COMITE F.L.A.C
PERPIGNAN / PYRENEES-ORIENTALES

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Responsable : Claude Drocourt
Comité FLAC Perpignan Pyrénées-Orientales
BP 5
66740 St GENIS DES FONTAINES
flac66@aliceadsl.fr

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Dossier Catalogne

Dossier Bourg-Madame

Campagne d'écriture en direction de la mairie de Millas

Campagne d'écriture en direction de la mairie de Collioure

Les vœux au Palais des Rois de Majorque à Perpignan.

Les brèves

Discours d'investiture de Claude Drocourt, nouveau délégué

le site de Claude Drocourt (Univers, la planète, les hommes et les animaux)

Devant la librairie Torcatis

Visite de l’Impératrice du Viêt-Nam

Ce samedi 14 juillet nous étions au marché de Céret de 8 h à 11h30.

La FLAC présent à une rencontre tauromachique à Millas

Article paru dans l'Indépendant d'un catalan scandalisé par l'utilisation de chants, sacrés pour les catalans, lors de la corrida de Céret.

Campagne d'écriture :
Barcarès: attention danger ! Soyons vigilant !

A propos des toreros blessés

L'humanité en marche

Les vœux au Palais des Rois de Majorque à Perpignan.
Compte rendu de notre manifestation du Vendredi 19 Janvier 2007, à 18 h devant le Palais des Rois de Majorque, à Perpignan.
Nous étions 11 à braver le vent qui soulevait les panneaux !

Christian Bourquin, Président du Conseil Général, grand distributeur de subventions aux corridas du département ( Céret, Collioure et Millas) grâce à nos impôts, présentait donc ses vœux à la population. Afin de lui exprimer notre refus de la barbarie tauromachique, nous étions donc là dès 17 H 30 avec nos banderoles, panneaux et 700 tracts anti-corrida.

Nous avons vu passer Monsieur le Préfet ; des élus, Messieurs Alduy (qui nous a répété son aversion pour la corrida, en ajoutant que cela n'avait rien à voir avec la politique), et Bourquin, des conseillers généraux et des maires. "Il faut s'élever contre la corrida, Madame, nous en avons assez" glissa Monique Dunyach à une élue à la Mairie de Perpignan, elle n'a rien répondu, surprise, sans doute, d'être interpellée, a pris un tract et est entrée. Certains prenaient gentiment notre tract; un maire l'a refusé.
Certains étaient pour nous, d'autres votent les subventions. Ils ne sont pas gênés de financer la corrida avec l'argent des contribuables.

Un sympathisant nous a rapporté qu'interrogé à propos des corridas, le Président Bourquin n'a su que répondre ! Ce sympathisant regrettait que certains politiques offrent ce spectacle " aux hooligans catalans qui s'en prennent aux animaux parce qu'ils ne peuvent plus tuer les esclaves dans les arènes. Il est bien connu que les hommes publics ont des (goûts) pervers pour le spectacle de taureaux piqués, ensanglantés, et mutilés, devant tout public et notamment le jeune public auquel les corridas devraient être interdites… " Il ajoutait " merci à tous ceux qui ont eu le courage de venir et de s'exprimer devant tout le monde, et ce n'était pas facile ! "

Tout n'est pas perdu ! Certains ont dit: à Jean-Pierre Dunyach : "Les corridas devraient être interdites, car il y a mise en danger des matadors, contraire au code du travail".

Beaucoup de gens sont rentrés. Accueillis par vin chaud et chorale, ils ont eu droit au somptueux buffet après le discours du Président.
Un militant nous a rapporté qu'il fut bref et tenait en 3 mots : solidarité, partage (avec les SDF notamment) et fraternité ! On ne peut s'empêcher d'être étonné par un tel discours, alors que cette réception somptueuse était payée par les contribuables qui avaient certainement moins de moyens que tous ces invités ! Mais cela va ensemble : Le mépris des citoyens et le mépris des animaux !

Nous ne les avons pas, certes, les responsables qui justement établiraient plus de solidarité, de partage et de fraternité ! Comment osent-ils, sans foi ni bonne loi, se moquer du peuple à ce point ? Ils promeuvent et subventionnent ces spectacles inhumains pour leurs seuls profits égoïstes ! Ils musellent la presse et dilapident les fonds publics ! Ils jettent sur notre pays la honte de la torture des animaux ! Qui nous délivrera de ce déshonneur ? Mes amis, il faut réagir. Dites plus fort encore, partout où vous le pouvez, que vous n'êtes pas d'accord. Que l'on doit respecter les animaux et toute vie. Venez plus nombreux encore à nos prochaines manifestations. La souffrance sadique des taureaux ne passera pas par nous !

Claude Drocourt pour la FLAC 66.

Les brèves
Un sondage Gallup (La Vanguardia du 18 12 06) sur " l'amour " que les espagnols porteraient à la corrida indique que seulement 7,4 % se déclarent " amateurs ", 72,1% y sont opposés ! Quelques " aficionados " tentent de faire croire que ces pratiques rencontrent encore énormément de succès, alors que les arènes subissent une désaffection prouvée par les chiffres de fréquentation toujours plus bas. Certains chroniqueurs taurins sont payés par organisateurs ou matadors. Nous en avons la preuve : à Bourg-Madame, un d'entr'eux a perçu entre 1999 et 2004 un total de 11000 euros. (Compte rendu budgétaire du club taurin cerdan organisateur des novilladas) Rappelons que ce club, usé par les problèmes financiers et l'opposition toujours plus importante des anti corrida, n'organise plus de spectacle torturomachique depuis celui de 2004 !

Congrès d'Enfance Majuscule : association nationale avec qui nous avons localement des liens privilégiés. 4 militants ont assisté aux débats, à Canet. L'embrigadement d'enfants dans des écoles de corrida, où ils sont entraînés à torturer et tuer des veaux et vachettes, est une forme de maltraitance.

Discours d'investiture de Claude Drocourt, nouveau délégué
Mes amis,

Je vais donc essayer avec vous, avec Jean-Pierre et Monique aussi, de continuer notre lutte.

Nous luttons pour une vie meilleure sur cette Terre.

Il y a bien des problèmes dans notre monde : travail, habitat, pauvreté, détresses de toutes sortes. La violence est partout présente : violence des nantis qui spolient les autres ; violence des pauvres qui veulent avoir leur part pour vivre. Mais aussi la violence gratuite des forts sur les faibles, des hommes sur les animaux.

Si nous arrivons un jour à obtenir la suppression de la corrida, ce sera un exemple de violence indigne de l’homme qui disparaîtra.

Voyez ce qui a été déclaré devant le siège de l’UNESCO en 1980 : « "La tauromachie est l'art scélérat et vénal de torturer et de mettre à mort des animaux selon des règles, dans la légalité et en public. Elle traumatise les enfants et les adultes sensibles. Elle aggrave l'état des psychopathes attirés par ce genre de spectacles. Elle dénature la relation entre l'homme et l'animal. Ce type de spectacles est contre la morale, la science et la culture "

Lutter contre la corrida, c’est défendre l’homme et l’animal.

Défendre l’animal.
Pourquoi défendre l’animal ? Parce qu’il est innocent et plus faible. Notre force et notre intelligence doivent être utilisées pour protéger la vie.
Défendre l’animal, c’est défendre la vie : l’animal est un vivant, pas une chose. Il a reçu la même vie que nous, même si chez nous elle a continué à se perfectionner. La vie a déjà fait des prodiges chez lui, que nous pouvons admirer et dont nous n’avons pas encore fait le tour…

Et puis, nous en avons besoin pour vivre. La chaîne alimentaire est indispensable, même si nous aspirons un jour à ne plus avoir à manger sa chair. Et certains parmi nous le font déjà. Nous en avons besoin pour les enfants, pour les solitudes, la société a besoin des animaux.

Pour toutes ces raisons, l’animal a droit à notre respect, à notre reconnaissance, au bonheur de vivre libre autant que possible.

Et c’est donc une aberration que de le mépriser et de le faire souffrir inutilement. Le faire souffrir, c’est nier la riche vie qu’il a reçue. C’est nier aussi que la vie ait évolué chez nous et nous ait rendus plus intelligents, sensibles et compatissants...

« Le jour où les humains comprendront qu’une pensée sans langage existe chez les animaux, nous mourrons de honte de les avoir enfermés dans des zoos et de les avoir humiliés par nos rires... » Boris Cyrulnik

Lutter contre la corrida, c’est aussi défendre l’homme.

Défendre l’homme.
Oui, parce que sur cette terre, il devrait être le principal défenseur de la vie qu’il a reçue et… qu’il « pédale dans la choucroute ».

Une explication à cette attitude de l’homme peut-être, avec Anne-Lise WIZMAN étudiante en sociologie. (texte ci-dessous)

La vie, c’est le bien le plus précieux. Si notre vie à nous a un sens, c’est celui de jouer le jeu de la vie en lui permettant de s’étendre et de s’améliorer.

La vie s’est développée peu à peu depuis le creuset des étoiles où les éléments microscopiques de la matière ont été fabriqués. Elle s’est installée partout dans l’univers sans doute, là où les conditions lui étaient favorables. Sur notre planète, qui a 4 milliards d’années, elle s’est développée sous différentes formes. La vie végétale est une magnifique réussite mais le vivant, il y a 3 milliards d’années, a explosé dans la diversité de la vie animale et aussi il y a 1 million d’années dans la vie de l’homme.

L’homme fait partie de cette histoire de la vie, qui a d’abord été longtemps l’histoire de l’animal. Grâce à toutes les réussites de la vie chez l’animal, l’homme a hérité d’une intelligence et d’une sensibilité plus grandes pour qu’il les mette au service de la vie.

Certes, ce n’est pas ce qu’il fait quand il détruit la nature et maltraite le monde animal. En détruisant la nature, il met en péril son existence et du même coup provoque l’échec d’une formidable réussite de la vie.

En maltraitant l’animal, il oublie d’où il vient, il agit comme un propriétaire de la vie, il nie son évolution vers la compassion, il régresse, il devient moins homme.

Lutter contre la corrida, c’est le rappeler à la raison. C’est vouloir supprimer une pratique et un lieu où il s’autorise à vivre comme avant son évolution. La corrida ne peut pas faire partie de la vie de l’homme évolué. En luttant contre la corrida, nous voulons aider l’homme à se ressaisir, à se réveiller de cet engourdissement moral qui gagne notre société, et à moins manifester sa fragilité et ses angoisses par une violence irraisonnée. Nous voulons préparer un monde plus humain pour nos enfants. Nous voulons épargner, respecter le monde des animaux qui partagent notre vie sur cette terre. Nous voulons être plus fiers d’être des humains.

Nous ne sommes pas nombreux pour cette entreprise, mais parfois il suffit de peu de gens décidés et convaincus pour faire bouger les autres.

Tout ceci pour nous redire combien notre lutte est importante.

Notre action, (manifestations diverses, tracts, etc) peut paraître dérisoire, mais elle a son impact, et nous devons la faire. Nous n’acceptons pas qu’on maltraite ainsi la vie des animaux, la leur, la notre aussi par le fait même !

Notre but, c’est de dire pacifiquement qu’on n’est pas d’accord, et d’essayer de convaincre ceux qui pourraient l’être par notre discours ou notre témoignage.

Pacifiquement, cela veut dire qu’on n’agresse pas par nos paroles celui qui n’est pas de notre avis. On doit garder son calme et répondre par des arguments objectifs, de raison, sans le juger. S’il ne se sent pas respecté, il se fermera et n’entendra rien.

La vérité que nous défendons –le respect de la vie- est trop importante pour être bradée par un discours insultant, comme si nous étions supérieurs ou parfaits ! Nous avons-nous aussi à mieux respecter la vie dans notre quotidien.

Apprenons ensemble à témoigner avec force et respect de nos convictions pour réussir à convaincre notre société et à obtenir la suppression des corridas-torture.

Car nous sommes, à fond, hostiles à cette violence et à cette cruauté. Nous ne tolérons pas qu’on se moque ainsi du taureau. La corrida nous est insupportable. C’est écœurant et dégueulasse ! La tradition est un argument de lâche. Il faut supprimer la corrida ! Le temps est venu pour réussir !

De toute façon, nous ne pouvons pas nous taire ! C’est notre combat pour améliorer la vie ! Claude Drocourt.

A noter les prochains rendez-vous du comité:

  • Le marché de Millas, le mardi 7 Aout
  • Le marché de Collioure, le dimanche 12 Aout

Anne-Lise WIZMAN nous a dit pendant cette causerie :
« L'homme est un animal particulier qui par nature passe son temps à s'opposer à la nature. Il se distingue des autres animaux de par sa vulnérabilité car il ne dispose pas de moyens d'auto défense naturels. On peut citer par exemple son absence de défenses ou de fourrure. Or, ce dernier est doté d'un capital intellectuel en puissance, en potentiel qui lui permet de pallier à ce manque. Ainsi, il a recours à la fabrication de substituts comme des outils ou des habits par exemple, inspirés de la nature. Par conséquent, l'homme se retrouve du côté de l'acquis et non de l'inné.

On peut poser la question de savoir si l'homme, de par son absence de moyens d'auto défense naturels, n'est pas amené à ne pas disposer d'inhibitions.

On observe que l'animal tue par nécessité, à savoir qu'il tue dans le but de se nourrir s'il court un danger afin d'assurer sa survie. C’est un comportement, une pratique héréditaire. En revanche, l’homme ne tue pas que par nécessité, il tue aussi par contingence, c’est à dire qu'il aurait pu tuer ou non, donc il tue parce qu'il le désire. (pb: désir="tonneau des Danaïdes").

Alors, de quelles limites l'homme dispose-t-il face au problème de donner la mort?
Quelles inhibitions a-t-il? Vraisemblablement aucune...
Il se pose alors le problème de la légitimité de donner la mort.
Les lois protègent les hommes mais elles ne protègent pas les animaux.
On ne peut pas parler de droits sans parler de devoirs...
Or, les animaux ne peuvent être que des patients moraux.
Si l'on leur attribue des droits, ils n'ont cependant aucun devoir...
En somme, il serait souhaitable de décréter des droits moraux aux animaux et de réprimer des pratiques moralement condamnables.

Leurs droits seraient donc comparables à ceux qui justifient les protections particulières dont bénéficient, dans le droit français, les incapables juridiques et les enfants par exemple. » Anne-Lise WIZMAN. Saluons la sympathique participation de cette étudiante qui nous invite tous à intégrer les jeunes à notre combat. Ils sont l’avenir pour une lutte qui sera de longue haleine et ils ont des idées et du courage. Ils ne sont pas tous désabusés ou indifférents. Informons-les et invitons-les !

Devant la librairie Torcartis
Ce vendredi 22 juin, à 18h, nous sommes retrouvés devant la librairie Torcatis pour manifester à l’occasion de la signature d’un taurin d'origine franco-espagnole, Joël Pon, psychiatre de profession, dans son livre « Tercios » cherche à donner envie de revenir aux arènes. Il magnifie ce qui s’y passe en oubliant l’essentiel : la torture inadmissible infligée aux taureaux sous prétexte d’art ! 30 personnes tout de même ont fait signer ce livre !

A 10, Caroline, Claude, Christelle, Frédérique, Huguette, José, Mado, Nuria, Yvette et moi, dans l’étroite rue Mailly nous avons discuté avec les passants en distribuant nos tracts de la FLAC. Le pratique panneau « Non à la corrida » fait par notre Jean Pierre d’un côté; la longue banderole de la Flac de l’autre, nous avons donné une certaine visibilité à notre protestation. Je n’oublie pas que José nous a confectionné plusieurs petits panneaux individuels à partir des photos utilisées à Barcelone.

Parmi les contacts intéressants, je citerai un jeune couple de SDF tout à fait de notre avis, et une écrivaine catalane qui nous a assuré que la corrida n’avait RIEN à voir avec les traditions catalanes. J’espère qu’elle aura le temps de nous écrire quelque chose à ce sujet là ! Rendez-vous plus nombreux à Céret si possible le 14 au matin.
Claude

Visite de l’Impératrice du Viêt-Nam
24/07/07
La visite de l’Impératrice du Viêt-Nam, sa Majesté Thay Phuong, invitée par notre ami Claude Van Dyck, fut l’occasion de faire connaissance avec une ardente défenseure des animaux. Avec elle, nous nous sommes retrouvés à 17 de la Flac66 au Refuge de la SPA, chemin de la Llabanère, à Perpignan. Bien reçus par Monsieur Fabresse, le nouveau directeur de la SPA 66, avec Madame Trial, la responsable du Refuge, nous avons pu nous rendre compte de l’excellence du travail accompli pour les animaux, surtout pour les chiens et chats de tous âges. Les 2 vétérinaires et le nombreux personnel nous ont paru aussi compétents qu’accueillants. Nous avons eu bien raison de rencontrer tous ces militants de la cause animale, qui partagent aussi notre aversion pour la corrida. Plusieurs nous ont assuré qu’ils participeraient volontiers à nos actions futures. C’est assez vous dire que ce fut une très bonne rencontre. Claude Drocourt.

Ce samedi 14 juillet nous étions au marché de Céret de 8 h à 11h30.
Ce 1er jour de féria, une pub omniprésente pour la corrida !

A 11, au marché, Anne-Lise, Caroline, Christelle, Claudie, Helena, Mado, Michèle, Nicole, Susan, Yvette, et moi, nous avons recueilli 291 signatures, distribué 500 tracts spécial Céret, et discuté avec plusieurs. Merci à toutes ces militantes !

Quelques aficionados braillards ou qui se la jouent « andaloux » au grand étonnement de quelques vrais Andaloux ! Quelques-uns qui se jettent furieusement dans l’admiration du spectacle et dont l’inculture est par trop évidente !

Et aussi, beaucoup d’autres qui nous disaient simplement « Vous avez raison, courage ».

Certains expliquant leur aversion surtout pour la mise à mort. N’oublions pas qu’il s’agit avant celle-ci de vraies tortures ! Le sciage de l’extrémité sensible des cornes colmatée par de la résine; le coupage des muscles du cou par le picador; l’enfoncement de banderilles dont les harpons labourent l’échine du taureau à chaque mouvement; et enfin, l’acharnement pour tuer cette bête avec plusieurs instruments qui prolongent son agonie pendant qu’on lui coupe queue et oreilles !!!

2 ou 3 voitures luxueuses avec des occupants insultants : ils avaient vraiment peur pour leur fric ! L’Indépendant du 15 p3 reconnaît la baisse certaine de fréquentation ! « Et ils sont où les aficionados ? »

Anne-Lise et Caroline nous disent : « Des étrangers et tout particulièrement des anglais se sont montrés très coopératifs, curieux, enthousiastes et fort sympathiques! Il ont manifesté un vif et réel intérêt à notre lutte. Nous avons également eut bon nombre d'encouragements de la part de plusieurs commerçants. Aucune remarque désobligeante, insulte etc n'a été proféré à notre égard. En revanche, nous avons noté un fort taux de personnes qui, bien que manifestement opposées à la corrida, restaient malgré tout septiques quant au fait de signer la pétition...(les personnes âgées en particulier). Nous avons obtenu la signature inattendue d'un ancien torero, un octogénaire qui a retourné sa veste mais...du bon côté! »
Plusieurs d’entre nous souhaitent que nous serrions les rangs ! Trop de sympathisants ne cotisent pas, ce qui est nécessaire. Trop d’adhérents ne participent pas aux manifestations, ce qui est épuisant pour les autres. L’actualité de ces dernières semaines à Céret.

La FLAC présent à une rencontre tauromachique à Millas
Samedi 11 août, dix membres de la FLAC 66 se sont invités à un "débat" public tenu à la mairie dans le cadre de la " Feria du livre ".
Madame la maire de Millas, ensemble blanc et foulard rouge, siégeait à la table d'honneur. Un modérateur très aficionado présidait à la conduite de la rencontre. Parmi l'assistance, on notait, quelque peu en retrait, la présence de monsieur André Bonnet, président du CML. Sur un stand à l'entrée, étaient offerts à la vente de nombreux ouvrages glorifiant la corrida.

En tout, une vingtaine de personnes. Un exposé d'une trentaine de minutes fut présenté par le conférencier sur le thème : "Être torrero en 2007, est-ce bien raisonnable ? "

En un mot comme en cent, la démonstration, d'ailleurs habilement menée, visa à déifier le torero, à en faire un être d'exception, voire un ascète vivant en dehors des basses préoccupations du monde, en proie à une réelle mais insondable mystique. La conclusion était toute trouvée : non, il n'est pas raisonnable d'être torero en 2007, mais la passion animant tous ses participants justifie que cet "art" soit cultivé et s'en priver serait une amputation de la noblesse de l'homme et aussi de l'animal.

Puis s'ouvrit le "débat". Le modérateur, montre gousset en main, demanda des questions, seulement des questions. Ainsi, une de nos militantes, ayant relevé certaines contradictions dans l'exposé, mit en doute plusieurs affirmations, non sans soulever certaines protestations qui, disons-le, restèrent modérées et courtoises. Puis, un autre adhérent de la FLAC exigea cinq minutes de prise de parole pour exposer sa conception de la place de l'homme et de l'animal dans l'architecture globale de la nature. Il fut écouté mais la montre brandie au bout de sa chaînette ne lui permit pas de terminer son propos. Un troisième militant posa le problème des subventions publiques accordées aux spectacles et surtout, aux écoles taurines.
Chacun connaît par cœur les arguments de l'autre. Nous avons-là, face à face, deux conceptions irréductiblement opposées sur l'appréhension du monde et le statut de l'animal en ce monde. Les objections à notre propos, banales et rebattues, ne permirent pas de faire avancer le débat. Notre présence a signifié que nous nous opposions toujours aussi puissamment à la corrida et aussi de rappeler que 80% de la population française partage nos conceptions.

Robert Ferrieux

un Catalan scandalisé par l'utilisation de chants, sacrés pour les catalans, lors de la corrida de Céret.
Je déplore avec beaucoup d’autres la corrida de Céret, un des lieux de barbarie dans notre département. Au lieu d’animer la fête, elle attriste et fait fuir nombre de commerçants, habitants et touristes, et fait perdre toute dignité à notre Catalogne !

Dans l’Indépendant du 28/07/07, p 4

A propos des toreros blessés
"Sur l’Indépendant du 11 juillet, le chroniqueur vantant la corrida de Céret évoque «la désapprobation colérique des anti».
Il a raison: les opposants à la torturomachie ne conçoivent ni n’admettent que certains prennent du plaisir au spectacle de la violence sanglante des arènes où un public avide de sensations fortes jouit des souffrances et de la mort programmée d’herbivores. Dans tous les dictionnaires, ce plaisir se nomme : « sadisme ».

Cette année, les assoiffés de sang en ont eu pour leur argent et leur jubilation. Pensez donc ! Un torero blessé ! Plaignons ces pauvres types, les toreros, leurrés depuis leur enfance, placés dès 8 ans dans une école de corrida où ils apprennent à torturer et tuer des veaux à l’arme blanche. Mis entre les mains d’apoderados exigeants, astreints dès leur plus jeune âge à infliger la mort, ils pratiqueront un métier d’une époque révolue.

Oui, nous sommes en colère car si ces hommes se mettent en danger, c’est à cause des amateurs de violences extrêmes. Jamais les anti-corrida ne se réjouissent de tels drames. Ils compatissent au contraire et regrettent qu’il se trouve des gens que ces spectacles de mort dégradants mettent en joie, qu’il existe des marchands qui les organisent et des élus qui les subventionnent.
Et contrairement à ce que veulent nous faire croire les chroniqueurs en évoquant le regain d’engouement pour ces jeux barbares, rappelons entre autres que Barcelone après avoir démoli une de ses arènes, va transformé la deuxième en centre commercial, que Floirac, banlieue de Bordeaux, a démonté les siennes, que les corridas de la St Ferréol à Céret sont supprimées, ainsi que la corrida des vendanges à Béziers, celle de juillet à Fréjus, par manque de spectateurs, etc, etc ….
Quant à Bourg-Madame, endettée pour longtemps par l’achat déshonorant d’une arène et l’organisation foireuse de spectacles taurins, nous n’en parlerons pas. Les « contes et légendes » de la tauromachie, propagés par des médias complaisants ne font plus recette. La corrida n’intéresse plus qu’une poignée de nostalgiques, et vit ses dernières saisons. Jusques à quand les pouvoirs publics tolèreront-ils cette ignominie ? Jusques à quand certains élus continueront-ils à les subventionner, alors qu’ils prétendent lutter contre la violence et se plaignent de manquer de fonds pour des actions autrement plus utiles envers l’enfance ou le grand âge, par exemple ?"

Monique Dunyach

L'humanité en marche
Leurs fesses bien "carrées" sur les gradins, en sûreté, les spectateurs d’une corrida assistent à la mise en danger d’un homme et à l’agonie d’un animal, torturé à l’arme blanche pendant vingt ou vingt-cinq bonnes minutes. Quelle lâcheté faut-il à tous ceux-là pour jouir par procuration de la souffrance, de la peur, du sang ? Il est à parier qu’une bonne part d’entre eux attendent l’incident qui s’est produit à Céret le 15 juillet dernier (Le matador a été grièvement blessé par l’animal qu’il torturait). Ils l’espèrent secrètement et parfois même ouvertement. Ah ! Quel piquant donné au spectacle ! La blessure du matador, le sang de l’homme ! Prendre plaisir à ce grand frisson, voir la chair en charpie sans qu’il s’agisse de la sienne !
Non, les "jeux du cirque" ne sont pas morts et certains humains ne peuvent sortir de la barbarie et de la violence sans les limites posées par la Loi. Tant que ces manifestations barbares ne seront pas interdites, comme ont été interdites la roue ou la décapitation en place publique, tant que la Loi n’aura pas signifié à certains que se vautrer ainsi dans le sang des autres est répréhensible, les individus qui vont aux corridas continueront à exprimer leurs pulsions sadiques : même s’ils le nient la plupart du temps, ils aiment voir souffrir, saigner, étriper, tuer… EN VRAI.
Blasco Ibanez, un des plus grands poètes espagnols écrivait à propos des corridas : " Dans une corrida, ce qui m’écœure, c’est la foule. Elle y donne libre cours à ses instincts de grossièreté, de férocité, avec une ardeur plus véhémente que dans une émeute ou à la guerre, car elle sait qu’elle n’y risque rien."
Claudie DENARNAUD

Fonctionnement de la FLAC / Action 2007