COMITE F.L.A.C
MARSEILLE
BOUCHES-DU-RHÔNE
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Comité FLAC Marseille Bouches du Rhône
BP 43
13908 MARSEILLE Cedex 20
Responsable : Alain CAMISULI

Sommaire
Dossier Istres

Dossier Marseille

Pétition :
pas d'arènes à Marseille

Retour:2005

Subvention de 800 000 euros à l'association "Latinissino"

Pas de corrida à Septême-les-Vallons
Lettres de mises en garde aux autorités compétentes

"Terroir 13 en fête"

La FLAC met en place un grand rassemblement à Marseille le samedi 21 octobre 2006 pour contrer le lobby tauromachique qui tente par tous les moyens d'implanter des arènes polyvalentes dans la cité phocéenne.

Compte-rendu de la manif du 21 octobre 2006

Subvention de 800 000 euros à l'association "Latinissino"
à
Monsieur Jean-Claude GAUDIN
Maire
Hôtel de Ville
Quai du Port
13002 MARSEILLE

Marseille, le jeudi 13 avril 2006

Monsieur le Maire,

Le Conseil Municipal a voté lors de sa séance du 27 mars 2006, l'octroi d'une subvention de 800 000 euros à l'association "Latinissino", organisatrice de la Fiesta des Suds, en vue de participer à la reconstruction du bâtiment du Dock des Suds.

Nous sommes surpris par une telle décision. En effet, les responsables de "Latinissino" n'avaient pas hésité, lors de la dernière Fiesta des Suds, en octobre 2005, à braver l'arrêté que vous aviez eu la sagesse de prendre interdisant le spectacle tauromachique.

Ils n'avaient pas craint, par leur attitude et leurs propos (dans les media notamment) d'afficher leur mépris à l'égard de cet arrêté, bafouant ainsi publiquement votre autorité en qualité de Maire de Marseille.

Accorder une subvention à une telle association ne peut qu'encourager ses responsables à continuer à se placer délibérément au-dessus de toute réglementation.

Vous n'ignorez pas que Marseille est la cible des promoteurs de corridas et que leur stratégie consiste, par l'organisation de spectacles tauromachiques - tel que celui qui s'est déroulé à la Fiesta des Suds en octobre 2005 - à créer une fausse tradition.

Aucune "tradition locale ininterrompue" (Art. 521.1 du Code Pénal) ne peut être invoquée à Marseille. Dans la lettre du 14 novembre 2005 que vous aviez bien voulu nous adresser en réponse à notre courrier, vous aviez affirmé que vous partagiez ce point de vue et que vous envisagiez de prendre un " arrêté définitif ".

Les Marseillais, dans leur grande majorité, sont opposés à la corrida.

Nous considérons qu'il est nécessaire de conditionner l'octroi de toute subvention à "Latinissino" à l'assurance qu'aucun spectacle tauromachique ne sera organisé par cette association, au Dock des Suds ou en tout lieu.

Nous espérons que vous saurez empêcher que l'image de Marseille soit ternie par le sang des taureaux.

Nous vous demandons également de proposer au Conseil Municipal de déclarer Marseille " Ville anti corrida". Par cette décision, vous permettriez à Marseille de se placer parmi les villes pionnières (un nombre croissant de villes espagnoles et la commune française de Mouans-Sartoux, dans les Alpes-Maritimes) opposées à cette sanglante mascarade d'un autre âge qu'est la corrida.

Dans l'attente de votre réponse,

Nous vous prions de croire, Monsieur le Maire, à l'assurance de notre haute considération.

Pour le Comité FLAC Marseille
Le délégué
Alain Camisuli


Pas de corrida à Septême-les-Vallons

à
Monsieur André Molino
Maire de Septêmes-les-Vallons
161, avenue du 8 mai 1945
13240 SEPTÊME-les-VALLONS

Marseille, le 18 mai 2006

Monsieur le Maire,

A l'occasion de la fête de la Ste Anne, le 22 juillet 2005, une "course de vachettes" a eu lieu à Septêmes-les-Vallons, dans des arènes démontables.

Un tel spectacle, qui n'est ni anodin ni innocent, ne doit pas être à nouveau organisé en juillet 2006.

En effet, les "courses de vachettes" comportent des mauvais traitements envers les animaux. On a pu voir, notamment, l'un des participants s'accrocher à la queue d'un animal et faire effectuer ainsi à ce dernier cinq tours sur lui-même.

De plus, ces spectacles constituent, pour la jeunesse, une incitation à la violence. Les participants étaient des adolescents. Le public - peu nombreux - était composé en majorité d'adolescents et d'enfants, souvent très jeunes.

Enfin, et surtout, ces spectacles ont pour but de préparer insidieusement l'introduction illégale de la corrida dans des localités où la "tradition" n'existe pas.

Nous vous rappelons que les actes de cruauté et les sévices graves envers un animal sont sanctionnés par la loi, les courses de taureaux n'étant tolérées que s'il existe une "tradition locale ininterrom-pue" (Art 521-1 du Code Pénal).
Or, Septêmes-les-Vallons ne peut se prévaloir d'une telle "tradition".

Des pratiques relevant de la tauromachie espagnole figuraient au spectacle, qui n'était pas seulement une "course de vachettes", comme l'annonçait faussement le programme, puisque deux bovins sur quatre étaient des taureaux - même si l'un d'eux était, curieusement, appelé "Bérénice".

Une cape, une muleta et une épée ont été mises à la disposition des participants, cape et muleta étant fréquemment utilisés pendant le spectacle.

Un taureau espagnol non emboulé a été introduit dans l'arène et toréé pendant quelques minutes. L'animateur a insisté sur le caractère "exceptionnel" de la présence d'un taureau espagnol dans ce type de spectacle et d'arènes. C'était là reconnaître, d'une part, que les limites ordinaires d'une "course de vachettes" étaient dépassées ; d'autre part, et surtout, que la "tradition" n'existait pas à Septême-les-Vallons. Le spectacle organisé le 22 / 07 / 2005 ne saurait donc, en aucun cas, être utilisé par les promoteurs de corridas pour invoquer une prétendue "tradition".

Les faits qui ont eu lieu dans votre commune le 22 / 07 / 2005 sont particulièrement graves. En autorisant de telles pratiques en 2006, vous engageriez lourdement votre responsabilité. En effet, en votre qualité de maire, vous devez être le garant de la loi et de l'intérêt général et non le complice d'organisateurs de spectacles ne poursuivant que leur intérêt particulier et ne cherchant qu'à enfreindre une loi qui s'oppose à leurs projets d'extension de la corrida.

Pour toutes ces raisons, nous vous demandons d'interdire désormais, notamment lors de la fête de la Ste Anne en juillet 2006, l'organisation de tels spectacles sur le territoire de votre commune.

Nous vous demandons également de proposer au Conseil Municipal de déclarer Septême-les-Vallons "Ville anticorrida", suivant la voix courageusement ouverte par plusieurs villes espagnoles et, en France, par la commune de Mouans-Sartoux (Alpes Maritimes)

Dans l'attente de votre réponse, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Maire, nos salutations les meilleures.

Pour le Comité FLAC Marseille / BdR
Alain Camisuli
Délégué

Copie adressée à : Monsieur Jean-Claude Gaudin, Président de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole.
Monsieur Christian Frémont, Préfet de la région PACA
Monsieur Michel Amiel, Conseiller Général

"Terroir 13 en fête"

à
Monsieur Jean-Noël Guérini
Président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône
Hôtel du Département
52, avenue de St Just
13256 Marseille cedex 20

Marseille, le 18 mai 2006

Monsieur le Président,

Depuis quelques années, lors de la manifestation "Terroir 13 en fête", organisée au mois de juin par le Conseil Général des Bouches-du-Rhône, des arènes démontables sont installées dans l'enceinte même de l'Hôtel du Département.

Ces arènes ont d'abord été utilisées pour exposer de très jeunes taureaux ; plus récemment, des courses camarguaises s'y sont déroulées.

Le Conseil Général se fait ensuite le complice de promoteurs de corridas qui tentent d'introduire à Marseille ces pratiques sanguinaires qui ne sont tolérées que s'il existe une "tradition locale ininterrompue" (Art 521-1 du Code Pénal.) Une telle "tradition" n'existant pas à Marseille, les promoteurs de corridas essaient de créer une fausse tradition en organisant des spectacles tels que ceux qui se déroulent lors de "Terroir 13 en fête".

Dans votre "édito" du programme de la Feria pascale d'Arles (n°16, janvier 2005), vous avez déclaré : " je tiens, et nombre de mes collègues élus du Conseil Général de Bouches-du-Rhône avec moi, la tradition tauromachique comme un élément fort de notre patrimoine culturel et touristique. " Vous vous êtes félicité du " soutien fidèle " apporté par le Conseil Général.

Le rôle du Conseil Général n'est pas d'apporter un soutien à ce que le département comporte de plus ignoble et qui constitue dans toute les villes du département où la tradition n'existe pas un délit sanctionné par le Code Pénal.

Si une ville fait l'objet d'une tolérance pour organiser des corridas sur son territoire, elle n'a pas pour autant l'obligation de le faire. Et le Conseil Général, au lieu de soutenir la corrida dans cette ville, devrait tout mettre en œuvre pour que ces pratiques barbares soient supprimées.

Des élus, de plus en plus nombreux, prennent position contre la corrida. Ainsi plusieurs villes espagnoles, dont Barcelone, et une ville française (Mouans-Sartoux dans les Alpes-Maritimes) ont été déclarées "Ville anticorrida" par leur conseil municipal.
Une proposition de loi visant à la suppression de l'alinéa 3 de l'Art 521-1 du Code Pénal a été déposée par la députée Mme Muriel Marland-Militello et soutenue par de nombreux députés.

Monsieur Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, a pris un arrêté interdisant une "capéa" organisée par la Fiesta des Suds en octobre 2005.

Nous vous demandons d'avoir le courage et la sagesse de ne pas installer d'arènes et de ne pas organiser de spectacle tauromachique cette année lors de " Terroir 13 en fête", les 16,17 et 18 juin 2006.

Dans l'attente de votre réponse, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône, nos salutations les meilleures.

Pour le Comité FLAC Marseille / BdR
Alain Camisuli
Délégué


Paquie Pecoraro, (à gauche)
Présidente de Conscience Animale et
Danielle Philibert
Communiqué de presse

La FLAC met en place un grand rassemblement à Marseille le samedi 21 octobre 2006 pour contrer le lobby tauromachique qui tente par tous les moyens d'implanter des arènes polyvalentes dans la cité phocéenne.
De telles arènes permettraient alors de noyer la corrida dans une multitude de représentations sportives, musicales, artistiques, etc.


Josyane Querelle, le Pr Monod et Christian Zuber
Pour sa part, la FLAC n'a jamais cessé de dénoncer les tentatives de réintroduction de la corrida à Marseille.
Il convient en effet de rappeler ici que dès 1990, le Comité Marseillais Antitaurin et Conscience Animale lançaient les bases d'une résistance marseillaise et que dès 1993, la FLAC relayait les opérations d'une lutte spécifique.
Ainsi, la Fédération était-elle reçue à plusieurs reprises par la mairie de Marseille notamment le 4 avril 1998 et le 25 septembre 1999 où le regretté Professeur Théodore Monod nous avait fait l'honneur de conduire cette délégation en compagnie du juge Gérard Charollois et de Christian Zuber.
Ajoutons enfin que nous avons pour l'heure obtenu gain de cause avec les arrêtés successifs interdisant tout spectacle tauromachique à Marseille.

La FLAC est reçue à la mairie par Mme Servant
Mais la vigilance reste plus que jamais de mise car les taurins ne se privent pas de passer outre les arrêtés municipaux sachant bien que les tribunaux leur donnent encore largement raison même s'ils sont en infraction.
Nous en appelons donc à toutes les bonnes volontés pour nous aider à contrer efficacement une barbarie qui sévit encore sur le territoire européen en ce début du 21e siècle et contre toute tentative de subornation des élus par le lobby tauromachique car une démocratie digne de ce nom doit tout mettre en œuvre pour se défaire durablement de ses obscurantismes.

Alain Camisuli, Vice-Président de la FLAC
Délégué Comité FLAC Marseille

Rendez-vous : Samedi 21 octobre 2006 à Marseille à 15 h 00
Aux Réformés (en haut de la Canebière)
Marche dans les rues de la ville
Elle se terminera à 18 h 30 à l'entrée de la Fiesta des Suds (Bd de Paris / rue Urbain V)

Compte-rendu de la manif du 21 octobre 2006

Le club taurin « Toros Méditerranée » veut construire des arènes à Marseille ou dans les environs et met tout en œuvre pour parvenir à ses fins.
  • Il diffuse un appel pour la construction d’arènes en se présentant sournoisement comme une « association » en faveur d’événements culturels et sportifs divers, masquant ainsi son but: réintroduire la corrida à Marseille, près de cinquante ans après sa disparition.
  • Il recherche tous azimuts partenaires et financements.
  • Il médiatise l’étude architecturale du projet mené à l’Ecole Supérieure d’Architecture de Marseille par des étudiants influencés par l’enseignant aficionado Tom Garcia.
Depuis plus de dix ans, Marseille est la cible des promoteurs de corrida. De plus ils sont « remontés » par les récentes décisions juridiques qui ont permis le retour à la corrrida de Carcassonne (après un demi-siècle d’interruption), Rieumes et Fenouillet près de Toulouse (après un quart de siècle). Les « courses de taureaux » ne sont tolérées qu’à la condition qu’existe une « tradition locale ininterrompue » (Article 521/1 du Code Pénal). Une telle tradition n’existe pas à Marseille, la ville « taurine » la plus proche étant, dans ses environs, la ville d’Istres.
Les tauromaniaques essaient donc de créer une fausse tradition par la répétition de spectacles tauromachiques sans mise à mort.
REAGISSONS CONTRE LE PROJET D’ARENES A MARSEILLE OU DANS SES ENVIRONS !
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