COMITE F.L.A.C
NÎMES

Archives Pour une feria sans corrida Action UNICEF "Ville amie des enfants : réponse de la Présidente au maire de la ville de Nîmes
Délire dans les prétoires ou délire médiatique ? Lettre au principal de Calvisson (Gard / 30) 2006 2007

Ne trempez pas dans le sang ! POUR UNE FERIA SANS CORRIDA
Dans notre ville, on torture des animaux en public avant de les tuer. Ces horreurs sont commises " pour le plaisir " de quelques-uns, et pour l'argent bien sûr.

Vous n'êtes pas d'accord ? Dites-le haut et fort Il est grand temps !

Il suffirait de modifier un alinéa du Code Pénal, qui interdit sous peine de prison ou d'amende ces actes insensés…sauf là où une " tradition ininterrompue " peut être invoquée.
"Tradition" ? Comme si on pouvait tolérer un acte de barbarie simplement parce qu'il est commis depuis longtemps ! On a longtemps torturé des êtres humains, jusqu'à ce que la civilisation condamne cette pratique.
- Devait-on maintenir en France l'interdiction aux femmes de voter (jusqu'en 1944), parce qu'il existait " une tradition ininterrompue " d'inégalité ? Evidemment non !
- Doit-on accepter la mutilation sexuelle de fillettes dans les pays où elle se pratique, sous couvert de " tradition " et de culture ? Ce serait une escroquerie intellectuelle criminelle !
- Devait-on poursuivre l'exploitation des enfants de moins de huit ans (les faire travailler fut interdit en 1841) parce que c'était la " tradition " ? Non plus!

Les peuples civilisés doivent rejeter la cruauté inutile partout où c'est possible, dans un monde qui subit déjà trop de violences. La corrida est une barbarie qui n'a rien à voir avec la " culture " car sa seule raison d'être est le " plaisir " de torturer, et l'enrichissement de quelques-uns.
En plus de souffrances atroces infligées à des animaux élevés pour le seul profit des amateurs de cruauté, d'énormes subventions sont versées aux organisateurs et aux " écoles de tauromachie " (des écoles pour apprendre aux enfants à infliger des souffrances ?!).

C'en est assez, c'en est trop !

. Chacun peut et doit agir pour renverser ces prétendues " traditions " barbares. Nous avons besoin de vous pour faire admettre aux politiques et aux média une réalité éclatante : l'immense majorité des Français est opposée aux corridas, c'est-à-dire opposée à la violence.

Ce n'est pas la corrida qui draine la foule lors des ferias (tout au plus 5%) donc économiquement une feria sans corrida, c'est possible. Il suffit d'en avoir la volonté !
Rejoignez le mouvement " Une feria sans corrida " ! Pour que Nîmes redevienne une ville civilisée, progressiste, où il fait bon vivre et faire la fête, sans pour cela torturer des animaux.

Vous pouvez nous dire votre soutien en nous communiquant vos noms et adresses, car nous allons lancer une grande pétition pour demander une feria sans corrida.
La loi reconnaît que la corrida comporte des sévices graves et des actes de cruauté envers des animaux (taureaux et chevaux). En plus d'être barbare, la corrida est d'une grande lâcheté, car elle consiste à placer un être vivant sensible dans des conditions telles qu'il ne puisse rien faire d'autre que de subir le bon vouloir de tortionnaires armés. Il est temps de tourner définitivement la page sur cette folie qui consiste à infliger des tortures à des êtres vivants et à s'en réjouir...

La prospérité économique et touristique d'une ville ne peut passer par le sang ni par la cruauté.


Pour soutenir le mouvement "Feria sans corrida", télécharger le bulletin (Word) et envoyez-le au comité FLAC de Nimes après l'avoir rempli complètement ou envoyez-nous un mail en nous indiquant vos coordonnées complètes

OPERATION UNICEF
"Villes amies des enfants"

À l'attention de :
Monsieur Jean-Paul FOURNIER
Maire de la ville de Nîmes
Place de l'Hôtel de Ville
30033 Nîmes Cedex

Objet : Remerciements
votre lettre en date du 14 avril 2005

Agde, le 8 juillet 2005

Monsieur le Maire,
Permettez-moi tout d'abord de vous présenter des excuses pour ma réponse quelque peu tardive et permettez-moi ensuite, au nom de toute l'équipe de la F.L.A.C, de vous remercier d'avoir pris le temps d'examiner notre dossier concernant la démarche UNICEF.
Je souhaiterais vous dire ici sans plus tarder qu'en aucun cas nous n'avons voulu vous dispenser le moindre cours de psychologie.
Notre démarche est surtout et avant tout une démarche citoyenne qui s'inscrit dans le cadre de la lutte contre une violence parmi l'ensemble des actes de violence.
Nous nous interrogeons en effet sur le phénomène corrida, estimant que cette dernière est source d'une indéniable détresse pour les taureaux et les chevaux, et qu'il convient donc raisonnablement d'abandonner sans hésiter ce type de pratique.
Nous ne sommes nullement opposés à la transmission d'un savoir.
Mais nous ne sommes pas persuadés pour autant qu'un archaïsme sanguinaire soit à pérenniser.
Nous persistons à penser en effet qu'une ville qui héberge une "école [dite] de tauromachie" (sous-entendu espagnole) et qui autorise l'accès aux arènes pour les mineurs, n'est pas à proprement parler une "Ville amie des enfants" !
Nous avons donc invité l'UNICEF à faire preuve de la plus grande des vigilances quant à la labellisation d'une ville pour cette opération baptisée "Ville amie des enfants".
Nous voulons simplement obtenir que les tauromachies ibériques ne soient plus l'objet de toutes les promotions sur le territoire français dont en aucune façon elles ne font partie.
Quant au monde d'Orwell, il va sans dire que les opposants à la corrida lui sont forcément diamétralement opposés !

Nous dirons enfin des êtres humains qu'ils sont le lieu de toutes les contradictions, pouvant tout à la fois lutter contre la violence tout en tolérant la corrida.
Nous ne doutons pas cependant qu'ici ou là une réflexion nouvelle se fasse jour et que demain soit enfin le lieu d'une saine cohérence.

Vous remerciant une fois encore de votre attention, je tiens à vous assurer, Monsieur le Maire de la ville de Nîmes, de mes meilleurs sentiments profondément anticorrida.

Pour la F.L.A.C
La Présidente
Josyane QUERELLE-RIQUIER

Lu dans la Gazette de Nîmes du 23 au 29 septembre (n° 329)

Corridas

L'association des anti-corridas poursuivait lundi 19 devant le tribunal de police une société d'affichage qui refuse d'implanter des panneaux lors des corridas de Nîmes.
Un litige financier surtout, mais qui a valu à l'avocat du PDG de la société d'affichage de faire dans l'humour lors de l'audience : "Les anti-corridas mènent une campagne active pour dénoncer les conditions de ces combats de taureaux, mais ils en font aussi leur fond de commerce en vendant autour des arènes des pin's, des cartes postales, des taureaux, des matadors miniatures et autres gadgets qui vantent, c'est un comble, les mérites des corridas !" Bronca

Délire dans les prétoires ou délire médiatique ?

Qu'est-on en droit d'attendre de ces informations où sont rapportées des affirmations délirantes, en l'occurrence celles d'un avocat dont on ne nous dit pas le nom pour un procès dont les tenants et les aboutissants sont relatés avec, pour le moins, une grande imprécision.
L'on voudrait ainsi donner à croire que les "antis" sont des individus remplis de contradictions qui commercent à l'envi avec ce qu'ils prétendent combattre !
Tout ceci prouve à l'évidence que notre lutte, si elle n'est pas encore correctement traduite dans la presse écrite, parlée ou télévisée n'en contribue pas moins à agacer ici ou là les alliés de la corrida.

Puissions-nous poursuivre une lutte certes difficile mais nécessaire ô combien, pour obtenir l'abolition définitive d'une pratique plus que dégradante.
Nous ne souhaitons pas par ailleurs demander des droits de réponse à des publications qui ne les publieront pas ou qui les videront de leur substance. Nous préférons diffuser via le Net qui, pour l'heure, reste encore un espace de liberté.
Rappelons enfin que ce sont ceux-là mêmes qui vont aujourd'hui aux arènes, qui, demain, dénonceront la corrida, lorsque trouver belle la torture des taureaux et des chevaux sera passé de mode.
C'est malheureusement avec ce type de girouettes que se font hélas la plupart des politiques d'ici et d'ailleurs

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Josyane Querelle

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"Fonctionnement de la FLAC" "A vous de participer" 2005