Un autre soutien
à Christian Laborde pour son livre
CORRIDA BASTA !

Bernard Morlino - Extrait

Christian Laborde a été évincé “[de l'émission l'Objet du scandale] à la demande des invités aficionados” qui ne voulaient pas croiser le fer avec un adversaire de la trempe de Laborde, un de nos champions ès verve écrite et orale. Laborde fait peur car il est libre, sincère et talentueux. Quand il parle, l’accent de la vérité est au coeur de sa parole. Dans son nouveau pamphlet, Christian Laborde est particulièrement virulent contre les fans de corrida:

“J’écris ce livre avec une kalachnickov et un saxophone: un saxophone pour célébrer le taureau, une kalachnikov pour dessouder toreros et aficionados".

Pour lui, le Sud n’a pas besoin de la corrida. Et il nous le prouve.

L’Objet du scandale a choisi pour invités anticorridas les people Laurent Baffie qui n’a pas le poids dialectique de Laborde. L’écrivain qui nous a donné L’os de Dionysos n’est pas un Guignols de l’infos: il a quelque chose à dire et écrire. G. Durand a donc exercé une forme de censure. Certes, il est libre d’inviter qui bon lui semble mais récuser quelqu’un parce que celui-ci dérange d’autres intervenants ce n’est pas prouver une large ouverture d’esprit… Pas la peine d’aimer Marcel Duchamp si c’est pour se comporter comme un lecteur de Paul Géraldy.

Parmi les invités, on trouve Philippe Caubère, pro corrida. Durand nous a primé d’un beau duel: Laborde-Caubère.

On y a convoqué aussi Francis Lalanne, le barde inaudible qui fait son cinéma dès qu’il voit un micro ou une caméra. Il a jeté des appareils photos lors de l’enterrement de Léo Ferré: une vraie honte. Il faudrait quand même dire à Lalanne qu’il n’est pas Bob Dylan ! Il n’est même pas Patrick Bruel… Et le soir de l’incident Materazzi-Zidane, sur Europe 1, il a fait croire que la famille de Zidane lui avait confié au téléphone que l’Italien avait tenu des propos racistes ! De tous les gens que j’ai croisé dans ma vie, Francis Lalanne est de loin le plus prétentieux. Et aussi, le plus stupide. Je préfère être sourd qu’entendre la moindre chanson de cet Abraracourcix du show biz.

La télévision invite de plus en plus d’auteurs et de moins en moins d’écrivains. Les bouquins ne sont plus que des prétextes pour faire de la “promo".

Quand un écrivain a vraiment quelque chose à dire on le laisse sur le carreau. Laborde a du coffre et sa langue comme le fer sous le marteau du forgeron. Corrida, Basta! est un lire à haute voix. Comme Flaubert, Laborde écrit dans un gueuloir.

Durand avait peur de la violence verbale de Laborde qui rétorque: “Où est la violence? Dans mes pages ou dans les arènes? “

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Bravo et Merci Monsieur Bernard Morlino pour ce soutien à Christian Laborde

 

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