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Commission Mediatique et Culturelle
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Trombinoscope |
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La Cinquième : “Va savoir” du 30/12/01 |
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Collusions / Ramifications
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Affaire Mamère : Scandaleuse provocation !le "père Vert" Mamère déclare : "j'aime le foie gras, j'aime la corrida ! |
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Compte-rendu de l'action du 28 mars lors du meeting de Noël Mamère à Montpellier |
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“Parle avec elle” d'Almodovar comporte des scènes de corrida |
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"On a tout essayé" du 7 février 2003 : honeur à Marie Sara ! |
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France 2 : mardi 25 mai 2004
Quand Ruquier reçoit Casas pour la Feria de Pentecôte à Nîmes |
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"ELLE" N° 2989 du 14 avril 2003 |
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Marianne : dans le n° 326 (du 21 ai 27 juillet 2003): "Le livre qui réconcilie partisans et adversaires de la corrida" |
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MEMORIAL DE CAEN : Expo du 7 juillet au 28 août 2003
Thème : "Des suffragettes aux chiennes de garde ...des femmes en quête de reconnaissance(s)"
ou quand Marie Sara côtoie Marguerite Yourcenar. SCANDALEUX ! |
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Lettre à Jean-Marie Cavada, PDG de Radio-France à propos de l'émission : "La tauromachie au féminin" |
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"La tauromachie au féminin" sur France Culture le 2 février 2004 |
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Le prix Hemingway à Simon Casas |
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Henri Leconte, Donald Rumsfeld |
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Suite |
TROMBINOSCOPE
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Les grands courants médiatiques façonnent et orientent la pensée en lançant des modes.
Ainsi est-il du dernier chic de se déclarer haut et fort "aficionado" dans toutes les sphères de la société.
Une pseudo-intelligentsia composée pêle-mêle d'artistes (acteurs / chanteurs / peintres etc...), d'enseignants, de journalistes, d'écrivains, de magistrats, d'avocats, de psychologues, psychiatres, de religieux (notamment catholiques : Bruguès, Cadilhac), bref de tout ce qui prétend "penser", avoue pour la corrida comme un penchant.
Ce sont de loin les plus dangereux car ce sont eux qui donnent à la corrida ses lettres de noblesse en peaufinant un argumentaire des plus spécieux pour la justifier. Ils permettent ainsi aux plus incultes des "aficionados" de répéter sempiternellement les mêmes fadaises et de nous rebattre les oreilles de "tradition" d'"art" ou de "culture" au sens ethnographique avec une pointe d'ethnocentrisme. Ils occultent sciemment la violence et la cruauté qui sont l'essence même de la corrida. Ils vont chercher la caution de "grands noms" tels l'Hemingway, le Cocteau, l'Eluard, le Char ou bien encore l'autre Picasso ! Ils parlent sans cesse du Goya qu'ils nous resservent à toutes les sauces comme si être témoin de son temps équivalait à épouser la cause de ce que l'on montre ou de ce que l'on dépeint ! Ils parlent d'une Antiquité qu'ils font remonter jusqu'au préhistorique en tentant d'établir un lien avec le XXIe siècle et cherchent désespérément le chaînon manquant ! Ils entraînent ainsi dans leur sillage des individus sans grande personnalité qui disent ressentir quelque chose d' "ineffable", d'"indicible", en allant voir ces spectacles de tueries. Ils inventent l'irresponsabilité, en ce sens ils sont les meilleurs vecteurs de la décadence et de l'obscurantisme.
Josyane Querelle
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En voici une brochette :
Gérard DEPARDIEU qui ne dédaigne pas à jouer "pour de vrai" les toreros amateurs. La Fondation Bardot porta d'ailleurs plainte contre lui.
Marie-Anne CHAZEL, Clémentine CELARIE, Christian CLAVIER qui fréquentent avec assiduité les arènes selon La Dépêche 30 mars 2002. (Tiens, ils ne sont plus drôles du tout !)
Où encore un ARDITTI, moraliste en diable, mais aficionado convaincu allant même jusqu'à signer la pétition de "Touche pas à mon aficion" .Pétition lancée par les media en août 99 au moment de la condamnation de Loré pour acte de cruauté (voir affaire Franquevaux).
Francis Lalanne:"On ne peut pas être landais et ne pas être aficionado !" devait-il déclarer en pleine feria de Dax sur l'antenne de la chaîne cablée Alegria le 15 août 2005 !
Vu dans le callejon des arènes de Béziers pendant la feria 2005 (source Midi Libre) : Félicien le Landais un ancien du loft, Christophe Barratier (réalisateur des Choristes avec un inconditionnel de la torture [aficionado dans leur jargon] célèbre dans le premier rôle Gérard Jugnot) ou encore Jérôme Savary et Daniel Herrero des spectateurs assidus de la torture tauromachique .
Le Paris-Match du 2 juin 2005 nous informe que Nicolas Sarkozy et son épouse Cécilia ont été vus dans les arènes de Madrid tandis que celui du 18 au 24 août 2005 nous apprend que le garde des Sceaux Pascal Clément a assisté à une corrida à Bayonne où se trouvaient également Roselyne Bachelot (pas étonnant !!) et Philippe Douste-Blazy (ah tiens !)
Jean-Claude Gayssot a invité son ami, Pierre Perret, à la Feria de Béziers et à y voir sa première corrida. Les commentaires de Pierrot :
"... j'ai traversé pas mal de grandes émotions. C'est une dramaturgie terrible par rapport à ce que j'ai pu voir à la télévision qui tournait, parfois, à une forme de massacre. J'ai beaucoup apprécié le travail de ces jeunes, courageux, qui ont été très bien aujourd'hui. Je ne peux pas nier que c'est à la fois sublime et terrible.(...) L'idéal serait de ne pas le tuer ou de le gracier..." Source Midi Libre du 17/08/03
Notre commentaire : on le préfère quand il chante "Lili" ou bien encore "ouvrons, ouvrons la cage aux oiseaux" !
A propos de Florence Artaud : la revue POINT DE VUE publie en date du 11 juillet 2006 la déclaration de la navigatrice :
"Qui aurait pu dire que je serais conquise un jour par la corrida?
Et pourtant, grâce à mon amie la rejoneadora Marie Sara, me voilà aficionada. En Camargue, à Nîmes et à Arles, la fête dans et à l'extérieur des arènes est formidable"
Bon! Nous lui conseillerons de retourner sur les flots bleus et loin du charivari des ferias de réfléchir un peu mieux.
La corrida et les professionnels de la santé.
On pourrait penser des médecins dont la vocation consiste à atténuer, ou mieux encore à supprimer la douleur, qu'ils soient plus à même que le commun de dénoncer la souffrance subie par les taureaux et les chevaux aux cours des corridas.
On pourrait encore penser que leurs longues études leur aient donné tous les éléments pour analyser avec objectivité et condamner sans la moindre ambiguïté la corrida, acte en totale contradiction avec les valeurs humanitaires élévatrices de la conscience.
Et bien, nous nous leurrerions car certains de ces professionnels de la santé cultivent sans vergogne ce paradoxe qui consiste à soigner la semaine et à se délecter de tortures codifiées le week-end.
Ainsi le Dr Jean-Pierre Scheiner qui, selon le Méridional du 16 septembre 1996, est tout à la fois un praticien de haut niveau et un grand aficionado. Il est d'ailleurs chirurgien des toreros et chirurgien orthopédiste traumatologue.
Le Dr Michel Daudé est lui aussi chirurgien et lui aussi grand aficionado. Ainsi, en août 97 devait-il présider une corrida (rien que ça !) à Béziers. Dans le Midi-Libre du 15 août 97, il indiquait qu'il se rendait chaque année à la San Isidro de Madrid. (Des corridas ont lieu tous les jours du mois de mai à la "plaza" madrilène.)
Le Dr Paul Casanova est professeur de médecine, spécialiste des maladies infectieuses et aficionado. Il a même écrit quelques ouvrages sur la corrida dont le "Dictionnaire de la tauromachie".
Le médecin généraliste Eric Van Migom couche, quant à lui, sa "passion" pour la corrida sur la toile. Qu'il ait ou non du talent n'a d'ailleurs aucune importance car l'on sait bien ici dans le Sud qu'il suffit de barbouiller une toile représentant plus ou moins vaguement une scène de corrida pour exposer facilement et avoir des articles élogieux dans la presse !
Il fut très tôt imprégné de cette pratique cultuelle puisque dès l'âge 10 ans son père l'emmenait aux corridas.
Mais la palme de l'inconcevable va sans doute au gynécologue obstétricien Christian Derbuel, "aficionado práctico" (autrement dit, qu'il descend dans l'arène pour toréer du taureau en amateur !)
Le Var Matin du 6 octobre 95 dit de lui qu'il est un grand humaniste (sic !) et nos amis du CAC 83 se le rappellent bien, lui qui n'avait pas hésité à écrire un courrier dans le quotidien local contre les "anti-taurins" lesquels avaient soit-disant eu l'outrecuidance de faire pleurer un enfant, fils du torero Stéphane Fernandez-Meca dont le "coche" fut un peu secoué par les manifestants à l'entrée des arènes de Fréjus un certain 14 juillet de l'an 2000.
Mais pour finir malgré tout sur une note un peu plus optimiste, nous dirons que le tableau n'est tout de même pas complètement noir et pour redorer le blason de cette profession, nous ferons ici un amical clin d'œil au Dr Jean-Claude Fajeau qui fut le premier président de la F.L.A.C ainsi qu'au Dr Meryl Pécheux qui fit preuve de beaucoup de courage face aux aficionados à Istres en 2002.
"Jean-Pierre Hugues, préfet du Gard, avoue sans honte aimer les corridas ! "
(source Midi Libre du 16 juillet 2003)
Natif de Lyon, secrétaire général à la préfecture du département de la Manche en 87 puis à celle du Val de Marne en 93, il devient préfet des Landes l'année suivante et il est nommé préfet du Gard en 2002.
Lors de son investiture dans ce département, il rencontre la presse et il avoue (sans la moindre honte selon le journaliste François Martin) qu'il aime la corrida.
C'est d'ailleurs, lors de son passage dans les Landes qu'il fut attiré par ce qui est ni plus ni moins qu'une exhibition cruelle et dégradante.
Et là encore, on s'interroge : comment un homme cultivé, instruit, qui a tous les éléments pour réfléchir peut-il cautionner la corrida ?
De plus, il est LE représentant de l'Etat Français dans ce département et nous aurions peut-être souhaité un peu plus de réserve. En effet, ne faudrait-il pas lui rappeler que la corrida bénéficie en France d'une simple tolérance sur une infime partie du territoire et que la loi reconnaît implicitement qu'il s'agit bien d'un acte de cruauté ?
La solitude du riche :
Jean-Luc Lagardère "taquinait " le taureau le dimanche !
Nous ne présenterons pas Lagardère, ce "grand patron", ancien ingénieur chez Dassault, né dans le Gers (département où l'on passe son temps entre gaver des oies et trucider du "toro" ! Le bonheur n'est pas toujours dans le pré !!)
Que faisait-il ce monsieur pour occuper son temps libre, peut-être pour évacuer le stress dû à ses lourdes responsabilités ? Et bien, comme les gamins pauvres et analphabètes de Malaga ou de Séville, il allait "taquiner" le taureau (oh pardon, le toréer diront les puristes !) dans les arènes du Sud de l'Espagne (source Paris Match du 20 au 23 mars 2003)
Nous vous rappellerons qu'il avait su racheter les media puisqu'il prit la tête du groupe Hachette en 1980, en 1986 François Mitterrand lui donnait Europe 1 (source Le Monde des Media : http://www.lemondemedias.com), en 1990, il prenait la tête de La Cinq et en 2002 la partie non américaine de Vivendi Universal Publishing, faisant ainsi de lui, (selon lui !), l'homme le plus puissant de France !
Nous avons là, peut-être, un début d'explication : quand celui qui a acheté les grands groupes de presse torée le dimanche, on peut supposer que les media ne seront guère enclins à diffuser des communiqués des anticorrida !
Bientôt la future comptine des enfants :
“Am Stram Gram,
Piques et Piques et Colegram
Banderilles et Ratatam”
Quand l’Instit (alias Gérard Klein) emmène ses “élèves” visiter le futur musée des arts taurins de la ville de Nîmes. Il est évidemment forcément question de tauromachie.
Autochtone pour la camarguaise et espagnole pour la corrida.
Des gamins en pleine immersion (gravures / affiches / photos / objets… etc). Et M Klein d’expliquer :… « Là, on est dans le musée des arts taurins, d’accord ? Ça veut dire qu’on torée. Un homme et un animal, et à l’issue de cette rencontre, de cette histoire d’amour, y’aura la mort, d’accord ? »
Evidemment , sur le plateau personne pour soutenir la controverse.
Evidemment, les enfants, comme des éponges, boivent les paroles de l’“Instit”.
Evidemment, une fois encore la Cinquième fait de la propagande pour une pratique que la loi condamne sur la quasi-totalité du territoire français.
La F.L.A.C a dons aussitôt réagi en direction de la direction de la Cinquième, de l’animateur, avec copies au CSA.
A Monsieur Gérard KLEIN
Klein Production
48, rue de la Tour
78550 HOUDAN
Objet : Emission “Va Savoir”
du dimanche 30 décembre 2001
Agde, le 20 janvier 2002
Monsieur,
Au cours d’une récente interview publiée dans TV 7 Jours fin décembre 2001, vous déclarez notamment :
« Il ne suffit pas de leur [les enfants] dire ce qu’il faut faire, c’est à nous, adultes, d’adopter un comportement civique dans la vie quotidienne, sur lequel ils vont prendre exemple. »
Nous ne pouvons qu’adhérer pleinement à cet axiome, et sommes par ailleurs convaincus que toute votre démarche s’en inspire, à l’instar du personnage de l’"Instit" que régulièrement vous incarnez sur France 2 ainsi que votre émission “Va Savoir” diffusée le dimanche après-midi sur la Cinquième.
Cette dernière constitue à n’en pas douter une référence pour quantité d’enfants et d’adolescents qui font à vos côtés de nombreuses découvertes.
L’on nous dit aussi qu’afin de permettre une meilleure approche des intérêts des “élèves”, l’émission fait à présent le choix d’aborder des métiers qui leur ouvrent davantage l’esprit sur le XXIème siècle !
Le document diffusé le dimanche 30 décembre 2001 montrait la visite du futur musée des arts taurins de la ville de Nîmes dans le Gard.
S’il y fut essentiellement question de camarguaise (tauromachie autochtone), il y fut également question de corrida (tauromachie importée d’Espagne et du Portugal).
Notre première observation est que ces archaïsmes ne sauraient constituer une pépinière de “métiers” dignes du XXIème siècle !
Notre deuxième observation est qu’une fois encore nous assistons à une entreprise de propagande en faveur de pratiques moralement indéfendables.
En effet, ces confrontations homme / animal n’ont rien d’anodin, qu’elles soient d’ici ou bien d’ailleurs.
Forcément entièrement voulues et définies par l’homme, elles placent l’animal dans des conditions de contraintes tout à fait insupportables.
Notamment dans les formes les plus cruelles consistant à placer un être vivant sensible (taureau ou cheval) dans des conditions telles qu’il ne puisse rien faire d’autre que de subir le bon vouloir de ses tortionnaires.
C’est précisément ce qu’est la corrida : le comble de la lâcheté.
Mais le plus surprenant reste encore la phrase que vous-même avait prononcée ce jour-là en guise d’aphorisme, nous vous citons : « Là, on est dans le musée des arts taurins, d’accord ? Ça veut dire qu’on torée. Un homme et un animal, et à l’issue de cette rencontre, de cette histoire d’amour, y’aura la mort, d’accord ? »
Une telle affirmation venant de vous sème la confusion dans l’esprit des jeunes enfants car vous êtes celui qui sait. Et rien ni personne ne vient contredire ce qui est donc in fine vérité absolue.
Nous souhaiterions sans plus tarder vous rappeler qu’aux termes de la loi, la corrida est seulement tolérée dans quelques villes du Sud de la France ; là où une “tradition (dite) locale ininterrompue peut être invoquée” (Article 521-1 du Code Pénal / Alinéa 3).
Partout ailleurs elle tombe sous le coup de la loi qui la condamne pour sévices graves et actes de cruauté à animal (1er alinéa du même article).
Le sujet abordé faisant l’objet de bien des controverses nous pensons tout à fait légitime de demander un DROIT DE REPONSE auprès de la direction de la Cinquième.
A défaut, nous considérerions que votre émission peut être assimilée à une apologie du sadisme et de la violence avec pour corollaire un réel embrigadement de la jeunesse.
Nous en appelons enfin à une vigilance accrue des parents qui doivent plus encore vérifier la teneur des émission précisément destinées à la jeunesse.
Nous espérons vivement de votre part une réponse dans le sens d’une vraie réflexion autour d’un sujet qui fait l’objet d’une réelle préoccupation pour celles et ceux qui, en s’élevant contre le maintien de la corrida sur notre territoire, dénoncent l’acte éminemment cruel, et par là même, s’élèvent contre la loi du plus fort.
En cette attente et vous en remerciant par avance, veuillez agréer, Monsieur le rédacteur, l’expression de nos salutations pour le moins circonspectes.
Pour la F.L.A.C
La Présidente
Josyane QUERELLE
NB – Copie à :
- Direction de la Cinquième
- Direction du CSA
- Publication dans le bulletin de la F.L.A.C “Le Pavé dans l’arène” et sur son site Internet 
A Monsieur le Président
France 5 – La Cinquième
7, esplanade Henri de France
75015 PARIS Cedex 15
Objet : Emission “Va Savoir”
du dimanche 30 décembre 2001
DROIT DE REPONSE
Agde, le 12 février 2002
Monsieur le Président,
Vous voudrez bien trouver ci-joint copie du courrier que nous avons récemment adressé à Monsieur Gérard Klein.
Dans son émission du 30 décembre 2001, l’animateur a eu un commentaire lapidaire particulièrement subjectif, fort dommageable à nos yeux pour l’information du jeune public auquel seule une approche favorable de la tauromachie a été communiquée.
En conséquence nous suggérons et sollicitons un DROIT DE REPONSE qui non seulement nous paraît une demande légitime mais également nécessaire.
En effet, nous avons la faiblesse de penser que l’apprentissage de la cruauté n’est pas pour la jeunesse du meilleur aloi.
Par ailleurs et dans un souci de réelle objectivité, nous revendiquons la symétrie du traitement de l’information.
Dans l’espoir que notre requête vous parvienne incessamment, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, à l’expression de nos respectueuses salutations.
Pour la F.L.A.C
La Présidente
Josyane QUERELLE |
Affaire Mamère SCANDALEUSE PROVOCATION !
Le "Père" Vert Mamère déclare :
"J'aime le foie gras, j'aime la corrida !"
France Inter : Vendredi 1er mars 2002 à 8 h 31 Revue de presse d’Eric DELVAUX |
de 8 h 34 à 8 h 36 :
Extrait de l’interview de Noël Mamère accordée au magazine “De l’Air” de mars / avril 2002. Il déclare ne pas être Vert.
« J’aime bien le foie gras. J’aime bien la corrida. Je ne suis pas estampillé Vert ni oblitéré Vert parce que chez les Verts on n'aime pas la corrida ! »
Il estime « qu’un taureau qui meurt dans une corrida a finalement eu droit à une vie bien meilleure que la malheureuse vache ou le malheureux bœuf qui est resté durant toute sa vie bourré d’amphétamines ou d’antidépresseurs par l’élevage en batterie. »
Enfin il ne pense pas rester chez les Verts parce qu’il y a une vie après la politique et il envisage faire du théâtre ou du cinéma ou reprendre le journalisme.
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Qu'il aille ailleurs faire son cinéma !
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à Monsieur Noël MAMERE
Député de Gironde
Assemblée Nationale
75007 PARIS
Agde, le 10 janvier 2002
Monsieur le Député,
Nous souhaiterions, à la veille des présidentielles 2002, vous faire part de nos vives inquiétudes quant à vos appréciations concernant la pratique de la corrida sur notre territoire. Ces appréciations n’auraient au fond que peu d’importance si elles n’émanaient du candidat que vous êtes, porteur qui plus est des valeurs fondamentales d’une écologie respectueuse des divers mondes du vivant.
En effet, vous vous êtes à plusieurs reprises exprimé sur ce sujet particulièrement controversé de la tauromachie en reprenant à votre compte les arguments de légitimation des tenants d’une pratique dont vous n’ignorez pas qu’elle est indéfendable, leurs sophismes ne résistant pas un instant à l’analyse car vous savez pertinemment que seuls l’affairisme, le cynisme et une loi scélérate permettent le maintien de cette barbarie dans le sud de l’hexagone.
Nous imaginions qu’avec l’avènement du siècle nouveau et du nouveau millénaire, la corrida serait remisée aux oubliettes de la sale Histoire.
C’était sans compter avec les intérêts financiers qui n’ont que faire d’une éthique dont ils ignorent jusqu’au vocable.
Partageant avec Voltaire la certitude que « plus les hommes seront éclairés plus ils seront libres », nous avons souhaité vous éclairer en vous faisant parvenir un document que nous avons filmé, dans le sud de la France, au cours d’une corrida considérée comme l’une des plus prestigieuses de l’été 2000.
Lors de l’une de nos réunions, ce film a été montré à une centaine de personnes qui furent écœurées par tant de cruauté à l’égard d’un animal torturé à mort pour le plaisir d’une foule sans pitié, applaudissant à tout rompre…. Quelle ne fut pas la stupéfaction de nos amis quand ils apprirent que le candidat des Verts aux prochaines élections présidentielles était un véritable amateur de ce qu’ils venaient de voir (une citation, extraite de l’interview que vous avez accordée à “Sciences et Nature” – n° 93, août / septembre 99 – apparaît à la fin du film.) Permettez-nous de vous préciser que de récents sondages à Fréjus et Toulouse (Ipsos 2001) mettent en évidence que plus de 80 % des personnes interrogées considèrent que la corrida ne fait pas partie de leur culture et probablement de nombreux électeurs potentiels des Verts ne connaissent-ils pas pour l’instant, vos affinités avec ce “mundillo” détestable.
En conséquence, nous ne saurions trop vous remercier de prendre connaissance de ce film. Nous ne saurions trop vous remercier ensuite de vous expliquer publiquement sur cette insupportable contradiction qui consiste tout à la fois à vouloir faire évoluer les consciences et à justifier des actes sadiques et dégradants.
Nous tenons à vous dire par ailleurs que nous sommes celles et ceux que vous qualifiez de « cohorte de gens qui se battent contre la tauromachie » (Sciences et Nature” – n° 93, août / septembre 99.) Nous sommes également celles et ceux que vous receviez en votre mairie de Bègles en 1999 et auxquels vous affirmiez n’avoir que faire de leurs deux voix ! Le mépris en lequel vous tenez les électrices et électeurs qui mènent une lutte contre la violence ne pourra que desservir la cause de celles et ceux qui ont placé en vous leur confiance.
Vous, si prompt à manifester régulièrement vos aspirations à plus d’humanisme, de pacifisme et de non-violence, nous vous invitons à méditer l’aphorisme de Victor Hugo figurant au dos de la jaquette du film : « Torturer un animal pour le plaisir, pour l’amusement, c’est beaucoup plus que torturer un animal, c’est torturer une conscience. »
Croyez bien que nous serons particulièrement attentifs à la réponse que vous nous apporterez… ou pas !
En cette attente, veuillez agréer, Monsieur le Député, l’expression de nos sentiments attristés et profondément indignés.
Pour la F.L.A.C
La Présidente
Josyane QUERELLE
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Rendez-vous était fixé à 17h45 au Café de l'Esplanade à Montpellier. Après s'être mises d'accord sur les modalités d'action, les douze personnes présentes se sont rendues au Corum et un tract a été distribué à tous ceux qui entraient dans la salle pour assister au meeting .
Voyant que des programmes des Verts et des "professions de foi" étaient déjà posées sur les sièges, nous avons voulu y ajouter nos trois documents pour chaque spectateur :
1) un tract intitulé " Noël Mamère est-il bien vert ? ", dénonçant les prises de positions encore récentes du candidat :
2) une photo de Victor HUGO en hommage au bicentenaire de sa naissance, suivie de l'aphorisme de l'auteur " Torturer un taureau pour le plaisir, pour l'amusement, c'est beaucoup plus que de torturer un animal, c'est torturer une conscience. "
3) une lettre qui avait été envoyée par la FLAC à Noël Mamère (et toujours sans réponse), et qui l'interrogeait sur son discours pro-corrida.
Après avoir pourvu de ces documents plusieurs rangées de la salle, les organisateurs du meeting ont réalisé ce dont il s'agissait et nous ont demandé, plus ou moins courtoisement selon les cas, de cesser notre distribution, ce que nous avons fait, non sans leur faire part de notre opinion quant aux déclarations inadmissibles du candidat vert aux élections présidentielles. Le service d'ordre, alerté, nous a demandé d'aller tracter à l'extérieur du Corum, et nous nous sommes exécutés.
Les réactions que nous avons rencontrées auprès des personnes présentes nous ont été assez favorables dans l'ensemble, même si certains défendaient parfois leur leader contre toute logique verte.
Nous avons eu alors l'occasion de discuter de ce problème avec Daniel Cohn-Bendit, qui nous a affirmé qu'il s'agissait là d'un cas isolé au sein des Verts, et qu'on ne pouvait pas être d'accord sur tout avec la personne pour qui l'on votait, ainsi qu'avec l'ancienne ministre de l'environnement, Dominique VOYNET, qui elle aussi nous a donné raison et à qui nous avons remis une lettre expliquant que les propos du candidat du parti du " respect de la vie " nous semblaient fort peu en accord avec le programme des Verts en matière de protection animale.
Puis le meeting s'est déroulé, et au moment où Noël Mamère évoquait son programme, nous avons déployé une banderole avec l'inscription : VERT OU AFICIONADO, IL FAUT CHOISIR et l'un de nos camarades, Jean-Pierre Garrigues, a pris à parti le candidat et l'a accusé d'être " complice du sadisme et de la torture montrée en spectacle ", ce à quoi Noël Mamère, après avoir quelque peu noyé le poisson, a répondu " Je n'ai pas assisté à une corrida depuis trente ans ! (…)Vous ne verrez pas un mot sur la défense de la corrida dans le programme des Verts. (…) Vous commencez à me gonfler avec ça. Je ne suis pas ici pour vanter les mérites de la corrida. Ca ne m'intéresse plus. "
Voilà qui nous rassure ! Mais alors pourquoi avait-il déclaré trois semaines plus tôt dans le journal De l'Air " J'aime bien le foie gras. J'aime bien la corrida. Je ne suis pas estampillé Vert ni oblitéré Vert parce que chez les Verts on n'aime pas la corrida. " ?
Nous avons dès le lendemain fait parvenir aux journaux montpelliérains un communiqué de presse relatant notre action, et il a été publié dans le Midi Libre du 1er avril 2002 .
A la sortie du meeting des Verts, Noël Mamère avait rencontré Georges Frêche, le maire de Montpellier, et il lui avait dit : "Ouh, ils m'ont fatigué ce soir tes montpelliérains : j'ai eu un groupe d'anti-corrida, moi ça fait trente ans que j'y vais plus aux corridas" (La Gazette n° 724, semaine du 5 au 11 avril 2002).
Cette action a d'autre part suscité de nombreuses réactions sur le site internet de la FLAC, pour la plupart des témoignages de sympathie à l'égard de la cause que nous défendons.
Delphine SIMON
VERT OU AFICIONADO IL FAUT CHOISIR ! |
Agde, le 29 mars 2002
C’est au cours du meeting des Verts de ce jeudi 28 mars au Corum que le Comité F.L.A.C Montpellier a interpellé Noël Mamère sur ses déclarations favorables à la corrida, en contradiction fondamentale avec le respect de la vie, valeur fondatrice des Verts.
A la lecture de la banderole déployée “Vert ou aficionado il faut choisir !” Le candidat à la présidentielle a réagi très vigoureusement en déclarant sans ambages « qu’on le gonflait avec la corrida » et spontanément tenté de dévier vers les abattoirs, les farines animales, le…Paris-Dakar pour conclure « qu’il n’avait pas les mains sales » n’étant plus allé assister à une corrida depuis 30 ans ! Reconnaissant ainsi implicitement que la corrida est une sale pratique, ce qui ne l’empêche de faire actuellement parti du cercle parlementaire des défenseurs de la tauromachie à l’Assemblée Nationale.
Faisant enfin référence à la loi il a indiqué qu’il ne devait pas y avoir d’extension et que les corridas devaient rester cantonnées dans les villes de tradition ininterrompue. Ce qui était assez éloigné d’une réelle condamnation.
Pour sa part , Dominique Voynet avait souhaité réfléchir entre autre « aux valeurs que l’on défend », « juguler, dépasser les logiques mortifères » estimant « qu’il est temps de tenir un langage de vérité. »
Toutes choses auxquelles les citoyens que nous sommes sont depuis longtemps largement sensibilisés.
Quant à Cohn-Bendit, il a quelque peu stigmatisé le candidat en parlant de la « bavure de Noël avec la corrida » !
Notre question : Pourquoi les Verts ont-ils donné le feu vert à un candidat ayant comme un penchant pour une pratique si peu respectueuse du monde animal ?
Delphine SIMON
(ex) Responsable du Comité F.L.A.C Montpellier |
SCANDALEUX ! Noël Mamère est-il bien Vert ?
Au commencement, les Verts respectaient la vie… Alors comment leur candidat aux élections présidentielles peut-il se permettre de faire l'apologie de la corrida?
Au niveau National, Le programme des Verts concernant les animaux destinés à la consommation humaine est le suivant: "Définir une série de mesures visant à améliorer le bien-être des animaux d'élevage (…) Pénalités financières données aux entreprises reconnues pour exercer des mauvais traitements aux bestiaux."
Alors, le candidat aux élections présidentielles pour le parti du respect de la nature serait-il dispensé d'être en accord avec son propre programme? Apparemment oui!
"Je sais que ce n'est pas conforme, mais je reste un amateur de corrida (8 janvier 2001, interview sur Canal Chat)"
On aurait pu penser qu'il reviendrait en arrière pour suivre le programme de son parti lorsqu'il a été déclaré candidat officiel. Mais non! Noël Mamère réitère ses propos insensés le 1er Mars 2002 dans le journal De l'Air: "J'aime le foie gras et j'aime la corrida!". Face à une telle incohérence, que dire? Les amoureux de la nature et des animaux ont perdu leur candidat naturel! Faisons entendre notre voix, et celle de ceux qui n'en ont pas. N'acceptons pas l'inacceptable!En cette année du bicentenaire de Victor Hugo, il est grand temps de comprendre avec lui que "Torturer un taureau pour le plaisir, pour l'amusement, c'est beaucoup plus que torturer un animal, c'est torturer une conscience".
Objet : Lettre à Dominique Voynet, ancienne Ministre de l'Environnement, dans le cadre du soutien au candidat Noël Mamère pour les élections présidentielles 2002.
Madame la Ministre,
Nous tenons à vous faire part de notre indignation et de notre déception quant au discours du candidat du parti des Verts aux élections présidentielles en ce qui concerne la corrida.
En effet, vous n'ignorez sans doute pas les propos tenus par Noël Mamère le 8 janvier 2001 lors d'une interview sur Canal Chat: "Je sais que ce n'est pas conforme, mais je reste un amateur de corrida… Pour le reste, je n'ai rien à dire de plus."
Propos insensés réitérés le 1er mars de cette année 2002 dans le journal De l'Air lorsque le candidat écologiste affirme fièrement "J'aime le foie gras et la corrida".
Quel crédit pouvez-vous accorder à cet homme, qui représentera aux élections présidentielles le parti du respect de la nature et de la vie ?
Le programme des Verts en ce qui concerne les animaux destinés à être tués n'est-il pas de "définir une série de mesures visant à améliorer le bien-être des animaux d'élevage"? de mettre en place des "pénalités financières en direction des entreprises reconnues pour exercer de mauvais traitements aux bestiaux et renforcer au contraire les critères d'attribution des aides aux éleveurs dès lors que le bien-être des animaux est sensiblement amélioré" (texte extrait du programme de votre parti pour les législatives 2002 sur la protection animale) ? ou alors les taureaux échapperaient-ils une fois de plus à ces prérogatives ?
La politique de respect de la vie animale, qui est la vôtre, nous le savons, Noël Mamère serait-il dispensé de la défendre en continuant à proférer de telles absurdités ?
Les écologistes ont le sentiment, Madame la Ministre, d'avoir perdu leur candidat naturel. Croyez qu'ils le regrettent, mais ils ne pourront pas donner leur voix à un aficionado qui ne cache pas son goût pour le spectacle de la souffrance et de la mort.
Sachez que dans notre pays 83% des hommes et des femmes se déclarent hostiles à la corrida, et parmi ceux qui ont la "fibre" verte, ce pourcentage est sans doute encore bien supérieur.
L'incohérence, non pas de votre cause, mais de votre candidat, qui n'a apparemment pas la même perception qu'eux de l'écologie, ne leur échappera sans doute pas longtemps.
Cette année 2002 est une année électorale, mais elle est aussi celle du bicentenaire de la naissance de Victor Hugo, avec qui nous déclarons aujourd'hui et définitivement, que "Torturer un taureau pour le plaisir, pour l'amusement, c'est beaucoup plus que torturer un animal, c'est torturer une conscience".
Je vous prie d'agréer, Madame la Ministre, l'expression de ma plus haute considération
Pour la FLAC, Delphine SIMON
(ex) Responsable du Comité FLAC Montpellier
Lors du meeting de Noël Mamère, au Corum, une poignée de militants anti-corrida ont déployé une banderole "Vert ou aficionado, il faut choisir !". Ce qu'a très modérément apprécié le candidat à la présidentielle.Noël Mamère, qui s'est déclaré " gonflé " par cette forme de harcèlement, a rappelé qu'il était contre l'organisation de corridas dans des villes ne possédant pas de tradition tauromachique ininterrompue.
Quant à son passé d'aficionado, il remontait à une trentaine d'années. Il y aurait donc prescription…
Mais Delphine Simon, responsable du comité anti-corrida de Montpellier, ne se satisfait pas de cette réponse. Affirmant que Noël Mamère " fait actuellement partie du cercle parlementaire des défenseurs de la tauromachie à l'Assemblée Nationale ", elle pose cette question : " Pourquoi les écolos ont-ils donné le feu vert à un candidat ayant un penchant pour une pratique si peu respectueuse du monde animal ? "Voilà qui ressemble à une belle banderille dans la campagne de Noël Mamère ! " (MIDI LIBRE, 1er avril 2002) |
Mercredi 10 avril 2002
Sortie du film de Pedro Almodovar : “Parle avec elle”
Un film France Inter
Ce film comporte des scènes de corrida.
Voici les témoignages des conditions dans lesquelles 6 taureaux furent torturés pour les “besoins” du film
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Une campagne d’information a été lancée par RED ALTERNATIVA
La “Faena” d’Almodovar : |
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La plainte de l’association “Amnistia Animal Comunidad de Madrid” contre le cinéaste provoquait de très nombreuses réactions lorsque sa production El Deseo diffusa un communiqué pour tenter de s’expliquer.
C’était le 24 juillet 2001.
La production confirma que toutes les autorisations légales et sanitaires furent données.
Il s’agissait seulement de filmer des taureaux combattus en privé comme le font habituellement les professionnels pour leur entraînement sachant que de toutes façons ces taureaux allaient être combattus et qu’il n’a jamais été question de les mettre à mort spécialement pour ce tournage.
Pourtant les images tournées le mercredi 20 juin (2001) dans les arènes de Brihuega où 2 taureaux furent mis à mort montrent à l'évidence qu’il ne s’agissait pas du tout d’un « simple entraînement » (!)
L’on y voit clairement Pedro Almodovar donner ses instructions au novillero Juan Antonio Alcóbar comme lui demander par exemple de sortir de la zone d’ombre, lui et le taureau.
Les photos montrant la mort du second taureau de Brihuega confirment le témoignage reçu par l’association Amnistia Animal. La source émanait de l’équipe de tournage qui dénonçait également la boucherie du torero inexpérimenté.
C’est ainsi que le 19 juillet dernier (2001) Amnistia Animal Comunidad de Madrid portait plainte auprès de la Direction Générale de l’Agriculture contre Pedro Almodovar et contre la production El Deseo, pour avoir provoqué la mort de 4 taureaux les 25 et 26 juin dans les arènes d'Aranjuez (Madrid) pour le tournage du film “Parle avec elle”
En effet l’article 6 de la loi 1 / 1990 de Protection Animale madrilène stipule que :
« Les films avec des animaux, pour le cinéma ou la télévision comportant des scènes de cruauté, de maltraitance ou de souffrance sont soumis à autorisation auprès des organismes compétents et la souffrance infligée à l’animal doit être un simulacre. ».
Par ailleurs, Macareno père a reconnu que les taureaux avaient des tares : en effet certains boitaient, d’autres étaient à moitié aveugles, d’autres encore n’avaient pas assez de “caste” pour être achetés par des arènes réputées.
Ce ont là pratiques habituelles. « Jusqu’à El Juli qui le fait » a-t-il précisé.
Quant aux instantanés ils témoignent d’une longue agonie pour le deuxième taureau.
Pour commencer le picador lui infligea une terrible pique, puis, quand il fut bien esquinté les subalternes le tirèrent par la queue pour tenter de le dégager de la monture renversée (cheval). Ce fut le tour des banderilles plantées n’importe comment et enfin le fils Macareno dut s’y reprendre à maintes reprises pour réussir à le tuer. L’animal tentant encore de se relever avant que de retomber définitivement sur le sable, le “puntillero” s’y reprenant à trois fois pour l’achever.
Des témoins oculaires affirmèrent également qu’il y avait des enfants dans le publics. |
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À l'attention de Jean-Luc HESS, Président de France Inter
Cher Monsieur,
Nous tenons à vous faire part de notre vive insatisfaction face à la publicité faite autour du film de Pedro Almodovar, “Parle avec elle”, dont la sortie a lieu en France ce mercredi 10 avril 2002 sous le haut patronage de France Inter.
Des animaux furent effectivement torturés à mort pour les “besoins” du film.
Six taureaux soumis aux pires brutalités (sans parler des chevaux), deux dans les arènes de Brihuega et quatre autres dans des arènes madrilènes.
Des personnes travaillant sur le tournage en ont témoigné à l’été 2001.
Evidemment nous n’ignorons pas qu’une vague tauromachique submerge actuellement les produits de toute nature. Mais nous ne pensons pas cependant que ce soit là une raison suffisante pour cautionner des pratiques scandaleuses.
Nous tenons à préciser par ailleurs que notre démarche ne s’apparente aucunement à une entreprise de censure.
Nous dénonçons simplement l’apologie tous azimuts d’une corrida tout entière indéfendable.
Et à ce jour nous n’avons encore jamais vu quiconque faisant autorité avoir le courage de dénoncer publiquement une violence que toute personne un tant soit peu sensée refuse spontanément.
Sachez enfin que nous sommes toujours plus nombreuses et nombreux à refuser les gavages peseudo-intellectuels et que le mouvement d’opposition à de tels archaïsmes sanguinaires ne cesse de prendre de l’ampleur.
Réitérant notre réprobation face à une telle publicité, nous osons croire malgré tout que demain verra enfin émerger un Civilisation digne de ce nom !
Avec nos meilleurs sentiments particulièrement attristés
Pour la F.L.A.C
La Présidente
Josyane QUERELLE |
À l'attention de :
Laurent RUQUIER
"On a tout essayé"
France 2
7, esplanade Henri de France
75907 PARIS Cedex 15
Objet : "On a tout essayé"
du vendredi 7 février 2003 |
Agde, le 8 février 2003
Cher Monsieur,
Voici déjà quelques temps vous receviez à votre table un certain Stéphane Fernandez-Meca, torero de son état, face auquel vous invitiez Mme Andrée Valadier (aujourd'hui disparue) présidente de la SNDA qui montrait et démontrait, preuves à l'appui que l'activité de son interlocuteur était plus que discutable.
Nous avions alors pu apprécier certaine symétrie dans le traitement de l'information.
Tout a fait récemment, en date du 22 janvier 2003, vous receviez un représentant de la Fondation Bardot, Christophe Marie, qui parlait des gallodromes et des combats de coqs dans le nord de la France, indiquant la nécessité d'obtenir rapidement l'abrogation de l'alinéa 3 de l'article 521-1 du Code Pénal.
Vous aviez vous-même fait observer en cours d'émission qu'il vous avait été donné d'assister à ces combats archaïques lors d'un de vos déplacements aux Antilles et vous aviez trouvé cela cruel avez-vous ajouté.
Vos chroniqueurs semblaient partager également votre impression et rien ne laissait donc augurer l'édition de ce vendredi 7 février d'un "On a tout essayé" qui déroulait le tapis rouge à la tueuse à cheval (rejoneadora) du nom de Marie Sara.
Non content de la recevoir, vous la couvriez d'honneurs et de bravos, comme s'il s'était agi d'une héroïne de la résistance !
Vous ne pourrez évidemment jamais mesurer l'ampleur de la déception de toutes celles et tous ceux qui mènent un combat difficile contre la violence.
Car vous n'êtes pas sans savoir que la corrida est une pratique abjecte porteuse de la pire des violences.
Elle consiste en effet à soustraire un être vivant sensible (en l'occurrence le taureau) à son environnement naturel pour le placer dans des conditions artificielles telles qu'il ne puisse plus rien faire d'autre que de subir le bon vouloir de ses tortionnaires.
Il s'agit bien de la pire des lâchetés.
Et c'est cette lâcheté qui bénéficie aujourd'hui d'une propagande éhontée de la part de la presse écrite, parlée, télévisée.
Le lobby tauromachique a investi tous les rouages de la société française et l'on nous rebat les oreilles d'actes de soi-disant bravoure qui ne sont autres que des gestes assassins.
Mais vous savez tout ceci.
Vous n'êtes très certainement pas sans savoir non plus que l'aspect le plus vil de cette ignominie est sans conteste l'embrigadement de la jeunesse au cœur même des établissements scolaires ou bien dans ces écoles dites de tauromachie où l'on apprend à des enfants dès l'âge de 4 ans à s'exercer au sadisme et à la violence. Car n'oublions pas qu'avant d'entrer par la grande porte des arènes nîmoises ou biterroises il faut auparavant s'entraîner et que l'entraînement en question n'est pas le "toreo de salon" dont parle Marie Sara mais la mise en charpie d'animaux de quelques mois au cours de séances sacrificielles privées.
N'oublions pas non plus que la corrida n'est que mensonge de bout en bout avec tout le système frauduleux consistant à diminuer le taureau par toutes sortes de techniques dont la plus ouvertement connue (et reconnue des "aficionados") reste l'"afeitado" ou sciage à vif des cornes.
Alors vous entendre en faire des tonnes en déclarant que les taureaux pèsent des tonnes, entendre Isabel Alonso ramener cette tribalité à un constat purement machiste où l'on voit une femme y faire nonobstant sa place, entendre Stéphane Pocrain se dire dubitatif et ne pas oser de déclarer franchement "anti", entendre tout un plateau applaudir la violence, tout ceci a quelque chose de tout simplement effrayant.
Quand on sait par ailleurs que l'Espagne essaye de se débarrasser de sa "Honte Nationale" (Vergüenza Nacional) et que la France s'empresse de la relayer sur le territoire européen, faisant soudain sienne une pratique remise au goût du jour en Espagne par un certain Franco, tout ceci a quelque chose d'effrayant.
Sachons-le : l'arène c'est la haine !
La corrida n'est pas culturelle, elle est cultuelle.
La corrida est l'école du mensonge et de la cruauté.
Et croyez bien que les Françaises et les Français qui réprouvent à plus de 80 % ce type de barbarie sauront le moment venu le faire savoir haut et fort.
Nous ajouterons enfin qu'il nous paraîtrait tout à fait légitime de pouvoir intervenir à notre tour et faire valoir notre point de vue diamétralement opposé aux thèses qui véhiculent la discrimination arbitraire et revendiquent une soi-disant "exception culturelle" qui s'exporte au Canada, au Japon, à Moscou, à Madagascar, etc !
Espérant vivement que des pressions ne s'exercent pas trop à l'endroit des présentateurs télé s'agissant de sujets particulièrement controversés, nous osons croire qu'il vous sera donné d'inviter prochainement les opposants à la corrida sur votre plateau.
En cette attente, veuillez agréer, Cher Monsieur Ruquier, l'expression de nos sentiments les plus attristés.
Josyane QUERELLE
Présidente
Copies à :
Marc Tessier, Président de France Télévision
Dominique Baudis, Président du CSA
France 2 : mardi 25 mai 2004
Quand Ruquier reçoit Casas pour la Feria de Pentecôte à Nîmes |
La FLAC avait été contactée dès le jeudi 20 mai pour une participation au "On a tout essayé" du lundi 24 sur France 2.
Le vendredi 21, patatras, changement de programme, c'est Casas qui est finalement choisi (le "torero gaulo-gauchiste" comme il se plait à le dire de lui même.)
L'émission sera d'ailleurs déprogrammée pour cause de Roland-Garros et passera le lendemain mardi 25 mai.
Ainsi aurons-nous droit à tous les mensonges et tous les poncifs dont on nous rebat les oreilles depuis…la nuit des temps !
Et tout y passe :
Bravo (Christine) qui qualifie la corrida de "métaphore de l'existence", Alonso " qui n'aime pas tellement qu'on attaque la corrida parce que "Je suis Espagnole" dit-elle et que son problème par rapport à ce qui "concerne quelque chose de très marginal " est le fait que "des hommes risquent leur vie " !
Et Casas d'en rajouter une couche en précisant que " l'art tauromachique n'est pas un art banal " et qu'" en montrant le spectacle où la mise à mort existe on glorifie la vie " ! Ben voyons !
Evidemment il nous place son couplet où il explique que les animaux sont souvent méprisés, maltraités, Isabel Alonso ayant préalablement fait référence aux abattoirs dans la série "Vous feriez mieux de… ", rappelant que "nous mettons tous les jours des steaks dans nos assiettes, ce qui sous-entend que l'on abat au quotidien des milliers et des milliers d'animaux dans des conditions lamentables et qu'elle souhaiterait que les anticorridas se préoccupent plutôt de ça !"
Casas reconnaîtra ensuite qu'on peut vivre sans corrida, et d'ajouter qu'on peut également vivre sans les tortures en Irak, etc., évoquant enfin la violence des stades avec les groupies du football.
Dans ce joyeux melting-pot la seule qui aura véritablement un peu de courage est Elsa Fayer qui osera dire que la corrida est un spectacle odieux et qu'on n'en a pas besoin aujourd'hui !
Elle s'excusera presque cependant en ajoutant qu'elle n'est pas du sud !
Comme si être du sud impliquait obligatoirement l'amour de la torture !
Enfin, répondant à Ruquier qui lui posait la question, Casas dit s'être arrêté de toréer parce qu'il était médiocre (sic !)
Evoquant aussi son pseudo il rappellera que son vrai nom est Bernard Dombs et qu'il est des activités qui imposent de se déguiser (sic bis !)
(Jean-Luc Lemoine s'étonnait en effet que tous les toreros de toutes origines portent toujours un nom espagnol.)
Il nous arrachera enfin une larme lorsqu'il parlera des "30, ou 40, ou 50 taureaux graciés chaque année " (et pourquoi pas des mille et des cents tant qu'on y est !)
Et Isabel Alonso de surenchérir en disant qu' "on les guérit de leurs vilaines blessures (piques et banderilles) et qu'ils s'en vont ensuite couler des jours heureux jusqu'à la fin de leur vie en engrossant des vaches heureuses de mener une si belle existence au fin fond des fincas andalouses." Tout étant pour le mieux dans le pire des mondes, nous dirons façon contes de Pérault revus et corrigés, que vaches et taureaux destinés aux arènes "se marièrent, vécurent heureux et eurent de nombreux taurillons qui auront la chance d'aller se faire estropier dans des arènes plutôt que dans des abattoirs !"
Ce qui contrebalançait un peu toute cette médiocrité est le test de Bolander qui, s'étant rendu à Alès déguisé en repenti ex-torero, faisait signer des pétitions anticorrida aux inconditionnels qui l'envoyaient rudement balader en lui disant qu'ils se foutaient pas mal de la barbarie et de la souffrance du taureau et cet autre d'affirmer que s'il y avait eu des corridas d'éléphants ces derniers ne seraient pas aujourd'hui en voie d'extinction !
En gros il faut massacrer pour protéger ! Faudra nous expliquer l'oxymore. !
En conclusion :
Nous devons être le chaînon manquant entre Néanderthal et l'être civilisé.
Comme disait Voltaire : "Plus les hommes seront éclairés, plus ils seront libres".
Comme nous disons : EDF a encore du boulot parce qu'y a pas que les mecs qu'il faut éclairer, y a aussi des nanas !
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Action "ELLE" N° 2989 du 14 avril 2003
à : mfcolombani@hfp.fr
copie à : courrierelle@hpf.fr
Le 23 avril 2003
Madame la Rédactrice,
Permettez-nous de nous interroger quelques instants sur le "fond de vous-même".
" Profond sentiment d'absurdité " écriviez-vous dans votre édito du 14 avril 2003. Sachez que c'est très précisément ce sentiment qui prédomine lorsqu'après avoir lu vos réflexions éditoriales sur les désastres de la guerre, en Irak ou ailleurs, nous vous retrouvons dans les pages intérieures de ce n° 2989 vantant les mérites et les fastes des arènes d'Arles ou bien de Nîmes, des hôtels, "tertulias" et autres "bodegas" tout au long des ferias, ces bacchanales où l'on se repaît d'alcool et de sang.
Non ! Décidément non ! Rien ne va plus dans nos sociétés en quête de divertissement. Et ce que vous faites s'apparente à une incitation à la violence car vous n'êtes pas sans savoir que les arènes sont, ces jours de beuverie, des lieux où le sadisme le dispute à la folie.
Comment autrement qualifier la persécution d'animaux, en l'occurrence des taureaux et des chevaux, au cours de libations où la foule tout entière se fait criminelle par indifférence ou par complaisance au nom de l'exception culturelle !
Comment oser magnifier l'expression de la violence codifiée, préméditée, exposée, surexposée ?
Comment oser emboîter le pas à toute cette tribalité au parfum d'exotisme sanglant ?
Comment tout à la fois fort justement dénoncer la loi du plus fort et par ailleurs l'encourager au travers de pratiques éhontées essentiellement basées sur l'exacerbation des pulsions les plus sordides, la corrida en étant un exemple ?
Nul doute que vous serez demain celle qui pourfendra la corrida lorsque la mode sera de la pourfendre !
Lorsque le snobisme ambiant aura fait d'autres choix, tout aussi cruels, n'en doutons pas, puisque que cruauté et humanité semblent désespérément rimer !
Certes, de tous temps la mode fut à la torture !
L'on était cependant en droit d'espérer de vous ce plus de réflexion, ce plus de compassion qui vous aurait spontanément fait dénoncer une pratique hautement condamnable et qu'implicitement la loi condamne.
A l'inverse vous apportez de l'eau à son moulin très largement alimenté par un matraquage incessant.
Le machisme a encore de beaux jours devant lui !
Grâce à l'incohérence et au cynisme de celles et ceux qui prétendent lutter contre les discriminations arbitraires négatives et qui dans un même temps incitent les femmes et les filles à soutenir ce que l'Humanité génère de plus vil et qui contribue à leur enfermement.
C'est une manipulation qui n'a pas de nom.
En ce sens le magazine ELLE se fait le vecteur de la décadence et de l'obscurantisme.
Et pour finir cette anecdote : Nous étions alors présents dans les arènes de Tarascon le dimanche 10 novembre 2002 et nous nous entretenions avec un aficionado qui revendiquait " le droit qu'on le laisse regarder sa tradition " et auquel nous posions notamment cette question : " Et s'il était décidé de lapider une femme dans les arènes ? " Sa réponse fut édifiante : " Si c'était la tradition je regarderais. "
Recevez ce jour, Madame la Rédactrice, l'expression de nos sentiments les plus attristés.
Pour la F.L.A.C
La Présidente
Josyane Querelle
Copie à :
Daniel Filipacchi : Président d'Honneur
Anne-Marie Périer-Sardou : Conseiller de la Rédaction
Valérie Toranian : Directrice de la rédaction
Sylvie de Chirée / Olivier Pérétié : Rédacteurs en chef
Michèle Dayras : Présidente de SOS Sexisme
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À l'attention de :
M Jean-François KAHN
Président Directeur Général
Journal Marianne
32, rue René Boulanger
75484 PARIS Cedex 10
Objet : Article publié dans le n° 326
(du 21 ai 27 juillet 2003) p 60 à 63
"Le livre qui réconcilie partisans et
adversaires de la corrida" |
Agde, le 27 juillet 2003
Monsieur Khan,
A sa lecture, "Marianne" laisse transparaître une objectivité que l'on pourrait qualifier de réconfortante n'était un traitement nettement moins objectif s'agissant du sujet plus que controversé de la corrida.
Ainsi, l'exposé sous la plume de André Paryczer concernant la parution d'un énième ouvrage sur la tauromachie intitulé : "Tauromachie, histoire et dictionnaire" sous la direction de Robert Bérard.
Dire de cet ouvrage qu'il est à même de réconcilier pros et antis est pour le moins un dangereux raccourci.
C'est oublier un peu vite en effet que les opposants à la violence ont une approche de la corrida diamétralement opposée à celle de ses promoteurs.
Et l'on voit mal comment la dénonciation du sadisme et de la cruauté d'une part pourrait s'accommoder de la torture-divertissement et de la mort-spectacle d'autre part.
Oser en outre des affirmations du style : " Elle [la corrida] est aussi un facteur de cohésion sociale, un antidote contre la sauvagerie, la grande pacificatrice des esprits " est aller très loin dans la sémiotique.
Comment imaginer ensuite qu'elle soit tout ceci et dans un même temps "une violence institutionnalisée " ?
C'est non seulement paradoxal mais profondément irrationnel. L'on voudrait ainsi nous faire croire que seule la violence nous guérira de la violence et qu'il convient au fond de faire la guerre pour éviter la guerre. (Tiens ! Ça nous rappelle quelque chose !)
" Est-ce que ce monde est sérieux ? " nous interrogeons-nous avec le poète.
Pour notre part, nous pensons qu'il est grand temps de sortir enfin de tous ces sophismes et de parler le langage de l'honnêteté. Car disons-le tout net, il y a dans cette affaire de corrida une histoire de gros sous pour ne pas dire de "fric" !
Nous savons par ailleurs qu'exceptions, dérogations, passe-droits, sont les clés des systèmes mafieux. Clés qui sont également le sésame pour la corrida aujourd'hui encensée par la presse écrite, parlée, télévisée presque entièrement à sa botte.
Evidemment, des intérêts privés voudraient bien la voir "fleurir" à chaque carrefour et pourquoi pas dans chaque jardin de France et de Navarre (pour rester dans l'espace franco-français).
Ainsi sommes-nous en train d'assister à une espèce d'acculturation forcée où l'on tente par tous les moyens de nous démontrer la nécessaire ambivalence de la corrida, cette salvatrice de l'Humanité !
Ajouter en outre que les affirmations précédemment citées vont faire bondir d'indignation les adversaires de la corrida " plus soucieux de la défense des animaux que de l'avenir de l'homme volontiers voué aux gémonies " est carrément faire dans la provocation en plus d'une contre-vérité.
Car se soucier de comportements humains relevant de la psychiatrie c'est précisément se préoccuper du devenir de l'Humanité.
C'est faire en sorte que cette dernière abandonne enfin cette violence aveugle.
C'est l'aider à sortir de son ignorance car c'est bien par ignorance que l'on se donne encore au XXIème siècle le droit de torturer des animaux avant que de les mettre à mort.
D'aucuns osent même affirmer que " le taureau ne souffre pas " (Monseigneur Cadilhac alors évêque de Nîmes !) ou bien encore " qu'il est fait pour ça " !
Bref, autant d'arguments plus spécieux les uns que les autres pour tenter de faire admettre ce que des esprits éclairés spontanément rejettent et qu'implicitement la loi condamne fort justement.
Mais que l'on se comprenne bien : en aucune façon nous ne voulons jouer les censeurs. Nous ne demandons rien de plus qu'une réelle symétrie dans le traitement de l'information et que la parole soit enfin donnée à celles et ceux qui s'opposent à la corrida, non pas parce que qu'implicitement la loi la condamne ou parce qu'une immense majorité de nos concitoyens la rejette, mais tout simplement parce qu'elle est moralement condamnable.
Et s'il y avait ne fût-ce qu'une seule personne pour condamner la corrida, cette personne aurait raison face au reste du monde.
Gardant malgré tout le ferme espoir que notre démarche saura quelque peu retenir votre attention, permettez-nous de vous redire ici, cher Monsieur Kahn, l'attachement qui est le nôtre aux valeurs fondamentales du nécessaire respect des divers mondes du vivant.
Recevez ce jour l'expression de nos salutations les meilleures bien que profondément attristées.
Pour la F.L.A.C
La Présidente en exercice
Josyane QUERELLE
Copie à :
· Maurice Szafran : Directeur Général chargé de la rédaction
· Laurent Neumann : Directeur de la rédaction
· Alexis Liebaert : rédacteur en chef (culture) |
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MEMORIAL DE CAEN
Expo du 7 juillet au 28 août 2003
Thème : "Des suffragettes aux chiennes de garde
...des femmes en quête de reconnaissance(s)"
ou
quand Marie Sara
côtoie
Marguerite Yourcenar
SCANDALEUX !
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À l'attention de : M Jean-Bernard MOREAU
Responsable du Pôle Scientifique
Mémorial de Caen
BP 6261
14066 CAEN Cedex
Agde, le 27 juillet 2003
Monsieur,
Le choix par le service historique du musée du Mémorial de Caen d'organiser une rétrospective du combat d'émancipation des femmes dans des sociétés fondamentalement machistes nous paraît primordial.
Car aujourd'hui comme hier ce combat reste hélas d'actualité.
Il semblerait toutefois que le choix d'exposer entre autres femmes une personnalité du nom de Marie Sara soit plus que discutable.
En effet, le combat d'émancipation en question reste surtout et avant tout le refus de la loi du plus fort qui génère et n'engendre que violences et détresses.
Or, que relaye une femme comme Marie Sara lorsqu'elle s'adonne à sa passion taurine si ce n'est violence et cruauté ?
Et comment peut-on faire ainsi cohabiter Marguerite Yourcenar, la première femme à entrer sous la Coupole, avec celle qui va, d'arènes en arènes, persécutant des taureaux et des chevaux ? Il y a là comme un hiatus.
Certes, que des femmes aient cru bon, tout au long des siècles, de singer les dérives masculines pour tenter d'obtenir des hommes un semblant de reconnaissance n'est pas une nouveauté. L'Histoire regorge d'exemples. Mais ces exemples-là sont-ils précisément exemplaires ? Nous ne le pensons pas. Accéder à des fonctions ou professions jusque là essentiellement réservées aux hommes n'est pas à nos yeux nécessairement significatif d'une avancée car tout dépend des fonctions et professions.
Nous ne voyons donc pas ce que viennent faire ces femmes persécutrices de taureaux, dans un combat d'émancipation.
Vecteurs de l'obscurantisme le plus rétrograde elles pérennisent une "tradition" des plus sanglantes.
En cela elles sont une insulte à la Civilisation.
Nous ne pouvons donc pas imaginer qu'un hommage leur soit ici ou là rendu en un lieu qui se veut le symbole de la paix qui plus est.
A moins qu'une fois encore le lobby taurin n'ait réussi à faire pression sachant qu'ils sont aujourd'hui légion à passer sous ses fourches caudines.
En conclusion et afin de préserver à une telle rétrospective toute sa cohérence, il nous paraîtrait tout à fait judicieux de retirer le nom de celle(s) qui, par leurs actes moralement condamnables, déshonore(nt) l'ensemble du monde humain.
En conséquence, nous demandons le retrait du nom ainsi que de la photographie de Marie Sara de cette exposition.
Sachant par ailleurs que cette exposition est itinérante et qu'il convient de ne pas multiplier ce qui pourrait s'apparenter à une promotion d'une pratique sanguinaire, nous espérons vivement qu'une suite favorable puisse être donnée à notre requête.
En cette attente, veuillez agréer, Cher Monsieur, l'expression de toute notre considération.
Pour la F.L.A.C
La Présidente en exercice
Josyane QUERELLE |
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Lettre à Jean-Marie Cavada, PDG de Radio-France
à propos de l'émission : "La tauromachie au féminin"
Nous en appellons à sa vigilance pour rétablir l'équilibre et donner enfin également la parole à celles et ceux qui, en leur qualité de citoyens opposés à la violence, dénoncent la corrida
À l'attention de : Monsieur Jean-Marie CAVADA Président Directeur Généralde Radio-France 116, avenue du Pdt Kennedy 75220 PARIS Cedex 16
Objet : "La tauromachie au féminin",
émission programmée sur France-Culture
le lundi 2 février 2004 à 22 h 30
Agde, le 21 décembre 2003
Monsieur le Président,
A l'instar de l'écrivain philosophe Jean-Claude Carrière, nous affirmons que " l'ignorance hurle et assassine. "
A l'inverse, la connaissance éloigne les fanatismes de tous ordres.
Forts de cette réflexion nous aimerions vous faire part de notre inquiétude s'agissant de la diffusion de la toute prochaine énième émission consacrée à la tauromachie en date du lundi 2 février 2004 sur les ondes de France-Culture, intitulée "Tauromachie au féminin" avec pour invités Marie Sara, Patricia Pellen, Jacques Durand, Simon Casas, toutes personnes étroitement liées au phénomène corrida dont ils vivent.
Nos craintes ne sont pas liées au thème abordé mais à la manière de l'aborder.
Nous savons en effet combien toutes ces émissions constituent depuis environ une décennie un vaste support promotionnel à des actes insensés.
Elles relèvent essentiellement d'une propagande dès lors qu'aucun contradicteur n'est annoncé et peut-être pas même sollicité.
Alors soyons clairs : loin de nous la volonté de censurer ou de rendre tabou un fait de société.
Nous souhaitons à l'inverse que le sujet de la corrida soit un jour réellement abordé de manière objective avec un traitement symétrique de l'information.
Cette demande n'étant rien moins que légitime dans la mesure où la corrida reste une pratique tout entière condamnable et qu'implicitement la loi condamne.
Nous comptons donc vivement sur votre vigilance pour rétablir l'équilibre et donner enfin également la parole à celles et ceux qui, en leur qualité de citoyens opposés à la violence, dénoncent une corrida porteuse de tous les ferments de cette même violence.
Par avance, nous tenons à vous remercier de prendre notre demande en considération et vous prions d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de nos sentiments respectueux .
Pour la F.L.A.C
La Présidente
Josyane QUERELLE |
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Quand nous avons pris connaissance de la programmation de cette émission, nous avons aussitôt écrit à Jean-Marie Cavada, P. D. G. de Radio France, non pas pour en demander l'interdiction mais plutôt pour donner aussi la parole aux antis dans un souci d'objectivité et d'impartialité. [Lire]
Nous avons reçu une réponse qui se voulait rassurante de la part de la directrice-adjointe de France Culture [Lire] à laquelle nous avons répondu pour lui indiquer qu'elle n'avait pas vraiment contribué à calmer nos inquiétudes! [Lire]
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Lettre de
Laurence Bloch
Directrice-adjointe
France Culture
Paris, le 14 janvier 2004
Chère Madame Querelle,
J'ai bien reçu votre courrier du 21 décembre à propos de
l'émission que nous consacrerons le 2 février prochain à la
tauromachie au féminin et je comprends tout à fait votre émotion.
Sachez qu'il ne s'agit évidemment en aucun cas d'une apologie ni
même d'une défense de la tauromachie mais bien plutôt d'une
enquête anthropologique et personnelle sur une pratique qui,
indéniablement, fait partie intégrante de la culture de certains
pays du sud. Nier cette réalité ne la ferait pas disparaître,
l'explorer peut au contraire révéler les ressorts sociaux,
personnels, inconscients qui animent les acteurs et actrices, les
spectateurs et spectatrices de ces combats.
Je joins à cette lettre le texte proposé par la productrice de
cette émission.[lire]
Sa lecture, je l'espère, vous rassurera quant à nos intentions.
Je vous prie d'agréer, chère Madame Querelle, l'expression de mes
sentiments les meilleurs
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Torera
Emission du 02 Février 2004
par Emma Baus
réalisation : Angélique Tibau
J'ai vécu une partie de mon enfance à Nîmes. Mon père y travaillait alors mais nous n'avions aucun lien familial avec la ville. Chaque année en juin et en septembre, les rues si calmes au quotidien se gorgeaient de milliers de fêtards. La Féria, c'était ça. Des hommes et des femmes qui dévalaient en bande le Victor Hugo en s'arrêtant tous les dix mètres pour faire le plein de sangria dans une nouvelle bodega.
Et puis un jour de mai, j'ai vu dans les arènes de Marguerite toréer Marie-Neige, ma baby-sitter. Alors pour moi, depuis toujours, un torero, c'est une femme !
Nous sommes fin 2003, vingt ans ont passé et je décide de retourner à Nîmes à la rencontre des figures féminines marquantes de la tauromachie…Le but ? Connaître un peu mieux la figure de Marie Neige, rendue si floue par le souvenir, et tenter de cerner l'image complexe du masculin et du féminin en jeu dans la corrida.
Avec Nicole Lutchmaya (torera dite "La India" ), Marie Sara et Patricia Pellen (Cavalières Tauromachiques), Annie Maïllis (docteur ès Lettres, auteur de Des femmes et des toros), Stéphanie Delarue et Patrick Siméon (Musée des Cultures taurines), Francine Yonnet (Présidente de l'association des éleveurs de taureaux de combat français), Jacques Durand (Chroniqueur taurin), Simon Casas (Directeur des arènes de Nîmes), Monsieur Palermo, Alfredo Martinez et Marie-Neige.
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Objet : votre lettre en date du 14 janvier 2004
concerne l'émission du 2 février :
"la tauromachie au féminin" sur France-Culture
Agde, le 16 février 2004
Madame la Directrice,
Nous tenons tout d'abord à vous remercier de nous avoir apporté réponse au travers de votre lettre-type.
Nous souhaiterions ensuite vous faire part des réflexions qu'elle n'a pas manqué de susciter.
Et nous rappellerons ici sans plus tarder que la lettre adressée par nos soins au Président de Radio France ne préconisait en rien la négation d'une réalité mais demandait plutôt la participation des opposants à la corrida afin précisément d'éviter que l'émission en question ne puisse une nouvelle fois revêtir un caractère promotionnel.
Certes, nous savons pertinemment que traiter d'un sujet n'est pas nécessairement en faire l'apologie, à l'instar de nos adversaires qui font sans cesse référence à des artistes ou à des écrivains ayant ici ou là traité de tauromachie et considérés par les premiers comme forcément adeptes du sujet qu'ils abordèrent. Sorte de corollaire hâtif.
Nous admettons volontiers que la connaissance passe par une approche du sujet donné, à la condition toutefois que tous ses aspects soient pris en compte.
Et ce d'autant plus et d'autant mieux que le sujet en question touche à une pratique sanguinaire dont on voudrait nous faire croire aujourd'hui qu'elle fut de tous temps et qu'à ce titre elle se doit de perdurer !
Ainsi, lorsque vous parlez d'enquête anthropologique, étude différentielle des croyances et des institutions conçues comme fondement des structures sociales, vous semblez poser le fait qu'une fois pour toutes, la pratique en question fait définitivement " partie intégrante de la culture de certains pays du sud. "
Sachez qu'à nos yeux la corrida n'est pas une fatalité et que des sociétés civilisées doivent pouvoir abolir ce type de pratique avilissante et condamnable.
Nous aimerions ajouter ici que la corrida qui n'est que tolérée sur une infime partie sud du territoire français grâce à une exception de la loi, est en réalité une acculturation très artificielle relevant d'un phénomène de mode. Elle est donc loin d'en être partie intégrante.
Il n'est que de voir tous les sondages prouvant que les Français lui sont fort heureusement majoritairement hostiles, jusques et y compris dans des secteurs considérés comme des hauts-lieux de la tauromachie.
Permettre enfin aux opposants de s'exprimer contribuerait précisément à ne pas nier celles et ceux qui mènent au quotidien une lutte contre une forme de violence caractérisée. Lutte qu'ils ne mènent ni par désœuvrement ni parce qu'ils auraient trouvé là une sorte de sinécure, soit dit en passant.
Sachez également qu'explorer les ressorts sociaux du phénomène corrida, épiphénomène en l'occurrence, fait très exactement partie de nos recherches.
Quant au texte de la productrice de cette émission, contrairement à ce que vous pouviez penser, il n'est pas vraiment de nature à nous rassurer. Il vient en effet confirmer nos craintes de voir une fois encore l'un des pôles s'exprimer et avoir tout loisir de le faire sans contrepartie. Dans ces conditions il est à craindre que leur travail permanent de légitimation ne finisse par banaliser l'acte barbare.
Et même si vos intentions ne sont pas la défense de la tauromachie et moins encore son apologie il y a sans nul doute un déséquilibre favorable aux promoteurs d'un acte que des personnes sensées spontanément rejettent.
En conclusion, nous souhaiterions dire que l'émergence du phénomène corrida est révélatrice d'un malaise car une société qui s'éprend de valeurs mortifères délétères est à l'évidence une société labile.
C'est donc en vous réitérant notre inquiétude que nous tenons à vous dire malgré tout notre espoir de voir enfin, un jour pas très lointain, un véritable espace réservé à la parole non-violente et que soit définitivement reléguée aux oubliettes de l'Histoire une pratique plus que déshonorante pour l'Humanité.
Recevez ce jour, Madame la Directrice-adjointe, l'expression de nos respectueuses salutations.
Pour la F.L.A.C
La Présidente
Josyane QUERELLE
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Jeudi 9 septembre 2004
À l'attention de :
Laure ADLER
Directrice de France-Culture
Madame la Directrice,
Le quotidien La Provence du mardi 8 septembre nous apprend que vous allez remettre le prix Hemingway à de nouveaux talents ce jeudi 9 septembre.
Cette remise de prix qui a lieu à Paris au Théâtre Edouard VII autour d'un cocktail devrait se faire en présence de l'éditrice Marion Mazauric (Au Diable Vauvert) et de l'auteur de "Tâches d'encre et de sang" (précisément édité aux éditions du Diable Vauvert) un certain Simon Casas également directeur des arènes de Nîmes.
Toujours en quête de respectabilité, les promoteurs de corrida recherchent les espaces qu'ils savent porteurs, dont l'espace littéraire.
Permettez-nous de vous faire part de notre vive inquiétude de voir l'immense mystification qu'est la corrida aujourd'hui cautionnée par les garants de la culture.
Nous avons l'intime conviction qu'à promouvoir ainsi ce que le bon sens réprouve spontanément, l'on contribue à alimenter les sphères de la violence, celle que l'on nous dit vouloir par ailleurs combattre !
Ainsi une fois encore le lobby tauromachique tente de capturer la culture, celle de l'esprit et non plus des mœurs, et de légitimer plus encore ce qui n'est autre que la métaphore du mensonge et de la cruauté.
A l'évidence le snobisme ambiant favorise des démarches qu'une réflexion plus appropriée devrait rendre caduques.
Pour terminer, il convient de rappeler ici qu'en date du 12 août 1999 nous avions obtenu du TGI de Nîmes la condamnation pour actes de cruauté et sévices graves à animaux, des participants à la "Fiesta Campera" de Franquevaux dans le Gard, cette corrida privée qui avait eu lieu le 10 juin 1995 au domaine d'Alain Bonijol.
Parmi les participants de trouvaient Mazauric et le torero Denis Loré.
Evidemment l'appel du 20 octobre et du 1er novembre 2002 devait les blanchir !
Pour la F.L.A.C
Josyane Querelle
Présidente |
France 2: “Tout le monde en parle”présenté par Thierry Ardisson, Samedi 17 avril 2004.
Invités: le Dr Pelloux, Jerry Lewis et …Henri Leconte.
Ce dernier, ex-tennisman français, s’est reconverti dans l’écriture en publiant son autobiographie.
Ardisson évoque toutes ses périodes difficiles dans le tennis puis aborde ses relations amoureuses dans l’épisode Marie Sara (la rejoneadora: c’est-à-dire la tueuse de taureaux à cheval).
Leconte dira ceci:
«Marie Sara avait déjà des vues sur son prochain mari qui était alors son amant!» Il se sentira trahi. Il ajoute:“Dans ces cas-là, je zappe!”
Ardisson enfonce le clou en lui disant qu’il s’est ruiné pour Marie Sara.
Leconte répond que oui. Il lui a acheté un ranch, des chevaux, etc.
Puis il aura ces mots en guise de conclusion: “La tauromachie, c’est contre nature!”
Nos commentaires: Il aurait dû zapper avant, ça lui aurait évité quelques déboires et, qui sait, ça aurait peut-être sauvé quelques chevaux! |
Espagne - Lu dans le journal de Navarra du 7 juin 2004:
Dans cette évocation de l’“encierro”, pratique qui semble séduire les Américains (Amérique du Nord), on peut lire, s’agissant des exploits des candidats à la Maison Blanche:
“…Mais Kerry (John) n’est pas le seul. Un de ses opposants politiques, le célèbre secrétaire à la défense Donald Rumsfeld, accusé de torture en Irak en tant qu’ultime responsable, argue de son esprit d’aventure et de son goût pour la force athlétique, en faisant figurer à son palmarès son passé de champion de lutte libre, son adresse en qualité d’aviateur, et sa participation à l’“encierro” de Pampelune”!
No comment! |
C O L L U S I O N S |
COLLUSIONS / RAMIFICATIONS
Libé Christian Lacroix |
Entendu sur France-Culture le mercredi 6 octobre 2004 entre 8 h et 9 h au cours de l'entretien avec le fondateur de Libé, Serges July : ce dernier a indiqué que le couturier Christian Lacroix est très fortement impliqué dans le journal Libération.
Nos commentaires : quand on sait le goût de Lacroix pour la tauromachie ibérique on comprend mieux combien extirper la corrida des consciences est un boulot ardu ! |
Rugby Corrida |
Le 4 mars 2005, à CAPTIEUX, Bernard LAPASSET, assistera à une soirée "rugby y toros". Il le fera au titre de Président de la Fédération de Rugby, et de Vice-président du Comité National Olympique du Sport Français
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| Tour de France 2005 |
Vu sur France 2 à 17 h 50
Dimanche 24 juillet 2005, la 21e étape du Tour Corbeil- Essonne / Paris - Champs Elysées est remporté par Alexandre Vinokouros. C'est alors que le commentateur lance "c'est lui qui a placé les premières banderilles !" voulant dire par là qu'il avait rendu la victoire de Lance Armstrong un peu moins facile car il a sans cesse lancé des attaques tout au long du Tour.
Nos commentaires:
Encore une référence tauromaniaque !
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| Mais où sont donc leurs priorités ? |
C'est le mercredi 29 mars 2006 que le Premier Ministre organisait une réception en l'honneur du Roi d'Espagne, avec la participation d'une certaine… Marie Sara !
Au cas où ça vous aurait échappé, c'est au lendemain du jour même où défilaient en France quelque 3 millions de personnes pour dire non au CPE de Villepin.
Au cas où vous ne le sauriez pas non plus, la "madone des arènes" est mariée au publicitaire Christophe Lambert (non, pas l'acteur !).Le quotidien Libération du 29 août 2005, qui lui consacre un portrait pleine page, nous apprend qu'il est non seulement amateur de corrida (on s'en serait un peu douté vu la femme qu'il s'est choisi) mais qu'il codirige en plus un élevage de taureaux dits "de combat" avec Simon Casas, directeur des arènes de Nîmes.
Il est également conseiller en communication du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, ce dernier ayant par ailleurs récemment assisté à une corrida dans les arènes de Madrid en compagnie de Cécilia le 2 juin 2005.
Bon ! Si après ça, il vous faut encore un dessin pour comprendre jusqu'à quel point la corrida à infiltré tous les rouages de la société française !
A bon entendeur salut !
N.B : au fait, la devise de Auchan : " La vie, la vraie " c'est aussi du " Lambert" !
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| Et certains d'entre-nous de s'étonner de la large part qui est faite à la corrida dans les media, pour l'encenser évidemment ! … |
Voici sans doute une information qui vous permettra de mieux appréhender une réalité peu reluisante et de mieux comprendre pourquoi nous avons tant de difficultés à être relayés par le 4ème pouvoir !
Ainsi, pour l'anniversaire de Jean-Luc Mano, une bonne centaine de journalistes (la presse écrite, les radios, les télévisions) se sont retrouvés le samedi 20 mai 2006 dans les arènes de Rion (Landes) pour un spectacle taurin privé dont les réjouissances furent tortures et mises à mort de "novillos " (jeunes taurillons) par des tortionnaires " diplômés" et entraînement à la cape face à de très jeunes veaux pour ces mêmes journalistes.
Pour reprendre un dicton de Radio Indy Media Paris : " Ne haïssez pas les media ! Faites les media ! " et laissons ces sinistres individus qui, demain, lorsque la corrida sera enfin passée de mode, la dénonceront avec autant de vigueur qu'ils la soutiennent aujourd'hui !
Débranche ! Débranche !
Jean-Luc Mano, ancien directeur de l'info sur France 2, est actuellement directeur de l'info sur Europe 1, dirigeant du groupe de communication Newton21 et conseiller en communication auprès de Michèle Alliot-Marie, Ministre de la Défense, et auprès du dictateur togolais Faure Gnassingbé.
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R A M I F I C A T I O N S |
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