| NIMES 2002 :
Quand les chiffres font surface.
Commençons par le commencement.
Féria de Pentecôte (du 14 au 20 mai 2002) :
9 corridas, 92 000 spectateurs (91324 exactement, mais ne chipotons pas). Ce qui nous fait bon poids à peine plus de 10 000 spectateurs par corrida dans des arènes qui peuvent en contenir 18 000!
En plus, pour fêter les 50 ans de Féria de la ville sanguinaire, c’est loin d’être folichon folichon!
Soit: 3,1 M d’euros de recettes pour 2,3 M d’euros de dépenses.
On veut bien !
Poursuivons.
Quant aux Férias de Primavera (de printemps en février), et de l’ascension (en mai) elles ont été déficitaires:
- Primavera: 127412 euros de déficit
- Ascension: 116037 euros de déficit
Une paille!
Ajoutons la broutille des 150000 euros d’indemnisation de la ville à la société“Simon Casas Productions” pour compenser les pertes générées par l’annulation de la Féria des vendanges en raison des inondations!
L’ardoise commence à être plutôt salée!
Et malgré ce, la société du directeur des arènes de Nîmes annonce un bénef’ après impôts de 130302 euros pour l’année 2002, sur un bilan s’élevant à 507986 euros, nous dit-on.
Et ce serait l’évènement de loin le plus rentable!
Nous, nous disons: certes, mais pour qui?
Et puis, où sont donc les MILLIONS DE SPECTATEURS DONT ON NOUS REBAT LES OREILLES, en nous laissant à penser que les visiteurs des férias fréquentent automatiquement les arènes?
Mensonges et tricheries à tous les étages!
Affaire à suivre…
Capacité arènes : elles diminuent au lavage !
Nîmes : 2000 places en moins (pour des raisons de sécurité nous dit Midi Libre du mercredi 12 avril 2006)
Fenouillet : 4000 places en moins ( de 10 000 à 6 000)
Qu'ils continuent ! Ils sont sur la bonne voie !
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Carcasses des taureaux mis à mort au cours des corridas.
Elles sont rachetées 50€ l’une par les abattoirs nîmois (tarif 2004), soit 300 € par corrida, ou 750 € si l’organisateur amène lui- même les carcasses à l’abattoir!
Sinon, c’est l’équarrissage facturé 1500 € à l’organisateur.
Fiestas camperas: 100 € la carcasse (sauf le soir ou les week-end: 50 € la carcasse).
Le poids moyen d’une carcasse étant estimé à 250 kg, cela revient de 0,20 à 0,40 € le kg. Or cette viande se retrouve à l’étal du boucher à 11 € le kg! Jolie culbute!
En conséquence, il semblerait que les entraînements des jeunes apprentis tueurs se raréfient car les organisateurs comptaient jusque- là sur l’argent des carcasses pour équilibrer leurs comptes.
On ne s’en plaindra pas!
Ils devront accorder leurs violons !
Inquiétude des procorridas : les gradins seraient-ils en passe d'être un tantinet désertés ? Faut voir !
Dans La Provence du 29 novembre 2003 le moral du chroniqueur taurin Christophe Chay semble être au beau fixe lorsqu’il titre : “ Chiffre record de 89 corridas organisées ” (NDLR : en France évidemment)
Ajoutons à cela 45 novilladas (corridas avec des taureaux âgés de 3 ans maximum).
Ajoutons encore les corridas à cheval (18), les novilladas sans picador,les festivals taurins, les becerradas, les corridas de "bienfaisance". La Semaine de Nîmes, n° 242 du 4 décembre 2003 avance le nombre de 175 spectacles taurins .
N’oublions pas les Fêtes Champêtres, sortes de lieux d’entraînement semi-privés, ni les entraînements vraiment privés, ni les écoles de tauromachie, et nous aurons le nombre à peu près exact d’animaux persécutés en 2003 (veaux, taurillons, taureaux, sans parler des chevaux !)
Soit pour l’instant : 175 fois 6 * = 1050 taureaux torturés
* 6 est le nombre de taureaux torturés et mis à mort au cours d’une corrida
Accorder leurs violons...
Midi Libre du 1er décembre 2003
Jacques Durand, chroniqueur taurin à Libération, estime quant à lui qu’il y a trop de corridas et ajoute : “ Donc la dégradation risque de se manifester rapidement. ”
Accorder leurs violons...
La Semaine de Nîmes du 4 décembre 2003
Elle affirme que le public est chaque année plus nombreux et les abonnements aux arènes en progression permanente.
Nos commentaires :
Nous n’avons pour notre part de cesse de répéter que la corrida tuera la corrida.
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