qui ne réclame que sa liberté d'expression. Les voyageurs anglais du XVIIIe siècle avaient bien fini par trouver des vertus à la corrida. Alors, pourquoi l'Union européenne déciderait-elle de la mettre à mort ? " (p. 63)

Je ne voudrais pas entrer dans une discussion idéologique sur le sujet de la corrida ; mais il me semble toutefois nécessaire de rectifier au moins deux données factuelles fondamentales. Premièrement, la minorité constituée des aficionados n'a pas besoin de réclamer la liberté d'expression. De fait, cette liberté lui est déjà accordée : les grands médias, télévisés, radiophoniques ou écrits lui offrent d'ailleurs un large espace, alors que les anti-corrida rencontrent d'énormes difficultés pour faire passer leur message. Deuxièmement, ce que les aficionados réclament, c'est de pouvoir torturer à mort des êtres sensibles… avec l'argent des contribuables européens. Je tiens à la disposition de vos lecteurs des documents qui m'ont été envoyés par l'Union européenne, et qui confirment que l'élevage de taureaux dits de combat est financé avec de l'argent européen via la Politique Agricole Commune.

Il m'aurait été très agréable que la rédaction débusque elle-même ces erreurs avant leur publication.

Ci-joint, les références d'un livre que le professeur Hardouin Fugier a récemment consacré à l'histoire de la corrida. Permettez-moi de vous inviter à publier un article de cette grande érudite afin de donner à vos lecteurs critiques et informés l'information de qualité qu'ils sont en droit d'attendre de votre revue.

Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

Fabian Battaglini
Chercheur et enseignant à l'Université d'Utrecht, Pays-Bas


Monsieur,
je tiens à vous informer que nous allons publier dans notre prochain "Forum des Lecteurs" des extraits de votre lettre concernant notre numéro des collections de l'histoire consacré à l'Espagne.

En vous remerciant de l'intérêt que vous portez à notre revue, veuillez croire, Monsieur, en mes salutations distinguées.

Olivier THOMAS L'Histoire

Ali Dilem

Dimanche 19 février 2006
La Cinq - Ripostes

Avant de commencer son émission, Serge Moati nous apprenait que le dessinateur Ali Dilem était condamné à 1 an de prison pour caricatures offensantes.
Il avait été l'invité de "Ripostes" le dimanche 12 février 2006.

Pour notre part, nous avions rencontré Dilem en 1998.
Il nous avait alors offert un dessin intitulé " Qui tue en Algérie ? " et avait ajouté tout en bas sa dédicace : " contre toutes les barbaries, surtout les corridas. "

Nous tenons à dire ici toute notre tristesse de voir combien la lutte contre la violence sous toutes ses formes est ardue et combien il faut de détermination aux défenseurs de la liberté pour ne pas sombrer face à l'immense bêtise d'une partie de l'humanité.

Qu'Ali Diem sache bien que nous pensons à lui.

Rencontre avec Alya Al-Kanani
danseuse flamenco anticorrida

Nous avons rendu visite à la danseuse de flamenco Alya Al-Kanani le 19 juin 2006 dans son atelier à Brunswick, accompagné d'une amie journaliste.
Le but de notre visite fut surtout d'obtenir une impression personnelle. Avant notre visite nous étions déjà informés sur sa personnalité et sa pièce anti taurine en lui téléphonant, par son site internet et par un article du magazine flamenco « ANDA ». Ce présent rapport est un résumé des nos impressions lors de notre rencontre et des informations reçues auparavant.

L'atelier d'Alya se trouve à la périphérie du centre ville de Brunswick dans un quartier un peu alternatif. La porte, qu'elle ne ferme apparemment que si elle n'est pas présente ou en cas du mauvais temps, était déjà ouverte. Alya nous a accueilli chaleureusement.
Dès le début, il y a instantanément un très bon contact entre elle et nous. Alya est une personne très charmante, ouverte et décontractée. Elle aime rire et ne s'engage pas obstinément pour la cause des animaux. Dans notre conversation elle releve souvent les questions autour de la corrida . Cela nous montrait que son engagement est très sérieux et qu'elle est profondément touchée par ses expériences en Espagne.

Alya est née en Allemagne. Sa mère est d'origine allemande et son père iraquien. Comme beaucoup d'enfants elle a commencé à apprendre la danse classique à l'initiative de ses parents.
Après, elle a poursuivi une formation professionnelle et trouvé un engagement au théâtre de Brunswick. Un événement important pour elle fut son rôle dans la pièce de théâtre « Noce de sang » de Federico Garcia Lorca dans laquelle elle a découvert sa passion pour le flamenco.

Immédiatement elle s'est rendue à Madrid où elle a pris des cours de flamenco au célèbre "Academia Amor de Dios", une école parmi des plus vieilles de la capitale espagnole avec un grand renommée international.
Beaucoup de danseurs célèbres du monde de flamenco ont fréquenté cette institution. Elle fur l'élève de Tomás de Madrid et d'autres professeurs de haut niveau. Quand il lui manquait l'argent pour payer les cours et son pain elle retournait en Allemagne pour gagner un peu d'argent en travaillant en usine.

A Madrid, Alya était choquée par l'omniprésence de la corrida, particulièrement dans le milieu flamenco. Aux cours de ses sorties à Madrid, elle a essayé d'éviter tout les lieux où la corrida était présente. Cela n'était pas facile. Elle n'a jamais assisté à une corrida et rejette l'avis, "pour parler de la corrida, il faut la voir une fois au moins" et elle dit plutôt « pour connaître le goût d'un oeuf pourri on a pas besoin de le manger ! ». En plus dans les arènes elle craint de frapper quelqu'un au premier « Olé »! Nous avons cité ses propos pour caractériser un peu sa personnalité.

Après cette formation elle a ouvert son atelier de flamenco à Brunswick où elle a pas mal réussi malgré un autre atelier concurrentiel dans sa ville. Comme chorégraphe elle a mis en scène plusieurs pièces de flamenco et a dansé avec Timo Lozano, Tomás de Madrid, Zenón et autres grands danseurs de flamenco. Récemment, au début de 2006, elle a créé dans la tradition du pur flamenco puro la pièce "flamenco en el tiempo sin flores" avec la participation de cinq artistes espagnoles renommés.

Le flamenco qu'elle représente n'a rien à avoir avec ces représentations folkloriques avec des costumes sévillans etc. Pour elle le flamenco est une danse d'expression, avec laquelle on exprime ses sentiments profonds sur la vie et la mort, l'amour, la jalousie, sa tristesse etc. L'age et la beauté des acteurs n' ont pas d'importance. Au contraire, il y a des danseurs et danseuses vraiment âgés qui expriment leur beauté intérieure d'une manière impressionnante. C'est une esthétique particulière qui n'est pas comparable avec celle qu'on nous présente aux ferias.

La pièce "Antitaurinísmo", qui nous a intéressé le plus et qui était la raison pour laquelle nous sommes allés à Brunswick, était présentée par Alya la première fois en 2002 et plus jamais après. Ses premières représentations à Brunswick, Hildesheim et Göttingen ont très bien réussi. Elle a cessé de présenter sa pièce à cause de son manque de courage de son partenaire espagnol. Après cette mauvaise expérience elle était très déçue, voire même déprimée. Sa tristesse à cause de cet incident perdure encore. Nous avons encouragé Alya de faire tout pour monter sa pièce à nouveau sur scène.

Anke et Karl Daerner

Alya est toujours à la recherche d'un partenaire pour continuer à produire son spectacle dénonçant la corrida.


© photo : Iréne Zandel
Pour voir son site, cliquez sur la photo

Extrait vidéo de son spectacle "Antitaurinísmo"


Pour exécuter Divx

Lettre ouverte aux media de
Jacques Desmeules, Président de la LFCV
Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Bien que l'action de notre Ligue soit centrée sur l'abolition de la torture expérimentale sur des Êtres animaux, pour des raisons éthiques et scientifiques incontestables, elle lutte également depuis sa fondation en 1956, contre toutes formes de cruauté impunément exercées sur des êtres innocents sans défense et sans droits, ce qui est le cas notamment des toros dits de combat, création purement humaine, de basse récréation sanguinaire d'une cruelle lâcheté.

Mais, bien que membre de la Fédération de lutte contre les corridas (FLAC) et coopérant largement avec d'autres associations anti-corrida françaises, d'Europe et du Monde, nos propos n'engagent que nous-mêmes.

Nous n'allons pas à l'évidence, faire appel même à un minimum de votre sens humanitaire, puisque vous faites l'apologie et la promotion des écoles des tueurs, matadors c'est tueurs n'est-ce pas ? Nous n'appartenons sans doute pas au même rameau "humain" !

En revanche, voici les éléments objectifs opposables, incontestables, contre cette pratique et contre votre propagande pro-corrida sans véritable équilibre d'opinion :

  1. La TV publique ne vous appartient pas, elle est une copropriété commune des citoyens téléspectateurs qui vous paient, mais qui ne peuvent s'y exprimer. On y voit toujours les mêmes... des amuseurs sans risque !
  2. À ce titre, et pour des raisons élémentaires de déontologie professionnelle, vous deviez donner la parole aux opposants ; leur refusant, vous perdez toute crédibilité d'objectivité journalistique.
    Depuis, effectivement, vous avez alloué quelques minutes face à un opposant disons décalé et incompétent sur le sujet, et irresponsable de cette mafia.
  3. Sur le territoire français "un et indivisible", la loi est pourtant claire, quant à la protection des animaux du fait des humains :
    La Loi 76.629 Article 9 de 1976 : "L'Animal est un Être sensible".
    Le Code rural Article 276 de 1976 : "Interdiction de tous mauvais traitements".
    La Déclaration Universelle des Droits de l'Animal 1978/1990.
    La Loi 99.5 du 6 janvier 1999, Chapitre V, Article 22, modifiant le Code Pénal, interdisant explicitement toute cruauté sur l'Animal quelque en soit le motif.
    "À cet égard, la vivisection est une autre disposition d'exception scandaleuse".
  4. Mais, en parallèle, une ignominie, scélérate et légalisée - l'Article L625.1, qui est une dérogation au principe de non cruauté - a été mise en place par les mafias tauromachiques, pour autoriser ces horreurs dans des localités à tradition taurine ininterrompue, traditions qui ne remontent en fait, importées d'Espagne, qu'après 1873, époque du mariage de Napoléon III avec Eugénie DE MONTIJO, originaire d'Extremadura, l'une des régions les plus barbares, parmi celles d'Espagne, dont les villes sont CACERES et BADAJOZ. La torture spectacle de l'animal n'est pas dans notre culture.
  5. Qu'à cela ne tienne, pour des législateurs moralement corrompus, la notion de localité, qui est pourtant fort claire pour tout honnête homme, c'est-à-dire celle d'une zone géographique réduite et bien délimitée, fut dotée d'une élasticité géographique telle, qu'elle fut étendue "légalement" à des provinces entières !
    Si bien qu'on pourrait craindre de voir une communauté tauromachique nîmoise ou arlésienne installée à Lille ou aux Kerguelen, se réclamer d'une continuité géographique coutumière ! Rien ne gêne les faussaires de la loi.
  6. Mais même dans ce contexte de cruauté légalisée, les médias devraient, pour respecter l'exception territoriale, ne pouvoir émettre ces horreurs, que dans des zones d'exception légale.
    Mais, en aucune façon sur la totalité de l'espace national où ces cruautés ne sont pas autorisées !
    Or, compte tenu des impératifs techniques d'émissions TV ou radio, vous en tirerez vous-même la conclusion logique qui s'impose.
  7. D'autre part, pour justifier la promotion du crime, vous invoquez une sorte de déontologie du devoir de l'info sur le réel, quelque qu'il soit.
    Ne prenez pas les citoyens téléspectateurs ou audio, qui vous financent, pour des imbéciles.
    L'info sur une catastrophe ou une atrocité survenue quelque part dans le Monde, est une chose ; l'info pour la promouvoir est un délit, et l'apologie des écoles de tueurs "Matadors", constitue les prémisses de nouveaux crimes de sang, pour en perpétuer l'horreur !
    Feriez-vous, Mesdames, Messieurs, cette apologie de formation des tortionnaires et de tueurs ritualisés, si la victime était un humain ? À moins que la société ne remette à la mode les combats de gladiateurs volontaires, avec mise à mort, mais dotés de prix faramineux avec quart, demi et finale nationale ? Tout est possible d'ailleurs. Ces combats à mort existent déjà au Mexique, dans le cadre du catch.
  8. Vous devez savoir que les corridas sont de surcroît truquées, par diverses "délicatesses" humaines entre autres: L'afeïtado des cornes (organes de repérage) : c'est le sciage de la pointe de la corne, avec introduction d'une pointe dans la pulpe. Imaginez cela dans votre propre pulpe dentaire. Cela pour empêcher le taureau d'évaluer la distance et de s'en servir. Plusieurs cas ont été officiellement reconnus par expertise vétérinaire.
    D'où tirez-vous donc le droit moral de faire souffrir un innocent, de façon méthodiquement minutée, en provoquant des hémorragies internes suffisamment programmées, pour que cette lie de l'humanité puisse en jouir assez longtemps ?
    Que peut-il le taureau contre les piques des picadors, l'épée du tueur, le poignard ou puntilla qui l'achève dans le bulbe cérébral ? Qu'a t'on à prouver ? Que n'importe quel minable, peut avec une arme, tuer un animal ? Cela, on ne le sait que trop.
    Êtes-vous innocent, complice ou inconscient ?
    En conclusion, notre combat pacifique contre la cruauté festive et marchande sur un être animal sans défense ou même avec, car il n'a pas choisi d'être là, et la promotion de la violence et de la déchéance des tortionnaires et des voyeurs est indigne d'une société prétendument civilisée.

Ce combat, nous le gagnerons tous ensemble au niveau de l'Europe.

Alors, de grâce, n'en retardez pas l'avènement ; déjà la Catalogne se débarrasse de ces horreurs. À quand serait-ce l'honneur pour la France de faire de même sur son sol ? En effet, l'Europe sociopolitique ne pourra pas plus longtemps tolérer ces abominations, tout en proclamant l'Humanisme. Et la jeunesse montante exècre, dans son immense majorité, ces pratiques cruelles, horribles et dégradantes, organisées par quelques affairistes sadiques, qui devraient être traduits devant des tribunaux comme criminels, conformément aux dispositions du Code Pénal français.

Concernant les trucages qui ajoutent à l'horreur, nous vous conseillons de lire un très excellent ouvrage "La Corrida (Collection Que sais-je) d'Eric BARATAY et Elisabeth HARDOUIN-FUGIER.

Jacques DESMEULES
Président de la Ligue Française Contre la Vivisection

L'émission Théma du dimanche 23 juillet 2006
diffusait un documentaire sur la vie du torero El Cordobès.

Dans "A nous Paris" du 18/07/06 le journaliste Christophe Ono Di Biot écrit dans son article intitulé "Corrida for ever": " Nous sommes en 2017, la corrida a disparu ".
On l'aura compris, tout ceci n'est autre qu'une figure de style même si l'idée est très séduisante car l'auteur de " Toreo de salon " n'est pas un anti, tout simplement un pro qui anti…cipe !!
Et le journaliste en revient au document consacré au Cordobès dont il fait la description suivante :
" El Cordobès, c'était un petit garçon qui disait à sa sœur, quand ils avaient l'estomac vide dans l'Espagne de Franco : " Je t'achèterai une maison ou tu porteras mon deuil… " Petite réponse à ceux qui disent que les toreros sont des bourreaux sans âme.(…) "

Commentaire :
La démarche que nous avons entreprise consiste à obtenir que plus jamais des gamins ne soient manipulés par des adultes qui les formatent pour en faire des pions à la solde d'une pratique condamnable. Nous ne savons que trop combien des enfants en détresse doivent accepter de passer par les fourches caudines d'adultes sans conscience !
Nous voulons rompre une fois pour toute la chaîne de l'infamie.
Certes, il est tout à fait intéressant de comprendre les mécanismes qui font cette chaîne. En ce sens un documentaire peut nous y aider. A la condition toutefois qu'il ne soit pas une vaste propagande en faveur d'une ignominie !
ARTER a donc reçu bon nombre de courriers de personnes inquiètes d'une dérive maintes fois constatée dans l'ensemble de la presse écrite, parlée, télévisée.

Réponse du Directeur Programmation, Emmanuel Suard (Etudes Audiences) :
" Je vous remercie pour l'intérêt que vous portez à nos programmes. La corrida fait l'objet de polémiques passionnées mais elle demeure un des reflets de l'Espagne d'hier et d'aujourd'hui. Le portrait d'El Cordobès n'est pas une ode à cette pratique, mais un film retraçant justement les liens, à travers la corrida, entre l'histoire personnelle d'El Cordobès, celle de Franco et celle de l'Espagne.
Je ne partage pas cependant l'amalgame que vous opérez entre fascisme et corrida.
D'autres programmes sur ARTE ont fait la critique de la corrida mais nous ne souhaitons pas passer sous silence la réalité de cette pratique qui s'est développée depuis l'époque franquiste et qui fait partie de la culture espagnole d'aujourd'hui.
Veuillez agréer… "

Service Téléspectateurs par le truchement de Sophie Marchand :
" Nous vous remercions pour l'intérêt que vous portez à notre chaîne. Nous avons transmis vos critiques au sujet de la diffusion de notre soirée thématique Corrida à la Direction des Programmes ainsi q'à la rédaction Jour-Thème qui ont pris note de vos remarques et vous en remercient.
Toutefois, il ne s'agit pas dans cette soirée de poser le débat de la corrida et du traitement des animaux, mais de raconter l'histoire d'un pays. La vie du toréador prend effectivement sens dans la grande histoire car pendant plusieurs années, El Cordobès a été le second Espagnol le plus connu au monde avec Franco. La corrida étant indissociable de l'histoire de l'Espagne, ce film est donc pour ARTE une manière d'évoquer l'Espagne.
Nous souhaitons qu'à l'avenir nos programmes vous donnent plus ample satisfaction et restons à l'écoute de vos commentaires et de vos suggestions.
Cordialement.

Re-commentaire :
Nos suggestions : que pour une fois, on parle de l'Espagne sans penser qu'il faut obligatoirement passer par la case corrida.