2006

© Jérôme Lescure
STOP ! La corrida n'est pas une fatalité !
Actions
Agenda des manifestations
"Encierro" aux portes de Montpellier
L'affaire dite "des lames de rasoirs"
FREJUS 2006 :
Question de gros sous ou question de goûts ?
Corrida : basta !
Un CD consacré à la lutte anticorrida
Une vitrine de la FLAC
Le COLBAC et la FLAC rencontrent André Vézinhet
Sénateur et Président du Conseil Départemental de l'Hérault
Une première à Mauguio !
Les antis étaient là !
Mercedes chez Margé !
Cap d'Agde :
Spectacle taurin pendant les journées du terroir des 10 et 11 juin 2006.
Propagande taurine à la Macif
Droit de réponse
Intervention de Josyane Querelle à l'émission "Libre Antenne" du 29 juin 2006 sur Sud Radio
Gérard Bapt, Député de Haute-Garonne, soutient les députés du Parlement Catalan refusant la corrida
Lettre au philosophe Michel Onfray
"Toro de la Vega": descente en enfer !
Segolène Royal : "La corrida est un spectacle magnifique"
Compte rendu de la fête de la Châtaigne à Saint Pons de Thomières
les samedi 28 et dimanche 29 octobre 2006
Trouver l'harmonie !
Lettre à Marie-José Justamond
Fondatrice du Festival "Les Suds" à ARLES

Comités
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Médiatique et Culturelle
Politique Magazine
L'Histoire
Du côté du dessinateur engagé Ali Dilem
Campagne d'écriture en direction de Jean-Luc Mano, directeur de l'info sur Europe 1
Mais où sont donc leurs priorités ?
Rencontre avec Alya Al-Kanani danseuse flamenco anticorrida
Lettre ouverte aux media de Jacques Desmeules, Président de la LFCV

Protection Jeunesse
Club taurin au Lycée Professionnel Fernand Léger de Bédarieux
Compte rendu de visite pour le colloque du mardi 06 Juin 2006
Collège A. Camus à Auxerre
Du côté de la protection de l'enfance
UNICEF : Arles reconnue "Ville amie des enfants"

Vétérinaire
Si les "toros" d'Andalousie et d'ailleurs pouvaient parler...

Ethique et Historique
Barbarie et nationalisme

"Vœux" pour 2006
Et si nous changions de direction ?
Décidément fort longue est la liste de nos déraisons !
Et si vœux il doit y avoir en ces périodes de fêtes obligées, nous souhaiterions que ce soit pour aller vers un peu plus d'humilité.
Que l'être humain arrête enfin de se prendre pour le centre du monde à qui tout serait dû.
Que cet être soi-disant supérieur parce qu'il peut dire " je sais que je sais " apprenne à dire plus souvent : " je sais que je ne sais pas " !
Car faire la guerre à tous ses congénères en les laissant crever de faim et de froid au fond de leurs cartons par les nuits de froidure c'est, au fond, ne pas savoir grand-chose !
Car c'est ne pas non plus savoir grand-chose que de faire ripaille à grand renfort de gavage d'oies ou de canards, d'abattage de dindes, d'agneaux, de biches ou de chevreuils, sans compter tous ces crustacés que vivants l'on ébouillante, toutes ces huîtres que vivantes l'on gobe, tous ces animaux que par tous les temps et d'un bout à l'autre de la planète l'on transporte dans des conditions épouvantables pour les occire de la façon la plus effroyable et qui sont dans un état d'extrême déréliction !

Nous savons en effet toute l'incommensurable détresse du monde humain ou animal, blessé, torturé, broyé par et pour le profit de quelques-uns.
Nous savons en effet la planète de part en part saccagée par et pour le confort de quelques-uns.
Nous savons que nous savons tout cela.
Et même si nous ne savons pas s'il est temps encore de changer nos méthodes, nous savons au moins qu'il est grand temps de le faire !
Car depuis longtemps et de toutes parts des cris d'alarme sont lancés.
Se pourrait-il qu'en 2006 ils ne soient pas mieux entendus ?
Nous ne voulons pas le croire.
Nous voudrions ajouter aussi combien nous apprécions le poète qui, levant au ciel un regard interrogateur s'exclame : " Et si en plus il n'y a personne ! " [Alain Souchon]
Car à tous ces dieux hypothétiques qui jamais ne répondent, nous préférons cette solide réflexion issue d'une réunification des savoirs, capable de prendre en compte tous les éléments de la connaissance pour en faire surgir une pensée toujours plus universelle.

Quant à la lutte spécifique pour obtenir l'abolition définitive de la corrida ici et ailleurs, si elle constitue une partie seulement de la lutte globale pour la protection du monde animal, elle en est cependant la clé de voûte dès lors que la corrida fait obstacle à l'amélioration du sort de tous les animaux.

Nous dirons enfin avec Yourcenar que nous ne digérons pas l'agonie, non d'un simple point de vue gustatif, mais surtout et avant tout, d'un point de vue éthique.
Puissions-nous ensemble œuvrer à ce vaste projet : changer de direction pour mettre un terme à notre déraison. Car la lutte continue, la lutte avance !

Josyane Querelle-Riquier
Présidente

"Encierro" aux portes de Montpellier
À l'attention de :
Monsieur Jean-Pierre MOLLET
Maire de la ville de Teyran
Hôtel de ville
Place de l'Eglise
34820 TEYRAN
info@ville-teyran.fr

Objet : "Encierro" du samedi 4 mars 2006

Agde, le 3 mars 2006

Monsieur le Maire,

Nous avons récemment appris le déroulement d'un "encierro" ce samedi 4 mars 2006 au stade de votre commune.
De tels jeux improprement réputés anodins, sont en réalité un tremplin vers des tauromachies ibériques type corrida.

Nous n'ignorons pas la baisse de fréquentation des arènes et les promoteurs d'exhibitions sanglantes tentent par tous les moyens de renouveler le "parc" des spectateurs en menant des opérations séduction auprès des jeunes enfants et des préadolescents.
Ce type de "divertissement" n'est pas digne d'individus un tant soit peu responsables.
Le fait de molester des animaux, en l'occurrence des taureaux (et des chevaux) n'a jamais fait progresser l'humanité, bien au contraire !
Et ce n'est très certainement pas le meilleur exemple pour une jeunesse que l'on tente ainsi d'embrigader en prétendant vouloir moins de violence par ailleurs.
Nous souhaitons pour notre part qu'une réflexion sérieuse soit menée autour de ce phénomène de société car la mode des sévices à animaux doit cesser au plus tôt.

Vous remerciant par avance de votre attention, veuillez agréer, Monsieur le Maire de la ville de Teyran, l'expression de nos respectueuses salutations.

Pour la F.L.A.C
La Présidente
Josyane QUERELLE-RIQUIER

L'affaire dite " des lames de rasoir"

Mise au point :

Les faits : nous avons tout à fait récemment appris par voie de presse que des "personnalités" du "mundillo " auraient reçu des lettres "piégées" contenant des lames de rasoir savamment recourbées dans le but de blesser les destinataires d'un tel objet.
Certaines de ces "personnalités" n'ont pas hésité à soupçonner des "antis."
Que l'on se comprenne bien une bonne fois pour toutes :
tous ces avatars font partie des poubelles de la lutte.
Nous n'avons pas de temps à perdre avec ces simagrées.
N'oublions pas que le vrai problème est ailleurs, là où des taureaux et des chevaux se font amocher pour le bonheur de quelques individus dépourvus du plus infime jugement. Les plus coupables et les plus responsables étant bien évidemment celles ou ceux qui dans l'ombre les manipulent.
Nous devons donc poursuivre sans nous laisser distraire par de fausses "affaires" et des traficotages de bas étage.
Nul doute que dans les temps à venir nous serons les unes ou les uns soupçonnés voire accusés de pire encore !
Il faut le savoir.
Tout sera bon pour nous discréditer.
Et comme nous avons une fois pour toutes décidé d'éradiquer la corrida des contrées contaminées, inutile de dire que nous allons forcément contrarier quelques intérêts !
Et les coups qui nous sont réservés ne seront pas des plus amicaux !
A bon entendeur salut
Car envers et contre tout la lutte continue, la lutte avance !

Josyane Querelle-Riquier
Présidente

Communiqué de presse :

La corrida est l'une des très nombreuses exactions humaines.
La lutte mise en œuvre pour en obtenir l'abolition est surtout et avant tout une lutte symbolique contre la violence, contre toute forme de violence.

Cette lutte prône une évolution des consciences amenant au respect du monde humain comme au respect du monde animal.

Elle a pour exigence première la mise en adéquation de la pensée et des actes. Celles et ceux qui lui apportent leur soutien ne sauraient déroger à ce principe fondamental.

Tout acte de violence gratuite est condamnable.
Tout acte de violence gratuite est une lâcheté qui s'exerce à l'encontre de celui qui ne peut que subir.

Notre démarche consiste donc à rompre avec les archaïsmes sanguinaires et les mœurs méprisables.

Nous ajouterons que nos consciences ne sont pas achetables et que nous n'avons strictement aucune leçon à recevoir de la part des promoteurs d'une telle ignominie.

Nous proclamons enfin avec le Pr Monod qu'"il n'est pas interdit d'être violemment non violents" et espérons vivement que la voix de la sagesse et de la compassion soit bientôt entendue.

Josyane QUERELLE-RIQUIER
Présidente

FREJUS 2006 :
Question de gros sous ou question de goûts ?
" les deux mon commandant !".
Pour en savoir plus, suivons le quotidien Var Matin pas à pas :

Vendredi 20 janvier 2006 :
Nous y apprenons qu'Elie Brun, l'actuel Maire de la ville, a déclaré en cours de délibérations (répondant alors à la conseillère municipale Mme Marco-Abrieu qui s'insurgeait contre le coup bas porté à la tradition taurine avec la suppression des corridas de juillet) : " ….on n'a jamais mis un centime pour équilibrer les comptes des corridas mais pour animer les férias. Cette année on en mettra deux fois moins car j'ai souhaité ne conserver que celle du mois d'août. Et bientôt, il n' y en aura plus du tout en raison des travaux de réhabilitation des arènes "

Photo Alias
Mercredi 08 février 2006 :
" La Lidia ", association taurine voit nouvellement le jour à Fréjus. (NDLR : Lidia signifie " combat " en espagnol, sous-entendu " combat de taureaux ", que pour notre part, nous traduisons par : " persécution de taureaux ").
Cette association a donc récemment lancé une pétition pour le maintien de la tradition tauromachique à Fréjus.
Ce à quoi l'adjoint à la Culture, Philippe Mougin répond que : " la tradition n'est nullement menacée et [que] cette pétition ne sert à rien. Il y a une nécessaire évolution due au public et au changement de procédure. ". Il rappelle également que jusqu'en 2003, " il y avait 2 corridas, une en juillet, une en août. On a voulu monter en puissance, on a mis la barre haut, sans succès. Le public étant plus sensible à une féria qu'à une corrida, la féria est maintenue, déplacée en août. Elle est plus valorisante qu'une corrida. "
"Nous avons décidé de regrouper les spectacles suite à une baisse de fréquentation lors des 2 férias de juillet 2004 et 2005….. il manquait à chaque fois 1000 spectateurs. "
En voilà des bonnes paroles dans la bouche d'un élu !!!, ça ressemble bien à ce que nous crions depuis toujours, mais, pour une fois, c'est pas nous qui le disons. Enfin ça fait plaisir quand même !

Samedi 4 mars 2006 :
Publication de la lettre ouverte du CAC 83 (Collectif Anticorrida de Fréjus) :
A la suite de la lettre ouverte de Mme Marco-Abrieu: " Le collectif anti-corrida de Fréjus (CAC 83) prie les clubs taurins et Mme Marco-Abrieu, conseillère municipale, de ne plus leurrer les Fréjussiens en leur faisant croire que la tauromachie a un impact positif quant à la fréquentation touristique. En effet, les organisateurs de corridas profitent de la présence estivale de millions de touristes sur la Côte d'Azur pour attirer quelques curieux ou désoeuvrés (sic) qui iront assister à la torture des taureaux. Mais comme les mentalités changent, de moins en moins de personnes assistent à ces tortures. Et les arènes se vident ainsi d'année en année comme nous le confirme M. Philippe Mougin, adjoint à la culture (Var Matin du 8 février dernier). Même le maire vient de déclarer, lors du dernier conseil municipal (voir ci-dessous) que les corridas coûtaient très cher et qu'il ne voulait pas se trouver devant des impayés, car vigilant en ce qui concerne l'argent public. Par le biais des aides et subventions municipales, départementales et régionales, la tauromachie coûte au contraire de l'argent aux contribuables. Car, par exemple, ce sont bien ces derniers qui ont donné les 80.000 euros que le Conseil Général a octroyés l'année dernière pour l'organisation de la saison tauromachique. Non seulement, à une très large majorité, les Fréjussiens ne veulent plus de corridas chez eux, mais en plus de la leur imposer, on la leur fait payer. Nous invitons donc tous les Fréjussiens à signer notre pétition sur :http://www.petitiononline.com/d83v03
Signé : Didier Le Gall président du CAC 83 "

De fait répondant à Mme Marco-Abrieu, Elie Brun a confirmé à l'assemblée communale " qu'il n'est plus question d'engager l'argent du contribuable dans l'organisation d'une corrida. Il n'y a pas sur Fréjus suffisamment de public pour cela. C'est la raison essentielle pour laquelle il n'y aura pas de corrida en juillet mais une féria, en août, pour laquelle nous avons voté une subvention de 15.000 euros, destinés uniquement à la féria ! et non à financer la corrida. Maintenant, si une association quelconque veut investir sur ses propres deniers dans l'organisation d'une corrida, qu'elle se fasse connaître, je lui prêterai gratuitement les arènes. Mais que les donneurs de leçons s'arrêtent. Moi, je suis un gestionnaire. La gabegie, c'est terminé.

Saison 2007 et 2008 :
L'architecte en chef des bâtiments historiques, Mr Flavigny, conseille de ne rien programmer pour 2007 et 2008.
Simple principe de précaution au moment des travaux de réhabilitation de l'amphithéâtre romain ?
Mais attention aux arènes démontables !!!

Nos partenaires

Alias
Karine Leroy

Radio Fréquence Evasion

Gérard Charollois,
Président de la CVN


Ils en ont parlé

Les Exclus Sauvages

CAC 83
Autoproduction


Info Groupe

Merci Alias !!!


Aide financière des association-membres
Conscience Animale
RAC



Source : Sénat
Corrida : basta !
Un CD consacré à la lutte anticorrida
Une vitrine de la FLAC
Sortie le 18 mai 2006
Nous sommes particulièrement heureux de vous annoncer la naissance d'un CD audio consacré à la lutte anticorrida.
Ce projet nous a été proposé au cours de l'année 2005 par Alias un auteur-compositeur qui a écrit deux chansons dont l'une (" Si fières") dénonce la torture tauromachique.
Il a également réalisé des interviews d'enfants dont la justesse des propos force l'admiration.
Radio Fréquence Evasion a procédé à une interview du juge Gérard Charollois, Président de la CVN.
Josyane Querelle, Présidente de la FLAC, s'exprime également en lisant son texte " Faisons un rêve" que vous pouvez déjà écouter sur ce site depuis quelques semaines.
Un livret d'une vingtaine de pages réalisé par Karine Leroy, une infographiste professionnelle, fait une explication du phénomène corrida d'une part et, d'autre part, la Fédération, notamment par une exposition de ses diverses activités.
En outre il sera possible de lire ou de relire avec toujours autant de plaisir un texte du professeur de philosophie Henri Callat ("La corrida, cette fausse tragédie ! ") ainsi que de prendre connaissance des textes des chansons d'Alias.
Nous tenons à remercier ici toutes les personnes qui de près ou de loin ont participé à ce projet.

Ce nouvel outil de communication devrait nous permettre de mieux capter un jeune public en le sensibilisant d'une façon ludique à la lutte contre la torture tauromachique.
Pour mieux faire connaître ce CD et lui donner une image festive, nous comptons organiser des concerts avec Alias sur le territoire français.
Nous pensons qu'il s'agit là aussi d'un moyen efficace pour faire connaître la lutte à des personnes peu ou pas sensibilisées.
Ces concerts pourront parfois être en seconde partie d'une soirée. La première pouvant être une conférence avec des personnalités proches de notre démarche éthique.


Prix de vente : 5 € + 2 € de port
Chèque à l'ordre de la FLAC à nous retourner à :
FLAC
7 Chemin de Samara
31760 Labarthe sur Lèze

Merci également de mentionner dans votre courrier joint qu'il s'agit du CD "Corrida, basta !"
Vous avez également la possibilité de faire un don spécifique pour cette action ou bien encore de commander plusieurs CD.
Nous vous en remercions infiniment par avance car c'est bien avec vous et grâce à vous que cette opération sera une réussite.


@lias

Le COLBAC et la FLAC rencontrent André Vézinhet
Sénateur et Président du Conseil Départemental de l'Hérault
Lundi 10 avril 2006
Béziers : Palais des Congrès, salle Yves Nat - 18 heures
Le Conseil Général du département de l'Hérault rencontre ses administrés
Président : André VEZINHET (Sénateur)

Présence des anticorridas :
FLAC : Josyane Querelle, présidente
COLBAC : Robert CLAVIJO, président
Christian FAYOS, vice-président

Le Conseil Général initie ces rencontres afin de répondre ensemble à la question :
"Quel avenir pour ce département de l'Hérault ?"
Au cours de ces rencontres, les questions concernant l'environnement occupent le devant de la scène, la ressource en eau potable étant l'une des préoccupations majeures de ce département qui, bon an mal an, accueille chaque année quelque 15.000 nouveaux arrivants.
La séance débute donc par la présentation de 2 documents filmés suivis d'une série de questions auxquelles les divers conseillers généraux apportent une réponse, Président en tête.
Le problème des corridas ne peut être abordé qu'au travers de leur financement par cette collectivité territoriale.
C'est ainsi que la Présidente de la FLAC s'adressera au Président André Vézinhet en faisant valoir que sa question relève moins d'un aspect technique ou pratique (tri sélectif / déchets toxiques / captage et utilisation de l'eau) que d'un point de vue éthique.
Elle fera ainsi observer que si "évolution de la science il doit y avoir" (en référence à une remarque du Président Vézinhet répondant alors à une question concernant les OGM), il doit sans nul doute y avoir une évolution de la conscience.
Elle précisera en outre que si sa question s'adresse bien au Président du Conseil Général, elle s'adresse plus encore au sénateur car cette question concerne non seulement les Biterrois et les Héraultais mais également l'ensemble des citoyens français, voire européens qui œuvrent contre la violence sous toutes ses formes.
Ainsi à la question : "Peut-on raisonnablement espérer que le Conseil Général ne finance ni ne cofinance une pratique indéniablement porteuse de violence et de cruauté et qui a pour nom corrida ?", le Président du Conseil Général répondra sans se dérober qu'il s'agit là d'une question difficile dans la mesure où il y a les "pour" et les "contre" ! Et que pour les amis des animaux il y a la mort du taureau !
Mais, ajoutera-t-il, "quand on voit la liesse populaire !"
"Ceci étant, votre combat est un combat respectable et je le respecte !" répètera-t-il.
La salle, qui avait quelque peu réagi à la question, a cependant écouté calmement la réponse d'André Vézinhet.
C'est vers 20 h 30 que la séance fut enfin levée avec une invitation de la conseillère Eliane Bauduin (seule représentante femme) pour aller se désaltérer dans le hall où un buffet avait été dressé à cet effet.
Alors que peu à peu les participants regagnent leurs pénates et que le hall se vide, le Président du Conseil Général viendra trouver les opposants à la corrida pour un dernier entretien plutôt convivial; leur lançant dans un sourire : "Mais s'il n'y a plus de corrida, il n'y a plus de feria !"
Ce à quoi les "anti" objecteront que sur le million de participants à la feria (chiffre avancé par André Vézinhet), on dénombre au total 3 à 5 % des participants qui vont assister aux corridas, lesquelles sont à peu près toutes déficitaires.
Le Président précisera cependant qu'à son sens la corrida reste le cœur de la feria, qu'elle en est le pivot.
Il confiera également n'avoir assisté que 2 fois aux corridas et n'avoir pas réellement compris certain engouement pour ce type de spectacle.

Nos commentaires :
Nous a-t-il dit la vérité ou essayait-il de nous amadouer ?
Toujours est-il que nous avons pu cette fois avoir un véritable entretien avec le Président du Conseil Général de l'Hérault, chose qui n'avait pas été possible 3 ans plus tôt lors de la réunion publique de 2003 en ce même lieu.
Il semblerait donc que nous soyons mieux écoutés à défaut d'être mieux entendus !
Mais tout ceci nous laisse à penser que le clou que nous enfonçons depuis bientôt 15 ans… s'enfonce !

À l'attention de :
Monsieur André VEZINHET
Président du Conseil Général
Sénateur de l'Hérault
Conseil Général de l'Hérault
1000 rue d'Alco
34087 MONTPELLIER Cedex 04

Objet : lettre ouverte

Agde, le 20 mai 2006

Monsieur le Président,
Monsieur le Sénateur,

Votre éditorial du n° 147 du Magazine du Département de l'Hérault (Mai 2006) s'intitule " le sens de l'écoute ".
C'est semble-t-il celui dont vous avez fait preuve en allant récemment à l'écoute des Héraultais au cours des réunions publiques qui vous menaient notamment dans la ville de Béziers le lundi 10 avril.
Réunion à laquelle assistaient entre autres des opposants à la corrida, représentants de la FLAC et du COLBAC (Comité Local Biterrois Anti Corrida affilié à la FLAC)

A la question très précise du financement de la corrida par le Conseil Général de l'Hérault, vous avez laissé entendre qu'il se poursuivrait.
Déjà, dans le n° 80 du Journal de l'Hérault de novembre 1999, vous affirmiez alors avec Michel Bacala, Conseiller Général chargé des affaires taurines, votre souci de valoriser plus encore les traditions du terroir héraultais et indiquiez consacrer chaque année une enveloppe de 800.000 francs (120.000€) au soutien à la tradition taurine, plus précisément à la culture camarguaise.

Par ailleurs, en 2002, naissait à Montpellier l'Arc Latin regroupant 60 collectivités du pourtour méditerranéen européen, notamment la France et l'Espagne avec Barcelone à la présidence et le département de l'Hérault à la vice-présidence.
S'agissant de la question que je vous posais, elle concernait essentiellement la corrida, cette pratique avec laquelle la ville de Barcelone décidait de rompre en se déclarant ville antitaurine en date du 6 avril 2004.

Depuis, une vingtaine d'autres villes de la Catalogne espagnole ont suivi ce bel exemple.
Certes, nous n'ignorons pas que seul le gouvernement catalan peut prendre un arrêté d'interdiction de la corrida sur son territoire. Il n'en demeure pas moins que nos amis Espagnols de Catalogne font preuve en la matière d'une belle avancée. Et nous souhaiterions que les élus de ce côté-ci des Pyrénées prennent leurs responsabilités afin que les échanges qu'ils entendent ne pas limiter au seul commerce mais élargir aux domaines sociaux et culturels ne soient pas la porte ouverte à une plus grande implantation de ce qui ne fait en aucune façon partie de la culture occitane et qui constitue la pire des acculturations.
Car la mode qui consiste à massacrer, mutiler, estropier, torturer, humilier bêtes ou gens ne saurait à nos yeux avoir droit de cité dans un pays civilisé.

La lutte que nous menons contre la corrida est essentiellement symbolique.
Elle a pour but la rupture avec des pratiques sanguinaires archaïques qui sont une réjouissance pour le profit de quelques-uns et pour le sadisme de quelques autres.
Précisons également que si la mort est inéluctable, en revanche la torture, elle, ne l'est pas !
Alors "la liesse populaire" à laquelle vous faisiez allusion n'est en rien condamnable quand elle est dans la rue. Nous faisons en effet le distinguo entre la rue et les arènes.
Ajoutons enfin que nous sommes plus de 80 % à faire ce distinguo sur le territoire français car les contrées contaminées se déclarent très largement hostiles à la corrida.
N'oublions pas qu'à ce jour la pétition anticorrida initiée par le COLBAC à Béziers a recueilli plus de 23.000 signatures et malgré ce, le maire de la ville, M. Raymond Couderc, n'a jamais voulu recevoir les représentants de cette association !

C'est donc en vous remerciant pour l'écoute dont vous avez fait preuve à notre égard le lundi 10 avril dernier à Béziers, précisant en outre que "vous respectiez notre combat", et dans l'espoir que nos analyses vous permettent de prendre avec la corrida toute la distance nécessaire dans l'attente d'une abolition définitive, que nous vous adressons ce jour, Monsieur le Président, Monsieur le Sénateur, l'expression de nos respectueuses salutations.

Pour la F.L.A.C
La Présidente
Josyane QUERELLE-RIQUIER

Copie à Mme Geneviève PERRIN-GAILLARD, députée qui nous a fait l'honneur et l'amitié de nous recevoir à l'Assemblée Nationale dès 2001 afin d'évoquer notre démarche visant à obtenir l'abrogation de l'alinéa 3 de l'article 521-1 du Code Pénal


Le matin,
sur la place du marché
cliquez dessus pour agrandir

Une première à Mauguio !
Les antis étaient là !
Chaque année, une petite fête à la mode espagnole du nom de "Romería" se déroule dans la ville de Mauguio.
L'on y torture et trucide des taureaux et maltraite des chevaux, certains esprits estimant que la fête ne peut avoir lieu sans son lot de souffrances.
Mais ce dimanche 11 juin 2006, quelques grains de sable - qui ne provenaient pas des arènes ! - venaient gripper une mécanique apparemment bien huilée.
En effet, les opposants à la corrida étaient présents pour dénoncer la torture tauromachique à Maugio tout en précisant qu'ils n'étaient pas opposés à la fête.

L'action fut divisée en deux parties.
Le matin était consacré à la collecte de signatures sur la place du marché.
Et en 2 heures à peine quelque 280 signatures étaient récoltées :
  • Pour un secrétariat d'état à la protection animale : 44
  • Interdiction des arènes au moins de 16 ans les jours de corrida : 55
  • Interdiction des écoles de tauromachie espagnole : 56
  • Abolition définitive de la corrida : 62
  • Interdiction de l'utilisation du cheval dans les corridas : 63

L'accueil qui nous fut réservé fut indéniablement un succès prouvant une nouvelle fois que dans leur immense majorité, les personnes sensées sont opposées à la corrida, y compris dans des secteurs dits "de tradition".
Quelques amateurs de course à la cocarde sont même spontanément venus signer nos pétitions !

L'après-midi était consacré à une présence silencieuse à hauteur des arènes au cours d'une haie de déshonneur.
La trentaine d'opposant ayant auparavant traversé la Romeria, panneaux et banderoles déployés sous les injures et les sifflets de quelques fêtards surpris par la présence des antis.
A notre arrivée aux arènes, il y avait déjà pas mal de monde.
Les manifestants s'installèrent de part et d'autre de la ruelle, protégés par quelques policiers municipaux, pendant environ une heure et demie.
Il n'y eut aucune réelle altercation si ce n'est un groupe de jeunes qui, sous l'emprise de l'alcool, nous narguèrent un peu. Il est à noter qu'aucun d'entre eux ne devait se rendre à la corrida.

A 18 h 15, alors que nous entendions les premiers applaudissements, il fut décidé de clore cette manifestation.
A noter que c'était la première fois que nous faisions une haie de "déshonneur" à l'entrée et non pas à la sortie des arènes comme nous le faisons habituellement.
L'impact n'est pas comparable car les spectateurs n'ont pas encore ce sentiment de culpabilité qu'ils peuvent avoir en sortant.
Il y avait d'ailleurs une telle effervescence que notre silence passa inaperçu mais fort heureusement pas notre présence. Les banderoles largement tendues, les panneaux dressés haut saisirent les passants.

Nous tenons à remercier bien vivement les participants à cette première action à Mauguio qui ont tous fait preuve d'une discipline remarquable. Ce n'était pas gagné tant on sait que l'émotion submerge parfois certaines personnes.
A remercier encore le COLBAC et le Comité FLAC Nîmes qui nous ont rejoints et à féliciter comme il se soit Dominique Siccardi, animatrice du CLAM et Delphine Simon qui ont su diriger parfaitement cette action pacifique et non-violente.
Rendez-vous est fixé pour 2007 avec sans doute d'autres modes d'intervention.

Et pour finir, si on lit la presse taurine, on y apprend que la faena tant attendue n'eut pas lieu : " taureaux invalides, faibles, sans grande classe, soso ( ?), décastés, ne valant pas un clou, bichos insipides " Ah, ces mauvais taureaux qui ne savent même pas satisfaire ce public qui les aime tant !

Pour la FLAC
Dominique Joron

Devant les arènes
en fin d'après-midi
cliquez dessus pour agrandir

Mercedes chez Margé !

Monsieur le Directeur,

Il a été porté ce jour à notre connaissance le fait que le nouveau "Sprinter" de Mercedes-Benz sera présenté ce jeudi 15 juin 2006 aux portes de Béziers (Hérault/34) dans le domaine de Robert Margé, éleveur de taureaux dits "de combat", par ailleurs directeur des arènes de Béziers et co-organisateur des corridas de Fenouillet en banlieue toulousaine.
Les personnes invitées pour la circonstance pourront ainsi non seulement découvrir le nouveau modèle en question mais également tout un éventail de réjouissances autour du concept tauromachique allant de la visite de la manade jusqu'au diner-spectacle en passant par les cases "ferrade" et autres "tientas".
Nous ne sommes évidemment pas sans savoir qu'il y a aujourd'hui une espèce de mode pour le moins curieuse qui pose que la moindre démarche d'ordre promotionnel doit être associée à la tauromachie ibérique.
Ainsi, nous permettrez-vous d'exprimer ici notre vif étonnement quant au choix d'un tel cadre pour la présentation de ce véhicule, sachant combien l'immense majorité des Français rejette cette corrida qui fait indéniablement partie des pratiques les plus ignominieuses.
Et nous ne sommes pas persuadés que ce soit là le moyen le plus sûr de donner à votre véhicule une image propice à une large diffusion.
Car les exhibitions consistant à persécuter des animaux au travers du marquage au fer rouge (ferrades) ou bien encore à tester la bravoure des vachettes futures reproductrices, à coups de piques dans des arènes ("tientas"), ne sont en rien des exhibitions anodines. Elles font au contraire partie de la cohorte des actes de cruauté qui mènent tout droit à la barbarie des arènes.
Nous tenons donc à traduire ici l'émotion de toutes celles et toux ceux qui dénoncent fort justement une pratique archaïque particulièrement sanguinaire.
Et vos clients potentiels, dans leur très grande majorité, ne souhaitent très certainement pas voir associer la marque Mercedes-Benz à la persécution de taureaux et de chevaux.
En conséquence, nous osons croire que vous prendrez désormais mieux toute la mesure du décalage qui existe entre les promoteurs de corrida et l'immense majorité des personnes fort heureusement sensées sur le territoire français.
Nous ne saurions trop vous encourager à opter ultérieurement pour un choix plus judicieux en matière de cadre pour la présentation de nouveaux véhicules, car contrairement à ce qu'indique le carton d'invitation, la manade Margé ne sera pas, loin s'en faut, " un havre de paix " !

Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, en même temps que notre très profonde circonspection, l'expression de nos salutations attristées.

Josyane Querelle-Riquier
Présidente

NB : copie au siège de l'importateur français, Monsieur Reinhard LYHS, président du groupe Daimler Chrysler France
Parc de Rocquencourt. BP 100
78153 LE CHESNAY Cedex
Tél. 01.39.23.56.00
Fax 01.3923.56.02

Cap d'Agde
Spectacle taurin pendant les journées du terroir des 10 et 11 juin 2006.

Monsieur Gilles D'ETTORE
Maire de la Ville d'Agde
Hôtel de Ville
34300 AGDE

Agde, le 17juin 2006.

Objet : Spectacle taurin pendant les journées du terroir des 10 et 11 juin 2006. Monsieur le Maire,

Monsieur Guy Lassale, résidant au Cap d'Agde, est membre actif de notre fédération. A ce titre il nous informe que pendant les journées du terroir, qui se sont déroulées à Agde les 10 et 11 juin derniers, ont eu lieu des exhibitions taurines.

Il n'y a pas été question de corrida ni de novillada, mais nous tenons néanmoins à intervenir auprès de vous car nous savons, grâce à notre expérience, que les procorridas opèrent toujours de la même façon en organisant des spectacles réputés anodins pour, en quelque sorte, " tâter le terrain ".

La commune d'Agde avec ses arènes du Cap est une cible potentielle pour les organisateurs de manifestations tauromachiques. Des tentatives d'introduction de la corrida ont eu lieu sous la précédente mandature, mais l'opposition d'une grande partie de la population a fait échouer ces projets.

Partant du principe qu'il vaut mieux prévenir que guérir nous préférons attirer votre attention car il est en votre pouvoir d'interdire la tenue de spectacles violents dans votre ville. La barbarie tauromachique est largement réprouvée par les Français et plus encore par les résidents et touristes originaires des pays du Nord qui sont très nombreux à Agde. Tolérer qu'Agde devienne une nouvelle ville de sang serait à notre avis une grave erreur, très préjudiciable au renom et à l'image de la première station balnéaire de France.

Nous serions très heureux et honorés de recevoir, de votre part, une réponse qui apaiserait nos craintes légitimes.

Dans cette attente et en vous remerciant par avance,nous vous prions d'agréer, Monsieur le Maire, l'expression de notre meilleure considération.

Pour la F.L.A.C
La Présidente
Josyane QUERELLE

Propagande taurine à la Macif
Droit de réponse

MACIF Tandem n°16 - mai 2006, page 32

Le plus grave à nos yeux n'est pas tant que des individus se délectent d'actes délictueux du type actes de cruauté et sévices graves envers des animaux mais que des personnes apparemment sensées, en permanence les encensent dans la presse écrite, parlée ou télévisée.
Car c'est en effet là que réside le vice de raisonnement.
Que l'on se comprenne bien : les dérives des comportements humains ne datent pas d'hier. Toutefois elles sont en règle générale fort heureusement condamnées….sauf pour les promoteurs de corrida !

Mieux encore, ces dérives sont encouragées, exaltées et celles ou ceux qui s'y adonnent présentés au monde comme les parangons de la vertu.
Voilà un bien étrange paradoxe !

Et disons-le tout net : tauromachie et mutualisme sont forcément antinomiques.
Car ne nous leurrons pas : point d'entraide et moins encore de compassion dans les abattages rituels de taureaux les jours de corrida.
Pas plus tard que le 1er juin sur les ondes de France inter, un chroniqueur taurin déclarait : " Oui le taureau souffre, oui il meurt dégueulassement ! " Voilà qui est dit !

A qui fera-t-on croire désormais que les défenseurs d'une pratique abjecte sont dans un même temps de parfaits humanistes ?
Qui pourrait aujourd'hui sérieusement admettre pareille dichotomie ?
Et tout ceci ne serait rien s'il n'y avait plus grave encore : les "écoles de tauromachie" !
Terrible appellation sous laquelle se cache l'apprentissage de la torture sur animal par de jeunes, voire de très jeunes enfants.
Nous touchons là au domaine du conditionnement et du formatage des jeunes consciences.
On entend ainsi décérébrer des jeunes que l'on embrigade au profit d'une incontestable barbarie. C'est très certainement là l'acte le plus condamnable qui soit.

Petite lueur d'espoir cependant : les Français se déclarent malgré tout hostiles aux corridas à plus de 80 %. C'est un premier pas vers un changement des mentalités et une nécessaire évolution des consciences.

Pour la FLAC
La Présidente
Josyane Querelle

Voir aussi votre rubrique Content/ Pas content (en bas de page)

Pour écouter l'intervention du philosophe Michel Onfray sur France Inter le 19 octobre 2006
Pour participer à la campagne de félicitation
Lettre au philosophe Michel Onfray
Son intervention sur France Inter le 19 octobre 2006

De Josyane Querelle
Présidente

à
Michel Onfray
Philosophe

Agde, le 19 octobre 2006

Cher Monsieur le non-candidat à la présidence de la République,

Vous écouter sur les ondes du services public en ce 7h/9h du jeudi 19 octobre 2006 fut un réel plaisir.
Puissions-nous de nombreuses fois encore entendre ou réentendre des discours comme le vôtre qui ont le mérite d'éclairer les citoyens que nous sommes.
Et nous adresser à l'esprit et à la raison de nos concitoyens pour les éclairer sur les tenants et les aboutissants d'une pratique éhontée sévissant sur le territoire français est également ce que nous tentons de faire depuis quelques années.
Inutile de dire que les obscurs-précurseurs que nous sommes dans ce type de "micro-résistance" anticorrida n'ont guère d'impact au plan que je qualifierai de politico-médiatique, bien qu'ici ou là se perçoivent malgré tout quelques frémissements plutôit favorable à nos thèses.
J'ajoute que fort heureusement les citoyens français se prononcent très largement majoritairement contre cette pratique abjecte, donc contre la violence. Les divers sondages successifs vérifient la stabilité des résultats, même si l'on accorde qu'un crédit relatif aux sondages.
Nous avons donc grand besoin de personnes susceptibles de relayer notre lutte, non pas en devenant militantes acharnées de la "cause" mais en acceptant tout simplement de signer notre "Manifeste 2003" et le cas échéant de l'assortir de quelques mots.

En espérant que cette demande ne soit pas pour vous un "choix cornélien" et vous remerciant encore pour la réponse que vous avez faite à l'auditrice de Vic-Fezensac, veuillez croire, Cher Monsieur en l'assurance de mes très respectueuses salutations.

Pour la FLAC
Josyane Querelle
Présidente

Réponse de Michel Onfray

Pas de problème.
Vous pouvez compter sur mon soutien
Amitiés
mo

Vidéo de PACMA
de la manifestation du 10 septembre 2006
Plus :
Merci de signer la pétition en ligne pour en finir avec cette atrocité
"Toro de la Vega":
descente en enfer !

Tordesillas, commune de 8400 habitants (Province de Valladolid en Espagne) est tristement célèbre par le déroulement annuel d'une pratique barbare d'un autre âge.
Autre âge précisément, puisque ce " Toro de la Vega" se pratique depuis une époque que l'on qualifie de moyenâgeuse.
Il s'agit d'un rite mi-festif mi-religieux consistant à lâcher un taureau dans une foule avide de férocité qui le transperce avec des lances et l'achève dans des conditions aussi atroces qu'ignobles. Bien sûr, les parties génitales sont ensuite découpées en signe de trophée !
André Viard, chroniqueur taurin, nous apprend que le taureau a néanmoins sa chance s'il arrive à franchir une ligne ! Ajoutant toutefois pour rassurer les inconditionnels de la torture que cela n'est pas arrivé depuis bien longtemps !
Pour l'aspect religieux, ce massacre se perpétue à l'occasion de la fête de la Vierge. Que de crimes et de massacres n'aura-t-on pas commis en son nom !
Fort heureusement une opposition de plus en plus importante se fait jour (en très grande majorité, la jeunesse espagnole.)
Depuis des années, sans relâche, cette opposition sensibilise l'opinion étrangère et organise des campagnes épistolaires en direction des autorités compétentes. Sans grand succès pour l'instant, la barbarie ayant encore ici plus droit de cité que la raison.
Toutefois en 2005, une autre stratégie fut mise en œuvre qui a sans doute permis aux villageois de prendre réellement conscience que le monde civilisé refuse cette horreur. Il s'agissait d'une manifestation des opposants dans les rues de Tordesillas. (Voir le compte-rendu d'Isabel Marcoux)
Sous l'impulsion de PACMA (Parti Espagnol pour la Protection Animale et Contre les Tauromachies) et de très nombreuses associations espagnoles et françaises (dont la FLAC qui en tant que Fédération est entièrement solidaire des militants-es espagnols-es), une 2ème manifestation était organisée le 10 septembre 2006 sur une des places du village.
L'objectif étant de pouvoir s'interposer interdire pour faire physiquement cette exhibition.
Pour l'heure, ça reste très improbable : d'une part, les autorisations de manifester sont accordées quelques jours auparavant et non pas le jour même et, d'autre part, il faudrait être des milliers pour ne pas dire des centaines de milliers pour affronter ces villageois car l'affrontement sera sans doute inévitable.

Quelque 500 à 800 personnes (difficile d'avoir des chiffres fiables) ont donc participé à cette action dont 3 Français : Betty Loiseaux, Isabel Marcoux et Dominique Joron. Ce qui reste encore bien maigre pour la participation française. Les Espagnols ont besoin de nous pour en finir avec leurs traditions barbares tout comme nous avons besoin d'eux pour abolir la corrida. C'est bien dans l'échange, dans le partage que nous pourrons obtenir un monde un peu meilleur.
Partis la veille au soir de Barcelone, nous avons nuitamment traversé en car le nord de l'Espagne pour découvrir au petit matin Valladolid et y rencontrer les autres militants qui arrivaient également en car de toute l'Espagne. C'est donc un cortège de plus d'une dizaine de cars qui se dirigeait maintenant vers Tordesillas. Je ne pense pas mentir en disant que chacun d'entre nous commençait à avoir la gorge serrée. La route descendait pour entrer dans le village. Ce que nous vîmes nous effraya. Une foule compacte, sans doute des centaines de villageois, nous attendaient bâton à la main, vociférant à qui mieu-mieu. Les cars, après avoir stoppé un instant reprirent leur route et passèrent devant cette foule haineuse qui leur jetait des œufs et des tomates. Ils allèrent se garer un peu plus loin où nous attendait encore un groupe de villageois beaucoup moins nombreux cette fois.
Après un court moment de flottement, un cortège se forma, mené par PACMA, pour se diriger vers une place du village sous la protection de la police. Celle-ci d'ailleurs avait l'équipement lourd (similaire à nos gardes-mobiles) en cas de débordement. Sans elle, nous aurions été très certainement lynchés tant la haine à notre égard semblait forte, tout comme il semblait que le village en son entier s'était dressé contre nous.
Manifestation statique : d'un côté les villageois et de l'autre les manifestants séparés par un no man's land protégé de part et d'autre par un cordon de policiers.
D'un côté des injures, des insultes, des gestes grossiers, des projectiles lancés ; de l'autre des slogans scandés avec conviction, des pancartes brandies bien haut avec force.
Des prises de parole eurent également lieu et bouquet final, moment d'intense émotion, un avion traînant dans son sillage une banderole dénonçant cette pratique ignoble, survola à basse altitude cette cité maudite et cela à plusieurs reprises.
Enfin, nous gagnâmes nos cars, fatigués par tant de tension, soulagés qu'aucun incident ne soit à déplorer mais horrifiés car nous savions maintenant ce à quoi ce taureau allait être confronté le mardi 12 septembre 2006 !
Mais la lutte continue cependant. Nous avons approché le millier de participants en 2006. Il faudra être des dizaines de milliers en 2007 car il est impensable que cette tradition puisse perdurer éternellement.
DJ





Lire aussi l'action du Comité Montpellier
Segolène Royal : "La corrida est un spectacle magnifique"

À l'attention de :
Madame Ségolène Royal
Présidente de la Région
Poitou-Charente

Agde, le 8 novembre 2006

Madame la Présidente,

Dix ans déjà !
Voici en effet 10 ans, la publication d'un de vos articles dans le journal le Monde du 31 mai 1996 soulevait un tollé parmi les opposants à la corrida.
Vous faisiez alors référence à la torera Christina Sanchez qui, écriviez-vous, "provoquait l'enthousiasme du public" et, ajoutiez-vous : " on se demande si les femmes ne seront pas bientôt plus nombreuses à affronter le taureau qu'à descendre dans l'arène politique, je veux dire l'hémicycle de l'Assemblée Nationale."
Un peu plus loin : " là où Christina Sanchez a droit au féminin "torera", les femmes parlementaires n'ont toujours pas, elles, au Parlement français, le droit d'être députées. "
Certes, nous avions compris que vous aviez un exemple qui vous paraissait des plus opportuns dès lors que la corrida faisait bien évidemment l'objet d'une vaste propagande mediatico-politique.
Mais si depuis, Christina Sanchez a remisé au placard ses instruments de torture, vous semblez pour votre part avoir quelque peu oublié la réponse que vous nous aviez faite, écrivant que "vous n'aviez pas voulu faire l'apologie de la corrida dont je ne suis ni une spectatrice, ni une amatrice. " Ce qui était tout à fait réconfortant.

Or, selon le journal la Provence du lundi 6 novembre 2006 qui relate votre visite d'une manade aux alentours du Grau du Roi ce samedi 4 novembre, vous auriez déclaré : " la corrida est un spectacle magnifique. Je comprends la passion de ceux qui s'enthousiasment pour cela."
Permettez-nous de vous dire que la corrida n'a rien d'un "spectacle magnifique" !
Elle n'est rien d'autre qu'une exhibition sanglante où toutes les valeurs s'inversent et où le tortionnaire est un héros !

Et s'il est bien une chose que l'on ne peut comprendre, c'est l'enthousiasme suscité par ce type de pratique qui exacerbe les pulsions les plus viles et qui flatte la bassesse humaine.

Aussi, nous vous demandons sans plus tarder de réviser votre jugement et de dire courageusement avec les citoyens qui luttent contre ce type de violence abjecte et parfaitement illégitime que la corrida n'est rien d'autre que condamnable.
Vous aiderez ainsi l'humanité à faire un pas considérable dans la voie de la sagesse et de la civilisation.
Nous ajouterons enfin que "les gens du sud de la France" ne sont pas tous des inconditionnels de la torture.
Si vous prenez la peine de consulter les divers sondages qu'ici ou là nous avons fait réaliser, ils disent tous qu'à plus de 80 %, les citoyens français se déclarent fort heureusement hostiles à cette ignominie.

Vous réitérant notre demande d'une révision de votre jugement, et vous remerciant par avance de l'attention que vous voudrez bien porter à notre revendication d'une abolition définitive de la corrida sur le territoire français et européen, veuillez agréer, Madame la Présidente, l'expression de nos salutations respectueuses bien qu'attristées.

Pour la FLAC
La Présidente en exercice
Josyane Querelle

Compte rendu de la fête de la Châtaigne
à Saint Pons de Thomières
les samedi 28 et dimanche 29 octobre 2006

En passant par St-Pons-de-Thomières, j'ai vu aux entrées de la ville de grandes affiches annonçant la fête de la Châtaigne. Ce qui a attiré mon regard, c'est que sur ces affiches figuraient entre autres une photo de capéa où il était indiqué : " Invitée la Camargue ".
Connaissant l'amalgame qui se fait entre la tauromachie camarguaise et la tauromachie ibérique, je décidais de passer mon week-end dans cette ville de la Montagne Noire.
Arrivé en cours de matinée du samedi 28 octobre, je regarde les exposants prendre possession des lieux. Beaucoup de charcuterie et de fromage, mais aussi du pain, du vin, du jus de pomme, du miel et bien sûr des châtaignes. Voilà pour la bouffe. A part ça, différents artisans présentant leurs savoirs faire, un théâtre en plein air où des santons en chair et en os se préparent pour la représentation de cette après-midi, une petite fête foraine avec rodéo mécanique (ça c'est plutôt de la tauromachie à la sauce Amérique du nord), de petits poneys prêts à tourner en rond pour le plaisir des tout petits qui préféreraient peut-être faire une ballade un peu plus grande, comme les poneys, et enfin si je puis dire, l'arène démontable située sur la place des tilleuls juste à coté de l'église et d'un stand sur la tauromachie ibérique.

Une petite halte à la Maison du Tourisme me permet de découvrir le programme des festivités.

Elles démarrent vers les 15 heures, 15 heures 30, avec un spectacle de style " Intervilles " pour les ados et pour les plus jeunes. Les jeunes taureaux, taurillons ou vachettes étant fournis par la manade Agure immatriculée dans le 13. Des lots étaient offerts à celles et ceux qui arrivaient à déposer un anneau autour d'une corne ou à marquer un but malgré la présence du bovidé.

Un seul cas de maltraitance fut constaté : un coup de pied dans la tête d'un bovin par un jeune agrippé à la barrière de l'arène. Geste vite réprimandé par l'animateur qui précise que l'on est certes ici pour s'amuser mais que cela ne doit pas empêcher de respecter le bétail.
Au même moment (mais cela je ne l'appris que le lendemain en regardant mieux le programme), se déroulait une conférence vidéo ayant pour thème : " terroir et tradition en Camargue ". J'ai regretté de n'avoir pu y assister. Mais de toute manière je n'ai pas le don d'ubiquité !




Le lendemain donc, en attentant les 15 heures que cela débute, je flâne un peu, remarquant fort heureusement que la ville n'est pas trop contaminée par la " féria mania " Les décorations des autochtones tournent principalement autour de la châtaigne. Je n'ai vu qu'un seul tableau de corrida dans le café " Le France ", café ayant la veille offert des lots (casquettes, tee-shirts, etc.…)

15 heures arrivent donc mais avec une heure de retard ! Le changement d'heure, je l'avais oublié celui-là. Cela démarre par une course camarguaise. Des hommes en blanc essaient de décrocher des cocardes sur des taureaux noirs. Ils y arrivent péniblement après des sprints aux barrières de l'arène. Rageurs, les taureaux donnent des coups de cornes, rajoutant des traces aux panneaux démontables de l'arène. Un razeteur sera blessé à l'arcade sourcilière.

Ensuite, on enchaîne avec une capéa où 2 jeunes apprentis tueurs de taureaux issus de l'école de tauromachie d'Arles font des passes de cape sur des taurillons de race camarguaise. En ce spectacle, pas de sang versé, mais ne soyons pas dupes, ces écoliers s'exerceront à torturer et à tuer sur de nombreux taurillons avant d'être reconnus. Si cette " école " est bien située en Camargue, sa démonstration n'a rien à voir avec les traditions camarguaises. Il doit bien y avoir un restaurant chinois en Arles, pourquoi ne pas l'avoir invité ! La suite du spectacle démontrera que la Camargue a suffisamment de jeux pour se débarrasser de l'apport ibérique.
En effet, il y a le jeu du bouquet où des gardians (et une gardianne) doivent offrir à tour de rôle un bouquet de fleurs à une dame. Un rival doit prendre le bouquet pour le donner à cette même dame.
Il y a également une danse folklorique. Au centre des hommes tiennent un mât et tout autour dansent des dames qui enrubannent et dérubannent ce mât.
Au chapitre de la culture camarguaise, nous avons aussi le jeu de la chaise. Des cavaliers camarguais tournent en rond dans l'arène et quand la musique s'arrête, ils doivent s'asseoir sur une chaise. Etant donné qu'il manque une chaise, le gardian le moins rapide reste debout. Il sort de la piste en emportant une chaise. Lorsqu'il ne reste plus qu'une seule chaise pour 2 cavaliers, ceux-ci sont face aux spectateurs et la chaise de l'autre coté de l'arène. Au top de l'animateur, ils se ruent vers l'unique chaise.
Bien que le taureau soit absent des jeux du bouquet et de la chaise, j'ai cependant ressenti un certain engouement du public devant ces démonstrations équestres.

J'ai enfin appris que l'an passé le temps était exécrable, et que chaque année, l'invité est différent. Voilà pour ce week-end. Soyons vigilants, contactons les comités des fêtes des différents villes et villages, car le lobby taurin tente par ces petits spectacles anodins et acceptables pour le quidam (je veux parler de la capéa) de familiariser les spectateurs avec une pratique barbare. En réalité ce sont des tremplins pour installer la corrida partout.

Alain Joron

Trouver l'harmonie !
Lettre à Marie-José Justamond
Fondatrice du Festival "Les Suds" à ARLES

A l'attention de
Mme Marie-José Justamond
Fondatrice du Festival "Les Suds" à ARLES
4 rue Jouvène
13200 ARLES

Objet : Trouver l'harmonie !

Agde, le 11 décembre 2006

Madame la fondatrice,

Dans le très important article qui vous était consacré en page 22 et 23 de la Gazette, n° 370 du 7 au 13 juillet 2006, nous découvrions tout le travail que vous avez réalisé pour mener à bien le très beau projet d'un festival des musiques du monde, notamment des musiques des Suds "pour mettre en valeur des cultures autres que les anglosaxonnes qui nous envahissent."
Confiant en outre à l'hebdomadaire que votre rêve est "que nous vivions tous en harmonie".

Très beau rêve qui ne peut qu'être partagé par l'immense majorité de vos contemporains, votre festival contribuant pour une large part à cette harmonie que vous appelez de vos vœux.

Vous indiquiez cependant par ailleurs avoir un réel attachement aux tauromachies ibériques. Autant d'éléments antinomiques.

Car comment peut-on raisonnablement parler d'harmonie quand dans un même temps on trouve belle la corrida, c'est à dire qu'on trouve légitime le fait de torturer un animal ?

Sachez qu'à nos yeux, la torture infligée à un être vivant sensible, humain ou animal, reste l'un des principaux éléments générateurs de discorde et de chaos.

Toutes choses bien éloignées de l'harmonie, vous en conviendrez volontiers !

Quant à cette culture de la cruauté qu'est la corrida, que d'aucun voudrait voir s'étendre au nord, à l'est ou à l'ouest, nous ne sommes pas vraiment persuadés qu'elle vaille mieux que les cultures anglosaxonnes qui semblent autant vous inquiéter !

Permettez-nous de vous dire enfin, qu'à nos yeux, seule une pacification des mœurs peut conduire à la réconciliation des divers mondes du vivant.

Puissiez-vous en ce sens réviser votre opinion concernant une pratique dont nos sociétés civilisées devraient se défaire au plus tôt.

Espérant vivement que votre rêve devienne réalité, nous modifierons sensiblement la devise de Mark Twain, que vous citez en référence, en la transposant dans le futur :
" nous ne savons pas que c'est impossible, alors nous obtiendrons ici ou ailleurs, l'abolition définitive de la corrida " !

Veuillez agréer, chère Madame, l'expression de nos respectueuses salutations.

Pour la F.L.A.C
La Présidente en exercice
Josyane QUERELLE

Copie à Mr Joël Lunel, délégué du Comité FLAC Pays d'Arles